Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N: Hey ! Je suis en vie ! J'ai juste été (trop) occupé récemment, mais me revoilà ! Je vais essayer de reprendre un chapitre par semaine en alternant Amalgum et L'Animagus ! Sinon, j'ai aussi posté un OS avec Luna comme personnage principal et un style d'écriture un peu Lovecraftien, jetez-y un coup d'œil si le cœur vous en dit !


"Fumseck !" appela Harry/Gilderoy. "J'ai besoin de ton aide, s'il te plaît. La sécurité de l'école est compromise." Il attendit un instant, puis appela encore : "Fumseck !" Juste au moment où il s'apprêtait à conclure que l'oiseau ne viendrait pas, un éclat de flammes surgit dans la pièce et le phénix plana jusqu'à son perchoir.

Harry lui fit un large sourire, authentiquement heureux de voir l'oiseau. Il s'approcha et commença à caresser la tête de Fumseck. "Je suis vraiment désolé de te déranger, mais cet abruti sénile, ce maudit idiot de vieux sorcier juste ici, a signé son arrêt de mort, bien qu'il ne mourra pas avant plusieurs mois, et maintenant nous devons faire quelques arrangements pour le remplacer."

Le phénix tourna la tête pour examiner le Directeur, puis émit des trilles aux tons mélancoliques.

Harry/Gilderoy sortit une plume et un parchemin d'une de ses poches et écrivit quelque chose rapidement. "Pourrais-tu avoir la gentillesse d'apporter ceci au Professeur McGonagall et de l'amener ici, s'il te plaît ?"

L'oiseau se retourna et le fixa.

Il baissa la tête. "Oui, je sais, tu n'es pas une fichue chouette postale." Il releva les yeux. "Mais une chouette postale ne pourrait pas ramener cette chère Professeur, pas vrai ? S'il te plaît ?" Il tendit le parchemin vers l'oiseau. "Il nous faut nous assurer que quelqu'un surveille ce vieil idiot de sorcier afin qu'il ne tue pas tout le monde dans l'école en faisant quelque chose d'incroyablement stupide, pour le Bien du plus grand nombre, bien sûr." Il fixa le sorcier inconscient avec colère.

Le phénix souffla, puis saisit le parchemin et disparut dans un jaillissement de flammes.

Dix secondes plus tard, il revint avec une Professeur McGonagall paniquée agrippée à ses plumes rectrices.

"Gil, que se passe-t-il ?" lança-t-elle avant de s'étrangler en voyant le Directeur ligoté reposant parmi les vestiges de son fauteuil.

Harry/Gilderoy serra les dents tandis que sa colère revenait à pleine puissance. Il essaya d'expliquer calmement. "Ce sombre idiot a ignoré toute notion de bon sens et décidé de partir à la recherche d'un objet profondément maudit et Obscur sans renforts et a réussi à se tuer tout seul. Malheureusement," il lança un regard dur au sorcier, "cela n'a pas été immédiat, nous devons donc nous coltiner le vieux cinglé pendant neuf mois de plus."

Elle s'étrangla à nouveau, les yeux écarquillés à l'extrême, une main sur la bouche sous le choc.

"Et c'était après que je lui ai dit de m'informer de ce qu'il se passait et de m'emmener avec lui avant qu'il ne fasse quelque chose de stupide." Gilderoy ne put s'empêcher de rajouter sarcastiquement : "Mais il est le Grand-Infaillible-et-Ne-Commettant-Jamais-Aucune-Erreur Dumbledore !" Il secoua la tête avec colère. "Et donc, il a foncé tête baissée et voies où ça l'a amené ! S'il m'avait demandé à moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard et Pourfendeur de Basilic, de l'accompagner, cela ne serait jamais arrivé ! Je me suis déjà débarrassé de trois de ces dangereux objets Obscurs, mais, après tout, que saurais-je qu'il ne sache pas ? Trouduc !"

Gilderoy gronda de fureur. "Donc il a stupidement touché à un objet maudit qui avait un puissant sortilège de compulsion – c'est fou, il était à la recherche d'un Artéfact Obscur maudit, qui se serait attendu à ce qu'il y ait une Malédiction Obscure dessus ? – et maintenant il est affligé d'une Malédiction de Flétrissure, comme tu peux le voir à l'état de sa main."

Harry/Gilderoy se prit le visage d'un geste dramatique et se passa ensuite la main sur le cou. "Je m'attends à ce qu'il ne tienne pas neuf mois, même avec les potions spéciales que, je suis sûr, le Professeur Rogue lui fournit." Il s'interrompit et croisa les yeux de la sorcière pour voir sa réaction. Ses émotions étaient trop tumultueuses pour qu'il puisse établir une analyse définitive.

"Ce terrible manque de bon sens est juste un fragment du modèle éducatif qu'a adopté Dumbledore, ignorant la sécurité des élèves et la qualité de leur éducation, dans sa poursuite entêtée de quelque fantôme du 'Bien du plus grand nombre' dont il pense que cela prend préséance sur ses devoirs en tant que Directeur."

Harry/Gilderoy se retourna et lança un bref Ennervate sur le Directeur, suivi d'un sort de silence.

"La seule responsabilité qu'il ait en tant que Directeur est de fournir une éducation de qualité et d'assurer la sécurité des élèves. Nul Directeur ne devrait placer les intérêts politiques du Monde des Sorciers avant ses élèves. Ses actions prouvent qu'il ne se préoccupe tout simplement pas des élèves, de leur sécurité ou de l'école elle-même – compte tenu de ce qu'il s'est produit l'an passé et avec Hagrid il y a cinquante ans, je me demande si cela a un jour été le cas – par conséquent, il a failli en sa position de Directeur de cet établissement."

Harry/Gilderoy prit une profonde inspiration et essaya de se calmer. "La raison pour laquelle je vous ai demandée de venir ici, Professeur McGonagall, est que nous devons agir de façon préventive. Cette andouille," il pointa dédaigneusement le Directeur d'une main, "n'aurait informé personne de la gravité de son affliction avant de passer l'arme à gauche, ce qui aurait causé toutes sortes de paniques et de bouleversements sans aucune raison. Et," dit-il d'un ton grave, "si je laisse cela au Conseil d'Administration, le poste de Directeur deviendrait un nouveau Souafle politique et resterait vide des mois durant." Il ignora le vieux sorcier au visage rouge, que cela ait été rouge de honte ou de rage, il s'en fichait.

Il leva les yeux vers elle. "J'invoque mes droits en tant que Lord Serpentard," il leva sa main, permettant à l'anneau de devenir visible et le montra aux deux autres. "Et mes droits en tant que Lord Gryffondor." Le Professeur McGonagall était déjà au courant puisqu'elle était sa mandataire auprès du Magenmagot pour Gryffondor. "… pour vous nommer, Professeur McGonagall, en tant que Directrice, effectif dès le jour suivant la fin de l'année en cours. Le Conseil d'Administration continuera à gérer le reste des affaires de l'école comme de coutume. Qu'il en soit ainsi."

Il y eut un flash de lumière dans le bureau.

Il se tourna vers le Directeur, lançant un Finite à son Incarcerus. "Je m'attends à ce que vous lui enseigniez ce qu'elle a besoin de connaître au sujet de son contrôle actif des enchantements protecteurs et des autres aspects de Poudlard qu'elle n'a pas encore expérimentés dans son rôle de Directrice Adjointe, ainsi que quoi que ce soit d'autre que vous connaissez ou suspectez au sujet du Château et de ses environs. Me suis-je bien fait comprendre ?"

Le vieux sorcier avait senti le contrôle des enchantements protecteurs changer pour répondre au nouveau statut de Directrice-en-formation du Professeur McGonagall. Il ne pouvait plus influer sur les enchantements protecteurs sans sa permission, maintenant, cela le limitant à seulement les niveaux les plus basiques de contrôle. Tout avertissement qu'ils envoyaient, elle le sentirait. Il acquiesça lentement, se demandant comment les choses avaient pu tant dégénérer hors de son contrôle, simplement en ayant engagé un escroc dans l'intention de le dévoiler aux yeux de tous.

"Je m'attends à ce que vous prévoyiez tous les deux une annonce, Albus, et pour très bientôt, expliquant que vous vous retirez pour poursuivre de nouveaux champs de recherche. De préférence cette semaine." Il se tourna vers la sorcière. "Tu peux choisir ton Directeur Adjoint de remplacement parmi les professeurs ou ailleurs, comme tu veux. Pour l'année prochaine, il te faudra aussi choisir un remplaçant pour toi en tant que Professeur de Métamorphose ainsi qu'un Professeur de DCFM. Je te suggère de demander à Remus Lupin s'il aimerait tenter sa chance à ce poste. C'est un loup-garou, comme tu le sais, mais je pense qu'il est le plus qualifié pour me succéder lorsque je partirai dans quelques mois." Il prit le temps de réfléchir.

"Tu devrais aussi chercher à remplacer le Professeur Binns. Il ne mentionne même pas quoi que ce soit s'étant produit au XXe siècle. Et la Guerre des Sorciers de la fin des années 70 est assez importante. De même, la classe du Professeur Trelawney devrait être une option d'un an. Les élèves qui montrent un véritable talent pour la divination pourraient prendre les cours avancés s'ils le désirent. Le professeur d'Étude des Moldus est une blague, les Nés-Moldus me disent que ses cours sont désespérément surannés et qu'il ne sait même pas ce qu'est un ordinateur ou que les Moldus ont envoyé des hommes sur la Lune, plusieurs fois, et envisagent maintenant de se tourner vers Mars. Je suggère qu'un Né-Moldu diplômé soit engagé avec l'accord tacite que chaque vacances d'été devraient être passées dans sa famille moldue pour se tenir informé des avancées des Moldus depuis l'été précédent, avec une paie complète." Il se redressa, réfléchissant encore.

"Il nous faut une classe d'Étude des Sorciers, obligatoire pour tout étudiant Sang-Mêlé et Né-Moldu. Les Sang-Purs pourraient y assister s'ils le souhaitent. Je te suggère de contacter Andromeda Tonks pour cette position, elle est une fille de la Maison Black et a été rigoureusement éduquée dans les anciens us et coutumes par ses parents. Si elle refuse, alors peut-être que Madame la Douairière Londubat accepterait de partager son expertise."

Le Professeur McGonagall semblait encore sous le choc de ce qui venait de se produire.

"Bien," dit finalement Harry/Gilderoy, "je crois que c'est tout. Je vais vous laisser vous en charger tous les deux." D'un geste négligent de sa baguette, il dissipa le sort de silence. Et bien que le vieux sorcier pouvait faire de la magie sans baguette, il serait limité en magie à ce qui équivalait à de simples tours de passe-passe jusqu'à qu'il dépoussière sa vieille baguette.

'Enfer et damnation !'se dit Harry/Gilderoy en parcourant les couloirs à grand pas. Il possédait maintenant deux des Reliques de la Mort. Il espérait bougrement que la jeune version d'Harry ne comptait pas comme lui possédant la Cape d'Invisibilité – il avait emprunté la cape à une occasion, et l'avait promptement restituée. Il ne VOULAIT PAS redevenir le Maître de la Mort. Une fois était suffisant, merci beaucoup.

'Bordel !' Quel sac de nœuds. Cela allait lui demander un sacré travail pour tout régler. Il avait véritablement cru que Dumbledore lui demanderait son aide avant de partir à la recherche de l'anneau. Que cet idiot ait pu jeter sa vie aux orties, et tous ses plans, constituait un choc majeur. Juste penser à la stupidité impliquée par la décision de Dumbledore faisait bouillir son sang.

Il passa en trombe les couloirs menant à son bureau, les étudiants se jetant à couvert en fixant le rougeoiement visible de la magie tourbillonnant autour de lui. Ils ne l'avaient jamais vu en colère ou avec une expression si sévère – et plus d'un se trouvèrent terrifiés à l'idée de ce qui pourrait rendre le professeur connu pour sa gaité et sa bonne humeur AUTANT en colère.

L'année prochaine était réglée, après tout Sirius était déjà sorti d'Azkaban, et légalement. Le Tournoi de Trois Sorciers, cependant, était un problème. 'BORDEL !' Il avait complètement oublié Barty Croupton, les deux d'entre eux.


"Bonjour Madame Bones," dit Harry/Gilderoy, son sourire aussi éblouissant que d'habitude. Son dernier cours s'était achevé à quatre heures, lui donnant suffisamment de temps pour rendre visite à sa seconde représentante des forces de l'ordre préférée – Tonks, bien sûr, étant la première. "J'espérais vous trouver encore ici."

La Directrice du Département de la Justice Magique vint à sa rencontre. "Je serai toujours là pour vous, Lord Lockhart-Black," dit-elle chaleureusement. Ils se serrèrent la main avant de s'asseoir sur un divan et dans un fauteuil confortable de chaque côté du bureau. Elle fit un geste de sa baguette en direction de la table et un service à thé apparut. "Du thé ?"

Gilderoy s'appuya contre le dossier, à son aise, sirotant le thé fumant. C'est ce qu'il avait souhaité toute sa vie, des gens importants le reconnaissant comme l'un des leurs. Plus de mise à l'écart parce qu'il n'était qu'un inconnu impuissant.

Il savait qu'elle suspectait qu'il avait plus que juste ces deux titres de Lord. Sa petite combine le samedi précédent ne tromperait pas les experts politiques les plus futés. Le Magenmagot n'avait plus vu de Gaunt, Serpentard ou Gryffondor depuis des décennies. Que tous apparaissent avec lui comme Lord Black impliquait plus que juste une connexion fortuite entre eux. En particulier quand deux des trois représentants étaient des professeurs de Poudlard, comme lui.

A ce propos, les deux sorcières en question avaient su montrer leur appréciation d'avoir été nommées comme mandataires. Sinistra avait même laissé entendre être intéressée par l'idée de rendre cet arrangement permanent en tant que Lady Serpentard – elle n'était, après tout, qu'un an ou deux plus jeune que lui. Tous ses cours se déroulant de nuit, elle n'aurait aucun conflit horaire pour assister aux sessions régulières du Magenmagot, l'avait-elle informé. Le Professeur McGonagall n'avait aucune intention de devenir la Lady Gryffondor, mais elle se ferait un plaisir de rester sa mandataire jusqu'à ce qu'il trouve un remplaçant à temps plein – ce qui était une bonne chose puisque Gilderoy savait qu'il ne convaincrait jamais le jeune Harry d'épouser la sévère enseignante pour qu'elle conserve le titre ! D'ici là, les secrets d'Harry Potter seraient en sécurité.

Mais bien que Madame Bones ait pu suspecter qu'il possédait ces titres, c'est tout ce dont il s'agissait : des soupçons.

Bien, il était temps de passer aux choses sérieuses. "Certaines choses ses sont produites à Poudlard que vous devriez savoir, Madame Bones," commença-t-il. Elle se redressa dans son fauteuil. "Mais avant que je ne vous les révèle, puis-je mettre en place quelques enchantements protecteurs ?"

"Mon bureau est régulièrement vérifié pour tout sort d'espionnage, Milord," dit-elle, quelque peu offensée qu'il la croit si laxiste quant à sa sécurité.

"Je suis sûr que vous avez l'un des Indicibles s'occuper de cette corvée, cependant, on peut alors se demander, qui vérifie après les Indicibles ? Si je me souviens bien, l'un d'eux était un Mangemort durant la dernière guerre."

Elle fronça les sourcils, mais lui fit un geste pour lui dire de procéder.

Il lui accorda un large sourire et se leva. Le sort qu'il lança était complexe et les entoura tous deux d'un scintillement visible – seulement aux participants – jusqu'à ce que l'incantateur ne le dissipe. Un sorcier Amérindien le lui avait appris lors des derniers jours de la guerre, quand la sécurité opérationnelle était devenue une obsession.

"Voilà, quoi que nous disions ne pourra être compris par qui que ce soit autre que nous. Simplement retirer les sorts d'écoute, vous savez, n'empêche personne d'insérer un capteur physique dans la pièce, ni à un insecte animagus de se faufiler." Il sortit un parchemin de ses robes et le lui donna. "Le sort que je viens juste d'utiliser et ses paramètres," fournit-il comme explication. "Je vous prierai de le garder comme secret du DJM."

Elle prit le parchemin, hochant la tête en assentiment.

Il se rassit. "Comme vous le savez, d'après les souvenirs que vous avez vu de M. Potter, Voldepute est un esprit actuellement en train de chercher à prendre possession d'un corps vivant. Il n'a, pour l'instant, trouvé aucun autre partisan à posséder, mais il essaye.

"Je suis sûr que vos Indicibles vous ont donnée des indices sur comment il est parvenu à échapper à la mort – je vais vous le confirmer, il utilise des horcruxes, des Ancres d'Âme, pour rester sur ce plan d'existence alors même qu'il est mort et qu'il n'est ni un fantôme ni un poltergeist. Et c'est horcruxes, au pluriel, comme dans plus d'un."

"Par Merlin," chuchota-t-elle en acquiesçant. "Nous suspections un horcruxe, mais plusieurs ?" Elle frissonna. "Les Indicibles ne pensaient pas qu'il puisse en avoir plus d'un. Plus d'un conduirait tout sorcier à la folie, disaient-ils."

"Il en a fait cinq."

"Cinq ?" dit-elle faiblement en cillant.

"En effet. Je pense qu'il avait l'intention, il y a onze ans de cela, d'utiliser la mort d'Harry Potter pour en créer un sixième et dernier. S'il revenait à la vie, je suis sûr que la première chose qu'il ferait serait de créer ce dernier horcruxe.

"Jusqu'à présent, j'en ai détruit trois : son journal de l'époque où il était un élève de Poudlard, le Médaillon de Serpentard et le Diadème de Serdaigle. C'est ainsi que j'ai découvert qu'il utilisait des horcruxes, vous voyez. Lorsque j'ai tout d'abord trouvé le Diadème de Serdaigle, la magie qu'il dégageait était si odieuse qu'elle en était presque visible. J'ai rapidement déterminé de quoi il s'agissait et détruit l'Âme qui y était stockée tout en préservant les enchantements originaux. Ce n'était vraiment pas si difficile, je suis Gilderoy Lockhart, après tout." Il lui lança un large sourire qui la fit légèrement tressaillir, s'attendant à son interminable liste de titres auto-glorifiant. "Lorsque j'ai trouvé son journal, eh bien, cela m'a confirmé qu'il en avait fait plus d'un. Puis j'ai découvert le Médaillon de Serpentard, également infesté. Il fut alors temps d'établir combien il en avait fait !

"Remarquez-vous la tendance générale des objets d'importance ? Je prévois que la Coupe de Poufsouffle est aussi un horcruxe." Gilderoy expliqua ensuite sa conversation avec Dumbledore, dans le moindre détail. "Donc, c'était soit cinq soit sept scissions de son âme.

"Malheureusement, et la raison pour laquelle je vous révèle cela maintenant, est que le Directeur Dumbledore a trouvé et détruit un quatrième horcruxe – et qu'il ne s'agissait pas de la Coupe de Poufsouffle. Ce quatrième horcruxe, plus celui que je sens se déplacer dans Poudlard, qui est probablement la Coupe de Poufsouffle, font un total de cinq. Lorsque vous ajoutez Voldepute, cela fait six, ce qui voudrait dire qu'il essayait d'atteindre le chiffre magique sept.

"Enfin bref, stupidement, ce vieux gâteux de Directeur est parti à la recherche du quatrième horcruxe sans moi, Gilderoy Lockhart, pour le soutenir. Après tout, je n'ai trouvé et détruit en toute sécurité que trois Ancres d'Âme sans subir la moindre blessure, donc pourquoi aurait-il eu besoin de mon expertise ?" ajouta-t-il sarcastiquement. "Il est, naturellement, le Grand Albus Dumbledore, le sorcier qui sait tout, ne fait jamais d'erreur et ne surestime jamais son intelligence et ses propres capacités."

Il secoua la tête avec un air de regret. "Il a contracté un Malédiction de Flétrissure fatale. Il aura de la chance s'il tient jusqu'à Noël, et sera définitivement mort d'ici le retour de cette saison l'année prochaine. Ce qui est pourquoi je suis ici."

"Mort ?" répéta Madame Bones, choquée qu'un sorcier aussi puissant puisse tomber ainsi.

"Oui. Les Lords Serpentard et Gryffondor ont nommé le Professeur McGonagall en tant que Directrice, effectif à partir de la fin de cette année scolaire. Albus lui montrera ce qu'elle a besoin de savoir à propos de cette position au cours de l'été. Heureusement, elle était Directrice Adjointe et est déjà familière avec la plupart des responsabilités.

"Ils réaliseront une annonce conjointe plus tard cette semaine qu'Albus prend sa retraite pour poursuivre de nouvelle recherches et qu'elle assumera sa position en tant que Directrice. Je voulais que vous connaissiez la véritable raison et vous prépariez à son éventuel décès."

Elle s'avachit dans son fauteuil, ressassant tout ce qu'il venait de lui dire. Il resta assis en silence à boire son thé, et se resservit même pendant qu'elle réfléchissait. Finalement, elle releva les yeux. "Je vous remercie, Milord. Toutes ces informations sont des plus perturbantes."

Il sourit avec contentement. "S'il vous plaît, gardez l'information au sujet des horcruxes pour vous. Je crains que les Indicibles ne voudraient récupérer le dernier pour l'étudier plutôt que le détruire pour nous débarrasser à tout jamais de Lord Voldepute."

Il se leva et se frotta les mains. "Cela fera le plus grand best-seller de l'histoire, lorsque je publierai finalement l'histoire complète de ma quête pour détruire le Seigneur des Ténèbres Jedusor !" Il soupira. "Mais cela ne sera pas avant quelques années. Même après m'être occupé des horcruxes, il nous faudra nous occuper de son esprit lui-même. Je crains qu'avec la chute d'Albus, la populace ne perde courage si le Sombre Idiot parvient à revenir dans deux ans."

Elle se leva, lentement, tandis qu'il se dirigeait vers la porte. Il avait une main sur la poignée lorsqu'il se retourna soudain. "Ah ! J'allais oublier !"

Elle croisa son regard, tirée du fil de ses pensées. Elle arqua un sourcil.

"J'ai parcouru les archives d'Azkaban lorsque je faisais des recherches sur l'incarcération de Sirius Black. En faisant cela, j'ai remarqué que, peu de temps avant que Barty Croupton Junior ne meure, sa mère et son père lui ont rendu visite. Sa mère était mourante et voulait voir son fils une dernière fois. Dans la semaine qui suivit, elle mourut et M. Croupton enterra sa femme au cours d'une cérémonie privée.

"Barty Croupton Junior, bien que n'étant pas dans une forme incroyable, était au moins en aussi bonne santé que n'importe quel autre détenu, mais il mourut dans les cinq jours qui suivirent leur visite. Comme il est étrange que mère et fils meurent ainsi à des dates si proches l'une de l'autre, et ce juste après leur dernière rencontre.

"Mon elfe de maison me dit que Winky, l'elfe de maison de la famille Croupton, s'occupe d'un invalide qui ne quitte jamais sa chambre. Étrange, n'est-il pas, qu'un homme sans aucun proche en vie ait son elfe de maison qui s'occupe d'un proche malade dans ce qui fut un jour la chambre de son fils ? Est-il au-delà du domaine du possible que l'usage de Polynectar ait permis à Mme Croupton de remplacer son fils à Azkaban et que l'enterrement 'privé' n'ait été qu'une farce ?"

Il lui lança un sourire rayonnant. "Enfin, je ne suis pas du genre à dire à quelqu'un d'autre comment gérer son département, mais peut-être que vous devriez vérifier et voir s'il se trouve un corps dans la tombe de Mme Croupton. Et si oui, s'agit-il bien de Mme Croupton ?"

Il tira sa baguette et annula son sort d'intimité. "Bonne journée à vous, Madame," dit-il en quittant le bureau d'un pas enjoué. La sorcière le fixa, complètement sidérée par ses commentaires de départ d'apparence fantasques qui venaient de mettre son monde sens dessus dessous. Une fois de plus.


Le Monde des Sorciers avait pris la "retraite" de Dumbledore plutôt calmement, avec de nombreuses lettres de "merci pour votre bon travail" de journaux et rédacteurs en chef. Il y eut aussi quelques lettres et articles de félicitations adressés à la Directrice McGonagall. Et le recrutement avait été lancé pour trouver des professeurs de Métamorphose et de DCFM de remplacement. Dans son interview pour le Daily Prophet, elle mentionnait son intention d'introduire quelques changements au sein de l'école – la plupart, remarqua Harry/Gilderoy, étaient ses suggestions de ce fameux après-midi dans le Bureau du Directeur.

Avant qu'Harry/Gilderoy ne s'en rende compte, Juin était sur eux, et il commençait à manquer de temps pour récupérer la Coupe de Poufsouffle. Le mercredi soir, après le dîner, il se rendit au Square Grimmaurd.

Bella semblait en meilleure santé. Deux semaines de potions de soin quotidiennes lui avait rendu son physique – elle était redevenue la magnifique femme qui attirait l'attention de tout homme qui l'apercevrait. Cela, bien sûr, représentait un problème. Il n'aurait pas fallu que quelqu'un "voit" Bellatrix Lestrange après qu'elle ait été déclarée morte à Azkaban !

Le soir précédent, il avait fait découvrir à la Sang-Pure quelque chose que la plupart des sorciers et sorcières de Sang Pur ou Mêlé ne connaissaient absolument pas – la teinture pour cheveux. Bella était à présent blonde, avec des cheveux ondulés lui descendant jusqu'aux épaules. Même ses sourcils étaient blonds – la plupart des femmes oubliaient cela, trahissant par là même qu'elles n'étaient pas des blondes naturelles. Des lentilles de contact avaient changé la couleur de ses yeux en bleu – un léger sort antidouleur l'avait rapidement habituée à leur présence. Elle pouvait les porter une semaine avant de devoir les enlever. Personne l'apercevant n'aurait suspecté qu'elle était une fille de la Maison Black. Et un sorcier ne pourrait accidentellement, ou volontairement, dissiper ces méthodes de déguisement moldues avec un simple Finite. Pas même la Cascade des Voleurs des Gobelins ne dévoilerait la supercherie.

Son entraînement avec sa nouvelle baguette avait porté ses fruits, elle était aussi douée avec celle-ci qu'elle l'avait jamais été avec son ancienne.

"Okay, Bell," – après force discussions, et quelques sorts lancés des deux côtés, ils avaient décidé que Bell était un dérivé acceptable de Bellatrix. Cela ne ferait pas remarquer immédiatement aux gens que son nom original était Bellatrix, et elle répondrait instinctivement à celui-ci plutôt que d'ignorer la personne l'appelant. Si quelqu'un lui demandait plus spécifiquement, son nom complet était Belladonna. – "Je suis prête."

A cette déclaration, ils transplanèrent depuis le salon du Square Grimmaurd – pas qu'elle l'ait reconnu après tous ses changements – et réapparurent devant un champ vide. La connexion au réseau de Cheminettes du Manoir Lestrange n'admettrait personne ne se trouvant pas déjà enregistré dans les enchantements protecteurs. Bien sûr, le Ministère avait aussi déconnecté la Cheminette des Lestrange du réseau pour non-utilisation depuis des années.

Elle le tenait par le bras, comme s'ils étaient un couple, et avança en direction de ce qui paraissait être un mur de pierre leur arrivant à la taille. Comme pour la Voie Neuf ¾, ils avancèrent tout droit au travers et une allée suffisamment large pour un coche apparut devant eux, menant à un haut mur entourant une propriété dont le portail était clos. Bell s'approcha du portail et plaça une main sur le blason des Lestrange en son centre. Les battants s'ouvrirent instantanément. Une courte marche de cinq minutes plus tard et ils se tenaient sous le porche. Comme elle lui avait dit de faire, il ne lâcha pas son bras. S'il l'avait lâché, les enchantements protecteurs et pièges partout sur le terrain et sous le porche se seraient activés et auraient immédiatement attaqué l'intrus.

Quelques secondes plus tard et ils étaient à l'intérieur. Elle se tourna vers lui. "Très bien, maintenant, à quoi est-ce qu'elle ressemble. Vous avez évité de le mentionner jusqu'à présent." Elle le fixa d'un air suspicieux.

Il sourit, dévoilant ses dents parfaites et étincelantes. "Eh bien, il s'agit d'une coupe en or avec deux anses." Il leva ses mains comme pour indiquer sa taille. "Elle fait à peu près Stupéfix !"

Avec ses mains à seulement quelques pouces d'elle, elle n'eut pas le temps de réagir et s'effondra. Un portrait proche tonna : "Comment osez-vous !" Sa baguette maintenant en main, il la pointa tout en incantant une version spéciale du sort Incendio qui visait les portraits. Il avait appris cette leçon durant la Guerre – ne laisser aucune preuve. Un instant plus tard, tous les portraits en vue avaient été réduits à l'état de cendres tombant au sol, leurs occupants n'ayant pas eu le temps de s'enfuir.

"Kreattur ! Dobby !"

Un duo de POPs répondit à son appel.

"Prenez tout ce qui possède de la valeur, y compris le mobilier. Ne laissez que la structure elle-même : murs, sols, plafonds, portes, fenêtres etcetera. Détruisez tous les portraits avant d'entrer dans une pièce. Fouillez les moindres recoins. Cherchez de possibles pièces ou compartiments secrets. Utilisez votre magie pour repérer les sorts dangereux pour ne pas vous blesser. Mettez tout dans le nouveau coffre que j'ai ouvert à Gringotts, vous en avez la clé. Diminuez la taille de ce que vous pouvez et faites aussi peu de trajets que possible. Mettez tous les Artéfacts Obscurs et objets maudits dans la zone de stockage appropriée du coffre. Si vous trouvez le moindre objet d'origine gobeline, maudit ou non, amenez-le-moi. Et trouvez-moi la clé du Coffre des Lestrange. S'il y a la moindre chose que vous pensez que je devrais examiner, venez me chercher."

Les deux elfes de maison restèrent silencieux un moment, regardant autour d'eux, avant que Dobby ne réponde tristement, "Nous pas pouvoir. Nous avoir besoin de la permission du Lord ou de la Lady."

"Ah." Il aurait dû s'y attendre. Il se tourna vers Bell et la lévita jusqu'à un fauteuil proche. "Ennervate. Confundo. Imperio. Donne à ces deux elfes de maison la permission de faire tout ce qui doivent faire dans le Manoir et le Coffre Lestrange."

Quelques secondes plus tard, les deux elfes se mirent au travail. "Oubliette ! Stupéfix !" lança-t-il encore.

Ce fut une attente assez ennuyeuse. Occasionnellement, Kreattur ou Dobby apparaissait pour lui remettre une lame gobeline ou une pièce de joaillerie. Il réduisait leur taille et les plaçait dans ses poches. Kreattur fut celui qui trouva la clé du coffre et l'amena à Harry/Gilderoy.

Finalement, Dobby déclara : "Nous avoir fini."

"Excellent ! Retournez à la maison, prenez une pause et assurez-vous de manger. Reposez-vous si vous en avez besoin."

Harry/Gilderoy fit flotter Bell jusqu'à la porte d'entrée, l'ouvrit, et la fit s'appuyer contre. "Ennervate. Confundo !" dit-il doucement. "Eh bien," poursuivit-il sur le ton de la conversation, "cela nous a prit un bout de temps, mais nous l'avons trouvée." Il lui présenta une coupe en or d'aspect assez élégant.

Elle cilla, ses yeux vagues. Cela lui rappelait la Coupe que lui avait confiée son Seigneur des Ténèbres, mais cette coupe était bien plus grosse et plus ornée, avec une série de petites émeraudes en décorant la base. Elle leva les yeux vers lui, yeux plissés. Elle avait rempli sa part du marché, maintenant c'était son tour.

Sachant ce à quoi elle pensait, il lui prit le bras et ils retournèrent jusqu'au portail. La nuit du vendredi serait une pleine lune, il y avait donc une lumière plus que suffisante pour qu'ils voient le chemin alors même qu'il était minuit. Elle ne se retourna jamais et ne remarqua donc pas le Hall d'Entrée vide derrière eux avant que la porte ne se fermât. Ni ne remarqua l'absence de rideaux aux fenêtres. Pour tout ce qu'elle savait, le Manoir était le même que ce qu'il avait été à leur arrivée.

"Nulle crainte, Bell. Je tiendrai ma part du marché. Lorsqu'un mois aura passé, je ne vous empêcherai pas de quitter mon Manoir. Vous savez maintenant comment vous déguiser sans magie, vous avez une nouvelle baguette et, lorsque vous partirez, vous aurez une bourse d'un millier de gallions avec vous. Vous pourrez revenir ici pour planifier vos prochaines actions."

Leur voyage de retour vers Square Grimmaurd fut aussi bref que l'aller. Il avait ajusté les enchantements protecteurs pour leur permettre de revenir directement dans le salon, donc Bell ne remarqua jamais qu'elle était revenue chez elle, au Douze Square Grimmaurd, et non pas dans un appartement lambda en plein Londres.

Une fois qu'ils furent de retour dans sa suite, qu'un léger Confundo la persuada se trouver au deuxième étage et non pas sous la cuisine, Harry/Gilderoy souhaita une bonne nuit à la sorcière. Il la frappa alors d'un autre Imperio et lui donna une fiole de Filtre de Mort Vivante avec l'ordre de la boire. Cela l'empêcherait d'être un problème potentiel sur le court terme.

"Kreattur !"

"Kreattur être là, Maître Black."

"Prends bien soin de notre petite Bell ici présente."

"Kreattur prendre soin de la fille Sang-Pure de la Maison Black."

"Excellent !"

Harry remonta à l'étage.

"Dobby !" appela-t-il depuis la cuisine.

"Dobby être ici, Maître Lockhart."

"Excellent ! Peux-tu toujours accéder au Manoir Lestrange ?"

Dobby POPa ailleurs et revint presque immédiatement. Il sautillait sur la pointe de ses pieds de joie. "Oui, Maître Lockhart, oui ! Dobby pouvoir encore aller au Manoir du vilain sorcier !"

"Excellent !" Il baissa les yeux vers le minuscule elfe de maison. "Dobby," dit-il gravement, "les frères Lestrange sont aussi cruels et malveillants envers les elfes de maison que ton précédent maître. Ils tueraient Harry Potter sans hésitation s'ils le pouvaient."

Le visage de Dobby s'assombrit sous la colère et il ouvrit er referma ses mains plusieurs fois.

"Donc, je veux que tu réduises cet endroit en cendres. S'il y a d'autres bâtiments sur leur propriété, pille-les comme tu as fait pour le Manoir, et puis brûle-les. S'ils sont occupés, reviens et nous ferons quelque chose d'autre."

Dobby déclara avec colère : "Dobby faire comme Maître Lockhart dire !"

Il POPa à nouveau.

Harry/Gilderoy se frotta les mains joyeusement. Samedi, il visiterait Gringotts et pillerait le Coffre des Lestrange après avoir récupéré la Coupe de Poufsouffle. Dobby pouvait tout déplacer sans avoir besoin de toucher quoi que ce soit, échappant ainsi aux sortilèges de brûlure et de duplication que Bellatrix avait lancé sur tout ce qui s'y trouvait. Ensuite, Lockhart pourrait payer les gobelins pour retirer les malédictions sur le tout. Cela signifiait que trois sources monétaires majeures des Mangemorts – les Maisons Malfoy, Black et Lestrange – leur avaient été définitivement coupées.

Et Gilderoy en était d'autant plus riche.


"Bonjour, Ragnurk !" lança joyeusement Gilderoy en entrant dans le bureau de son gestionnaire de comptes. Le gobelin grogna, clairement peu impressionné par les salutations du sorcier.

Le dandy blond tira un sac en tissu de sa poche, l'ouvrit, et prit le temps d'en sortir, un à un, les objets de fabrication gobeline qu'il avait "libéré" du Manoir Lestrange. "Ces objets," dit-il avec désinvolture, "appartiennent de droit à votre peuple, me semble-t-il." Il recula d'un pas et mit ses mains sur ses hanches d'un geste gracieux, attendant la réaction du gobelin.

Ragnurk fixa l'assortiment de lames, bracelets, boucles d'oreilles et colliers. Il prit précautionneusement chacun d'eux tout à tour, les inspecta, les renifla, les lécha et les replaça sur le bureau. Il s'appuya contre le dossier de son fauteuil et examina Gilderoy. "Pourquoi ?"

Harry/Gilderoy prétendit être perplexe. "Parce qu'ils vous appartiennent ? Je sais que les sorciers ne peuvent que louer des objets faits par les gobelins, avec l'entendement que lorsque le locataire meurt les objets doivent être rendus. J'ai trouvé ces objets et je sais que leurs propriétaires actuels ne sont pas des locataires, j'ai donc pensé à les ramener." Il soupira et fit un geste comme pour reprendre les objets posés sur le bureau. "Enfin, si vous n'en voulez pas, je suis sûr de pouvoir leur trouver une utilité."

Ragnurk se jeta en avant : "NON !"

Harry/Gilderoy l'observa avec un large sourire. Après un long moment, Ragnurk sourit lentement, d'un sourire qui découvrait une généreuse portion de dents qui auraient intimidées la plupart des sorcières et sorciers. Il hocha la tête. "La Nation Gobeline vous remercie d'avoir ramené ces objets depuis longtemps perdus."

Harry/Gilderoy s'assit dans le fauteuil près de lui et dit : "Je réalise soudain que les coffres de la Maison Black contiennent probablement quelques objets d'origines similaires. J'aimerai que vous lanciez une fouille de ces coffres pour toutes lames, armures ou bijoux gobelins et les récupériez. Après tout, étant votre plus grand Propriétaire de Coffres, il serait déplacé de ma part d'abuser de votre confiance en conservant des objets qui appartiennent de droit à la Nation Gobeline, n'est-ce pas ?

Sans quitter Harry/Gilderoy des yeux, Ragnurk ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit un parchemin et une plume. Il rédigea rapidement un contrat. "Signez au bas de la page, cela nous donnera votre permission en tant que Lord de la Maison Black d'entrer dans vos coffres et de récupérer toutes lames, armures ou bijoux d'origine gobeline."

Harry/Gilderoy sourit au gobelin. "Mais certainement, tant que nous sommes d'accord que cela n'inclut pas les gallions, mornilles, noises ou autres objets produits par les Gobelins pour une utilisation sans restrictions pour les sorciers, sorcières, Nés-Moldus, Moldus ou autres créatures magiques."

Ragnurk lui accorda un autre sourire encore plus large, ajouta une ligne au document, et le donna au sorcier.

Harry lut le document, qui possédait en effet une clause exemptant l'argent utilisé par les sorciers, ainsi qu'une sélection d'autres objets issus de la liste des objets produits par les Gobelins, de toute récupération. Il le signa d'une geste élégant et le rendit au gobelin. Ragnurk le laissa tomber sur le bureau et claqua des doigts. Le parchemin disparut. "Nous allons procéder à la fouille immédiatement."

Harry hocha la tête. "Je suis sûr qu'il acceptera, mais je demanderai à M. Potter son autorisation pour qu'une telle fouille soit effectué dans les Coffres des Potter.

"Bien, maintenant, passons au sujet suivant. J'ai ouvert un nouveau coffre récemment, le Fonds d'Investissement Gilderoy Lockhart, en voici la clé." Il brandit une clé dorée. "Malheureusement, les objets que j'ai transféré dans ce coffre possèdent des enchantements que je veux voir brisés. Je vous prierais d'avoir quelques Briseurs de Sorts passer en revue le coffre et retirer tout enchantement dangereux qu'ils trouveront. J'aimerais aussi que vous fouilliez ce coffre pour tout objet d'origine gobeline. Et que vous réalisiez un inventaire."

Deux minutes plus tard, ces contrats étaient signés et en chemin vers les différentes équipes concernées par ces actions. Trois minutes plus tard, Gilderoy Lockhart était hors de la banque et se dirigeait vers le Glacier Florian Fortarôme pour se récompenser d'un travail bien fait.


Les examens de fin d'année étaient terminés et tout le monde se trouvait à la Fête de Départ. Et une fois de plus, Lockhart avait un trophée à présenter. Rita était assise au bout de la table des Poufsouffles, et le Professeur Chourave et sa Maison en vibraient pratiquement d'excitation à leurs places. Ils savaient que cela ne pouvait signifier qu'une seule chose ! Le Directeur avait une expression amère, comme s'il ne pouvait pas croire que Lockhart avait encore réussi. Ou peut-être était-ce parce qu'il savait que demain serait officiellement son dernier jour en tant que Directeur ?

Cette fois-ci, Gilderoy attendit jusqu'après que la plupart des élèves aient fini leur dessert avant de se lever. "J'ai une annonce à faire," déclara-t-il majestueusement, projetant sa voix dans tout le réfectoire. Il s'avança en direction du Professeur Chourave. "Professeur Chourave, s'il vous plaît," dit-il avec un geste d'invitation pour que la botaniste le rejoigne. Elle se leva d'un bond. Il lui présenta son bras et la conduisit devant la Table des Professeurs. Les sorcières à ladite table, et presque tous les élèves, attendaient avec enthousiasme de voir quelle nouvelle découverte leur professeur préféré s'apprêtait à dévoiler.

Gilderoy, resplendissant dans ses robes mauves, conjura un plateau et y plaça quelque chose recouvert d'un tissu. Il se pencha légèrement en avant en offrant le plateau au Professeur Chourave.

"Une fois encore, moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, cinq fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard et Pourfendeur de Basilic, ai redécouvert un trésor inestimable, longtemps pensé perdu à la fois pour Poudlard et pour le Monde des Sorciers.

"Cela demanda maints efforts et de longues heures de recherche, mais c'est avec une grande joie et une grande fierté que je vous présente, Professeur Chourave, Directrice de la Maison Poufsouffle ici à Poudlard, cet Artéfact des Fondateurs depuis longtemps disparu… La Coupe de Lady Poufsouffle !" Il fit disparaître le sac, laissant la coupe d'or étincelante avec son motif en forme de Blaireau apparaître aux yeux de tous. "Elle pourra à présent rejoindre ses compagnons, le Diadème de Serdaigle, l'Épée de Gryffondor et le Médaillon de Serpentard, dans la Vitrine d'Exposition des Fondateurs du Hall d'Entrée. Pour la première fois en un millier d'année, les quatre Trésors des Fondateurs sont réunis à Poudlard aux yeux et à l'admiration de tous !" Avec des affiches appropriées décrivant comment le Grand sorcier Gilderoy Lockhart était responsable de leur découverte et de leur restitution, naturellement.

Après un moment de surprise, une salve d'applaudissements retentissants envahit la Grande Pièce, ponctué périodiquement des photos en rafale de Bozo. Le Professeur Chourave souriait comme une lunatique et leva le plateau pour que tous puisse voir l'inestimable trésor qui se trouvait dessus. Heureusement qu'il avait mis un sortilège collant sur le plateau un peu plus tôt !

Il s'agissait, se dit Harry/Gilderoy, d'une splendide façon de terminer son année à Poudlard.

Gilderoy avait accompli tous ses buts : le pays le révérait comme un sorcier accompli de considérable talent, supplanté seulement par Dumbledore ; il était le sorcier le plus riche de la planète, aux dires des gobelins ; et des sorcières de toutes origines rêvaient d'être à ses côtés. Il avait une génération entière de jeunes sorciers et sorcières vantant ses capacités et son talent. D'après une analyse préliminaire des résultats des BUSEs et des ASPICs, il était sans nul doute possible le meilleur professeur de DCFM ayant jamais enseigné à Poudlard. En bref, en Angleterre, il était aussi célèbre qu'Harry Potter.

Harry avait accompli tous ses buts : les horcruxes, ceux qu'il lui était possible d'atteindre, avaient tous été détruits ; il avait réduit de façon significative le financement des Mangemorts et éliminé quelques membres du "Cercle Restreint" ; toutes ses classes de DCFM étaient satisfaisantes, les plus âgés ayant tous rattrapé leur retard et les plus jeunes étant légèrement en avance. Et en bonus, il avait pu reconstituer le sortilège pour loup-garou Homorphus Reparifarge de Gilderoy et l'avait nommé d'après lui-même, bien sûr, et offert le sort fonctionnel au Ministère. Il l'avait aussi appris à tous ses élèves – maintenant, tout loup-garou pourrait être retransformé en humain immédiatement après sa transformation. Ce n'était pas un remède, qui serait l'étape suivante, mais il s'agissait d'un pas dans la bonne direction.

Et, plus important, Harry Potter était en sécurité et considérait Hermione comme sa petite-amie. Susan Bones et Hannah Abbott concouraient pour les positions de seconde et troisième épouses.

Pour l'année suivante, Lockhart éviterait d'être sous les feux des projecteurs et chercherait à trouver et détruire une fois pour toute le Seigneur des Ténèbres. A part, peut-être, pour un évènement de signature de livres ou deux, chuchota Gilderoy.


Le coin des expressions désuètes:

« Passer sous les fourches Caudines »

Cette expression ferait référence à une bataille entre les armées romaines et les Samnites en 321 av. J-C qui se déroula dans le défilé dit "des fourches Caudines" au centre de l'Italie. A l'issue de celle-ci, les Samnites décidèrent d'humilier les Romains vaincus. Comment ? En les mettant en rang et en les forçant à passer sous des jougs (un assemblage de trois piques sous lequel on faisait passer les vaincus pour marquer symboliquement leur soumission). Cela les forçait en même temps à prendre une position inclinée devant les emblèmes Samnites. Une humiliation que les romains n'oublièrent sûrement jamais puisque l'expression existe encore plus de deux millénaires plus tard.

« Passer sous les fourches Caudines » a donc longtemps signifié « être humilié par les vainqueurs », avant de prendre la signification de « vivre une situation désagréable »

T/N : Chapitre corrigé par Harry-Sterek-1968, merci encore!