Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
T/N: Le titre anglais de ce chapitre est "Werewolves? Where Wolves?" que l'on pourrait globalement traduire par "Des loup-garou? Où ça des loups?" mais le jeu de mot est impossible à traduire en français. Petite absence récemment, j'avais mes exams, mais me revoilà.
Cet après-midi-là, Gilderoy eût une brève rencontre avec Harry. Il lui avait demandé de le rejoindre hors de la Tour de Gryffondor et l'avait fait aller un peu plus loin dans le couloir avant de mettre en place des sortilèges de silence. Il était heureux de constater qu'il n'y avait plus la moindre trace des vieux vêtements de seconde main d'Harry, et qu'il prenait un peu plus soin de son apparence et marchait avec confiance, plutôt que d'avancer furtivement penché en avant et en longeant les murs comme il le faisait encore au début de l'année.
Il expliqua, brièvement, ce qui était survenu dans le Bureau du Directeur et pourquoi Ron et Ginny avaient été si mystérieusement appelés là-bas. Ils ne seraient pas présents à l'école pendant quelques jours puisqu'il leur faudrait gérer les problèmes entraînés par la découverte de Pettigrow. Il poursuivit en détaillant comment les évènements surprenants du déjeuner allaient affecter le futur d'Harry.
"Vous comprenez M. Potter, maintenant que la vérité a été révélée, M. Sirius Black va recevoir un procès – en tant que Lord Black, je promets qu'il en recevra un! Je le ferai libérer d'Azkaban, mais cela aura des répercussions sur vous, en particulier puisqu'il se trouve être votre parrain.
"Durant toutes ces années, les gens ont pensé que votre parrain était celui qui avait trahi vos parents pour Voldepute. Les Aurors l'ont capturé le jour même où vous êtes arrivés chez vos proches, sur la scène d'une énorme explosion qui a tué douze moldus. Ils ont cru qu'il avait également tué Peter Pettigrow. La raison de cela est les témoins survivants ont raconté comment Pettigrow a accusé votre parrain d'avoir trahi vos parents, de les avoir tués. Et puis il y a eu cette gigantesque explosion, et tout ce qui fût retrouvé de Peter fut un seul doigt.
"Mais personne n'a jamais pris le temps de vérifier les faits. Personne n'a jamais remis en question l'invraisemblance de n'avoir retrouvé qu'un seul doigt après une telle explosion. Personne n'a jamais demandé à Sirius Black ce qu'il s'était passé. Tout le monde a assumé qu'il était coupable, alors ils l'ont jeté en prison. Souviens-toi de cela à l'avenir, Harry, le Ministère n'est pas ton ami, il n'agira jamais dans l'intérêt du public, seulement pour son propre gain personnel et ceux qui fournissent le plus de pots-de vin. Pense juste au nombre de Mangemorts ayant échappé à la justice après la guerre.
"Mais maintenant, nous savons la vérité.
"Je suis vraiment désolé que tu aies à nouveau à écouter les choses terribles qui sont arrivées à tes parents. Savoir que le traitre était dans la même pièce que toi pendant presque tout ton temps ici à Poudlard doit être révulsant. Mais tu devrais savoir que si Sirius Black, en tant que ton Parrain, demande à appliquer ses droits de régent pour toi jusqu'à ce que tu atteignes ta majorité, tu pourrais avoir à vivre avec lui.
"Ton émancipation en tant que Lord Potter te donne de nombreux droits, mais s'il a été choisi par tes parents pour être ton parrain, alors il a bel et bien le droit de passer en revue tes décisions pour s'assurer que tu ne fasses pas d'erreurs grossières ou que tu ne dilapides pas tes biens et ta fortune à cause de ton ignorance ou d'une mauvaise planification.
"Tu devras faire le terrible décision de choisir entre ceux avec qui tu vis pour le moment, les Dursley, ou M. Black. Ce serait difficile pour toi, j'en suis sûr, mais je pense que, si cela est présenté de façon adéquate devant le Magenmagot, alors ils retireraient ta garde des Dursley et te forceraient à vivre avec ton parrain. Mais je te promets de venir te rendre visite où que tu sois. Et, si tu le veux, pour le moment, nous pourrions oublier de parler de tes multiples titres de Lords à ton parrain. Cela serait une splendide farce, ne trouves-tu pas?
"Maintenant, toi et tes amis n'aurez pas de retenues cette semaine. Puisque tu as un match de Quidditch contre Serpentard très bientôt, utilise bien ce temps," dit Lockhart à Harry.
Le mercredi suivant Harry/Gilderoy faisait les cent pas dans son bureau, furieux. Il avait été si heureux d'avoir réussi à détourner l'attention du journal, transférant le blâme des "attaques" sur Miss Teigne et Colin à Peter Pettigrow. Personne à part le Directeur ne savait que Peter était innocent du contrôle du Basilic, mais il n'osait pas dire un mot puisque cela aurait révélé qu'il avait été au courant pour le Basilic et la possession de Ginny par le journal et le fait qu'il avait su que Peter se cachait parmi les Weasley tout ce temps. Sans compter qu'il n'avait absolument rien fait pour protéger les élèves de ce qu'il savait être une menace mortelle. Non, le Directeur était obligé de soutenir cette histoire, et même de la promouvoir, ou courir le risque de paraître comme un vieux fou sénile au mieux, ou comme Sorcier de l'Obscur au pire.
Pour le moment, il avait déjà encaissé plusieurs coups dans la presse, où il se faisait critiquer pour ne pas avoir su que Peter se trouvait dans le Château au cours des cinq dernières années. Mais pour le Directeur, cela restait mieux que l'alternative!
En fait, au vu de sa fonction de Professeur de DCFM cette année et de son accès nouvellement découvert aux enchantements protecteurs du Château, ce qu'il avait découvert sur Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore le faisait littéralement bouillir. Le vieux sorcier avait su bien plus de ce qui se déroulait dans le Château que ce qu'Harry aurait pu s'imaginer. Plus il repensait à ses années dans l'école, plus il devenait certain qu'Albus avait été la pire sorte de manipulateur. D'autant plus qu'il était le seul sorcier qu'Harry connut ayant quatre prénoms. Il avait dû se les inventer pour se donner un air d'importance, puisque son père, son frère et sa sœur n'avait pas eu autant de noms. Et pourquoi un parent affublerait un enfant de tant de noms mais pas les autres?
Les excuses de Dumbledore en Cinquième Année pour ne pas avoir averti Harry des visions que lui envoyait Voldepute et de ses incursions dans son esprit avaient été risibles. Il avait su que cela pourrait arriver. Certainement, les tentatives de Rogue pour lui enseigner l'Occlumancie avait été une vaste plaisanterie, et ne l'avait rendu que plus sensible aux attaques mentales. Tout ce que cela aurait demandé était un simple mot déposé sur oreiller son par un elfe de maison pour expliquer pourquoi l'enculeur de chèvres l'évitait.
Et en repensant à sa Première Année? Les indices étaient pratiquement venus à lui. Chaque fois qu'il pensait être désespérément confus, quelque chose se produisait qui dissipait sa confusion. Et les pièges! Ils n'avaient même pas ralenti Quirrell une fois Touffu passé. Et celui-ci n'avait ralenti le sorcier que parce qu'il avait voulu rester discret dans ses assauts pour la Pierre. Que trois élèves de Première Année aient pu résoudre les puzzles prouvait combien ils avaient été inefficaces. Ou bien Dumbledore était sénile, ou bien tout cela n'avait été rien de moins que des épreuves pour tester Harry. Et Harry/Gilderoy savait maintenant que c'était la seconde option.
Et les Deuxième, Troisième, Quatrième, Cinquième et Sixième Années avaient toutes étaient pareilles. Le vieux sorcier avait mené Harry par le bout du nez, l'avait gardé dans le flou et empêché de faire quoi que ce soit d'utile, ne laissant des indices que quand et où Albus le voulait. Avait-il espéré qu'Harry mourrait en chemin? Débusquer Voldepute, le laisser gaspiller son énergie contre Harry, et puis le Grand Albus intervenait pour tous les sauver?
Enfin, la pierre des Reliques de la Mort avait su mettre un terme aux plans du vieux débris, c'était le moins qu'on puisse dire! Et soudainement, le risque que le château de cartes s'effondre était devenu bien réel. Mais ce fichu manipulateur n'avait toujours pas paru s'en soucier, négligeant d'enseigner quoi que ce soit d'utile. Avait-il voulu que Voldepute gagne lorsqu'il avait réalisé qu'il allait mourir, et non pas vivre en contrôlant les monde des sorciers de Grande Bretagne comme il l'avait toujours planifié?
Harry/Gilderoy avait fini par arriver à la conclusion que Dumbledore était un ennemi au début du mois d'Avril, lorsqu'il avait refusé de partager ses soupçons quant aux horcruxes.
Et maintenant ça! Cet idiot de Fudge avait décidé de saisir le Souafle au vol et plutôt que de libérer Sirius Black, il avait arrêté Hagrid!
Curieusement, le minuscule cerveau de cet abruti avait décidé que les évènements dans le bureau de Dumbledore avaient été une erreur, que ça n'avait pas été Peter Pettigrow. Il avait concocté quelque étrange scénario dans sa tête, où cela n'avait pas été Peter dans le bureau du Directeur mais quelqu'un ayant utilisé du Polynectar pour lui ressembler! Peu importait qu'ils aient plusieurs témoins oculaires au dévoilement de son statut d'animagus. Peu importait qu'il ait constamment été dans le champ de vision d'une demi-douzaine de Professeurs après ça. Peu importait qu'on ne puisse pas utiliser une potion de Polynectar en utilisant un homme mort comme source. Peu importait que personne ne sache même où trouver quelque chose qui puisse fournir une source pour que la potion puisse vous transformer en Peter. Peu importait qu'il soit impossible d'utiliser le Polynectar sur un animagus pour le faire ressembler à quelqu'un d'autre lorsqu'il se retransforme en humain.
Harry/Gilderoy se demandait si le directeur avait peut-être suggéré ces stupides idées à Fudge.
Arrrgh! Harry/Gilderoy s'en arrachait presque littéralement les cheveux. Tondeur, Truand et Cogneur avaient déjà commencé un assaut frontal total contre ce sombre idiot. Avec l'argent qu'il lançait au Magenmagot, Fudge ne passerait pas la semaine. Mais une semaine était une éternité à Azkaban.
Et Harry, Neville et Hermione! Tout comme il l'avait fait durant sa Deuxième Année, ils suivraient le conseil du grand rustaud pour tenter de prouver qu'il était innocent, et finiraient dans la Forêt Interdite, nez à mandibule avec Aragog et ses enfants! Et si Gilderoy leur disait que tout était sous contrôle, ils l'ignoreraient comme Harry avait toujours ignoré les adultes. Espérer avoir gagné la confiance du jeune sorcier était trop demander. Hermione lui ferait peut-être plus confiance qu'à n'importe quel autre sorcier adulte, mais elle ne serait pas capable de convaincre Harry, pas après les agressions verbales constantes de Rogue, la façon dont McGonagall l'avait ignoré en Première Année, et comment tous les autres professeurs fermaient les yeux sur toutes les choses qui lui arrivaient.
De plus, c'était la seule fois où Harry/Gilderoy aurait souhaité que Ron accompagne Harry. Malheureusement, leur amitié s'était détériorée au point où, si Hermione était impliquée, il ne voulait rien avoir à faire avec eux. Au lieu de ça, l'arachnophobe resterait caché dans son lit.
Les araignées ne savaient pas que le Basilic était mort, l'odeur du serpent restait forte à l'intérieur du Château et elle mettrait des mois à se dissiper. Tout ce temps, les araignées infestant le Château partiraient en direction de la Forêt Interdite dès que son odeur les atteindrait et les ferait fuir. Ou alors leurs œufs écloraient et les bébés araignées détecteraient l'odeur du Basilic pour la première fois.
Harry/Gilderoy devrait renforcer ses sortilèges sur le groupe pour les empêcher de se rendre dans la forêt sans supervision. Hmm. Maintenant qu'il y pensait, il serait grand temps de faire un brin de ménage dans la Forêt et de la rendre un tantinet moins Interdite.
Harry/Gilderoy regardait justement par la fenêtre, en direction de la Cabane d'Hagrid, durant sa patrouille au septième étage une semaine plus tard, juste à temps pour voir trois silhouettes et un gros chien disparaitre dans la Forêt Interdite.
Bon sang! Hermione devenait trop efficace pour trouver et retirer ses sortilèges d'alerte et de pistage. Il se mit immédiatement à sprinter vers son bureau. Il ne s'arrêta qu'assez longtemps pour attraper son balai et puis sauta en vol depuis sa fenêtre, fit le tour du Château, et survola bientôt la forêt. Pour le moment, il pensait avoir vu quelque chose bouger en-dessous de lui, mais lorsqu'il regarda, il ne vit rien d'inhabituel – et en particulier pas les enfants.
Il leva sa baguette et dit, "Pointe Harry Potter." Elle indiqua rapidement la direction qu'il devrait prendre et il fila à leur poursuite. Il avait perdu un temps précieux à courir dans le Château, et s'il se souvenait correctement, ils étaient probablement déjà entre les griffes de la descendance d'Aragog. La dernière fois, cela n'avait été que Crockdur, lui et Ron, cette fois c'était Crockdur, Neville, Hermione et Harry. Et Gilderoy n'était pas sûr de comment l'addition d'une troisième personne pourrait affecter le résultat de leur fuite effrénée.
La lune gibbeuse fournissait suffisamment de lumière pour aisément pouvoir repérer le centre du nid des Acromantules dans leur creux. Les arbres morts et les toiles omniprésentes criaient silencieusement leur présence hautement visible. Il fit halte au-dessus de l'endroit où il pensait que les enfants se trouvaient et écouta attentivement, utilisant des sortilèges d'amélioration de l'ouïe. Il pouvait légèrement entendre la voix d'Harry et le cliquetis d'Aragog. Il se déplaça pour être directement au-dessus d'eux.
"Dans ce cas, il ne nous reste plus qu'à partir," entendit-il Harry lancer désespérément à Aragog.
C'était son moment. Il tira sa baguette et la pointa à côté de l'endroit où il estimait que les enfants se trouvaient regroupés. "Incendio," tonna-t-il, créant la plus grande flamme possible hors de sa baguette. Elle fut comparable à celle d'un lance-flamme géant, un jet de flammes large de facilement dix pieds s'écrasa contre le sol. Les toiles sèches et arbres depuis longtemps morts s'embrasèrent en une tempête de feu, celle-ci se répandant rapidement d'arbre en arbre via lesdites toiles. Il fit un ample mouvement arqué du bras, créant une barrière semi-circulaire de flammes entre les enfants et Aragog, ainsi que la majorité des araignées. Les araignées crièrent et se ruèrent loin de l'incendie, toute idée de poursuite des enfants et du chien ayant quittée leur esprit par l'urgence de leur instinct de survie. Même les araignées derrière eux avaient commencé à s'enfuir.
Il entendit le long son solitaire d'un klaxon de voiture résonner dans la crevasse, ses phares presque inutiles dans la lumière vive projetée par le feu qui continuait à se répandre. Il lança un second jet de flammes le long du chemin où couraient les enfants. Bien que cela ait pu envoyer quelques araignées sur leur route, l'ancienne voiture des Weasley se fraierait aisément un chemin parmi elles. Le reste s'agitait frénétiquement pour fuir loin du mur de flammes que les enfants et la voiture longeaient.
Pendant ce temps, il s'était élancé vers le côté opposé de la fosse et avait commencé à encercler le périmètre, faisant pleuvoir un rideau de feu et piégeant les araignées en fuite entre les flammes du centre de leur crevasse et celles formant le périmètre. Aragog, il en était sûr, se cacherait et survivrait dans sa grotte, mais la vaste majorité des araignées périraient dans les flammes, du moins il l'espérait. Au grand minimum, il décimerait la horde.
Avant qu'il ait pu compléter plus de la moitié de son trajet, la fosse toute entière était devenue un brasier. Et il avait pris au piège un grand pourcentage des araignées dans cette fournaise, facilement la moitié d'entre elles. Il se tourna et se dirigea vers le Château, la lueur de l'incendie illuminant le ciel derrière lui. Il faudrait un long moment avant que les araignées ne se regroupent et récupèrent – les araignées stockaient leurs œufs dans leurs toiles, et le feu avait détruit toutes les toiles.
Il arriva à atteindre l'orée de la Forêt juste à côté de la Cabane d'Hagrid au même moment que la voiture. Il observa, avec amusement, Crockdur pratiquement se jeter hors de la voiture et courir pour se réfugier dans la cabane. Il fut beaucoup moins amusé lorsqu'il vit plusieurs silhouettes se redresser de leurs cachettes dans les sous-bois et saisir les trois enfants lorsqu'ils essayèrent de suivre Crockdur, tandis que la voiture repartait dans la forêt. Compte tenu de leur comportement furtif, il était clair que les attaquants ne préparaient rien de bon.
Il lança rapidement une série d'Assommeurs, espérant qu'ils ne les remarqueraient pas avant qu'il soit trop tard. Malheureusement, bien qu'il soit parvenu à toucher l'un des assaillants, les autres esquivèrent agilement. Il était intéressant qu'aucun d'eux ne prit la peine d'Ennervate leur camarade tombé ou de répondre par des sorts.
"Réessaye ça et on les tue," lança une voix au sein du groupe. "Essaye de t'enfuir et on fait pareil."
Intéressant, ils n'essayaient toujours pas de lui lancer de sorts. Harry/Gilderoy se laissa descendre vers le sol, plus près, et s'immobilisa à une douzaine de pieds du groupe.
Ils se dispersèrent, quatre hommes semblait-il ; trois tenaient chacun l'un des enfants. Harry était le plus loin sur la droite, puis Hermione, et enfin Neville. Le quatrième homme se tenait aux côtés de l'homme qui retenait Harry.
Sous le couvert de descendre du balai, Gilderoy incanta un rapide Serpensortia de la main gauche, et fit venir un serpent corail, et saisit le petit serpent avec la main qui tenait le balai. Un second sort silencieux sans baguette de sa main gauche amplifia les effets du venin du serpent d'un facteur cent – ce qui aurait habituellement pris quarante-cinq minutes pour faire tomber un homme dans le coma prendrait maintenant moins de trente secondes, le délire et la perte de contrôle musculaire s'installeraient en moins de dix secondes.
Tandis que le leader apparent disait "Si tu te rends sans résistance, on te tuera pas," Harry/Gilderoy siffla doucement dans un souffle au serpent : §Approche-toi et attaque l'homme avec la fille lorsque je dis le mot MAINTENANT.§ Il laissa tomber le balai, et le serpent, par terre.
"Vous ne pouvez pas vous échapper, vous savez," dit-il sur le ton de la conversation, comme s'il discutait de la météo.
"Professeur…" commença Hermione, reconnaissant clairement sa voix, mais l'homme qui la tenait lui tira la tête en arrière, l'interrompant et montrant à Gilderoy le couteau qu'il avait contre sa gorge.
"Les enchantements protecteurs de Poudlard empêchent portoloins et transplanage," poursuivit platement Harry/Gilderoy, ignorant l'éclat de voix. "Et si vous blessez l'un de ces trois, vous mettrez longtemps à mourir. Pourquoi ne laisseriez-vous pas juste partir, et je vous laisserais repartir d'ici vivant."
Cela faisait au moins quelques années depuis la dernière fois qu'il avait dû gérer une prise d'otages, mais il était facile de se souvenir des tactiques.
Il faisait sombre, nonobstant le clair de lune, et même lui avait du mal à distinguer le petit serpent tandis qu'il ondulait parmi les longs brins d'herbe bordant l'orée de la forêt.
"Professeur?" dit l'un des hommes aux autres.
"Lequel tu es?" demanda leur leader, la première voix qu'il avait entendu. Celui qui tenait Harry.
Il répondit "Quoi?!". Agissant comme s'il était offensé et faisant un grand geste de sa main droite, il conjura silencieusement un autre serpent corail de sa gauche, amplifiant également les effets de son venin. Leurs yeux suivraient le mouvement de sa main mouvante et ne remarqueraient pas celle qu'il maintenait derrière lui, dissimulant toute légère lueur. "Vous ne me reconnaissez pas?" Il secoua la tête et prétendit rire amèrement tout en sifflant §Attaque l'homme qui tient le garçon le plus à gauche lorsque je dirai le mot MAINTENANT.§ Puis il lâcha le serpent.
"Voyons, je suis Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Pourfendeur de Basilic et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard. Pour véritablement apprécier ce que cela signifie, je suggère que vous lisiez mes livres. Vous pouvez commencer avec 'Bivouac avec une Banshee' et ensuite lisez 'Gambades parmi les Goules'. En fait, si vous relâchez ces trois enfants immédiatement, je serai heureux de vous donner à chacun un set complet et personnellement dédicacé de tous mes livres, y compris mon plus récent lorsqu'il sera publié plus tard cette année, 'Braver le Basilic'. J'inclurai même quelques photos signées pour les dames de vos cœurs." Il fit une pause, comme s'il s'attendait à ce qu'ils acceptent sa généreuse offre. "Il est bien plus agréable de lire mes grands exploits plutôt que d'y être impliqué, je peux vous l'assurer. Ceux qui s'y retrouvent impliqués connaissent généralement une très mauvaise fin."
Les quatre hommes le fixèrent d'un air incrédule, avant d'éclater de rire.
Leur leader répondit : "En fait, tu es justement celui qu'on cherchait. Je te dis ce qu'on va faire. Tu lâches ta baguette ici et maintenant, et celle de réserve, et viens par ici. On relâchera les gamins dès qu'on aura immobilisé tes mains." L'homme sans otage tira une corde de la poche de sa cape.
Il était vraiment dommage que personne n'ait jamais dit aux enfants la meilleure façon d'agir quand on est pris en otage – perdre connaissance! Essayer de tenir et d'utiliser un otage inconscient comme bouclier est pratiquement impossible, comme quiconque ayant déjà essayé de soutenir quelqu'un ayant trop bu pourrait l'attester. Même avec des enfants, c'était comme essayer de soulever un ballon d'eau de la taille d'un enfant.
Harry/Gilderoy les regarda, perplexe. Que diable lui voulaient-ils à lui? "Enfin, messieurs, si vous vouliez une interview, tout ce que vous aviez à faire était de contacter mon agent et il l'aurait organisé au plus tôt pour vous avec joie. Il n'y avait nul besoin de toute cette mise en scène!" Il essayait de projeter l'aura d'une célébrité ravie de rencontrer un fan dans une situation inhabituelle. "Enfin, je suppose que maintenant que nous sommes tous ici, peut-être que vous pourriez me dire à quoi tout ceci rime donc?"
"Aucune chance. Lâche tes baguettes et ramène-toi ici ou les enfants se font égorger," l'homme bougea légèrement de façon à ce que Gilderoy puisse voir sa lame scintiller dans le clair de lune.
Gilderoy vit Hermione tressaillir. Le premier serpent était arrivé et avait apparemment décidé d'utiliser la jeune fille pour se rapprocher de sa cible. Son agresseur raffermit sa prise et dit "Arrête de gigoter ou je vais accidentellement te trancher la gorge."
Gilderoy soupira comme s'il était lassé et ne réalisait pas que les quatre assaillants étaient mortellement sérieux. "Très bien," dit-il d'un ton léger, "si vous insistez." Il fit tout un cinéma de baisser la main vers sa jambe et de tirer sa seconde baguette, se trouvant alors avec une baguette dans chaque main. Il plaça les deux baguettes dans sa main droite. Puis il commença à s'avancer vers le leader.
"Non, Professeur!" s'exclama Neville. "La ferme," lui vint un grognement en réponse. Il émit un bruit étouffé lorsque son ravisseur fit quelque chose.
Gilderoy leva les yeux. "Tut- tut, ne faites rien de tel, mon bon monsieur," dit-il. Il tint ses baguettes par leur milieu.
Le leader reprit brièvement la parole. "Pas plus près! Lance les baguettes par ici!"
Gilderoy s'arrêta et plaça ses mains sur ses hanches. "Décidez-vous un peu! Viens ici, n'y viens pas, lâche les baguettes, lance les baguettes. Êtes-vous sûr que vous devriez être celui qui prend les décisions?"
Le leader grogna – aha! – c'était un loup-garou! Cela simplifiait les choses. Il n'avait pas besoin de s'inquiéter de baguettes.
Il sourit au leader. Puis il jeta ses deux baguettes en un long arc sur sa droite. En même temps il siffla §MAINTENANT.§ Le regard du leader suivit les baguettes. Il retourna brusquement son attention sur ses complices lorsque deux poussèrent un cri. L'un d'eux s'écria "Merde! Quelque chose m'a mordu!" L'autre se contenta de jurer d'une voix forte.
Le loup-garou observa ses compagnons tandis que l'un se tenait le cou et l'autre la main. Un long objet semblable à une corde pendant de chacun d'eux.
A cet instant, Gilderoy transplana derrière l'homme. Il lança un Reducto en plein milieu de sa colonne vertébrale. Le loup-garou s'effondra comme un pantin dont on aurait coupé les fils. Il fit tomber Harry par terre en même temps. Harry toucha le sol, mais roula immédiatement sur le côté. Le quatrième homme réalisa tardivement que Gilderoy avait bougé. Il se jeta en avant. Il parvint à esquiver l'assommeur venant de la main droite d'Harry. Puis il évita l'un des deux Reducto simultanés qu'Harry envoya. Le second enfonça sa cage thoracique. Harry tournoya pour vérifier comment aller ses élèves. Ils étaient tous debout et pointaient leurs baguettes sur leurs anciens agresseurs.
"Excellent réflexe, les enfants!" dit Gilderoy. Puis il lança de rapides maléfices assommeurs et immobilisateurs sur chacun des cinq assaillants, utilisant ses deux mains. Les élèves remarquèrent rapidement qu'il utilisait ses mains, sans aucune baguette en vue.
Neville et Hermione avaient tous les deux profité du choc de leurs agresseurs d'avoir été mordu et s'était échappé sans blessures, mis à part une coupure superficielle accidentelle sur leurs cous à cause des couteaux. Hermione avait écrasé le pied de l'homme qui la tenait tandis que Neville s'était juste jeté sur le côté. Les deux loups-garous, cependant, avaient déjà commencé à délirer et deviendraient comateux dans moins d'une minute. Sans assistance médicale immédiate, ils seraient morts dans les dix minutes.
"Accio mes baguettes," dit Harry/Gilderoy, les attrapant au vol lorsqu'elles furent proches. Il se tourna vers les deux élèves. "M. Londubat, Mlle Granger, est-ce que tout va bien?"
"Je pense que oui," dit Hermione d'un ton tremblant, Neville lui faisant écho un instant plus tard.
"Examinez la coupure l'un de l'autre, le sort est Episkey tout en se concentrant sur le fait de soigner les coupures. Répétez autant de fois que nécessaire." Il s'avança pour vérifier comment Harry allait tout en disant cela. Il les entendit dire Lumos. Harry était indemne, debout, et maintenait sa baguette pointée sur le loup-garou à terre.
"Excellent, excellent," dit Harry/Gilderoy. "Vous avez tous trois été remarquables de ne pas paniquer et de rester sur le qui-vive!" Il se retourna vers celui qui avait été le leader des kidnappeurs et le retourna. Il ne reconnut pas l'homme. Il entendit une série d'Episkey derrière lui.
"Miksy!"
"Miksy venir quand appelée, Professeur Défenseur."
Soupir, depuis qu'il s'était occupé du Basilic, et que le Choixpeau lui avait donné l'épée de Gryffondor, les Elfes de Maisons avaient commencé à l'appeler le Défenseur de Poudlard. C'était un peu trop, en particulier de leur part, puisqu'il savait qu'ils le pensaient véritablement. Ils ne pouvaient pas leur dire d'arrêter, cela les aurait profondément blessés – et cela ne les arrêterait pas de toute façon.
"Pourrais-tu avoir l'amabilité de m'amener le Veritaserum que je garde dans mon bureau?" L'elfe de maison disparut.
"Est-ce que vous avez transplané? Vous ne pouvez pas avoir transplané!" s'exclama Hermione, s'approchant d'Harry et Gilderoy, Neville juste derrière elle. "Personne ne peut transplaner sur les terrains de Poudlard."
Gilderoy lui fit un large sourire. "Bien sûr, je n'ai pas transplané, Mlle Granger. Tout le monde sait que les enchantements protecteurs empêchent à la fois le transplanage et les portoloins." A moins que vous ne soyez celui contrôlant les enchantements protecteurs, bien sûr. Désamorçant son barrage de questions sur ce qu'il avait fait, il dit : "Le combattant expérimenté que je suis a des années d'expérience à faire face à de dangereuses créatures, mes réflexes sont à un point où je peux bouger si rapidement que je semble simplement transplaner."
Elle referma sa bouche. Il pouvait clairement la voir froncer les sourcils dans le clair de lune. Elle ne pouvait pas vraiment disputer sa déclaration, cependant, il venait d'approuver ce qu'elle avait dit. Mais personne ne pouvait bouger aussi vite, donc il était obligé d'avoir transplané, mais il avait dit que ce n'était pas le cas…
C'était comme observer quelqu'un essayant de décortiquer la logique de l'affirmation "Je ne dis jamais la vérité."
Les jeunes sorciers paraissaient inquiets. Ils étaient sûrs qu'ils venaient de s'attirer une tonne de problèmes pour avoir été dehors après le couvre-feu, et dans la Forêt Interdite qui plus est. Le puzzle de logique d'Hermione la gardait distraite. Elle paniquerait plus tard.
Miksy revint à cet instant et lui présenta la fiole de Veritaserum.
Gilderoy s'accroupit à côté du loup-garou partiellement paralysé et, après l'avoir forcé à ouvrir sa bouche, il y plaça trois gouttes. Puis il lui lança un Ennervate.
"Quel est votre nom?"
"Fenrir Greyback," vint la réponse à moitié grognée. Il devait vraiment être furieux pour parvenir à transmettre tant d'émotion dans sa réponse. Ou peut-être que c'était sa nature de loup-garou qui transparaissait.
"Pourquoi étiez-vous là?"
"Je suis venu tuer Gilderoy Lockhart."
Gilderoy échangea un regard surpris avec les trois élèves.
"Pourquoi?"
"Les Carrow pense que tu es la source des problèmes de Malfoy et que tu as exposé Macnair et deux autres au Ministère."
"Pourquoi avoir pris ces enfants en otage?"
"Je pensais que je pourrais les utiliser pour te faire sortir du Château jusqu'à la Forêt, où on t'aurait tendu une embuscade et tué. Cinq loups-garous peuvent facilement éliminer un sorcier."
"Qu'auriez-vous fait d'eux après ça?"
"On se serait amusé avec la fille, puis on les aurait bouffés."
"Quels sont les noms de tous les Mangemorts que vous connaissiez?"
C'était une courte liste qui n'ajouta aucun nom qu'il ne connaissait pas déjà. Gilderoy réassomma le loup-garou.
Harry le regarda d'un air interrogateur.
"Les enfants," dit Gilderoy doucement, "ces hommes sont de la pire sorte imaginable. Vous avez entendu ce que ces hommes prévoyaient de faire. Pensez-vous qu'ils n'auraient pas fait ce qu'ils prévoyaient si je ne les avais pas maîtrisés?" Les trois secouèrent lentement la tête. "Fenrir a une prime conséquente sur sa tête," continua le sorcier. "Il est responsable de la mort de douzaines d'enfants et d'avoir infecté quantité d'autres afin de les ajouter à son armée. Il est recherché mort ou vif. Ne vous inquiétez pas à cause de ce qui est arrivé à ces parodies d'êtres humains, vous êtes innocents et ils ne le sont pas. Contrairement à beaucoup de loups-garous, ils ont choisi d'être malveillants. Ils ne seront plus jamais en mesure de s'en prendre à vous, ou à qui que ce soit d'autre, à nouveau, cela je peux vous le certifier." Ils le fixèrent silencieusement.
"Au fait," ajouta-t-il, "si je faisais un rapport officiel sur ces hommes au Directeur, votre autre aventure de cette nuit pourrait bien être révélée et rendrait vos vies plus compliquées qu'elles ne le sont déjà. Tu as déjà suffisamment de retenues, Harry. Si j'en ajoutais, Hermione serait obligé d'établir un programme à code couleur juste pour que nous puissions trouver un moment où te laisser dormir!" Hermione souffla tandis que les deux garçons essayaient de cacher leurs sourires.
Il observa les trois élèves. "Je pense qu'il est grand temps que vous retourniez à vos lits. Je pense que vous devriez récupérer votre cape dans la Cabane d'Hagrid, M. Potter," – cela tira un long regard avec les yeux plissés de la part du garçon – "et aller tous vous coucher après une longue douche bien chaude. Je vais m'occuper de ces hommes et les livrer au Ministère. Maintenant, partez, oust!" Il leur fit signe de se dépêcher.
Les enfants commencèrent à s'éloigner lentement. "Oh, d'ailleurs," leur lança-t-il, "je vais m'assurer qu'Hagrid nous soit ramené toutes affaires cessantes, vous n'avez pas besoin de trop vous inquiéter pour ça. J'ai déjà mes avocats en train de ravager la réputation du Ministre Fudge pour ses actions précipitées. Il ne restera pas Ministre bien plus longtemps, vous allez voir!"
Harry leva un bras pour montrer qu'il avait entendu et se retourna en direction de la Cabane d'Hagrid.
Gilderoy soupira.
§Êtes-vous toujours là mes amis?§ appela-t-il en Fourchelang, faisant sursauter les trois qui se mirent à le fixer. "Ah," leur lança-t-il, "si vous pouviez garder secret que je suis un Fourchelangue, j'apprécierais cela. Comme vous pouvez le voir, cela peut se révéler une arme redoutable si votre ennemi n'en a pas conscience."
§Oui, Parleur, je suis là,§ lui parvinrent des réponses jumelles.
Les enfants reprirent leur marche vers leurs lits.
Gilderoy dit d'un ton bas, afin qu'Harry ne l'entende pas, §Excellent, pourriez-vous avoir la gentillesse de mordre les hommes ligotés plusieurs fois chacun?§
§Oui, Parleur.§ §Avec plaisir, Parleur,§ vinrentles deux réponses.
§Et quand vous aurez fini, installez-vous comme vous le désirez dans le Forêt, ne mordez juste jamais aucun élève.§
§Bien, Parleur, je peux faire ça,§ répondirent-ils à l'unisson.
Gilderoy s'arrêta et réfléchit un moment, puis conjura un duo de rats depuis les cuisines de Poudlard. §Et voici deux bons rats bien gras pour votre aide de cette nuit.§ Il posa les rats assommés à côté de Greyback.
Surpris, les deux serpents répondirent §Merci, Parleur.§
"Et voilà le plus d'excitation que j'ai eu en un millier d'années," dit Sam, le nom qu'Harry/Gilderoy avait décidé de donner au Choixpeau au lieu de juste 'Choixpeau'. Harry/Gilderoy cilla, surpris. Il avait oublié qu'il portait encore Sam depuis sa patrouille nocturne dans Poudlard. Il haussa les épaules. Au moins Sam avait pu vivre un brin d'aventure.
Quinze minutes plus tard, une pile de cinq corps s'effondra hors de la cabine de téléphone servant d'entrée à l'Atrium du Ministère. Accrochée sur l'un d'eux se trouvait une note:
Je suis terriblement désolé pour ce fatras. Il y a juste quelques minutes, j'ai vu ces hommes attaquer des enfants qui rentraient chez eux, près de la forêt qui borde mon domicile. Lorsque je les ai interrompus, ils m'ont dit que ce n'était pas mes affaires et ont menacé de tuer les enfants si je ne coopérais pas. J'ai réussi à les prendre par surprise. Durant le duel, plusieurs sont tombés dans un nid de serpent, ont été sévèrement mordus et sont morts. Les enfants sont indemnes et je les ai renvoyés chez eux après m'être assuré qu'ils ne parleraient pas de cette aventure, que ce soit à leur famille ou à des amis. Pas besoin d'appeler les Oubliators.
S'il y a une récompense pour ces hommes, donnez-la au Service Pédiatrique de l'Hôpital Ste Mangouste.
Fenrir Greyback mort, criait la une du Daily Prophet du jeudi. En-dessous se trouvait un récit concis de comment une pile de loups-garous morts était arrivée au Ministère au beau milieu de la nuit sous de mystérieuses circonstances. Suivant cela se trouvait un très long et très macabre article sur la vie et les crimes de Greyback. Plusieurs autres articles détaillaient le destin de certaines de ses victimes.
Malheureusement, il n'y avait aucune histoire au sujet de Gilderoy, et après les grands combats de nuit précédente, cela lui causait d'être plus qu'un peu agité. Harry le consola avec la pensée que la Coupe de Poufsouffle se trouverait bientôt entre leurs mains et que son nom génèrerait encore plus de gros titres.
Et cet appel survint le jour suivant, dans la matinée. Au déjeuner, il envoya un hibou à Madame Bones. A quatre heures, après sa dernière classe du jour, il transplana au bâtiment des soins palliatifs de Perth, et en ressortit dix minutes plus tard. Pour tous ce que les gens savaient, un parent proche de la femme – étrange qu'ils n'aient pas su qu'elle en avait encore un – était arrivé et avait emmené le corps pour ses obsèques. Puisqu'elle était décédée de son grand âge – arrêt cardiaque – il n'y aurait nul besoin de passer par le médecin légiste.
Le jour suivant commença la partie difficile.
"Ah, Madame Bones! Un plaisir de vous voir, comme toujours," dit Gilderoy en entrant dans son bureau. Il était vêtu de ses meilleures robes lavande, améliorées en soie d'Acromantule après que les gobelins aient payé le prix de rachat de ses ingrédients de Basilic.
"De même pour vous, M. Lockhart."
"Excellentes nouvelles, n'est-il pas, que Fenrir Greyback soit mort? Ne trouvez-vous pas? Mais quelle étrange façon de mourir! Empoisonné à mort par des serpents non-natifs d'Ecosse, vraiment étrange." Il fit une pause comme pour réfléchir.
"J'ai entendu une rumeur selon laquelle certains Mangemorts mécontents l'avaient engagé pour me tuer, vous savez? Les loups-garous devaient être sur le chemin pour me trouver lorsque Greyback est tombé sur un os dû à son désir de causer malice et chaos.
"C'est un véritable coup de chance qu'ils aient croisé la route de quelqu'un capable de leur régler leur compte avant qu'ils n'aient eu une chance de faire de vrais dégâts. Les enfants impliqués, j'en suis sûr, sont reconnaissants envers leur protecteur altruiste. Je suis sûr qu'ils vous raconteraient tout en détail s'ils le pouvaient. Cinq loups-garous contre un sorcier et secourir trois enfants sans défense d'une mort certaine. L'habileté et le talent que cela a dû demander rivalisent les miens, si je puis dire! J'aurai voulu pouvoir utiliser un combat aussi fantastique pour l'un de mes livres. Cela aurait été un autre best-seller, j'en suis sûr."
Il soupira théâtralement, son regard errant autour de son bureau. "Enfin bref, les rumeurs disent que les Carrow, Amycus et Alecto, pensent que je suis, d'une façon ou d'une autre, impliqué dans la mort de Lucius Malfoy, ainsi que le démasquage de Macnair et de quelques autres Mangemorts ici, au Ministère, pouvez-vous croire à cela?" Il secoua tristement la tête. "Comment ils peuvent croire cela m'échappe. Pourquoi certaines personnes cherchent un bouc émissaire pour leur propre incompétence, je ne parviens pas à comprendre. Après tout, ne pensez-vous pas que c'est une erreur d'attribuer de la malveillance à ce qui peut simplement être le résultat d'incompétence ou de stupidité?"
Il la regarda droit dans les yeux. "Au fait, l'alerte sur la Marque Noire et le sort de repérage sur les Cheminettes du Ministère ont-ils permis des découvertes intéressantes? J'imagine bien que, si quelqu'un arrive dont vous ne saviez pas qu'il s'agissait d'un Mangemort, cela voudrait dire que vous pourriez lui administrer du Veritaserum tout à fait légalement. Après tout, il n'aurait jamais reçu de procès, et vous ne sauriez donc pas s'il a été forcé de prendre la Marque, n'est-ce pas? Sans compter avec qui il peut s'associer et avec qui il pourrait partager certaines propensions. Et personne, mis à part peut-être les Indicibles, n'auraient besoin de savoir comment vous avez découvert une telle information.
"Après tout, nous savons tous les deux que Voldepute essaye de revenir. Il serait mieux de savoir qui sont ses alliés au sein du Ministère avant que cela ne se produise, afin que vous puissiez vous préparer en conséquence."
Gilderoy savait qu'ils n'avaient pas encore mis en place de tels sorts ou il les aurait sentis à son arrivée aujourd'hui. Un rappel en douceur était à l'ordre du jour. Et puis, son précédent monologue lui avait laissé comprendre de façon peu ambigüe qu'il affirmait être la source du cadeau des loups-garous fugitifs morts.
Elle le fixa juste en retour, son visage prudemment impassible. Bordel, il était en train de paraître trop compétent, il s'était attendu à ce qu'elle lève les yeux au ciel au grand minimum. Enfin, au moins une personne en position d'autorité le prendrait au sérieux lorsqu'il ferait des suggestions à l'avenir.
Finalement, elle demanda, "Qu'est-ce qui vous amène dans mon bureau aujourd'hui?"
"Je veux me rendre à Azkaban." Il laissa non-dit 'pour en faire sortir Bellatrix Lestrange'.
Le coin des expressions désuètes:
« Se faire l'avocat du diable »
Bon, d'accord, c'est encore utilisé (bien qu'un peu littéraire) mais savez-vous l'origine de cette expression?
Lors de la canonisation d'une personne décédée, un clerc était chargé de se faire "l'avocat du diable" et de trouver des arguments contre ses mérites. Cette idée a été conservée et généralisée, et maintenant "se faire l'avocat du diable" signifie défendre une opinion que la majorité pense fausse ou mauvaise.
T/N 2: Chapitre corrigé par Harry-Sterek-1968 encore une fois, tous mes remerciements!
