Disclaimer : Je ne suis pas une femme, je ne suis pas riche ni n'ai jamais publié de livres. Suis-je J. K. Rowling? Même si l'avis de Schrödinger sur la question serait intéressant, la réponse est non. Cette fanfiction n'est pas non plus mon idée mais une traduction de 'Amalgum – Lockhart's Folly' (/11913447/) de tkepner. Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!

T/N : Je suis désolé pour le temps qui s'est écoulé depuis le dernier chapitre, mais ce semestre a été un enfer. Stages, longue maladie, cours, dossiers à rendre, examens, mémoire… Mais j'ai ENFIN fini, je n'attends plus que la note de rendu intermédiaire de mémoire (qui devait nous être donnée le 8 juin mais passons…)

Je ne vais pas vous embêter plus longtemps, BONNE LECTURE !

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La classe de Garry entra d'un pas incertain dans l'assez grande pièce de l'Aile Ouest du cachot. Elle avait un plafond haut, à facilement cinquante pieds au-dessus de leurs têtes, avec deux plateformes à l'autre bout, une petite et une autre haute. Les Nés-Moldus les reconnurent comme étant des plateformes de plongées, mais il ne semblait pas y avoir de bassin. Le plafond laissait voir un ciel clair et ensoleillé et s'étendait jusqu'aux murs pour montrer les montagnes environnantes, s'interrompant et redevenant aux murs de pierres normaux juste au-dessus de la plateforme de plongée la plus haute. Si vous ne saviez pas que vous étiez dans un cachot, vous auriez pu croire que la pièce était un patio extérieur entouré d'un muret. La pièce elle-même était chaude comme le beau jour d'été que le plafond montrait. Ils ne pouvaient même pas entendre la tempête de début d'hiver qui faisait rage juste derrière les murs du château.

Harry se retourna vers Lockhart avec un air impassible. Il était sûr qu'il devait y avoir une farce quelque part. Il se déplaça sur un bord de la salle tandis que la majeure partie des autres s'attroupaient au centre. Harry tenait la main d'Hermione tandis que Susan, Hannah, Neville, Ron et Drago les suivaient. Quelques-uns des élèves les plus malins et observateurs commencèrent à bouger en direction du groupe d'Harry.

Lockhart ferma la porte derrière lui et s'écria joyeusement : "VIGILANCE CONSTANTE !" Les élèves se tournèrent tous vers lui et il agita sa baguette. Le sol disparut, faisant tomber toute la classe dans l'énorme piscine, à l'exception d'Harry et ses amis qui se trouvaient sur une coursive près du mur.

Lockhart observa attentivement et utilisa sa magie pour aider ceux qui ne savaient pas bien nager à retourner jusqu'au bord du bassin. Il aurait été dommage de noyer un de ses élèves, même si certains le méritaient peut-être.

"VIGILANCE CONSTANTE !" entonna-t-il encore, avec un rire frénétique. "Vous saviez que la pièce devait contenir une piscine, pourtant pas un d'entre vous n'a pensé qu'elle puisse être juste sous vos pieds !" Il fit un autre mouvement de baguette et sécha ses élèves trempés et très en colère.

Harry et compagnie riaient tellement qu'il songea qu'ils risquaient de se pisser dessus. Seul Drago arrivait à maintenir un minimum de décorum en riant doucement plutôt que d'exploser de rire comme les autres.

"Très bien ! Le vestiaire des sorcières est sur la droite." Il désigna une porte sur le mur de droite par rapport à la porte d'entrée. "Sorciers, sur la gauche." Il indiqua leur porte. "Des tenues de natation se trouvent dans chaque casier et s'ajustera à votre taille automatiquement. Vous pourrez chacun choisir un casier en plaçant une main dessus. Après aujourd'hui, votre casier apparaitra dans le vestiaire lorsque vous entrez et disparaitra lorsque vous partez. Allez action, hop hop hop !"

Dix minutes plus tard trouvèrent les sorciers fixant les sorcières en maillots, celles-ci retournant leur regard. Les deux sexes portaient des maillots une pièce du siècle précédent, la seule réelle différence entre eux étant que les maillots des filles tenaient compte de leur poitrine tandis que ceux des garçons n'étaient pas aussi serrés à l'entrejambe. La couleur générale du visage des élèves semblait être un rouge vif, exception faite des Nés-Moldus et de quelques Sang-Mêlés. Avec un peu de chance, personne ne se noierait à cause de la distraction d'un attirail trop révélateur – bien que les Nés-Moldus et les Sang-Mêlés les plus modernes étaient écœurés par la coupe conservatrice de leurs maillots, en particulier les garçons avec leurs maillots qui recouvraient presque tout le corps, depuis les épaules jusqu'aux cuisses.

Garry prit contrôle de la situation aisément. "Aujourd'hui, nous allons voir comment la Branchiflore fonctionne et observer une douzaine de Strangulots dans leur environnement naturel. Plus tard, nous apprendrons le Sortilège de Têtenbulle, qui a également de nombreuses utilisations en-dehors du milieu aquatique." Quelques minutes plus tars et la classe tout entière se retrouva à nouveau dans l'eau.

Les garçons Sang-Purs trouvèrent ce cours particulièrement instructif, surtout lorsqu'ils virent comment les maillots humides épousaient les formes des sorcières lorsqu'elles sortirent de la piscine à la fin du cours. Celles-ci, semblait-il, étaient tout aussi intéressées par ce qu'elles voyaient, mais avec bien plus de rougissements.

Il s'agissait, décida Lockhart, d'une introduction très réussie aux nouveaux sujets de DCFM. Il savait que les élèves les plus intelligents prévoyaient déjà d'utiliser les Sortilège de Têtenbulle lors des cours de Potions pour éviter la pestilence des fumées. Il avait rapidement assigné les élèves ne sachant pas nager à des camarades plus expérimentés, leur donnant pour devoir de venir s'entraîner dans la piscine. Hermione et Luna semblèrent particulièrement contentes à l'idée d'apprendre à Harry ce qu'il avait besoin de savoir tout en lui montrant un peu de leur féminité en même temps.

Garry était sûr que très bientôt une requête pour une piscine intérieure au Square Grimmaurd lui parviendrait.

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La Directrice McGonagall avait introduit plusieurs nouveaux cours à l'école, fut heureux de constater Garry. Premièrement, tout nouvel élève devait passer un test sur sa connaissance à la fois du monde des Moldus et de celui des Sorciers. En fonction de ses résultats, il devait soit prendre une classe sur quatre ans de Traditions et Culture des Sorciers, soit de Culture des Moldus afin de pouvoir se faire passer pour un Moldu sans paraître stupide dans ses choix vestimentaires ou sa compréhension de la technologie – la première année était un survol général, les trois autres entraient ensuite dans le détail.

De façon similaire, des règles strictes sur l'utilisation de magie en-dehors des salles de classes avaient été mises en place, avec un système de trois avertissements – la première fois était une déduction de points, puis des retenues et enfin une suspension. Elle s'attaqua au harcèlement avec férocité, en suivant ces mêmes pénalités. Personne n'avait de "privilèges" dus à sa position sociale. Cela n'était guère populaire parmi les Sang-Purs, en particulier les Serpentards qui trouvaient que leurs "droits" en tant que sorciers et sorcières naturellement supérieurs étaient ignorés. Ils s'étaient plaints amèrement de cette flagrante discrimination à leur égard.

Elle avait élargie les jours de matchs de Quidditch pour en faire des Journées Familiales, autorisant les parents à venir voir leurs enfants s'ils le souhaitaient. Des aménagements spéciaux avaient également été faits pour les familles des Nés-Moldus pour qu'elles puissent venir visiter le château et voir leurs enfants utiliser de la magie.

Elle avait fait revenir Slughorn pour les élèves pré-BUSE et avait permis à Rogue de n'enseigner qu'aux élèves désirant un certificat d'ASPIC. Le reste de son temps était consacré à la recherche. Il était presque devenu plaisant, fut surpris de remarquer Garry, et possédait un splendide sens du sarcasme. Slughorn avait aussi repris la Direction de la Maison Serpentard.

Le Club de Duel était toujours en fonctionnement, bien que séparé en quatre groupes afin que les élèves puissent toujours trouver un moment qui n'entre pas en conflit avec leurs emplois du temps.

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Les résultats de l'interrogatoire plus poussé de Yaxley au Ministère furent bien moins satisfaisants. Ou bien Voldepute l'avait oublietté de tout souvenir important, ou bien l'un de ses comparses s'en était chargé. Ils n'avaient pas pu découvrir où se terrait le sorcier malfaisant, qui l'aidait ni quels étaient ses plans, à l'exception du potentiel kidnapping d'Harry Potter.

Les sortilèges d'alerte de Garry autour du vieux Manoir Jedusor étaient intacts et inactivés. Une brève vérification en personne avait révélé que le bâtiment était aussi vide qu'il l'avait été quand il avait placé les sortilèges un an plus tôt lors de sa visite du cimetière. Il avait renouvelé les sortilèges, au cas où, dans l'espoir que son ennemi fasse peut-être une erreur. Il ne pouvait qu'espérer que le plan de son renouveau était le même qu'il l'avait été dans son passé.

Il n'osait pas faire plus de crainte que l'ennemi ne le remarque, ce qui ruinerait toute possibilité qu'il avait se stopper la résurrection. Ou du moins d'en intercepter les résultats et de se charger de ce cinglé avant qu'il ne fuit vers des horizons inconnus. Harry s'était toujours demandé pourquoi Voldepute avait été si insistant sur le fait de tenir sa résurrection le 24 juin alors que le solstice d'été était le 21 juin à 19:34 – ce qui voulait dire 20:34 à Little Hangleton, qui se trouvait à une heure à l'est. Y avait-il peut-être un avantage spécial si un rituel de résurrection était réalisé trois jours après le solstice ? Compte tenu du fait que la troisième Tâche du Tournoi commençait au coucher du soleil, soit à 22:34, et qu'il y avait aussi une différence de trois heures avec là-bas, peut-être qu'il y avait une raison spéciale pour laquelle retarder le rituel. Trois jours plus tard, trois heures, trois composants au rituel… peut-être que cela avait de l'importance ? Quelle que soit la raison, il semblait que Voldepute était bien décidé à répéter le rituel qu'il avait réalisé dans le futur d'Harry. Ce qui était en fait un soulagement… maintenant que Garry n'avait plus à s'inquiéter que Voldepute ait trouvé une autre méthode pour se ressusciter.

La seule option de Garry était de continuer comme s'il ne connaissait rien du futur et de continuer à jouer des tours à Harry… NON, à aider Harry, il l'aidait… dans ses préparations. Le reste de l'école, cependant…

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Le Bal de Noël se déroula comme Garry s'y attendait, mis à part que cette fois Fleur lui demanda d'être son cavalier et non pas à Roger Davies comme il s'en souvenait. Une autre différence était qu'Hermione et Luna étaient toutes deux les cavalières d'Harry. Neville s'y rendit avec Susan et Hannah, ce qui fit de lui l'envie de la majorité des garçons présents, fut heureux de remarquer Garry, et ce qui détourna l'attention d'Harry. Harry était envié parce qu'il avait deux cavalières, bien sûr, mais son choix laissait beaucoup à désirer, de l'avis de la population masculine de Poudlard. Hermione, bien qu'étant une belle jeune fille, avait une réputation de Mlle Je-Sais-Tout autoritaire sans aucun intérêt pour les aspects plus féminins de sa personnalité, ce qui repoussait la plupart des garçons. Ils cherchaient plutôt une fille un peu plus respectueuse de leurs egos. Et Luna était… eh bien, Luna. Malgré sa beauté éthérée, sa réputation d'excentrique faisait disparaître tout intérêt de la prendre pour cavalière. Ron était venu avec Drago et, au grand choc de Garry, n'avait pas passé tout son temps au buffet à s'empiffrer.

Garry passa un moment magnifique et était pleinement dans son élément – qui eut cru que danser puisse être si amusant ? Il réserva la plupart de ses danses pour Fleur, mais quand elle avait un autre partenaire, il trouvait bien assez de sorcières intéressées pour danser avec lui. Fleur sembla agacée lorsqu'elle remarqua qu'il parvenait aisément à trouver des partenaires de danse lorsqu'elle acceptait la requête d'un autre élève. Elle avait plus l'habitude que ses cavaliers l'attendent en se languissant d'elle sur le côté de la piste lorsqu'elle n'était pas avec eux. Il était, sembla-t-elle réaliser, un challenge pour elle en tant que Vélane. Si elle souhaitait conserver son attention, alors elle devrait y mettre de l'effort. Son Charme de Vélane ne l'aidait en rien. Elle devait entièrement se reposer sur l'intelligence, l'esprit et le charme qui lui étaient propres. Une situation des plus inhabituelles et représentant un challenge pour elle.

Et il fut assez soulagé de ne pas entendre, via ses sortilèges d'écoute, Ron et Hermione avoir une dispute hurlée quant au fait qu'elle soit la cavalière d'un autre. Cette option était absolument et irrémédiablement hors de question. Il pouvait finalement ignorer cette andouille. Bien qu'avec sa jalousie sous contrôle et ses manières de table s'approchant de celles du commun des mortels, Garry pouvait presque le voir comme un autre ami d'Harry, ce qu'il était désormais prêt à soutenir. Harry avait suffisamment d'amis maintenant pour faire face à la jalousie de Ron, si celle-ci réapparaissait. Elle serait loin d'être aussi personnellement dévastatrice qu'elle ne l'avait été dans le futur passé de Garry.

La Saint Valentin n'amena aucun changement à la scène romantique, mais lui rappela quelque chose qui l'avait toujours laissé perplexe durant sa première vie : le nombre d'élèves qui se mettaient en couple à Poudlard et restaient ensemble à l'âge adulte. Du moins jusqu'à ce Voldepute n'ait son mot à dire. Bien sûr, il y avait beaucoup rencontres, de couples formés et de rupture lors de cette période de sept ans, mais lorsqu'un couple se déclarait par des fiançailles, il durait toujours. Et il ne comptait pas ces mariages arrangés par les parents – ces mariages avaient généralement un ou les deux époux gardant une personne chère en tant qu'amant "secret".

Le fait que des adolescents magiques épousent leurs amours d'école et restent marier était diamétralement différent de l'expérience Moldue. Chez les Moldus, ces mariages tenaient rarement et le taux de divorce atteignait facilement celui de mariage de la population. D'un autre côté, le divorce dans le monde des sorciers était un évènement rare – Celestina Warbeck et ses deux divorces étaient l'exception scandaleuse confirmant la règle. Maintenant qu'il avait une chance d'observer, cependant, il avait remarqué quelque chose qu'il avait manqué lors de sa première vie.

Lorsqu'il regardait attentivement les couples, il s'était aperçu que leurs magies semblaient se transformer avec le temps. Était-il possible que lorsqu'un sorcier et une sorcière – ou toute autre combinaison, telle que Ron et Drago – passent suffisamment de temps dans une relation amoureuse réciproque, leur magie commence à les adapter à leur partenaire ? Cela ne fonctionnait pas toujours, comme la Celestina adulte le prouvait, mais en grande majorité. Est-ce que la magie encore en développement des adolescents rendait possible une flexibilité que la magie plus rigide et stable des adultes n'avait pas ?

Hermione et Harry semblaient bien mieux "convenir" l'un à l'autre que dans ses souvenirs d'eux dans son futur. Évidemment, sans les drames auquel cet Harry du futur avait fait face durant ses deuxième, troisième et quatrième années, il était plus facile pour le sorcier de former un lien d'attachement. Le fait qu'il se soit tant développé dans l'ici et maintenant était… gratifiant.

A Noël et à la Saint Valentin de l'année précédente, Hannah et Susan avaient été assises avec Harry, mais elles étaient à présent avec Neville. La magie les avait-elle dissuadées ? Ou était-ce juste qu'il s'agissait d'adolescentes et que vous ne pouviez juste pas prévoir ce qu'elles feraient ? Ou avaient-elles décidé que se partager Neville dans un ménage à trois serait plus sensé qu'un ménage à cinq avec Harry ?

Étant donné comment Hermione et Luna semblaient accepter de partager Harry sans jalousie, et son acceptation joyeuse des deux jeunes filles, cela semblait soutenir sa supposition que leur magie les adaptait à leurs partenaires. Il était presque sûr que leur magie les rapprochait pour rendre possible ce ménage à trois, car normalement aucun Née-Moldue n'aurait accepté un tel arrangement. Son éducation précédente n'incluant que des couples aurait dû rendre cela presque impossible à accepter. Deux jeunes filles Moldues acceptant de se partager un garçon était tout bonnement quelque qui n'arrivait pas chez les Moldus, ou du moins très rarement, en particulier quand les deux avaient clairement l'intention de l'épouser dans le futur.

Lorsqu'il avait passé en revue ses souvenirs de couples qui s'étaient mariés – et pas par mariage arrangé – peu de temps après avoir quitté Poudlard, tels que tous les Weasley, les Tonks, les Diggory et d'autres encore, ils semblaient parfaitement heureux. Apparemment, épouser son amour d'école (ou ses amours) dans le monde des sorciers était non seulement possible mais une excellente stratégie pour trouver le bonheur sur le long terme !

Le fait qu'Harry aurait une grande famille en conséquence à cela était évident. Avec deux épouses, comment n'aurait-il pas une multitude d'enfants ? Cela rendrait Harry très, très heureux, Garry le savait. Cela le rendait aussi un peu envieux…

Bien que, maintenant qu'il y pensait, Fleur semblait souvent rechercher sa compagnie, généralement sous prétexte d'avoir des questions quant à la défense magique ou sur son expérience personnelle à affronter des sorciers de l'Obscur. Il avait l'impression que s'il ne s'était pas trouvé assis à la Table des Professeurs, Fleur serait fréquemment venue s'asseoir avec lui. Et elle semblait passer une bonne partie de son temps dans la Grande Salle durant les repas à l'observer – mais bien sûr, c'était le cas de nombreuses autres sorcières, et même de quelques sorciers. Elle avait certainement adopté une approche plus directe que les autres sorcières, lui touchant fréquemment le bras lorsqu'ils parlaient ou le frôlant de ses hanches lorsqu'ils marchaient côte à côte s'ils se croisaient et qu'elle avait une question. Et bien qu'elle ne fût pas été la seule élève de Beauxbâtons à lui avoir souhaité la Saint Valentin, elle était venue le faire en personne et avait ouvertement flirté avec lui ! Il n'y avait aucune trace de la rougeur embarrassée que présentaient les autres sorcières lorsqu'elles s'adressaient à leurs galants.

Garry était réellement heureux qu'Harry ait la vie que l'Harry du futur passé n'avait jamais eue. Et il comptait bien vivre cette vie autant que possible indirectement – oh, comme il allait gâter ces enfants dès leur plus jeune âge ! Pour s'assurer qu'il puisse le faire, cependant, il lui faudrait convaincre le garçon qu'il était plus que bienvenu de venir avec sa famille au Square Grimmaurd. Il savait que Sirius n'aurait aucune objection à cela !

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La Deuxième Tâche fut assez décevante. L'otage d'Harry était Hermione, bien sûr, celui de Fleur était Gabrielle, une fille de Beauxbâtons pour Victor et Cho Chang pour Cédric, comme la dernière fois dans son futur passé. Garry, comme il l'avait promis, se positionna près des otages et s'assura qu'ils ne soient jamais en danger. Il s'était aussi assuré, la nuit précédente, que les quatre Champions comprennent que leurs "otages" ne seraient jamais en réel danger. Fleur, bien que perturbée que sa sœur ait été emmenée, était loin de l'état de quasi-panique dans lequel elle avait été dans le futur passé de Garry.

Cédric et Fleur utilisèrent à nouveau le Sortilège de Têtenbulle et plongèrent. Comme la fois d'avant, Fleur tomba sur un groupe de Strangulots. Victor se transforma à moitié en requin et finit par mordre accidentellement son otage en essayant de défaire les cordes qui la retenaient à la statue du village des Êtres de l'eau.

Harry, cependant, prit la route du maraudeur et arracha deux morceaux de bois au quai avec des sorts tranchants. Il les transforma en petits tubes qu'il attacha à ses chevilles avec un sortilège collant. Puis il lança un sort de répulsion sur l'intérieur des tubes pour en faire des mini-propulseurs qui le propulsèrent à haute vitesse dans l'eau. Comme la dernière fois, il utilisa une Branchiflore pour s'adapter au milieu aquatique. Il trouva les otages, libéra Hermione et remonta rapidement jusqu'au rivage en moins d'une demi-heure. Malheureusement, il dut attendre que l'effet d'une heure de la Branchiflore se dissipe avant de pouvoir sortir de l'eau gelée – cela lui coûta quelques points, mais bien moins que Victor mordant son otage.

Néanmoins, il avait le meilleur temps et gagna aisément la Deuxième Tâche. Aussi étrange que cela puisse paraître, lorsque Krum retrouva son apparence humaine, il avait à présent de longs cheveux blonds lui arrivant à la taille… comment cela avait bien pu se produire ?

Observer Harry se débattre dans la piscine au beau milieu de la nuit pour apprendre à manœuvrer ses tubes-propulseurs sans finir avec les genoux contre le menton à tournoyer sur lui-même sous l'eau resterait un précieux souvenir. Et serait matière à chantage pour les cent prochaines années, décida Garry

Puisque Rita ne s'en était pas prise à Hermione cette fois-ci, il n'y eut pas de passage à l'Infirmerie à cause d'une lettre piégée en mars. Cela aidait que la Directrice ait modifié les enchantements du Château pour rediriger les hiboux avec des maléfices et des Bleuglantes vers une autre pièce où des Elfes de maison s'en occupaient. Les Aurors prenaient le courrier réellement dangereux et retrouvaient les expéditeurs pour une amende et un châtiment appropriés. Plus jamais les tons suaves de Molly Weasley ne résonneraient-ils dans le château tandis qu'elle réprimandait ses enfants pour leurs diverses transgressions du règlement. Merlin soit loué.

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Fleur, semblait-il, avait beaucoup parlé à ses parents de son professeur de Défense Contre les Forces du Mal à Poudlard. Et du fait qu'il l'intéressait, à la stupéfaction de Garry.

Le moment où il le réalisa fut quand un sorcier de petite taille assez rond vint à sa rencontre juste après que les Juges aient annoncés leurs scores pour la Deuxième Tâche. L'homme était élégamment vêtu, une apparence au-dessus de la moyenne et portaient des bonnes à talons hauts. Il avait une courte barbe noire taillée en pointe.

Souriant en l'approchant, le sorcier s'était incliné en déclarant : "Merci pour l'avertissement à propos de nos filles et pour avoir veillé ainsi sur elles. Je suis Edgar Delacour."

Avec un large sourire, Garry répondit : "Et je suis Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, six fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, Pourfendeur de Basilic et démasqueur de sorciers malveillants.

"Je vous remercie pour vos aimables mots, mais il est de mon devoir de protéger tout élève à Poudlard. Je prends mon travail très au sérieux – j'ai une réputation à tenir, après tout !"

Le sorcier français donnait l'impression d'être une personne d'un naturel doux et jovial. "Oui, c'est ce que ma fille nous disait." Il s'interrompit quelques instants avant de poursuivre. "A la requête de ma femme et de ma fille, nous feriez-vous l'honneur de prendre part à un petit dîner à notre manoir ce vendredi ?" Il lui tendit une petite enveloppe ornée.

Pris par surprise par l'invitation, Garry prit l'enveloppe et l'ouvrit prudemment. Les détails étaient là, y compris une brève note à la fin déclarant que la lettre elle-même était un Portoloin réglé pour l'amener à leur manoir au moment prévu. Tout ce qu'il avait à faire était de donner un coup de baguette sur l'enveloppe en disant "J'accepte" et la lettre signalerait, par le biais d'un message sur le Livre des Invitations des Delacour qui se trouvait chez eux, qu'il comptait bien venir. Ensuite, le jour prévu et à l'heure citée, le Portoloin s'activerait. S'il n'acceptait pas, la lettre resterait inerte.

Le sorcier français s'inclina une deuxième fois. "Je vous remercie pour votre temps, je dois à présent retourner auprès de ma femme et de mes filles." Ses yeux se posèrent brièvement sur la tente servant d'Infirmerie où Madame Pomfresh venait juste de relâcher ses captifs… heu, patients. Les longs cheveux blonds de Krum lui allaient plutôt bien, remarqua Garry, bien que son expression grognonne semblât être comme gravée dans la roche à cause de l'incapacité de Madame Pomfresh à restaurer sa couleur de cheveux normale. De nombreuses sorcières dans le public semblait aimer cette apparence.

Accordant au sorcier français un autre sourire en retour, Garry dit : "Bien sûr, je comprends." Face au choix de créer un scandale international en refusant l'invitation d'une figure aussi importante du gouvernement des sorciers de France ou d'avoir la chance de rencontrer et impressionner une telle figure, Garry tira sa baguette et en tapota l'invitation. "Et je serais ravi d'être présent à votre dîner."

Gilderoy avait toujours rêvé d'établir un contact aussi important et Garry fut assez heureux de voir l'invitation scintiller faiblement en réponse. Et il nota le hochement de tête approbateur de Monsieur Delacour.

Le vendredi, le Portoloin le déposa dans un patio à l'arrière du Manoir Delacour. Son ensemble était d'un léger ton prune qu'il trouvait adapté à la situation. A l'abri dans une de ses poches agrandies se trouvait son œuvre autobiographique complète. Il s'agissait d'éditions limitées avec des notes additionnelles et un chapitre en plus dans chaque tome. Les deux derniers livres, Braver le Basilic et Restreindre un Rat avait aussi les dédicaces d'Harry Potter et Hermione Granger. Cette dernière avait été étonnée d'être incluse dans les signatures. Et aux anges. Il avait aussi voulu inclure un autographe de Ginny Weasley, mais son rôle dans l'affaire du Basilic était un secret qu'il ne pouvait dévoiler.

Deux autres familles étaient également présente à ce dîner, apparemment des amis proches des parents Delacour.

Garry joua pleinement la carte Lockhart. Lorsque vint le temps de son départ, les parents de Fleur et les autres invités lui lançaient des regards en coin qui semblaient clairement dire : "Est-ce que c'est une blague ? Tu AIMES cet idiot ?" Et Fleur lui lançait un regard assassin qui aurait pu faire fondre les calottes glaciaires par son intensité. Oh, comme il aurait voulu pouvoir observer le moment où Fleur essaierait de dire à ses parents que Garry n'était pas vraiment l'affreux abruti dandyfié qu'il avait paru être ce soir-là.

Gabrielle, la petite sœur de Fleur, le trouvait hilarant et, d'ici la fin de la soirée, répétait son laïus signature " Ordre de Merlin, Troisième Classe…" en synchronisation avec lui, à leur grand amusement à tous les deux.

La deuxième invitation avait été une surprise et il commença à suspecter que, peut-être, Fleur était plus sérieuse qu'il ne l'avait cru. Et elle était une jeune sorcière très attirante avec, comme il l'avait découvert, une langue affûtée. Pour cette deuxième visite, plutôt qu'une bouteille de vin, il avait apporté une petite fiole d'os de Basilic en poudre et une photo magique dédicacée de lui devant le Basilic mort. Les parents avaient été bien plus approbateurs à son départ ce soir-là. Le fait qu'il ait passé bien moins de temps à dire à tout le monde combien il était formidable et plus à expliquer comment la société des sorciers de Grande-Bretagne devrait changer avait sûrement aidé.

Les choses progressèrent jusqu'au point où les invitations devinrent presque hebdomadaires. Une plainte de Fleur sur le tour qu'il avait joué à la piscine, qu'il avait joué à toutes les classes en vérité, avait capté l'attention de Gabby et, en réponse à ses questions, il lui avait décrit quelques-unes de ses autres farces. Gabby, semblait-il, adorait les farces ! Et lors du dîner suivant, il découvrit que Gabby avait déclaré à ses parents que si Fleur ne voulait pas de lui, elle prendrait avec joie sa relève.

Garry réalisa qu'il appréciait énormément le temps qu'il passait avec Fleur. Il avait remarqué comment il attendait avec impatience chacune des invitations afin d'avoir l'occasion de passer du temps avec elle sans être sous l'œil vigilant du reste de l'école ! De plus, puisque sa relation avec la jeune femme n'avait jamais eu lieu dans son futur passé, il n'avait pas besoin de rester sur ses gardes pour éviter de révéler par inadvertance quelque chose du futur possible.

Il parvint cependant à lui donner un anneau de protection pour son anniversaire. C'était un simple anneau de cuivre qui réagirait par un bouclier similaire à un Protego s'il détectait une magie malveillante dirigeait contre son porteur – juste au cas où un Champion sous Imperius essaierait quelque chose dans le labyrinthe.

Le fait qu'il ait remplacé Bill Weasley en tant que partenaire probable ne le dérangeait pas vraiment. Si Bill avait été celui que le destin lui avait choisi, alors rien de ce que Garry aurait pu faire n'aurait changé cela. Si Bill arrivait à gagner l'affection de la sorcière, alors Garry et Fleur rompraient durant l'été. Si ce n'était pas le cas, eh bien, alors peut-être le préférait-elle à Bill à cause de sa puissance brute en tant que sorcier – ils étaient tous deux immunisés à son aura Vélane, ce qui les mettait à égalité sur ce plan. La dernière fois, il n'avait été qu'un "petit garçon" et pas un partenaire adéquat, en particulier avec la crise existentielle de son adolescence et sa tendance à éviter les autres. Mais maintenant ? Eh bien, il était un adulte puissant et n'avait pas peur de laisser les autres le savoir – l'humilité ne faisait pas partie de la personnalité de Lockhart et Garry n'était pas prêt à changer cela.

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Garry et Dobby avait réduit les rangs des Mangemorts au point où Voldepute n'obtiendrait pratiquement pas de réponse lorsqu'il les appellerait à la fin de sa résurrection au Cimetière, si jamais les évènements partaient à vau-l'eau et que cela se produisait comme dans son futur. Les pions du "Cercle Rapproché" de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom étaient soit morts soit piégés à Azkaban. Les autres sbires, ceux encore en vie, se trouvaient dans des positions bien plus précaires et ne pourraient pas permettre de quitter leurs postes en réponse à son appel sans perdre leur travail. Et aucun d'entre eux n'avait les moyens de se permettre de perdre leur gagne-pain. Sans ses investisseurs, Voldepute aurait bien du mal à payer ses subalternes, ou même à vivre décemment lui-même, maintenant que Lockhart avait pris possession et vidé ses coffres – et ceux de ses partisans. Et perdre Yaxley, et l'accès à son coffre, avait été un coup dur pour le sorcier mort-vivant.

Les Mangemorts encore en vie se cachaient de leur mieux, ne faisant rien qui puisse attirer l'attention du Tueur de Mangemort, comme ils l'appelaient. Attirer son attention, ils le savaient, revenait à signer son arrêt de mort. Et les nouvelles mesures du Ministère, à savoir arrêter immédiatement toutes personnes présentant une Marque Noire pour les interroger sous Veritaserum, n'aidaient pas non plus. Trente secondes sous Veritaserum était un aller simple pour Azkaban à cause d'une simple question : "Avez-vous déjà commis un crime ?" Celle-ci conduisait à une litanie de crimes macabres auxquels ils avaient pris part durant la première Guerre, y compris de Sang-Mêlés et de ceux qu'ils considéraient comme des Traitres à leur Sang. Et si un Auror était mort durant l'un de ces combats, autant dire qu'ils étaient garantis un long séjour à Azkaban. Et même sans ça, il y avait les autres crimes qu'ils avaient commis – corruption, fraude et vol pour en nommer quelques-uns.

Et le retrait des lois contraignantes qui avaient précédemment été passées par un Magenmagot influencé par l'Obscur avait énormément contribué à restaurer l'égalité avec les non-Sang-Purs. Le climat politique était décidément anti-Obscur, ce qui voulait dire que personne ne pouvait payer sa liberté en pots-de-vin. Les nouveaux serments obligatoires promettant que les membres du Magenmagot et les bureaucrates seraient honnêtes dans leur jugement et les affaires du Ministère, au mieux de leur capacité, avaient fait disparaître la corruption. Quiconque violant ces serments verrait sa magie le forcer à avouer ses méfaits à son superviseur et aux Aurors, ce qui serait suivi d'une sanction adéquate. Les membres du Magenmagot avoueraient eux aussi leurs méfaits, lors de la rencontrer suivante, et seraient de même sanctionner en conséquence.

Sirius et Remus s'occupaient du Fonds d'Investissement Gilderoy Lockhart et l'utilisait à son maximum. Il y avait à présent plusieurs douzaines de nouveaux commerces dans le monde des sorciers. Le Chemin de Traverse et Pré-au-Lard ne désemplissaient pas de clients. Le magasin de "Télés" des jumeaux Weasley était un franc succès – ils avaient réussi à se lancer juste à temps pour Noël. Ils avaient une douzaine d'employés ne faisant rien d'autre qu'adapter des appareils moldus à l'environnement magique et les vendaient aussi vite qu'ils les produisaient. Leur expérience de l'été précédent, afin de faire plaisir à Bell, leur avait amené d'énormes bénéfices. Tout ce qui leur restait à faire était d'obtenir leur BUSEs et ASPICs à Poudlard pour garder le support de Sirius et Remus.

Presque trop vite, la troisième et dernière Tâche du Tournoi des Trois Sorciers fut sur eux. Une énorme force d'Aurors était présente, grâce à l'implication des deux autres pays qui contribuaient à une part de la force de sécurité. Les faire patrouiller par groupes de trois empêcherait toute interférence d'un potentiel espion Mangemort. Et quand deux patrouilles se croisaient, elles échangeaient l'un de leurs membres. Cela rendait pratiquement impossible pour Voldemort de parvenir à placer un Mangemort de chaque pays dans le même trio pour plus d'un quart d'heure, ou pour un Mangemort de contrôler les deux autres – un temps bien plus court que celui que les Champions passeraient dans le labyrinthe.

A la suggestion pressante de Garry, un sort réflecteur avait été mis en place au-dessus du labyrinthe afin de permettre aux spectateurs de suivre aisément l'avancée des Champions dans ses allées. Les Champions, bien sûr, ne verraient rien s'ils regardaient au-dessus d'eux.

Il suspectait qu'il allait être déchiré entre le fait de suivre le progrès d'Harry et celui de Fleur, à présent sa petite-amie non officielle. Elle deviendrait sa fiancée lorsqu'elle serait diplômée dans quelques semaines. Il avait hâte d'être à ce moment. La nature fougueuse de Fleur donnait lieu à des moments torrides lorsqu'ils n'étaient que tous les deux – rien de plus inapproprié que des baisers, mais wow, quels baisers !

"Ah, Ministre Bones !" dit joyeusement Garry en apercevant la sorcière épuisée. "Tout est splendidement organisé. Vous avez dû tout vérifier vous-même au moins trois fois, tout comme je l'aurais fait à votre place. Malheureusement, mes devoirs ici à l'école m'empêchaient de vous apporter mon aide, sinon l'évènement serait sans défaut !" Il prit une pose parfaite dans les rayons du soleil couchant, comme pour donner l'impression que c'était lui qui avait fait tout le travail, rayonnant de fierté tout en examinant les haies du labyrinthe.

Il fit semblant de ne pas l'avoir vu lever les yeux au ciel.

"D'ailleurs, avez-vous fait vérifier la Coupe pour toute altération de la destination du Portoloin ? Il serait regrettable, n'est-il pas, que notre Champion vainqueur se fasse enlever sous notre nez à cause d'une aussi simple astuce ?"

"Oui, Gil," dit la Ministre d'un ton froid. "J'ai personnellement vérifié la Coupe ce matin. Il n'y a qu'un seul sort de Portoloin dessus, réglé pour s'activer lors de l'entrée d premier Champion dans le labyrinthe."

"Fantastique !" se réjouit Garry. "Et vous ne l'avez jamais quittée des yeux avant de l'avoir placé vous-même au centre du labyrinthe, n'est-ce pas ?" Il lui lança un sourire éclatant. "Et vous avez placé un sort d'alarme dessus afin d'être avertie si quelqu'un s'en approchait à moins de cinq pieds ? Avec un second sort d'alarme sur le premier qui se déclencherait si quelqu'un essayait de désactiver le premier ?"

La Ministre Bones le fixa longuement. Il n'était pas difficile de voir sa frustration envers lui, teinté d'un peu de chagrin qu'il ait vu juste. Elle n'avait pas placé de sorts d'alarme sur la Coupe. Elle avait juste vérifié les sorts déjà existant sur elle.

Elle lui sourit, un sourire particulièrement peu amusé qui semblait dire 'Je fais ça juste pour te faire plaisir et pas qu'il faut vraiment que cela soit fait et parce que je sais que tu ne la fermeras pas jusqu'à ce que je le fasse'. "C'est une excellente idée, nous devrions faire une dernière vérification."

Amèrement, elle se tourna et fit signe à un trio d'Auror proche. Quelques secondes plus tard, ils partirent tous les quatre vers le labyrinthe.

Garry éclata de rire intérieurement. Il avait déjà transplané jusqu'à la Coupe et l'avait examinée quelques minutes plus tôt à peine. Elle était intacte et ne transporterait pas le vainqueur en-dehors de Poudlard. Il n'y avait absolument aucun signe d'altérations.

Il n'y avait aussi aucun signe d'activité au Cimetière non plus.

C'était vraiment inquiétant. Peut-être qu'il avait été un peu trop minutieux dans son élimination des Mangemorts. Dans tous les cas, tout ce qu'il pouvait faire était continuer et espérer que tout se passe pour le mieux. Il se retourna et, d'un pas guilleret, revint vers la Grande Salle pour une petite farce de dernière minute… un conseil, conseil ! Il allait donner au garçon un conseil de dernière minute.

"Souviens-toi, Harry," dit Garry lorsqu'ils marchèrent ensemble vers le labyrinthe. "Si quoi que ce soit tourne mal et que tu as besoin de t'échapper, la phrase du Portoloin d'urgence est On n'est nulle part aussi bien que chez soi", et tu te retrouveras immédiatement ici. Oh, et n'oublie pas de frapper trois fois tes talons entre eux en le disant, c'est très important, crois-moi." Il eut un petit sourire pour le jeune sorcier qui le regardait d'un air dubitatif. Garry se demanda combien de temps le garçon mettrait avant de remarquer que ses chaussures étaient maintenant d'un éclatant rouge rubis.

"Et juste pour faire plaisir à Sirius, j'ai placé sur toi et tes vêtements une douzaine de sorts de pistage. Si quelque chose arrive, moi, Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, six fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, Pourfendeur de Basilic et démasqueur de sorciers malveillants, arriverai immédiatement avant même que tu aies eu le temps de dire ' Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, Troisième Classe, Membre Honoraire de la Ligue de Défense Contre les Forces du Mal, six fois lauréat du prix du Sourire le plus Charmeur de Sorcière Hebdo, Professeur de Défense Contre les Forces du Mal adoré de Poudlard, Pourfendeur de Basilic et démasqueur de sorciers malveillants'."

"Le temps que je dise ça, il serait déjà trop tard !" s'exclama Harry. Il poussa un profond soupir. "Tout cela est-il vraiment nécessaire, Gil ? Je veux dire, est-ce que ce n'est pas un peu exagéré ? Après tout, la Deuxième Tâche s'est déroulé sans accrocs."

Garry parla un moment pour ne rien sire avant de répondre doucement : "Harry, je vais te dire un petit secret." Il s'interrompit un instant pour se pencher vers lui. "Aujourd'hui, et la semaine qui arrive, est la dernière chance que Voldepute aura avant que tu ne partes pour le Square Grimmaurd et hors d'atteinte pour l'été. Dans sa forme actuelle, il pourrait ne pas survivre jusqu'à l'automne. Alors, non, ce n'est pas exagéré. En fait, personne n'est au courant, mais je compte te ramener à la maison ce soir plutôt que de prendre le risque de te laisser une semaine de plus à l'école."

Harry l'observa d'un air solennel avant de hocher lentement la tête.

"Maintenant, montre-leur de quel bois tu te chauffes, Harry !" finit Garry en donnant au garçon une légère poussée en direction de l'estrade des juges, devant laquelle les autres Champions attendaient avec Ludo Verpey. Garry ignora ce que le moulin à paroles racontait pour examiner minutieusement la foule présente dans le stade. Il salua d'un geste de la main Sirius et Remus et le reste de la famille présents dans les gradins – Sirius semblait rire à la vue des nouvelles chaussures d'Harry. Il se retourna vers les quatre Champions au moment où Harry les rejoint. Harry était trop nerveux pour remarquer les coups d'œil que les gens jetaient à ses tapageuses chaussures rubis.

Verpey donna un coup de sifflet et Harry partit au pas de course.

Garry partagea son attention entre la foule regardant le reflet du labyrinthe et Harry. Il fut intéressé de voir que, contrairement à son propre temps dans le labyrinthe, Harry expérimentait plus de difficultés et rencontrait plus de créatures que lui. Il semblait que Croupton avait facilité le chemin choisi par l'Harry du futur passé. Bien, très bien, au moins le labyrinthe était un challenge pour tous les Champions, sans que l'un d'eux n'ait d'avantages injustes. Enfin, à part pour le fait qu'Harry était un Quatrième Année alors que les trois autres étaient des Septième Année. Hmm… Dans ce cas, faciliter les obstacles qu'Harry rencontrait était-il injuste ou simplement une adaptation face à l'avantage injuste que les trois autres avaient sur lui ? Oh, après tout, ça n'avait aucune importance. Garry se fichait de savoir si Harry atteindrait la Coupe, il voulait juste qu'il ressorte de cette Troisième Tâche indemne.

Cette fois-ci, sans les interférences du Mangemort, l'épreuve fut bien plus serrée que la fois d'avant. Harry, cependant, réfléchissait d'une façon différente des autres et ses solutions étaient souvent un peu plus directes. Sa réponse face à un Scroutt à pétard était du pur Maraudeur – il se désillusionna et lança un sort qui projetait l'image d'un second Scroutt, plus petit, juste au coin suivant à quelques mètres derrière lui. Le vrai Scroutt, voyant l'autre plus petit, passa immédiatement à l'attaque, chargeant le coin suivant à la poursuite de l'image qui fuyait et oubliant complètement Harry. Ou peut-être qu'il voulait éliminer la compétition avant de manger son quatre heures. Dans tous les cas, Harry courut rapidement jusqu'au prochain croisement avant que le Scroutt ne découvre la supercherie.

Contrairement à son futur passé, cependant, les Champions arrivèrent tous les quatre en même temps au centre du labyrinthe. Ils réglèrent rapidement son compte à l'Acromantule et avant de se faire face. Il n'y eut pas de dispute pour savoir qui devrait prendre la Coupe en premier cette fois-ci, ce fut une simple course – qui finit sur une égalité ! Tout comme dans le futur, l'instant où ils touchèrent la Coupe, ils furent transportaient par le Portoloin.

Cette fois-ci, par contre, ils apparurent pêle-mêle devant l'estrade des Juges et pas dans un infâme cimetière décrépit et dangereux. Après un bref moment de confusion, Verpey se ressaisit et commença immédiatement à féliciter les quatre gagnants qui se remettaient debout. Il s'approcha de Cédric en premier et lui secoua la main de haut en bas comme s'il essayait de pomper de l'eau d'une de ces vieilles pompes à main. Il le libéra après un moment et se tourna vers Victor, répétant son incessant secouage de main et ses félicitations, avant de se tourner vers Fleur et finalement vers Harry. Il tira Harry légèrement à l'écart des autres Champions, le séparant d'eux comme pour féliciter le jeune sorcier.

Ce fut le moment où ça arriva. Ludo lâcha la main d'Harry et lui donna une tape sur l'épaule de sa main gauche. Et à l'instant où le sorcier releva sa main, Harry disparut.

LIGNE

Le coin des mots et expressions :

« Être un cordon bleu »

De nos jours, cette expression veut dire que quelqu'un est un très bon cuisinier. Mais cela n'a pas toujours été le cas ! En effet, le cordon bleu est, à l'origine, une décoration utilisait par Henri III au XVIe siècle, remise à ses chevaliers ayant accompli des hauts-faits : c'était en fait un ruban bleu sur laquelle était accrochée la crois de Malte. Le ruban bleu fut plus tard repris par Napoléon Ier au XIXe siècle pour la Légion d'honneur. Un cordon bleu était donc synonyme de talent, ce qui amena une journaliste, Marthe Distel à nommer l'un de ses guides culinaires La Cuisinière cordon bleu, qui rencontra un grand succès. Reprenant ce titre, elle fonda des écoles de cuisine s'appelant "Le Cordon Bleu" qui furent très réputées.