/!\Warning : Les personnages mis en scène dans cette histoire ne sont pas les membres du groupes mais leur adorables peluche peluche SKZOO comme représenté sur la photo de couverture ^^


Chap3

Enfin son plan avait marché, vivement il se retourna vers son agresseur l'air faussement boudeur et commença à pester.

- Oh Lee kn' ... Changbin-yah?!

- Déçu?

- Oui ... Non! Et on peut savoir ce qui t'a pris au juste ?

- Et toi? Tu t'endors en caleçon dans les espaces communs maintenant? Avoue que tu l'as un peu chercher.

Bien sur qu'il l'avait cherché! Et son stratagème avait parfaitement fonctionné, au détail près que la personne visée n'était pas la bonne. Han poussa un soupir à fendre l'âme avant de se lever difficilement en massant sa fesse endolories. Passant très vite outre l'offense portée envers son postérieur - après tout aucun des membres du groupe n'était à une fessé près - il jeta un bref coup d'œil derrière les larges épaules de son ami espérant secrètement apercevoir la tignasse rousse tant convoitée, avant de demander avec curiosité.

- Tu t'en vas déjà? Je t'ai connu plus assidu.

- Hannie, il est dix heures et demie et la salle et presque vide. Tu t'es endormis ou t'es tombé dans le coma?

- Hé? Et chan et Lee Know?

- Bangchan ne devrait pas tarder à finir et Lee Know et parti depuis une bonne heure déjà. Il ne t'a pas réveillé?

- Non, visiblement pas.

Cette fois Jisung se renfrogna plus que clairement. Si son meilleur ami était passé par le vestiaire avant de partir il n'y avait aucun moyen pour qu'il ne l'ai pas vu. Et si il l'avait vu là, allongé telle une vierge sacrificielle, à demi nu, une flèche luminescente indiquant presque la direction direction du bas de ses reins et ne l'avait même pas effleuré, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose: Lee Minho c'était lassé de ses fesses...

Han ne sut dire si ce fut le choc de la nouvelle ou les deux heures à dormir sans vêtement et sans même avoir pris la peine d'essuyer la sueur qui dégoulinait de son corps, mais il fut pris d'une violente quinte d'éternuement et un frisson glacé lui traversa l'échine.

- Tu devrais aller prendre une bonne douche chaude avant de choper la mort.

Tout en obéissant au short king, le quokka se traina douloureusement sous la douche en se jurant que s'il chopait la mort, il la lancerais au trousse d'un certain rouquin sans aucun scrupule.


Et ce qui dût arriver arriva. Trente neuf de fièvre, une toux carabinée et une extinction de voix plus tard, le lendemain matin Han Jisung était en K.O technique. Il réussi à réunir les dernières forces qu'il lui restait afin d'envoyer un message à leur leader pour lui stipuler qu'il serait dans l'incapacité totale de se rendre à l'entrainement d'aujourd'hui, avant de s'écrouler de fatigue dans son lit.

Il fut réveillé plusieurs heures plus tard par un linge humide passant doucement contre la peau de son cou. L'esprit embrumé il ouvrit piteusement les yeux et cru reconnu la crinière de feu de celui penché à quelque centimètres de son visage. La bouche pâteuse il tenta difficilement de baragouiner le prénom de son infirmière de fortune, mais le seul son qui sorti de sa bouche fut un sifflement aigue et plaintif. Aussitôt les yeux de son hyung se tournèrent vers les siens et une main fraîche, et réconfortante vint se poser sur son front.

- Chut, ne parle pas

Docile, et bien trop épuisé pour lutter de toute façon, il referma les yeux et le sommeil le faucha de nouveaux en moins d'une seconde.

Son second réveil de la journée fût provoqué par une violente panique. Il avait rêvé que sa voix ne revenait pas. Il avait rêvé qu'il ne pourrait plus jamais chanter et que le reste du groupe lui tournaient le dos, le jugeant dorénavant inutile. Il était seul dans son grand lit, ne pouvant appeler à l'aide peu importe à quel point il s'époumonait. Soudain son souffle se fit haletant et il porta ses mains vers sa gorge incapable de dissocier son rêve de la réalité. Bientôt des larme de détresses dévalèrent ses joues alors qu'il cherchait dans la pièce la moindre chose familière à laquelle accrocher son regard afin de se calmer. Ce fut à ce moment que Lee Know entra dans la pièce, les main chargeaient d'une assiette fumante à l'odeur alléchante, il la fit presque tomber au sol quand il croisa le regard fou de son patient. A la hâte il posa le plat sur la table de chevet et se jeta presque sur Han qui s'accrocha instantanément à sa chemise. Jisung c'était agrippé à lui tel un perdu. La terreur tétanisée ses membres et ses longs doigts blancs menaçaient de déchirer sa chemise tant ils la serraient fortement. Aussitôt son gardien referma ses bras forts sur son corps tremblant, caressant tout ce qu'il pouvait caresser, murmurant tout ce qu'il pouvait murmurer. Mais il n'entendais rien, la fièvre ayant pris le dessus sur ses sens le plus jeune ne pouvait que sangloter piteusement sans même pouvoir mettre des mots sur son mal.

Ce ne fut que quand il enfonça sa tête contre la clavicule saillante de son sauveur qu'il commença doucement à se calmer. Il connaissait son odeur. C'était l'odeur des chauds matins d'été, celle du bois crépitant dans l'âtre de la cheminé les soirs d'hiver, celle du soleil, celle d'un ami. Ivre de ce parfum il glissa presque jusqu'à la lisière de ses cheveux là ou celui-ci se faisait plus entêtant. Il l'inspira à plein poumons et la flagrance eu le même effet sur lui qu'une bouteille d'oxygène dans les tréfonds de l'océan. Enfin il pouvait respirer. Il ne pouvait parler ni ouvrir les yeux sans voir flou, mais il sentait désormais les mains douces parcourir son dos et s'enfoncer dans ses mèches brunes désordonnées. Peu à peu son corps se calma et il put entendre une voix comme lointaine lui susurrer des paroles rassurantes.

- Chut, chut je suis là. Je reste avec toi, je ne vais nul part Hannie. Respire doucement, c'est ça, doucement. Je suis là Han, je suis là ...

L'étroite embrassade dura de longues minutes. Elle ne se termina que quand, à bout de force, le malade ne put plus se cramponner à sa bouée de sauvetage. Délicatement il se senti être appuyé sur la tête de lit et presque aussitôt commença à s'endormir. Son repos fut cependant de courte durée car très vite une sensation de métal chaud entra en contacte avec ses lèvres. Par réflexe il détourna mollement la tête en geignant. L'opération se réitérât plusieurs fois et à chacune d'entre elles l'écureuil refusa de coopérer de plus en plus vivement.

Cependant quand une main douce mais ferme se posa sur la rondeur de sa joue et glissa jusqu'à son menton pour forcer doucement sa mâchoire à s'ouvrir, il obtempéra. Sa langue goûta bientôt une texture molle et tiède dont il ne pouvait déterminer la saveur. Une légère grimace déforma les traits doux de son visage, mais il permis tout de même à deux ou trois autres bouchées de franchir la barrière de ses dents. L'autre sembla trouver cela suffisamment acceptable pour le moment car Jisung entendit vaguement le bruits des couverts s'entrechoquer alors qu'ils étaient abandonnaient négligemment un peu plus loin.

Néanmoins son répit. Il sentait déjà c'est paupières commençaient à s'alourdirent de nouveaux quand un doigt insidieux tenta de glisser une choses rondes et amer dans sa bouche. Cette fois la protestation du petit brun se fit plus vive. Il était fatigué et n'aspirait plus qu'à une chose, dormir ! Les minutes qui suivirent lui semblèrent un véritable combat. Il ne comprenait pas pourquoi celui qui était son seul allié il y avait quelque secondes encore, était soudain devenu son bourreau.

Il tentait de le repousser faiblement agitant ses bras de droite à gauche, sans logique mais avec une efficacité certaine. La torture s'arrêta brièvement et il se pensa un instant victorieux de cette bataille. Jisung n'aurait put avoir plus tort.

Sans coup de semonce le goût acre et désagréable du médicament fut remplacé par une saveur suave et douce sur ses lèvres. C'était chaud et tout sauf désagréable l'odeur qu'il avait humé précédemment contre la peau de l'autre homme l'englobait entièrement l'irradiant d'une sensation de bien être et de sécurité jusqu'au plus profond de son âme. Il n'aperçut même pas le liquide tiède qui glissait dans sa gorge et l'avala sans même s'en rendre compte.

Quand l'effluve apaisante se décolla de lui et que la chaleur quitta sa bouche il se retrouva naufragé. A tâtons il tenta éperdument de rapprocher une nouvelle fois son visage de celui de son infirmier improvisé. Il s'entendit baragouiner un « encore » plaintif de sa voix presque éteinte et n'eut pour toute réponse qu'un petit rire clair et une main trop puissante pour son absence de force, le poussa à s'allonger sur les draps frais. Le poids qui affaissait le lit disparu en une fraction de seconde faisant réapparaître chez lui une certaine anxiété. Il réussit malgré sa mollesse à attraper un pan de la manche du fuyard et souffla de façon presque inaudible le seul mots qui lui vint en tête.

- Stay

Un instant qu'il estima éternelle s'écoula avant qu'il ne sente s'allonger contre lui le corps chaud à l'odeur envoûtante. Il se blottit contre lui soupira d'aise et s'endormit quasiment instantanément.