Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N: Un chapitre toutes les deux semaines n'est clairement pas le mieux que j'ai fait, mais je ne parviens pas à faire mieux ces temps-ci avec tout le reste à côté. Je ne trouve plus trop de temps pour lire moi-même récemment, et pourtant j'ai toujours une liste 'à lire' conséquente (plus de 200, en fait).


"Merci d'avoir attendu, Sirius !" lança-t-il en entrant dans la salle d'attente. "Je sais que ce doit être difficile pour toi, mais nous avons enfin obtenu libération !"

Sirius se tourna pour faire face à Gilderoy à son entrée. Il était clair que Sirius était encore sous le coup de la surprise à finalement pouvoir rentrer chez lui, et il se demandait clairement où ce chez lui se trouvait.

"Bien, Sirius, même si j'aimerai t'emmener manger dehors, je crains que nous ne nous ferions submerger par la foule bienveillante et attaquer par ceux qui n'ont pas encore appris la nouvelle. Cela étant, je pense qu'il serait préférable de retourner chez toi."

"Chez moi ?"

"Oh, oui, beaucoup de choses ont changé depuis ton incarcération. Tu as sûrement appris, je présume, que vos parents sont tous deux décédés ?"

Sirius acquiesça lentement. "Pas comme s'ils allaient me manquer."

"Compte tenu des histoires que j'ai entendues, j'imagine que non.

"Enfin bref, maintenant que nous avons réglé ce problème, passons au suivant. Tout d'abord, comme je l'ai déjà dit, je suis le Lord de la Maison Black." Il leva la main portant l'anneau et laissa Sirius l'examiner. Le pauvre sorcier hocha prudemment la tête : "Oui, c'est le vrai ; je peux sentir la magie familiale."

"Sérieusement, Sirius, pourquoi tant de sérieux, vieux cabot ! Bien qu'être sérieux lorsque tu es Sirius ne peut qu'être attendu, pas vrai Sirius ?" ["serious" / Sirius]

Le sorcier le fixa un moment, avant d'éclater de rire.

Gilderoy lui offrit un grand sourire. "C'est beaucoup mieux. Nous verrons plus de ça à l'avenir, si j'ose dire.

"Maintenant, donc, je suis sûr que l'endroit où tu logeais il y a onze ans ne doit plus être en état, donc j'ai préparé une chambre pour toi dans ton ancienne maison, 12 square Grimmaurd."

Le visage de Sirius se tordit de dégoût.

Continuant à sourire, Gilderoy dit : "Pas d'inquiétudes, mon bon sorcier. Tu ne reconnaîtras pas l'endroit quand tu y entreras."

Sirius n'était pas convaincu.

Avec l'aide de deux glamours, les deux plaisantins parvinrent à se faufiler hors du Ministère via les Cheminettes sans attirer l'attention.

Le salon dans lequel ils arrivèrent n'était en rien comparable à ce que l'ancien prisonnier s'attendait. Il resta là, yeux écarquillés et bouche bée à cause du choc. La pièce était entièrement composée de nuances de pourpres légers. Le tapis était presque bleu, son ton plus clair contrastant avec les rideaux lavande, qui étaient grand ouverts pour permettre l'entrée de généreux rais de soleil. Le divan était d'un violet pâle, assorti à de somptueux fauteuils se trouvant près de tables de bois sombre poli. Le papier peint était d'une autre nuance de pourpre clair avec un motif discret de fleurs de lys françaises un peu plus sombres. Un vase d'émail bleu avec un généreux bouquet de roses était posé sur une table d'angle en noyer, leurs teintes rouges complimentant la pièce comme il le fallait. Un présentoir vermillon se tenait dans le coin opposé. Près de l'âtre se trouvait une énorme peinture de Gilderoy vêtu de ses robes lavande. Il faisait signe gaiement à Sirius.

Cela était aussi opposé à l'affreuse pièce sombre et humide dont Sirius se souvenait de son enfance qu'il était possible de s'imaginer.

"J'espère que tu aimes ce que j'ai fait ici," dit Gilderoy. "J'ai essayé de faire une atmosphère aussi douillette et accueillante que possible."

"Bordel de merde !" murmura à moitié Sirius. "Est-ce que c'est vraiment le 12 square Grimmaurd ?"

Harry/Gilderoy lui lança un grand sourire. "Je suis heureux que tu aimes. Laisse-moi te faire visiter. J'ai aussi fait réagencer certaines pièces."

Des couleurs bleu clair décoraient le hall d'entrée et l'escalier. En-dessous de la fenêtre, à la droite de la porte, se trouvait un banc. Il y avait un peu d'espace entre le banc et la rampe de l'escalier où avait été installé un porte-chapeaux. Les têtes d'elfes de maison, qui avaient longtemps orné le mur de l'escalier jusqu'au premier étage, avaient disparues. Une porte distincte à l'autre bout de l'escalier menait à la volée de marches allant au sous-sol. Après l'escalier se trouvaient deux penderies et, encore un peu plus loin, les toilettes du rez-de-chaussée. Bizarrement, à côté de l'une des penderies se trouvait la vieille jambe de troll servant de porte-parapluies, bien que celle-ci ait été un tantinet améliorée et arborait à présent une manucure, ses ongles arborant un vernis violet clair une jarretelle assortie par-dessus.

L'escalier était agencé en U : deux marches au-dessus du sol, un palier, puis vers la droite en grande partie le long du mur jusqu'à l'étage suivant. Puis un autre palier, un autre tournant vers la droite et ensuite quatre marches complétaient le chemin le chemin vers le prochain étage. Cela créait une petite cage d'escalier jusqu'à l'étage le plus haut. Avec le plafond haut du rez-de-chaussée, le second palier était presque trois mètres au-dessus du sol.

Sur le mur du couloir, entre le salon et la salle suivante, la salle à manger, se trouvait le portrait d'une femme dont Sirius ne se souvenait que trop bien, sa mère. Ils s'arrêtèrent là un moment, Harry/Gilderoy disant : "Madame Black, j'ai l'honneur de vous annoncer le retour de votre fils perdu, Sirius."

La silhouette au sein du portrait étudia son fils tandis que celui-ci la fixait avec haine. Elle soupira avant de dire : "Bon retour à la maison, Sirius."

Il la fixa avec incrédulité. "Mère," fut tout ce qu'il parvint à dire avant de secouer la tête et de continuer à avancer.

La salle à manger était entièrement en pourpre royal, rendant la pièce très élégante. La lueur des bougies des deux chandeliers se reflétait dans les tons sombres de la table en bois avec ses douze chaises assorties à dossiers hauts de cuir. Un tapis duveteux à longs poils violets dissimulait la majeure partie du sol en bois foncé. Les murs d'un pourpre plus clair étaient d'une couleur unie seulement brisée par des peintures de paysages, ainsi que par une carte du métro londonien qui se mettait automatiquement à jour, dans des cadres dorés. Les portraits des anciens lords et ladies Black étaient tous absents. La pièce se trouvant au milieu d'une maison mitoyenne, il ne s'y trouvait pas de fenêtres.

Harry expliqua : "J'ai parlé à ta mère des origines Sang-Mêlées de Lord Voldepute et que seul le pouvoir l'intéressait, qu'il ne considérait les Sang-Purs que comme de la chair à canon dans sa quête de conquérir le monde. Qu'il avait causé l'extinction de plus de lignées Sang-Pures au cours des dix dernières années qu'il n'en avait disparu durant les deux cents ans précédents. Qu'au rythme où les choses évoluaient, il ne resterait plus le moindre Sang-Pur en Angleterre d'ici une vingtaine d'années. Je lui ai aussi montré comment les lignées Sang-Pures actuelles finiraient par s'éteindre au cours des deux cents prochaines années sans l'apport de Nés-Moldus et de Sang-Mêlés au sein de leurs familles, même sans l'influence de Voldepute."

"C'est un Sang-Mêlé ?"

Harry acquiesça. "Oui. J'en ai la preuve certaine."

La visite se poursuivit par le fumoir et le salon des Dames à l'arrière de la maison, qui s'ouvrait sur une terrasse de bois surplombant un jardin luxuriant qui prenait toute la cour.

Le premier étage contenait la bibliothèque et le bureau à l'avant, ayant vue sur le parc de l'autre côté de la rue. Deux chambres normales se trouvaient du côté jardin tandis que cinq chambres magiquement agrandies comblaient l'espace entre les chambres à l'arrière et la bibliothèque – chacune des chambres magiquement agrandie avait sa propre salle de bain. Près de l'escalier se trouvait une vaste salle de bain, ainsi qu'une salle de musique entre elle et les chambres arrières. Le deuxième étage comprenait deux suites, une de chaque côté de la maison, avec cinq chambres magiquement agrandies comme au premier étage, et une salle de jeu. Le dernier étage contenait la chambre du Maître et la chambre de Sirius. Et le grenier était juste un grenier.

Il y avait un balcon dans la chambre du Maître. La bibliothèque, le séjour, la salle à manger, la chambre de Sirius, les chambres du deuxième étage sur l'avant et l'arrière de la maison, ainsi que les chambres du Maître et de l'Héritier avaient tous une cheminée, bien que seule le séjour fût relié au réseau de Cheminettes.

Les thèmes de couleur étaient différents pour chaque pièce, utilisant des verts, des bruns, des bleus et des jaunes, mais toutes étaient des lieux accueillants et vivants.

"Lorsque j'ai tout fait refaire, je n'étais pas sûr de ce que tu voudrais faire pour ta chambre, donc j'ai demandé à des elfes de maison d'empaqueter soigneusement tes affaires et de les laisser dans la nouvelle chambre de l'Héritier, au dernier étage. J'ai pareillement fait empaqueter tout ce qui se trouvait dans la chambre de ton frère et j'ai tout fait mettre dans ta chambre. Je pense que tu devrais jeter un œil à ses affaires pour certaines raisons que tu découvriras très bientôt lorsque tu discuteras avec Kreattur."

"Ce vieux salaud est toujours en vie ?" dit Sirius d'un ton plein de fiel.

"Et pas qu'un peu, et je te remercierai de le traiter avec respect. Je sais que vous ne vous êtes jamais bien entendus…"

"Et encore, c'est un euphémisme – nous nous sommes haïs pratiquement dès le jour où je suis né," gronda-t-il coléreusement.

"Oui, j'ai cru comprendre. Mais tu le traiteras avec respect, et il en fera de même avec toi."

Grommelant, Sirius le suivit jusqu'à la cave. Sirius s'arrêta au pied de l'escalier – aucune porte ne séparait le palier inférieur de la cuisine. "Oh, bordel qu'est-ce que…" dit-il en clignant des yeux avant de les plisser.

La cuisine était… indescriptible. Les pans de murs non couverts par des placards ou équipements étaient d'un jaune fluorescent si brillant qu'il aurait pu en faire saigner les yeux. Les meubles de rangements, du moins les morceaux qui ne faisaient pas partie de tiroirs ou de portes de placards, étaient d'un rose fluorescent. Lesdits tiroirs et portes de placards alternaient entre diverses autres couleurs fluorescentes de l'arc-en-ciel – bleu clair, vert clair, orange et rouge – et bien que chacun d'eux étaient d'une couleur différente, ils étaient aussi arrangés au hasard et non pas avec un motif visuel se répétant. Le sol était un damier de carreaux blancs et noirs étincelants. Le plafond donnait l'impression qu'un arc-en-ciel y avait explosé et semblait briller d'une lueur qui lui était propre. Les casseroles et autres poêles d'émail pendus sur le porte-ustensiles violet étaient toutes d'une couleur différente. Même la table de la cuisine et sa douzaine de chaises étaient toutes de différentes couleurs fluorescentes.

Les yeux brillants, Gilderoy se tourna vers Sirius. "Si tu n'est pas complètement réveillé le matin, cela fera le travail pour toi."

Sirius le regarda, puis regarda la pièce, et revint sur lui. Ses lèvres frémirent, puis il éclata d'un grand rire.

Harry/Gilderoy ajouta de façon énigmatique : "Et tout entretien dans cette pièce restera court et rapide."

Harry/Gilderoy se tourna et tira sa baguette. Il en tapota Sirius puis se retourna et tapota un emblème discret, juste à l'intérieur de la cuisine en venant des escaliers, qui se trouvait à hauteur de poitrine. Les murs passèrent à un blanc cassé tandis que les placards devinrent un jaune agréable et doux. Le sol prit l'apparence et le grain d'un bois de pin clair. Le porte-ustensiles, les casseroles, les poêles et tous les autres ustensiles pendus virèrent à un gris neutre avec des manches noires. La pièce tout entière donnait juste envie de s'asseoir et de se détendre. Dans le coin opposé, entre les portes menant au cellier et à la remise, se trouvait un portrait de Gilderoy, arborant un sourire sarcastique. Dans le flamboiement de couleurs précédent, il avait été pratiquement impossible à voir.

"Voilà, à présent, tu peux toucher cet emblème pour changer les couleurs. Quiconque non lié descendant les escaliers remettra la pièce dans sa configuration 'brillante' jusqu'à ce que quelqu'un de lié ne la change."

Les rires de Sirius redoublèrent, en tombant même finalement par terre.

"Kreattur," dit Harry/Gilderoy. L'elfe de maison apparut et lança un coup d'œil désapprobateur à Sirius, mais dit : "Oui, Maître ?"

"Thé, s'il te plaît."

"Oui, Maître."

Quelques instants plus tard, les deux hommes savouraient leur thé. "Kreattur," appela encore Harry/Gilderoy. "Juste pour le sachiez tous les deux," dit-il à Sirius et Kreattur, "je m'attends à ce que vous restiez tous deux cordiaux l'un envers l'autre. Pas de noms blessants ou d'insultes. Sirius, cela veut dire pas de farces. Kreattur, cela veut dire faire ce que tu devrais faire quand on te le demande, sans te plaindre ni marmonner des insultes dans ta barbe."

Il les fixa un long moment tandis qu'ils échangeaient un regard mauvais.

"Cependant, maintenant que j'y pense, si vous deux trouvez une idée pour jouer un tour à cet idiot de Sang-Mêlé qu'est le Professeur Rogue… je ne pense pas que j'objecterai. Son comportement envers Harry Potter a été tout bonnement abject."

"Professeur !" s'exclama l'ancien prisonnier. "Ce… cette espèce d'ordure est Professeur ?"

"Oui," vint la réponse résignée. "Il est en effet le professeur de Potions de Poudlard, je regrette de le dire."

Sirius se tourna vers Kreattur avec une lueur spéculative dans les yeux. Kreattur se trémoussa inconfortablement.

"Je suis sûr que Kreattur ne sera pas contre jouer quelques tours à un vil sorcier Sang-Mêlé, pas vrai ?" Une lueur apparut également dans les yeux de l'elfe de maison, et un sourire mauvais étira légèrement ses lèvres.

"Rien qui puisse mutiler ou tuer le sorcier, rien qui puisse interférer avec ses capacités de potionniste – il est, après tout, l'un des rares potionnistes capable de préparer la potion Tue-loup pour Remus Lupin et tous les autres infortunés qui ne sont pas des loups-garous par choix."

"Remus," dit Sirius doucement, distrait du sujet précédent et se perdant à présent dans les souvenirs de son passé. Gilderoy soupira. Il allait falloir beaucoup de travail pour ramener le sorcier à un semblant de normalité.

"Sirius. J'ai quelque chose à te dire de très important."

Le sorcier leva les yeux vers lui d'un air interrogateur.

"Parce que tu es son parrain, je compte faire venir M. Harry Potter ici pour l'été. J'espère que nous serons en mesure de convaincre M. Lupin de nous rejoindre, également. A nous trois, je pense que nous pourrons aisément garder un œil sur le jeune sorcier."

L'autre l'interrompit : "Comment va Harry ? Comment est-il ? Tu as dit qu'il a une petite-amie ? Où a-t-il habité depuis que j'ai été jeté à Azkaban ?"

Lockhart sourit. "Harry se porte plutôt bien et a vécu des aventures des plus intéressantes l'année dernière à Poudlard – de petites choses comme affronter un troll, faire passer un dragon en contrebande hors de Poudlard, être le plus jeune Attrapeur de Quidditch en un siècle, se retrouver face à face avec quelqu'un de malfaisant ayant Lord Voldepute sur le côté face de sa tronche. (1) Je le laisserai raconter lui-même tout ça, mais pour obtenir l'histoire complète, il te faudra parler à sa petite-amie, Hermione Granger. Il a tendance à minimiser l'importance de ses aventures.

(1) "face-to-face-to-face" : difficile à traduire, je pense même que le jeu de mot est difficile à saisir en anglais. La plaisanterie repose sur le fait que le visage ('face') de Voldemort se trouvait à l'arrière de la tête de Quirrell quand ils se sont retrouvés "face à face". Merci Harry-Sterek-1968 pour la version finale de cette expression ! xD

"Quant à l'endroit où il a habité… je préfère ne pas en parler pour le moment. Il a eu une enfance difficile et je ne veux pas que tu fasses quelque chose de stupide et abandonne Harry à son sort en te faisant à nouveau jeter en prison." Sa voix se fit plus dure. "Et C'EST ce que tu as fait il y a dix ans. Plutôt que de rester avec Harry, comme tu aurais dû, comme tu avais promis de faire, tu t'es lancé dans une vendetta et a fini à Azkaban. Au final, tu es directement responsable de l'enfance affreuse de Harry."

Sirius parut penaud à cette réprimande.

"Alors, avant que tu aies une chance de rencontrer le petit sorcier, tu vas aller passer un moment à Ste Mangouste jusqu'à ce qu'ils aient réglé les nombreux problèmes dus à ton séjour à Azkaban. Me suis-je bien fait comprendre ? C'est un ordre de ton Chef de Maison."

Le sorcier donnait l'air de vouloir protester et Gilderoy pouvait voir qu'il était sur le point de refuser catégoriquement.

"Sirius," dit doucement Gilderoy, se penchant en avant et plaçant ses avant-bras sur la table. "Tu ne peux pas juste me dire que tu te sens très bien, et que tu es tout aussi sain d'esprit aujourd'hui que tu ne l'étais avant Azkaban." Sirius s'affaissa dans sa chaise. "Nous savons tous les deux que tu as grandement souffert là-bas et que cela va prendre du temps pour que tu t'en remettes. Plus tu te dévoueras à régler ces problèmes, le plus tôt tu pourras voir Harry. Je te promets que ce sera cet été. S'il le faut, il viendra te rendre visite à Ste Mangouste.

"L'autre chose que tu devrais garder en tête, c'est qu'il ne sait rien de toi à part que tu es son parrain ! Pour lui, tu es un étranger et tu ferais bien de t'en souvenir lorsque tu le rencontreras. Réfléchis aux histoires que tu peux lui raconter à propos de ses parents, commence à te concentrer pour t'en souvenir !" Harry/Gilderoy se redressa dans sa chaise.

Sirius se massait le front, réfléchissant.

"Bien," dit Lockhart. "Demain, nous nous rendrons à Ste Mangouste et mettrons tout ça en marche. Ce sera le dimanche, donc ils ne devraient rien commencer de majeur avant le jour suivant. Je suis sûr que les quelques premiers jours ils voudront te garder sous observation. Après ça, nous verrons si tu peux être un patient en consultation externe pour que tu puisses être là quand Harry arrive."

L'autre sorcier se redressa, plein d'espoir.

"Sirius, un jour, je te raconterai peut-être l'histoire complète, mais pour le moment, tout ce que tu as besoin de savoir est que, pour des raisons diverses et compliquées qui défient la logique commune, crois-le ou non, tu es responsable du fait que je sois le Chef de la Maison Black.

"Si tu le désire, je te cèderai le titre de Lord de la Maison…" Sirius frissonna à cette idée. "… mais pas avant que je n'ai géré quelques problèmes que Lord Voldepute nous a laissés. Le premier étant qu'il a créé des Ancres d'Âme, des horcruxes, qui ont empêché sa mort. Une fois celles-ci détruites, je tuerai cet enfoiré moi-même. Cela est bien plus complexe que je ne l'ai décrit, mais c'est l'essentiel de la situation actuelle." Il s'arrêta et prit une gorgée de thé.

"Il n'est pas mort ?" Le sorcier était atterré.

"Sérieusement, Sirius, non, il ne l'est pas. Il existe actuellement sous la forme d'un spectre, n'attendant que l'un de ses partisans loyaux pour le ressusciter. Harry a mis un terme à une telle tentative l'année dernière, et j'ai fait de même cette année."

Sirius se raidit, horrifié par cette nouvelle.

"C'est une autre raison expliquant pourquoi je te veux en pleine forme dès que possible. J'ai besoin que tu apprennes à Harry et ses amis tout ce que tu peux sur les magies défensives et offensives. Je crains qu'il n'ait besoin de ces compétences très bientôt. Il y a une salle de duel dans l'ancien cachot en-dessous. Bien que je compte traquer Voldepute, et que je compte bien l'emporter, il y a toujours la faible chance que je puisse être retiré de l'équation. Pas forcément par un sorcier de l'Obscur, d'ailleurs. Merlin me garde, je pourrais juste me faire renverser par un bus en traversant une rue moldue !

"Dans tous les cas, je veux qu'Harry et ses amis soient prêts pour le pire. Une fois que tu seras sorti de Ste Mangouste et que tu auras remis à jour ton Occlumancie, je te raconterai toute l'histoire."

"Occlumancie ?"

"Oui, au cas où tu ne le saurais pas, Voldepute est un expert en Légilimancie, et si tu croises ses yeux ne serait-ce qu'un instant, il connaîtra tous tes secrets. Et cela serait un désastre de la pire espèce pour nous. Ta seule protection est de devenir un occlumancien accompli. Donc, ce sera ta première corvée une fois hors de Ste Mangouste. Lorsque tu n'enseignes pas à Harry et ses amis, il faut que tu travailles là-dessus.

"Maintenant, laisse-moi te parler un peu de moi…"

Laissant Gilderoy dans son mode "Ne suis-je pas fabuleux", Harry tourna son attention sur comment il pourrait faire en sorte que cette cinglée de Bella accepte de l'aider à piller le manoir et les coffres des Lestrange. Il était vraiment dommage que la lignée des Potter n'ait pas été dans le business du placement d'enchantements protecteurs, car pour créer un enchantement protecteur il était aussi nécessaire de savoir comment l'abattre. Ou qu'elle n'ait inclus quelques voleurs chevaleresques avec de copieuses notes sur comment contourner un enchantement protecteur et dérober aux riches malfaisants.

La seule directive qu'il avait laissée à Gilderoy était de commencer à lui parler de ses aventures de cette année, laissant ses faux accomplissements pour plus tard. Le fait que cela incluait de nombreuses histoires sur comment il jouait des tours à Harry n'était qu'une simple coïncidence.

"Oh, savais-tu qu'Harry à son propre fan-club ? Il vend même des photos dédicacées à ses camarades."

"Quoi ? Un fan-club ? Un fan-club ?"


Harry/Gilderoy observait Bella faire les cent pas dans sa chambre. C'était le dimanche et elle semblait en bien meilleure santé. Elle était toujours très maigre, et ses os étaient aisément visibles sous sa peau, mais au moins elle était consciente et percevait ce qui l'entourait – et elle avait commencé à se remplumer. Ses cheveux étaient propres et brossés, et ses ongles faits. Il pouvait voir la beauté encore cachée par son calvaire, mais les repas de Kreattur lui redonneraient bientôt un peu de poids. D'ici quelques semaines, elle serait aussi splendide que Narcissa ou Andromeda. Ce n'était seulement lorsque vous regardiez dans ses yeux que vous pouviez voir la folie grouillant sous la surface. C'était le moment d'agir, plus tard elle risquerait d'être trop consciente et ne serait plus aussi facile à manipuler.

Il s'examina dans le triple miroir contre le mur derrière lui pour s'assurer que tout était en ordre. Il était vêtu de ses robes pourpre royal et de chaussures assorties. Ses cheveux étaient parfaitement coiffés. Il avait tout du dandy, comme il le devait. Il se fit un sourire rayonnant à lui-même, se retourna, frappa à la porte de la suite de Bella et puis entra.

Elle se tourna immédiatement pour lui faire face, mais ne fit rien de plus que l'étudier précautionneusement.

"Je vois que vous vous remettez bien," dit-il. "Je suis sûr que vous avez des questions, mais quelles qu'elles soient, elles sont sans importance."

Elle haussa un sourcil incrédule et soupçonneux à cela.

"Comme vous le savez après avoir lu mes livres, sur la table juste ici, je suis Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo. Les livres ne me font pas vraiment justice, cependant, je suis bien plus charmant et plaisant en personne." Il prit la pose tandis qu'elle l'observait, abasourdie.

Il pouvait presque lire ses pensées rien que par son expression faciale : elle était la sorcière la plus dangereuse des cent dernières années et non seulement ne semblait-il pas être au courant de ce fait, mais il semblait penser qu'elle serait impressionnée par les histoires, de toute évidence fausses, qu'il racontait dans ses livres. Après tout, certaines des choses qu'il affirmait avoir accomplies étaient tout bonnement impossibles – sans parler du récit où il immobilisait un loup-garou avec un sort non létal, il prétendait aussi avoir combattu la créature au corps à corps ! Compte tenu qu'un loup-garou était trois fois plus fort qu'un sorcier normal, cela n'était pas crédible.

"Ils ne mentionnent pas non plus mes triomphes les plus récents, bien sûr. Je suis présentement le très estimé et adoré Professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard, ce qui m'a donné matière à écrire deux livres de plus ! Dans le premier, je raconte comment j'ai traqué et tué le Basilic qui se terrait dans la fameuse Chambre des Secrets de Salazar Serpentard, sous Poudlard. Celui-là sortira très bientôt, il se trouve dans les dernières phases de publication et je m'attends à ce que l'imprimeur le fasse parvenir aux librairies d'ici Noël prochain ! N'est-ce pas excitant ? Une autre aventure réelle et palpitante du seul et unique Gilderoy Lockhart. Mes fans feront la queue dans les magasins partout dans le monde !" Il soupira joyeusement.

"Dans le second, je raconte comment j'ai parcouru le Château cette année à la recherche des trésors perdus des Fondateurs, et comment je les ai retrouvés ! Perdus un millénaire durant, mais moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard et Pourfendeur de Basilic, suis le premier à les retrouver et à les rendre à leur place légitime à Poudlard."

Il commença à faire les cent pas sous les yeux écarquillés de stupéfaction de Bella.

"Jusqu'à présent, j'ai trouvé le Médaillon de Serpentard, l'Épée de Gryffondor et le Diadème de Serdaigle. Cela ne laisse que la Coupe de Poufsouffle à trouver. Je dois la trouver pour compléter la collection. Sans le dernier des Trésors des Fondateurs, mon livre serait un échec ! Je ne peux pas me limiter à la restitution de trois des quatre trésors perdus des Fondateurs. Où serait la gloire là-dedans ? Bien sûr, j'ai démasqué un sorcier de l'Obscur s'étant dissimulé à Poudlard pendant plus de cinq ans et sauvé trois élèves à la fois d'un nid d'Acromantules et d'une meute de loups-garous, mais qu'en est-il de ce dernier trésor ?

"Les gens diront que, oui, il en a retrouvé trois, mais qu'il n'a pas réussi à trouver le quatrième. S'il était aussi prodigieux qu'il le dit, il aurait retrouvé le quatrième trésor !"

Il fit volte-face, levant son index avec triomphe.

"Et c'est là que vous intervenez. J'ai retracé les histoires et recueilli avec attention les indices. Vous, oui, vous possédez la Coupe de Poufsouffle !"

Elle parut surprise.

"Vous ne vous y attendiez pas, n'est-ce pas ? Quelqu'un de la Maison Lestrange est tombé sur l'artéfact et n'a jamais réalisé le trésor qu'il avait trouvé. S'il se trouve dans votre coffre à Gringotts ou dans le Manoir Lestrange, je ne sais pas, mais avec votre aide nous allons le récupérer !"

Il soupira dramatiquement. "J'ai essayé d'en discuter avec les gobelins, tout d'abord, mais ils se sont révélés des plus récalcitrants. Ils refusent obstinément l'entrée dans le coffre à qui que ce soit à l'exception de vous ou votre époux. Ils se sont montrés particulièrement catégorique sur ce point. Même mon extraordinaire astuce n'a pu les faire changer d'avis et coopérer." Il secoua la tête avec déconvenue. "Et, naturellement, je ne peux avoir accès au Manoir Lestrange sans votre permission et présence. Ce qui nous amène à la raison pour laquelle vous êtes ici !" Il lui lança un large sourire.

Elle le fixa longuement, cligna des yeux : "Vous m'avez fait évader d'Azkaban pour récupérer une coupe dans mon Manoir ?" Son incrédulité était palpable.

"Ou votre coffre," ajouta-t-il avec obligeance.

Les yeux de Bellatrix se plissèrent pensivement, elle considérait ses options. Il pouvait sentir les émotions qui la traversaient vacillaient entre espoir, suspicion et surprise avant qu'elles ne se stabilisent sur l'espoir.

"Et après ? Si je vous aide, que m'arrive-t-il après ?"

Il prit une pose étudiée, projetant calme et légère condescendance – cela devrait l'énerver un peu et la colère voilerait son jugement. "Peut-être devriez-vous demander ce qui arrivera si vous ne le faites pas. Je vous ai fait sortir d'Azkaban sans que personne ne le remarque, je peux vous y remettre."

Elle renifla avec dérision. "Les Aurors doivent probablement s'agiter dans tous les sens comme les stupides insectes qu'ils sont, totalement paniqués que je me sois évadée !"

"Absolument pas, ma chère, ils pensent que vous êtes en train de dormir dans votre cellule."

"Oui, bien sûr, comme si j'allais croire ça !"

"Kreattur."

"Kreattur venir quand Maître appeler."

"Kreattur, dis la vérité à Mme Lestrange, née Black, ici présente. C'est une Sang-Pure."

Kreattur se redressa un peu en entendant cet ordre.

"As-tu surveillé les Aurors et Azkaban comme je te l'ai ordonné ?"

"Ce être difficile, Maître, mais Kreattur se faufiler dans le Ministère. Kreattur pouvoir seulement observer la prison depuis le quai. Kreattur aller se rabattre la porte du four sur les doigts après comme punition."

Harry/Gilderoy laissa cette dernière déclaration sans commentaire, l'imbécile égocentrique pour lequel il essayait de se faire passer n'aurait pas remarqué ce que faisait un elfe de maison puisque cela n'avait aucun effet direct sur lui-même.

"Kreattur, est-ce que quelqu'un suspecte que Mme Lestrange, née Black, ne se trouve pas à Azkaban ?"

"Non Maître. Les seuls qui savoir être Maître, Kreattur et Honorable Mme Lestrange, née Black."

"Comment ?" répondit-elle en fixant Gilderoy intensément.

Il ricana. "J'ai laissé un golem à votre place."

Les yeux de Bella se firent ronds.

"Alors, vous voyez, cela ne serait qu'une formalité pour moi de juste vous remettre dans votre cellule si je le voulais."

Elle se renfrogna. Il pouvait sentir sa colère croissante au dilemme dans lequel elle se trouvait.

"Mais, pour répondre à votre question, je me fiche de ce que vous faites. A l'aide de quelques astuces, je peux modifier votre apparence et personne ne suspectera que vous êtes la mortellement dangereuse Bellatrix Lestrange. Vous pourrez disparaître du Monde des Sorciers. Je vous fournirai même mille gallions pour vous soutenir jusqu'à ce que vous installiez quelque part et ayez accès à votre coffre."

A moitié pour elle-même, les sourcils toujours froncés et fixant les mains de Gilderoy, elle dit : "Je pourrais retrouver la trace de mon Seigneur, je peux sentir sa présence ! Je sais qu'il se trouve là, quelque part !"

Elle considéra ses options pendant un moment avant de croiser son regard. "J'accepte."

Harry/Gilderoy pouvait sentir ce qu'elle prévoyait. Elle comptait le piéger, s'échapper à la première occasion. Il répondit "Excellent !"

Il tira sa baguette d'une main et une seconde de sa poche avec l'autre main. "Comme vous pouvez le sentir, des enchantements protecteurs entourent cette suite – anti-portoloin, anti-transplanage, et certains spéciaux basés sur l'intention qui bloquent toute magie visant à blesser."

Il lui lança la seconde baguette. "Allez-y, jetez-moi un maléfice."

Il pouvait déchiffrer ses pensées à partir de ses émotions. Le choc de reconnaître cette baguette, douze pouces et demi en noyer et ventricule de dragon. C'était la baguette qu'elle connaissait, mais sans l'être. Comment avait-il pu en acquérir une copie quasi parfaite ?

Il sourit sarcastiquement à sa réaction. "Ce n'était pas aussi difficile que vous l'imaginez. Elle est juste assez différente, cependant, pour que la plupart des gens pensent à une simple coïncidence. Maintenant, lancez-moi un sort !"

Incertitude, méfiance, curiosité. Si les enchantements protecteurs n'existaient pas, aurait-il pris un tel risque ?

"Allez-y," la provoqua-t-il. "Vous savez que vous en mourrez d'envie, ne serait-ce que pour satisfaire votre curiosité. Si vous ne le faites pas, vous vous demanderez toujours ce qui aurait pu arriver…"

Bien plus vite qu'il ne s'y attendait, son bras se dressa et une lumière rougeâtre fila de sa baguette. Seulement pour disparaître dans le néant à quelques pouces du bout de sa baguette. Elle fixa celle-ci, relativement surprise que les enchantements protecteurs aient en effet bloqués son Reducto. En toute honnêteté, ce n'était pas le cas. Les enchantements protecteurs absorbaient simplement tout sort dépassant une certaine puissance, s'accaparant leur magie. Les charmes de faible puissance et les sorts de soin seraient passés sans problèmes.

Il lui lança un grand sourire. "Excellent !" Il s'approcha et lui tendit sa baguette. Elle leva la sienne vers lui non sans hésitation.

"Jurez-vous sur votre vie et votre magie que votre magie vous empêchera de m'attaquer ou d'attaquer qui que ce soit de mes Maisons…" Cela l'empêcherait de s'en prendre à Harry ou Sirius à l'avenir.

Ses sourcils se haussèrent de surprise au fait qu'il possède plus d'une Maison.

"… à moins que ce ne soit juste dans le cadre d'une farce."

Cela lui valut un autre coup d'œil surpris. Hé, il ne voulait pas qu'elle meure juste pour s'être énervée contre lui ou Sirius et leur jeter un simple sortilège de piqûre pour lui avoir joué un tour !

"Que votre magie vous empêchera de me trahir ou de trahir qui que ce soit de mes Maisons pour quelqu'un d'autre. Que vous m'assisterez pour la récupération de la Coupe de Poufsouffle et ne la garderez pas pour vous. Que vous obéirez à tous mes ordres tant que nous sommes à la recherche de la Coupe et jusqu'à ce que nous revenions ici à la base opérationnelle, et pour le mois que s'ensuivra." À chaque condition, une lueur magique enveloppait leurs baguettes et leurs mains.

"En retour, je promets que ma magie ne me laissera pas vous livrer aux autorités pour l'un des crimes que vous avez commis ou avez été accusée d'avoir commis dans le passé, ou ceux que vous pourriez commettre en suivant mes instructions maintenant et dans le futur. Qu'elle ne me laissera pas vous ramener à Azkaban ni aucune autre prison ou structure pénitentiaire officielle pour ces crimes après que nous ayons récupéré la Coupe de Poufsouffle. Que tout crime commis en-dehors de mes ordres est de votre responsabilité, ainsi que le châtiment que vous pourriez recevoir ou vous voir assigné pour les crimes commis après que nous ayons récupéré et restitué ladite Coupe. Que sur ma vie et sur ma magie, je vous assisterai dans la création d'une nouvelle identité physique afin que vous puissiez circuler dans le Monde des Sorciers sans être reconnue comme étant Bellatrix Lestrange, née Black, à moins que vous ne révéliez cette information à d'autres vous-même. Que je vous fournirai une assistance financière par le montant d'un millier de gallions après notre récupération de la Coupe. Que je vous permettrai de quitter cette base, dans le cas où vous en décideriez ainsi, par vous-même à n'importe quel moment un mois après que nous ayons achevé la récupération de la Coupe de Poufsouffle. Que vous pourrez rester ici, si vous le désirez, sous la protection de mes Maisons et pour aussi longtemps que vous le désirez. Que je ferai tout mon possible pour vous protéger tant que vous serez sous ma protection.

"Qu'il en soit ainsi."

Après quelques secondes de réflexion quant à ce qu'elle s'apprêtait à jurer, elle répondit : "Qu'il en soit ainsi." Elle était mécontente de ne pouvoir partir immédiatement pour commencer ses propres recherches, mais elle saurait être patiente.

Les éclats de lumière s'intensifièrent, puis se fondirent dans leurs poignets.

Elle n'avait par remarqué les failles laissaiées à son avantage à lui dans le serment.

"Excellent ! A présent, bien que j'aurais aimé pouvoir commencer immédiatement, vous n'êtes pas en condition pour des activités aussi épuisantes. Au cours de prochaines semaines, vous resterez ici et récupèrerez de votre abominable temps à Azkaban. Kreattur fournira des repas nourrissants dans le but d'aider votre corps à se rétablir. Je ferai l'acquisition de potions pour aider à réparer tout dégât physique ou mental dont vous avez pu souffrir."

Elle acquiesça à ses mots.

"La semaine prochaine, j'ouvrirai une salle d'entraînement pour vous afin que vous puissiez vous réhabituer à une utilisation régulière de votre magie sans efforts excessifs.

"Pour vous aider à vous mettre au courant des nouvelles récentes, Kreattur vous apportera certains numéros choisis du Daily Prophet de l'année écoulée." Un tas de papier colossal apparut dans un coin de la pièce. "Si vous souhaitez me contacter, Kreattur peut relayer vos requêtes.

"Aussi, une fois que nous aurons acquis la Coupe de Poufsouffle, je vous familiariserai à mes Maisons et à leurs membres importants afin que vous ne violiez pas par accident votre serment. D'ici là, je vous dis adieu !" Il se détourna et quitta la pièce.


Sa visite au Directeur remontait maintenant à six semaines et il était temps de retourner le voir. Dumbledore n'avait toujours pas mentionné s'il avait fait quelque progrès quant aux horcruxes, soit en pensant à de possibles objets soit à où ils pourraient être cachés. Harry/Gilderoy commençait à s'inquiéter à ce sujet. Avait-il déterminé que l'Anneau était l'objet suivant par logique ? Le vieil idiot était-il allé à la recherche de l'anneau seul ? Si ce n'était pas le cas, il était temps pour Harry de s'en occuper. Il n'oserait pas attendre plus longtemps. Il lui fallait s'en débarrasser avant que lui et Bella ne partent à la recherche de la Coupe de Poufsouffle.

Gilderoy trouvait qu'il paraissait particulièrement fringant tandis qu'il parcourait les couloirs de l'école juste après le déjeuner du lundi, ses boucles dorées encadrant parfaitement son visage. Il portait en ce jour un set de robes azur qui faisait ressortit le bleu de ses yeux. Il avait tout du sorcier puissant et important tandis que sa cape claquait dramatiquement derrière lui. Les sorcières se pâmaient presque lorsqu'il passait près d'elles, il pouvait pratiquement sentir les étoiles dans leurs yeux.

Il devrait avoir juste assez de temps avant que son premier cours de l'après-midi ne commence pour obtenir les réponses qu'il voulait.

Il se trouva bientôt à gravir l'escalier menant au bureau de cette vieille fraude. Quelques instants plus tard, il fit irruption sans prendre la peine de frapper, et prit Dumbledore au dépourvu. "Albus," lança-t-il gaiement.

Le Directeur tira sa manche droite pour dissimuler sa main.

Harry/Gilderoy perdit son calme à la vue de la Malédiction de Flétrissure affectant la main du sorcier.

"Expelliarmus !" s'écria-t-il, prenant le Directeur complètement par surprise. Le sort le fit s'écraser contre le mur derrière le bureau tandis que la baguette dans sa poche fila droit dans la main d'Harry/Gilderoy. L'instant où il la saisit de sa main droite, il sut que c'était le Bâton de la Mort. Bon sang ! Maintenant il possédait un tiers des Reliques de la Mort, deux tiers si la Magie considérait qu'il était pour ainsi dire copropriétaire de la Cape d'Invisibilité d'Harry.

"Espèce de vieux fou stupide, pompeux, arrogant, ignorant et vénal !" ragea Harry contre le sorcier, toujours au sol parmi les débris du fauteuil de son bureau, le fixant de ses yeux hébétés. "Avez-vous complètement perdu la tête ?" Harry toisa le sorcier par-dessus le bureau. "Vous allez mourir parce que vous avez été trop stupide pour demander l'aide que j'étais prêt à vous offrir. Je n'arrive pas à croire que vous soyez si égocentrique que vous avez cru être infaillible, que vous êtes immortel et ne pouvez pas mourir ! Eh bien, maintenant vous savez que vous aviez tort, pas vrai ! Vous n'êtes pas immortel. Vous n'êtes pas infaillible. Et vous n'êtes pas le plus brillant sorcier vivant, vous n'êtes pas le plus intelligent vivant ! Peu importe vos illusions de grandeur, votre vanité vous a tué !

"Et pour quoi ? Un stupide anneau maudit ! Que vous saviez être maudit ! Dites-moi, cela en valait-il le coup ? Abandonner tous vos plans, toutes vos intrigues, le destin du Monde des Sorciers tout entier, juste afin de pouvoir parler avec votre sœur pendant cinq minutes ?" Le sorcier releva vivement les yeux vers lui, sous le choc. "CELA EN VALAIT-IL LA PEINE ?" tonna Harry.

Le vieux sorcier cilla et secoua lentement la tête.

"Donnez-le-moi ou je l'Accio, même si cela arrache le doigt de votre main !"

Dumbledore fixa le sorcier furieux. Il n'aurait jamais suspecté que Lockhart ait une telle puissance, sa magie créant des effets de lumière autour de lui et ses yeux luisants d'un vert brillant et menaçant. Avec sa magie luttant contre la malédiction, le vieux sorcier savait qu'il ne pourrait gagner un combat face à ce jeune sorcier, en particulier sans la Baguette de Sureau.

Mais l'Anneau !

Il vit Lockhart pointer le Bâton de la Mort sur lui et sut qu'il avait déjà perdu. Même à son apogée, il n'aurait pas pu vaincre l'autre sorcier tant que celui-ci tenait l'invincible Relique de la Mort dans sa main, prêt à l'utiliser. Lentement, à regret, il tira l'Anneau de son doigt. Il ne l'avait pas plus tôt passé au-dessus de son ongle qu'il lui fut arraché des mains et vola jusqu'à l'autre sorcier.

Le sorcier blond examina l'Anneau un moment. "Enfin, au moins vous vous êtes débarrassé de l'horcruxe. Dieu soit loué pour les petites choses, au moins je n'ai pas à le faire en plus." Presque comme s'il venait de prendre une décision, il incanta "Incarcerus" et des cordes apparurent et s'enroulèrent autour du vieux Directeur. Un rapide Stupefy le suivit. Il ne voulait aucune attaque par surprise pendant qu'il était distrait.


Pas de coins des expressions mais une courte note de l'auteur :

A/N : "Pour ceux intéressés par ce genre de choses, j'ai mis en ligne sur mon compte DeviantArt (cherchez tkepner sur le site) les plans et les idées de couleurs du 12 Square Grimmaurd comme décrit dans ce chapitre."

T/N : Merci Harry-Sterek-1969 pour ta correction de ce chapitre ! Il en avait terriblement besoin vu tout ce que j'ai corrigé !