Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
T/N : Plus que deux chapitres et un épilogue après celui-ci… La fin approche, je remercie tous ceux qui continuent à suivre mes mises en ligne malgré mes longues absences ces derniers mois. Ce chapitre devrait vous aider à comprendre quelques petites choses sur le chapitre précédent ;)
La Première Tâche commença une heure en retard, à trois heures au lieu de deux. Le Ministre Bones avait refusé de la laisser commencer avant que ce qu'elle qualifia de "troupe d'Aurors adéquate" ne soit sur place. Et cela prit du temps de les faire venir de leurs congés ou d'autres affectations. Là où il n'y avait eu que quelques Aurors pour diriger la foule, il y avait à présent facilement une centaine d'Aurors et d'apprentis répartis dans les gradins et sur les terrains de Poudlard.
Comme Garry s'en souvenait, Cédric passa en premier, Fleur en deuxième et Krum en troisième. Et ils avaient tiré les mêmes dragons. Garry ne réalisa qu'à ce moment qu'il aurait dû demander si Yaxley avait enchanté le sac contenant les figurines. En jouant sur la paranoïa de Maugrey, il aurait paru normal que Yaxley demande à vérifier le sac, s'assurant ainsi qu'Harry tire le pire du lot. Oh, tant pis, il était trop tard maintenant.
Les différences, cependant, grâce aux potions secrètement fournies par Sirius, furent que Cédric et Fleur s'en sortirent avec uniquement leurs robes légèrement roussies. Krum utilisa encore le maléfice Conjunctivitus et perdit des points pour la destruction des œufs du nid.
Harry performa presque exactement comme il se souvenait avoir fait, démontrant des capacités de vol qui tirèrent des remarques admiratives de Verpey et des exclamations de la foule. Cette fois-ci, par contre, lorsque la queue du dragon frôla son épaule, tout ce que cela causa fut une déchirure des robes du garçon sans le blesser. Cela n'empêcha pas Garry de tressaillir imperceptiblement au souvenir de la douleur.
Au final, le classement était Harry, Fleur, Cédric et Krum. Les trois premiers n'étaient différenciés que par leurs temps, sans compter les scores biaisés du Maître Karkaroff.
Après cela, tandis que la famille félicitait un Harry ébahi par son succès, la directrice McGonagall vint trouver Garry. Elle l'examina, un léger sourire aux lèvres. Il y avait un éclat dans ses yeux qu'il n'aimait pas. Avant qu'il ne puisse se lancer dans une de ses tirades habituelles, c'est-à-dire dans une auto-glorification interminable pour la foule qui se formait rapidement autour d'eux, elle déclara : "Eh bien, Professeur Lockhart, puisque vous avez réussi à priver Poudlard de son professeur de DCFM si tôt dans l'année, il me semble approprié que vous preniez sa place. En particulier votre expérience précédente de cette position. Je m'attends à vous voir demain matin, soyez à l'heure." Elle lui lança un sourire plus large en voyant sa surprise.
Mais il lui fallait comprendre ce qu'il s'était passé – et pourquoi les six derniers mois étaient si flous ! Et pourquoi Gilderoy était-il si silencieux ? Et il avait tant que choses à préparer, Voldepute à trouver et ses plans à contrecarrer. Et il lui fallait encore finir ses dernières relectures de Restreindre un Rat ! Cela, naturellement, lui demanderait la majeure partie de son attention au cours des prochains jours.
"Oh, mes remerciements, Minerva, c'est une offre généreuse ! Mais je pense que le vrai Alastor Maugrey devrait prendre cette position. Bien que je n'aime pas l'idée de priver vos élèves de la merveilleuse éducation que je pourrais leur prodiguer…" Il s'interrompit un instant mais décida de sauter son 'Je suis le Grand Gilderoy' habituel. Il poursuivit à la place par : "… cela serait injuste pour lui que j'accepte." Étrangement, une expression d'appréhension passa sur le visage de la Directrice durant sa brève pause, suivit de soulagement lorsqu'il se contenta de finir sa phrase. "Vous avez dû fouiller ses quartiers et trouver le vrai Maugrey captif dans sa malle, avec toutes les fournitures pour du Polynectar, correct ?"
Elle hocha tristement la tête. "Madame Pomfresh dit qu'il lui faudra plusieurs semaines pour récupérer. Et même après ça, il ne sera pas en état de prendre une position à temps plein de professeur de DCFM. Donc," elle le fixa d'un regard appuyé, "je m'attends à vous voir ici pour vos cours, et à l'heure." Elle lui offrit un large sourire, se détourna et se dirigea vers le Ministre Français, probablement pour se coordonner avec ses Aurors pour la prochaine Tâche.
Il la fixa un moment, ignorant les félicitations que ses admirateurs lui offraient. Elle aurait pu le lui dire à n'importe quel moment de l'après-midi, mais elle avait attendu ce moment précis. Il fronça les sourcils. La Directrice venait-elle de lui jouer un tour ? Il renifla avec amusement. Eh bien, voilà qui était inattendu. Il eut un sourire en coin et tourna son attention vers ses groupies… heu, son public admiratif… et commença à flirter – enfin, à expliquer combien ses talents en enseignement étaient exceptionnel à la foule qui l'entourait. Signer quelques autographes n'était pas inattendu et aida à améliorer son humeur.
Lockhart relut son parchemin, l'examinant tandis qu'il se rendait dans son Bureau.
Deuxième Tâche : Ouvrir l'œuf sous l'eau pour entendre le message. Ils vont mettre quelqu'un d'important pour le Champion dans le village des Êtres de l'Eau. Le Champion a une heure pour le secourir. Les otages sont en sécurité. Moi, Gilderoy Lockhart, me trouverai dans le village pour protéger les otages. Prévenir le père de Fleur qu'ils comptent prendre sa sœur. Une créature de feu sous l'eau sans précautions ? Mais à quoi pensent-ils ?!
Deux solutions possibles :
Premièrement, respirer sous l'eau – Branchiflore, sortilège de Têtenbulle, métamorphose en créature sous-marine ou matériel de plongée moldu ?
Deuxièmement, trouver et rejoindre l'otage puis revenir à la surface en moins d'une heure – conjurer (ou métamorphoser le quai ?) en bateau et utiliser le sort de Localisation pour aller au-dessus du village puis plonger directement au fond avec une pierre lourde et remonter avec un masque et des palmes moldus conjurés. A la place du bateau, Accio balai ? Les balais peuvent-il "voler" sous l'eau ? ...
Et cela se poursuivait un moment. Oui, cela conviendrait. Il entra dans la salle à manger et posa le parchemin à sa place habituelle à la table. Il le relirait après le souper. C'était amusant de réfléchir à comment il résoudrait le problème, sachant ce qu'il savait – ce qui serait le plus facile, ce qui serait le plus rapide, ce qui causerait le plus de consternation au sein du public d'observateurs.
Il fixa le parchemin un moment. Il ne devrait vraiment pas le laisser là, Sirius pourrait arriver et le voir. Remus ne partagerait pas les informations s'il les voyait, mais Sirius ? Sans hésitation. Mais Sirius était dans la salle de jeu à l'étage, et il n'avait besoin que de quelques minutes pour parler à la Directrice McGonagall par Cheminette. Il ne prendrait pas longtemps puisque l'heure du souper arrivait.
Il le laissa poser en évidence sur la table et se rendit dans le salon pour utiliser la Cheminette.
"Directrice McGonagall," lança-t-il. Ils étaient rentrés après la Tâche, laissant Harry et Hermione participer à la fête tapageuse que les jumeaux avaient sans nul doute lancée. Le diner était fini à Poudlard et il s'attendait à la trouver à son bureau avec de la paperasse, en particulier après les évènements de la journée. Et il avait eu raison.
"Pourriez-vous me donner une copie de l'horaire de mes cours ? Ou est-ce le même que lorsque j'enseignais ?"
Il ne lui fallut que quelques minutes pour lui fournir son nouvel horaire. Il était pratiquement identique à celui de sa première année en tant que professeur, avec seulement quelques changements mineurs pour accommoder les étudiants étrangers. Les élèves de Beauxbâtons et Durmstrang utilisaient des classes de l'Aile Ouest pour les professeurs qui étaient venus avec eux pour enseigner les sujets spécifiques à leurs écoles et qui n'étaient pas proposés à Poudlard, mais il avait bien quelques cours supplémentaires avec eux.
"Le Ministre français m'a informé," lui dit-elle, "que nous pouvons nous attendre à voir arriver les Aurors étrangers demain." Elle secoua sa tête tristement. "Dire que cela est nécessaire."
"Ma chère," dit Garry. "Nulle crainte car moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, six fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, Pourfendeur de Basilic et démasqueur de sorciers malveillants suis ici ! Rien ne pourra m'échapper ! Les Aurors ne sont là que pour rassurer les observateurs extérieurs. Je serai la vraie protection des élèves !"
Il pouvait la voir se retenir de lever les yeux au ciel. Il tourna vers elle un regard scintillant – il était si content d'avoir enfin trouvé le sort pour ça – "Nous savons tous deux que si quelque chose arrive, je pourrai aisément éviter toute atteinte aux élèves, comme je l'ai toujours fait !" Il eut un sourire éclatant. "Lisez donc mes livres pour les détails et preuves."
Elle baissa les yeux vers son bureau et se racla la gorge. "Oui, enfin, espérons que cela ne sera pas nécessaire."
"Dans tous les cas, j'ai une autre requête."
Elle le regarda d'un air interrogateur.
"Cela vous dérangerait-il que j'installe une piscine dans les cachots ?"
"Une… piscine ?" Elle le dévisagea d'un air consterné.
"Oui. J'ai réalisé que toutes les créatures et monstres de l'Obscur se trouvent au-dessus de l'eau, et bien que je sois un aventurier émérite, il est assez difficile de faire comprendre à des enfants combien il est différent de se défendre sous la surface. Sans parler du problème immédiat de la respiration, comment quelqu'un peut-il lancer ses sorts ? Un Reducto n'est qu'une gêne sous l'eau, à moins que quelqu'un ne mette une puissance ridicule dans le sort – l'eau dégrade rapidement les performances du sort. Et sans prendre des précautions appropriées, un sort sous l'eau peut être tout aussi mortel pour soi-même que son adversaire ! Par exemple, un puissant Bombarda est une voie directe au suicide !
"Ce serait une bonne expérience pour les enfants en DCFM de voir comment l'eau affecte leurs sorts. Sans parler du fait de pouvoir rencontrer des créatures aquatiques dans leur habitat naturel. C'est une chose de voir un Strangulot dans un aquarium, et une bien différente d'avoir une horde vous prendre en chasse !
"De plus, ce serait une excellente opportunité pour qu'ils rencontrent les Êtres de l'Eau sur un pied d'égalité, si l'on peut dire. Depuis les cachots, il ne devrait pas être trop difficile d'arranger un tunnel jusqu'au lac pour faciliter les rencontres."
Elle cligna plusieurs fois des yeux, réfléchissant. "C'est une idée magnifique, Gil, mais nous n'avons pas le budget pour installer une telle chose. Et cela prendrait des mois, si ce n'est des années, pour obtenir un financement du Ministère."
Il agita une main comme pour écarter ses propos. "Pas un problème. Je demanderai simplement quelques faveurs à mes fans et tout sera pris en charge."
"D'accord," dit-elle d'un ton hésitant. "Si tu penses pouvoir le faire, alors je t'en prie."
"Excellent ! Ce sera tellement plus excitant que mon voyage en Albanie le printemps dernier…" Il passa cinq minutes supplémentaires à lui décrire combien cette aventure avait été ennuyeuse. Après tout, la majorité des villageois n'avaient même jamais entendu parler de Gilderoy Lockhart, ni de ses fabuleuses aventures racontées dans ses livres. Et comment il lui avait fallu travailler dur pour maintenir une apparence parfaite en tout temps. Il passa sous silence sa violente rencontre avec Voldepute et Yaxley. Elle ne l'interrogea pas sur son séjour subséquent à Ste Mangouste, donc peut-être qu'elle n'était pas au courant."
Il sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule. "Oups, on m'appelle de ce côté, je vous verrai donc demain au petit-déjeuner. Lança-t-il joyeusement. Il prétendit ne pas remarquer son expression soulagée à ces mots. Il avait bien trop de pouvoir politique et financier pour qu'elle prenne le risque de l'offenser. Pas que Garry s'en serait préoccupé. Elle aurait pu être aussi rude qu'elle le voulait et il n'aurait pas même cillé, mais elle ne savait pas cela.
Il sortit de la Cheminette et s'assit un instant pour retrouver son équilibre. Dobby était à son côté. "Le diner est servi."
"Merci, Dobby !" dit-il, se levant et époussetant ses robes. Il retourna lentement jusqu'à la salle à manger. Les Tonks, Bell, Remus et Sirius étaient déjà assis à la table. Posées à sa place se trouvaient ses parchemins annotés. Sirius avait une expression des plus innocentes. Si vous ne le connaissiez pas, vous ne l'auriez pas suspecté d'avoir lu quelque chose qu'il savait ne pas être censé lire. Garry fut soulagé de voir, étant donné le regard noir que Remus lançait à Sirius, que Remus avait réussi à garder ses parchemins loin de certains yeux indiscrets. Il hocha la tête pour lui-même. Personne ne pouvait dire, maintenant qu'il était à nouveau un professeur, qu'il avait délibérément aidé Harry.
Cette nuit-là, alors que Garry finissait de mettre ses bigoudis en place pour la nuit – il lui fallait être sous son meilleur jour pour ses premiers nouveaux cours – il réalisa que son subconscient était terriblement silencieux. Normalement – enfin, depuis l'incident de Fleury et Bott – il y avait eu le murmure constant des pensées d'Harry et le flux et reflux de ses émotions. Il supposait que lorsqu'Harry était en charge, il devait ressentir les mêmes sensations de Gilderoy. Mais à présent, le silence était de plomb. C'était assez inquiétant, en fait. Il ne l'avait pas remarqué plus tôt à cause de la douleur de son réveil et des activités frénétiques de la journée. Mais maintenant… maintenant qu'il se détendait dans la routine machinale de ses préparations pour aller dormir, il pouvait prêter attention à ce qui se trouvait dans sa propre tête – ou plutôt ce qui semblait y manquer.
Où Gilderoy avait-il bien pu disparaitre ? C'était juste tellement silencieux…
Tout ce qui s'était passé jusqu'à six mois plus tôt était bien distinct dans sa mémoire. Il pouvait clairement percevoir les moments où il était en contrôle et ceux où Gilderoy l'était. Gilderoy, avait-il semblé, laissait très volontiers Harry faire la plupart du travail, et n'insistait que pour être en contrôle lorsque le sujet de ses livres était abordé. Il avait été des plus heureux de laisser Harry gérer les problèmes physiques de l'incantation des sorts à la décision des stratégies de combat. Et Harry avait volontiers laissé Gilderoy à son écriture et sa réécriture. Et sa réécriture. Et encore plus de réécriture. Écrire un livre représentait BEAUCOUP de travail, comme Harry l'avait découvert. Et quelque chose qu'il n'aurait jamais songé à faire lui-même. Observer Gilderoy se tracasser sur le fait que la dernière phrase délivre le message souhaité aux lecteurs sur son aventure avait été… eh bien, ahurissant pour Harry. Il passait ce temps à planifier et méditer et essayer de ne pas penser aux livres.
D'un autre côté, observer Harry enchaîner des sorts parmi les plus complexes sans même y penser dépassait la compréhension de Gilderoy. L'observer lancer des sorts puissants les uns après les autres sans montrer le moindre signe de fatigue était époustouflant pour l'anciennement médiocre sorcier. Des sorts qui auraient laissé Gilderoy vacillant et à peine capable de rester éveiller étaient lancés par Harry sans répercussions visibles. Et de façon répétée.
Et pourtant, où était-il ? Où était passé Harry ?
Non, où était passé Gilderoy ?
Une minute, qui avait le contrôle exactement ?
Garry dévisagea son reflet. Et son reflet le dévisagea en retour. Regardait-il Harry ? Ou bien Gilderoy ?
Qu'est-ce que ce sort du printemps précédent était censé lui faire ? Et qu'avait-il fait ? Il ne pouvait plus sentir Harry sans son esprit, et pourtant il se souvenait de tout ce qu'Harry avait vécu et accompli, ainsi que de toutes les émotions qu'il avait ressenti. Et la même chose était vraie pour Gilderoy. Mais il n'y avait plus de barrières entre les deux, il n'y avait plus cette sensation que, s'il se détendait simplement en disant l'équivalent mental de "A toi !", Gilderoy prendrait la relève et il pourrait se concentrer sur ses plans pendant que Gilderoy s'occupait de ce qui était pour lui une corvée. Ses souvenirs ne pouvaient plus se résumer à Harry contemplant avec envie l'enfance de Gilderoy ou Gilderoy observant avec épouvante les horreurs qu'Harry avait vécues. Au lieu de ça, tout cela était de son point de vue. Tout cela lui était arrivé à lui, et pas à Gilderoy ou Harry.
Et son point de vue mental ne cessait de changer, rendant les choses encore plus confuses. Un instant il était certain qu'il était Gilderoy et le suivant qu'il était Harry. Peut-être était-il les deux ? Le sort de Voldemort, de toute évidence censé détruire Harry mentalement, avait-il causé cette assimilation complète ?
Garry décida d'entrer dans une transe occlumancienne afin d'examiner l'intérieur de son crâne un moment. Et si cela ne lui fournissait aucune piste substantielle… il irait juste dormir.
"Bonjour tout le monde !" lança Lockhart joyeusement lorsque les Gryffondors et Serpentards de Quatrième Année finirent de s'asseoir. C'était son premier cours de la journée. Il se tenait à l'avant de la classe, ses robes artistiquement tirées sur la côté par ses mains posées sur ses hanches, ses dents brillant avec l'éclat de son sourire, hochant la tête en direction de ses élèves de la gent féminine lorsqu'elles entraient et l'apercevaient. Ce jour était un jour prune, avait-il décidé, et il était tout bonnement superbe, même si cela était de son propre avis. Il avait redécoré la pièce, avec bon goût trouvait-il, en utilisant sa réserve de portraits de lui-même. Il n'y en avait qu'environ deux douzaines sur les murs. Tous faisaient joyeusement signe aux élèves et prenaient des poses encourageantes. Hmm, il y avait un espace vide par là – comment ne l'avait-il pas vu plus tôt ? – il lui faudrait ajouter quelques portraits de plus.
Harry et ses amis l'observaient d'un air circonspect.
"Comme vous le savait probablement," – cela avait été annoncé au petit déjeuner – "votre ancien professeur de DCFM était un Mangemort se faisant passer pour Alastor Maugrey, et a été démasqué, par moi bien sûr," dit-il sans réelle modestie.
"Je suis, évidemment, Gilderoy Lockhart," il leva devant un exemplaire de son livre qui paraitrait bientôt, Restreindre un Rat, en montrant son visage souriant sur la couverture. "Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, six fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Pourfendeur de Basilic et démasqueur de sorciers malveillants et, comme vous vous en souvenez tous, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard. Et étant donné que votre précédent professeur se trouve maintenant sous bonne garde au Ministère, la Directrice a sagement choisi de faire appel à moi pour finir votre éducation cette année !" Il fit un large sourire à sa classe, s'assurant de bien montrer ses dents étincelantes.
Il y eut des soupirs de consternation chez les garçons et des soupirs de contentement chez les filles.
Il laissa retomber le livre sur son bureau avec bruit sourd, le Gilderoy sur la couverture grimaçant en réponse. Il se frotta les mains gaiment en ricanant "Muwa ha ha ha haaa !" dans sa meilleure interprétation d'un savant fou Moldu – Il avait passé plus d'une heure la nuit précédente à s'entraîner, il espérait que les enfants appréciaient ! "Vous êtes à moi, maintenant !"
Harry et compagnie commençaient définitivement à être alarmés, à présent. Enfin, à part Hermione… elle donnait l'impression d'être au bord de l'orgasme.
"J'ai parcouru le programme que vous avez couvert et vous semblez être exactement là où vous êtes censés être. Malheureusement." Son sourire s'élargit tandis que de plus en plus d'élève commençaient à paraître inquiets. Ils se souvenaient de son programme condensé de Deuxième Année, lorsqu'il les avait fait travailler sans relâche. Ils avaient eu d'excellentes notes grâce à ça, mais quand même, cela avait été assez épuisant.
"Rangez vos livres et vos sacs, nous allons voir à quel point vous êtes bons en pratique !" Il tournoya sur lui-même gracieusement et fit bouger les tables et chaises contre le mur sans utiliser sa baguette. Tournoyant pour refaire face à sa classe, il lança un rapide assommeur vers Harry. Comme il s'y attendait, le garçon avait déjà tiré sa baguette et un bouclier apparut pour dévier son sort vers le plafond. "VIGILANCE CONSTANTE," cria joyeusement Lockhart. "Cinq points pour M. Potter pour être bien préparé !"
Pour la classe, les deux heures suivantes semblèrent passer en quelques minutes tandis qu'il les mettait à l'épreuve. "Terrible !" s'exclama-t-il juste avant la fin du cours. "Vous êtes exactement là où vous devriez être !" Ils le dévisagèrent, livides. "Mais nulle crainte, cependant ! Moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, six fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Pourfendeur de Basilic, démasqueur de sorciers malveillants et votre Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré vous aurai prêts pour vos BUSEs d'ici la fin d'année." La classe le regarda avec des yeux ronds, abasourdie.
"Mais… mais… les BUSEs sont l'année prochaine," s'écria une pauvre âme horrifiée. Ron, lui semblait-il.
Lockhart éclata de rire. "Et qu'y a-t-il de mal à prendre de l'avance ? Tout le monde vous sous-estimera, ce qui vous donnera un avantage certain dans toutes sortes de confrontations. De plus, cela vous donnera plus de temps pour vous concentrer sur vos autres sujets l'année prochaine et vos heures de DCFM seront simplement des révisions ! Vous pourriez même prendre de l'avance sur vos ASPICs afin que vos dernières années ne soient pas aussi épuisantes." Plusieurs élèves avec des frères et sœurs ayant déjà passé leurs ASPICs acquiescèrent. Trois ans pour apprendre ce qu'il leur fallait pour l'ASPIC de DCFM serait bien mieux que la bachotage qui était nécessaire en deux ans.
Hermione hochait la tête avec enthousiasme tandis que le reste de la classe était divisé en deux groupes : ceux acceptant avec résignation et ceux horrifiés par le travail impliqué.
"D'ailleurs," ajouta-t-il. "Je fais installer une piscine Olympique dans l'ouest des cachots afin de pouvoir être en tête à tête intime avec nos compatriotes aquatiques !" Il y eut un silence stupéfait. "Et pour apprendre à nager à ceux qui ne sauraient pas. La piscine sera ouverte à l'utilisation récréative pour les élèves de tout niveau depuis six heures du matin jusqu'au couvre-feu, à l'exception des moments où elle est utilisée pour les cours de DCFM ou de Soins aux Créatures Magiques, dont les horaires seront affichés dans les Salles Communes et la piscine elle-même. Il ne mentionna pas l'alarme sur la pièce qui sonnerait dans les quartiers du professeur de DCFM si quelqu'un essayait d'y entrer après le couvre-feu. Les elfes de maison surveilleraient aussi la pièce en tout temps pour qu'aucune tragédie n'ait lieu. Un sort de sa propre création empêchait quiconque d'entrer dans le bassin si un professeur ou elfe de maison n'était pas présent.
La classe éclata en intenses chuchotements, ceux familiers avec le principe des piscines publiques expliquant aux autres ce que cela signifiait.
"Vous pouvez y aller ! M. Potter, un bref moment de votre temps, je vous prie."
Hermione, Neville, Susan, Hannah et Ron attendirent juste derrière la porte tandis qu'Harry approchait du bureau de Lockhart. Ron était plus en frange du groupe plutôt que d'être au centre comme Hermione. Peut-être qu'il commençait à contrôler sa jalousie.
"Harry, mon garçon, je n'ai pas eu la chance de discuter avec toi et on dirait que les choses vont être très agités pour toi et moi dans les temps à venir. Donc, je vous te dire…" il parla d'une voix basse, "je n'ai pas été moi-même depuis mon retour d'Albanie, mais hier j'ai… je suppose qu'on pourrait dire que… je me suis réveillé." Il soupira. "Si j'avais réellement était éveillé, j'aurai été en mesure d'empêcher tout ce fiasco avec le Tournoi des Trois Sorciers, et je suis désolé de ne pas l'avoir fait." Il secoua la tête tristement, les yeux fixés sur le sol un long moment, se maudissant intérieurement pour son excès de confiance en Albanie.
Il aurait dû s'attendre à ce qu'il y ait l'un de ses partisans dévoués dans les environs. Il aurait dû s'attendre à ce que le Mangemort ait un soutien compétent. Le Harry Potter du futur se serait clairement attendu à un piège avant même de se mettre en chemin et se serait préparait en conséquences. Ses succès des deux dernières années lui avaient donné un faux sens de sécurité et d'assurance – un sentiment qu'il ne pouvait pas faire d'erreurs. Enfin, il avait payé pour son erreur, tout comme Harry à un plus faible degré, en se retrouvant pris dans le Tournoi des Trois Sorciers.
Harry lui sourit chaleureusement. "Tout va bien. Vous avez largement compensé toute erreur que vous pourriez faire en faisant libérer Sirius et en prenant soin de Bella. Vous pouvez parfois vous comporter comme un idiot, mais je sais que ce n'est pas à mal."
Garry arqua un sourcil en surprise. Apparemment, des choses importantes s'étaient produites entre eux au cours des six mois derniers. "Merci, Harry," dit Garry avec reconnaissance. Il fronça les sourcils. "Je suis désolé de devoir dire que je ne me souviens pas de grand-chose des six derniers mois cependant, donc si je dis ou fais quelque chose d'inhabituelle, j'espère que tu me pardonneras."
C'était au tout d'Harry de froncer les sourcils.
"Pas de quoi s'inquiéter, mon garçon," dit Lockhart. "Tu devrais aussi contacter Sirius à propos de la prochaine Tâche. Il a des informations pour toi. Puisqu'il n'est pas un professeur et n'est en rien impliqué avec le Tournoi, il peut t'apporter son aide." Harry hocha la tête. L'aide de Sirius pour la Première Tâche avait été essentielle.
Il sourit au jeune sorcier. "Tu peux y aller, maintenant."
Harry partit rapidement, et Lockhart fut heureux de le voir prendre la main d'Hermione lorsqu'ils s'éloignèrent, tandis que Luna, qui était arrivée entre temps, prit son autre main. Étonnamment, Drago – Drago ! – attendait aussi dans le couloir et marcha aux côtés de Ron tandis que le groupe descendait déjeuner avant les cours de l'après-midi. Son rictus méprisant habituel avait complètement disparu, et lui et Ron semblaient être en assez bons termes. Garry avait-il eu raison deux ans plus tôt ? Il écarta cette pensée d'un haussement d'épaules.
Le reste de la semaine passa rapidement tandis que Garry évaluait le niveau de ses classes. Elles étaient toutes là où il s'y attendait. Il les avait précédemment toutes amenées à un point où elles dépassaient les demandes de l'école, lorsqu'il avait enseigné ici. Et Remus ne les avait pas laissées prendre du retard. Les exceptions, bien sûr, étaient les Première et Deuxième Année qui n'avaient pas encore était là à l'époque. Il ne lui faudrait que peu d'efforts pour les remettre à niveau et puis leur faire prendre de l'avance.
Les portions de cours sous l'eau qu'il avait prévu ajouteraient de la matière, mais cela n'affecterait pas énormément les programmes. Il prévoyait que la piscine deviendrait une ressource récréative importante durant les mois froids d'hiver, ce qui réduirait un peu de la tension ressentie par un millier d'élèves enfermaient dans édifice enclavé par la neige. Sans parler du fait que cela aiderait Harry à se préparer à la Deuxième Tâche tout en faisant passer ça pour du matériel pédagogique pour toute l'école. Et les opportunités pour des farces étaient sans fin !
Premièrement, il y aurait les réactions que les sorciers Conservateurs auraient à la première vue d'un bikini, dont Garry était sûr que les Nées-Moldues utiliseraient rapidement à la piscine. Cela serait extrêmement amusant. Les Sang-Purs croyaient encore que les maillots une pièce actuels qu'ils utilisaient étaient révélateurs ! Et il avait vraiment hâte de voir la réponse des sorcières à un slip de bain ! Et puis il y avait les sorts qu'il avait placé dans la piscine même qui feraient occasionnellement devenir les maillots des Septième Année transparents s'ils étaient sous l'eau ou humides. Pas complètement, pas longtemps, juste assez pour pimenter les choses des deux côtés.
Oh, cette année allait être tellement amusante !
"Mademoiselle Delacour, pourriez-vous me rejoindre un moment je vous prie," appela Lockhart après son introduction auprès de sa classe de Septième Année. Cette classe était un mélange d'élèves de Beauxbâtons, Durmstrang et Poudlard. Les étudiants étrangers le regardaient tous avec des airs de dédain et d'incrédulité, le considérant clairement à peine plus qu'un dandy – en particulier après avoir vu la décoration de la pièce. Il aimait tellement quand les gens le sous-estimaient, cela rendait le moment où il les écrasait d'autant plus satisfaisant.
Les élèves de Poudlard, cependant, par leur expérience deux ans plus tôt, l'observait avec une dose de respect bien méritée. Ils se souvenaient de sa puissance excentrique couplée à ses impressionnants talents pédagogiques.
La belle Demi-Vélane se leva avec réticence mais élégance et se dirigea vers l'avant de la salle. Les robes des élèves de Beauxbâtons épousaient sa silhouette d'une façon hypnotisante tandis qu'elle s'avançait pour rejoindre Lockhart devant la classe. Elle était l'incarnation de la grâce en action.
"Bien, maintenant, la plupart d'entre vous savent que Mlle Delacour ici présente est une Demi-Vélane. Il lui adressa un large sourire. "Qui peut me dire ce que cela signifie ?"
Plusieurs élèves levèrent la main.
"Gospodin Poliakoff."
L'élève de Durmstrang se leva à sa table. "Il s'agit d'une race mi-humaine, mi-créature magique," dit-il avec mépris. "Leur apparence et leur danse sont magiquement séductrices pour les hommes. Mises en colères, elles se transforment en créatures d'apparence aviaires et peuvent lancer des boules de feu de leurs mains. Elles sont facilement irritables." Il ajouta avec dégoût : "Elles peuvent se reproduire avec les sorciers." Il parvint à paraître scandalisé par cette idée.
"Un excellent résumé !" Garry secoua la tête légèrement pour faire onduler ses cheveux. Il supposait que l'élève de Durmstrang devait être un homosexuel refoulé, car qui ne voudrait pas se reproduire avec une créature aussi merveilleusement belle que celle qui se tenait près de lui devant la classe ? Compte de l'apparence de Bill Weasley le matin les quelques fois où Garry lui avait rendu visite à la Chaumière aux Coquillages, il s'agissait d'une expérience qui en valait le coup !
"Mademoiselle Durand, voulez-vous ajouter quelque chose à cela ?"
"Nul ne sait si les Demi-Vélanes, ou ceux en partie Vélanes, peuvent être des hommes avec les mêmes capacités que les femmes Elles sont sujet à une grande hostilité de la part des sorciers et sorcières. On ne sait pas à partir de quelle génération celles en partie Vélane perdent la capacité de se transformer."
"Excellent ! A présent, Mademoiselle Delacour, pouvez-vous utiliser votre Charme de façon sélectif ?"
Elle acquiesça avec réticence, l'air sombre. "Oui, un peu."
"Des volontaires, s'il vous plaît !" Il attendit juste assez longtemps pour prendre une inspiration. "Vous, vous, vous et… vous !"
Les élèves indiqués, deux sorciers et deux sorcières, secouant la tête à leur manque de chance d'avoir été sélectionnés, vinrent à l'avant de la classe et se tinrent sur la gauche tandis que la Demi-Vélane se trouvait à droite. Prestement, Lockhart fit faire par Fleur une démonstration de son Charme. Les sorcières étaient contrariées et agacées envers les sorciers, tandis que les sorciers portaient une expression rêveuse et ne pouvaient pas quitter la jeune Demi-Vélane des yeux. Plusieurs élèves assis à proximité d'elle montraient aussi des signes d'être affectés. Cela incluait une fille, ce que Lockhart remarqua avec intérêt.
Lockhart tenta ensuite différentes sortes de boucliers protecteurs, les plaçant entre la Demi-Vélane et lui-même et ses cobayes.
"Eh bien, voilà qui est intéressant ! Il ne semble pas y avoir la moindre barrière magique capable de protéger quelqu'un de ce Charme !" Il sourit à la classe. "Vous êtes soit résistant soit vous ne l'êtes pas !" Il posa sa main gauche sur sa cuisse, se délectant du moment. "Naturellement, un grand sorcier tel que moi peut aisément résister au Charme d'une Pure-Vélane." Fleur lui jeta un regard en coin.
"Mais qu'en est-il des barrières physiques, hmm ?"
Ils déterminèrent rapidement qu'un mur quel qu'il soit – de bois, de pierre, de métal ou de tissu, n'importe quoi qui bloquerait complètement leur vue de la Demi-Vélane – interromprait le Charme. Le verre ne fonctionnait pas, ni le tissu suffisamment fin pour permettre une vue partielle de la Demi-Vélane, même si ce n'était que son ombre.
"Bien, voilà qui est intéressant. Le Charme des Vélanes est une magie entièrement basée sur un aspect visuel. La seule façon d'interrompre le Charme est de physiquement bloquer votre vue sur la Vélane ! Même simplement fermer vos yeux marcherait."
Il balaya la pièce du regard. La plupart des élèves paraissaient surpris.
"Qui plus est, le Charme des Vélanes n'est pas infaillible ! Les sorciers avec suffisamment de volonté, comme moi-même, ou ceux véritablement amoureux peuvent y résister. N'ai-je pas raison, Mademoiselle ?" Il se tourna vers elle, lui adressant son sourire scintillant.
"Oui." Fleur avait une expression complètement neutre, même s'il pouvait sentir l'irritation et la colère qui émanaient d'elle.
"Les sorciers sont captivés par le Charme, ce qui les met en colère parce qu'ils ont perdu contrôle d'eux-mêmes, tandis que les sorcières sont en colère parce qu'elles sont inquiètes qu'elles perdront leurs sorciers aux mains d'une Vélane, une compétition qu'elle n'ont aucun espoir de surpasser ou de vaincre ! Et VOILÀ pourquoi de nombreuses Vélanes sont injustement soumises à la discrimination et haïes."
Il observa sa classe. "Mademoiselle Vasseur, avez-vous déjà remarqué que les sorciers passent plus de temps à parler à votre poitrine qu'à vous ?" La sorcière en question était assez plantureuse. Les robes de Beauxbâtons faisaient un excellent travail pour mettre en valeur les atouts impressionnants de la sorcière, même s'il y avait assez peu de tissu pour dire qu'il puisse mettre en valeur quoi que ce soit. Néanmoins, il appréciait l'attention au détail de celui qui avait designé ces robes.
Elle leva les yeux au ciel. "Oui." L plupart des filles de la classe gloussa et hocha la tête. Ceux presque aussi bien bâties que Mademoiselle Vasseur portait elles aussi une expression exaspérée. Plusieurs garçons semblaient embarrassés et jetèrent un coup d'œil aux élèves de Beauxbâtons les mieux pourvues.
"Le fait que les sorciers fixent votre poitrine ne veut pas dire que voulez qu'ils le fassent, n'est-ce pas ?"
"Non," vint la réponse marmonnait.
"Parfois, votre poitrine attire l'attention de sorciers auxquels vous ne voudriez vraiment pas parler, ou même être vue en train de parler avec, n'est-ce pas également vrai ?"
"Si."
"Et n'est-il pas vrai que dans certains cas, vous attirez l'attention de sorciers que vous préfèreriez vraiment éviter à tout prix ? En particulier ceux nous tendrions à qualifier d'obsédés ou de pervers ?"
"Oui." Elle rougit en paraissant relativement en colère.
"Et de nombreuses sorcières vous envient pour votre capacité à attirer l'attention des sorciers, beaucoup d'entre elles vous en veulent pour ladite capacité, et beaucoup vous détestent pour cela alors même qu'il s'agit juste d'un hasard que la nature vous ait dotée de tels attributs. Et nombre de ces sorcières répandent de vilaines rumeurs disant que vous êtes une sorcière aux mœurs débauchées parce que vous captez si aisément l'attention des sorciers juste en défaisant un bouton, n'est-ce pas ?"
Rougissant toujours, elle répondit tristement : "Oui."
"Et n'est-il pas aussi vrai que la plupart des sorciers semblent penser que plus la poitrine d'une sorcière est généreuse, le plus bête elles sont ?"
"Oui," fut la réponse exaspérée, reprise par plusieurs autres sorcières aux glandes mammaires d'une taille au-dessus de la moyenne.
"Donc, nous pourrions dire que vous comprenez exactement comment une Vélane se sent à propos de l'attention qu'elle reçoit des sorciers, n'est-ce pas ?"
Les sorcières échangèrent un regard sidéré avant de dévisager Lockhart.
"Mademoiselle Vasseur, si vous pouviez attirer l'attention et épouser n'importe quel sorcier de votre choix, choisiriez-vous un sorcier moyen et quelconque, ou le plus riche et le plus puissant sorcier que vous puissiez trouver ?"
Les sorcières avaient toutes un air abasourdi qui se passa lentement à calculateur tout en examinant Fleur, qui regardait Lockhart avec un regard de pur choc.
"Finalement, Mademoiselle Vasseur," dit Lockhart, "qui trouveriez-vous le plus intéressant ? Un sorcier qui fixe simplement votre poitrine tout le temps chaque fois que vous le voyez ou avez un rendez-vous, ou un sorcier qui vous regarde dans les yeux et vous écoute véritablement quand vous parlez ? Qui puisse réellement tenir une conversation intelligente avec vous sur les sujets qui vous intéressent ?"
Elle fronça les sourcils et répondit : "Le sorcier qui écoute."
"Exactement !" s'écria Lockhart d'un ton triomphant. "Donc, mesdemoiselles, le sorcier qu'une Vélane trouvera le plus intéressant se trouvera parmi deux possibilités. Ou bien il sera le sorcier le plus riche et le plus puissant des environs, ou bien il pourra résister à son Charme. Une situation parfaite serait les deux, bien sûr, comme moi-même, le fameux Gilderoy Lockhart." Il se tut un moment. Il pouvait voir les élèves de Poudlard finir mentalement son laïus sur ses exploits. Il eut un sourire amusé. Il les avait bien entraînés, pas vrai ? Il poursuivit : "Des deux, je suis sûr que Mademoiselle Delacour vous dira qu'elle est bien plus intéressée par l'idée de trouver un partenaire avec qui elle puisse parler intelligemment plutôt qu'un imbécile balbutiant qui puisse à peine marcher car il est trop occupé à baver sur ses chaussures à elle. Après tout, si vous pouviez avoir n'importe quel sorcier que vous voulez, lequel choisiriez-vous ?"
Les sorcières de la classe portaient toutes une expression pensive. Les sorciers paraissaient surtout confus, probablement à cause des répercussions du Charme de Fleur. Ou à cause du fait que c'était des garçons et qu'ils étaient donc tout bonnement incapable de comprendre le problème.
"Mademoiselle Delacour, n'est-il pas aussi vrai que le Charme est difficile à contrôler lorsque vous êtes jeunes ?"
"Si."
"Donc, alors que vous êtes encore en train d'apprendre à contrôler votre Charme, tout comme les sorciers et sorcières apprennent à contrôler leur magie, vous n'êtes parfois pas en mesure de le contenir et les sorciers succombent à son influence. Ils vous suivent alors comme de petits chiots perdus, la langue pendante et bavant par terre. Correct ?"
La Demi-Vélane le dévisageait toujours. "Oui," répondit-elle lentement.
Garry se retourna vers le reste de la classe. "Donc, mesdemoiselles, si votre compagnon fixe Mademoiselle Delacour avec une expression particulièrement rêveuse et que vous ne parvenez pas à l'en tirer, vous pouvez en comprendre trois choses d'importance vitale.
"Premièrement, votre compagnon n'est PAS amoureux de vous, peu importe ce qu'il peut dire. Cela pourrait changer, mais à ce moment-là, ce n'est pas vrai. Expliquez-lui cela en quelques mots – et ne vous contentez pas de dire 'Tu sais pourquoi je suis en colère !' je vous garantis qu'il ne le sait pas. Si vous voulez narquoises, donnez-lui un seau et une serpillère et dites-lui que c'est pour sa bave.
"Deuxièmement, à moins que votre compagnon soit très riche et magiquement puissant, vous n'avez rien à craindre de Mademoiselle Delacour, elle est à la recherche de quelqu'un qui puisse facilement résister à son Charme. Dans la plupart des cas, il s'agira d'un sorcier mature plus âgé. Un qui soit confiant en lui-même et sa position.
"Vous n'avez pas non plus à craindre que votre compagnon soit amoureux de vous et capable de lui résister – juste parce qu'il est amoureux de vous ne veut pas dire qu'il pourrait lui résister s'il était sans attaches. De plus, s'il est réellement amoureux de vous, elle sait pertinemment qu'elle n'a aucune chance de rediriger cet amour vers elle-même. Si elle pouvait rediriger cet amour, alors il ne serait pas en mesure de lui résister en premier lieu.
"Et troisièmement, elle a déjà accidentellement perdu le contrôle de son Charme de façon temporaire, s'il vous plait pardonnez-lui son erreur. Essayer de contrôler son Charme est épuisant, et plus la journée dure plus il lui est difficile de le contrôler. En tenant compte de cela, il est plus probable de voir de tels incidents tard le soir. En prenant de l'âge, son contrôle se renforcera jusqu'à ne plus affecter que ceux physiquement à moins d'un pied d'elle environ. Tout homme plus loin qu'une portée de bras sera en sécurité, à moins qu'il ne soit particulièrement faible d'esprit. Mais pour le moment, cela est difficile pour elle.
"Et finalement, mettez une main devant ses yeux ou tournez sa tête vers vous pour briser la connexion. Cela peut prendre un moment, mais cela fonctionnera. Une autre méthode efficace est un bon coup dans le tibia." Il fit mine de réfléchir avant de continuer. "Si vous êtes particulièrement énervées, visez plus haut." Les sorciers eurent tous une grimace instinctive à l'idée d'où ce 'visez plus haut' impliquait.
"Bien, maintenant, à propos de son autre forme. Lorsque extrêmement en colère ou contrariée, une Vélane se transformera en une créature aviaire capable de jeter de dévastatrices boules de feu. La meilleure défense contre ça est DE NE PAS FAIRE CHIER UNE VÉLANE! Compris ?" Il jeta un regard noir à sa classe. "Et si jamais vous rencontrez une Vélane transformée, COUREZ ! Bien qu'un bouclier comme un Protego arrêtera une boule de feu ou deux, il se brisera assez vite sous le barrage de boules de feu qu'elle lancera vers vous."
Garry se détourna et offrit un sourire radieux à la Demi-Vélane. "Vous pouvez retourner à votre place. Oh, seriez-vous d'accord pour participer à mes autres classes plus tard dans la semaine pour répéter cette leçon ? Je trouve que des exemples concrets font bien plus forte impression qu'un simple cours. Donnez-moi votre réponse plus tard dans la journée."
Avec quelques regards incertains vers lui, elle retourna à sa place. Ce qui venait de se produire n'avait pas été ce à quoi elle s'attendait lorsqu'il avait commencé à parler.
Garry savait qu'il venait juste de changer la vie de la jeune sorcière à Poudlard. Bien que certaines sorcières ignoreraient cette leçon, au moins quelques-unes comprendraient maintenant et sympathiseraient avec la Demi-Vélane, et peut-être même essaieraient-elles de se lier d'amitié avec elle. Au grand minimum, l'hostilité à son encontre diminuerait.
Plus tard dans la journée, elle vint le trouver et accepta de faire la démonstration de son Charme dans les autres classes.
Rita fut ravie de son interview avec Harry, Hermione et Luna la semaine qui suivit la Première Tâche. Le fait qu'il soit un trio reconnu, maintenant, rendait les choses plus simples. Colin adorait la réputation de photographe que cela lui faisait. Les affaires marchaient bien pour lui, à vendre les photos du célèbre Survivant. Et les élèves étaient demandeurs de photos de leur équipe de Quidditch préférée. Harry comptait lui faire la suggestion d'ouvrir un studio photo lorsqu'il serait diplômé – il connaissait un investisseur qui serait prêt à l'aider si le garçon était intéressé.
Le coin des mots et expressions :
Le saviez-vous ? Il existe en français un seul et unique verbe ne contenant aucun R !
Dû à son utilisation en tant qu'expression depuis longtemps, le verbe "se fiche" existe au côté de "se ficher", et est donc le seul verbe de la langue française à déroger à la règle et à ne pas contenir de R. L'amour de la langue française pour les exceptions ne cessera jamais de me faire rire !
