Chapitre 5 : Quelqu'un pour le croire.

Quand Bakugo avait vu Deku arriver, il crut qu'il allait défaillir. Où était passé ses cheveux fluffy et ses pulls marrants avec marqués « pull » dessus ? Il mentirait s'il disait qu'il ne trouva pas Deku assez sexy, mais ce n'était pas lui. Pas son style, pas son genre. Tout le monde le félicita, tout le monde avait l'air de trouver cette version de Deku meilleure que l'ancienne. Alors que pour Bakugo, Deku était Deku, qu'il porte des vêtements marrants ou classes. N'était-ce pas vexant de dire à quelqu'un « il y a de l'amélioration » ? Est-ce que ça voulait dire qu'avant il était un sac poubelle ?

Pour Bakugo, Deku était parfait quoi qu'il porte. Il l'aimait infiniment et complètement, et il l'aimerait même si Deku se teignait les cheveux en rose, s'habillait en gothique lolita, ou n'importe quoi d'autre.

Il aurait pu le complimenter à son tour. Simplement lui dire « Deku tu es beau quoi que tu portes, mais cette tenue te va très bien ». Mais Shigaraki expliqua qu'il était celui qui avait relooké Deku et Bakugo se renferma en lui-même.

D'où ?

D'où ce mec se permettait de « relooker » Deku ?

Si Deku avait choisi de lui-même sa nouvelle coupe, son nouveau style, Bakugo n'aurait rien eu à en dire, mais là, savoir que Shigaraki était responsable de ce changement lui foutait les nerfs.

Kirishima et Kaminari, et même tous les autres, lui auraient dit que c'était juste de la jalousie. Mais ce n'était pas ça, pas exactement ça.

Quelque chose dérangeait Bakugo dans le fait que Shigaraki ait décidé pour Deku. Il ne savait pas quoi, il n'arriverait pas à expliquer aux autres ce qui le gênait, mais il n'y pouvait rien, il avait la sensation que c'était mal.

Comme si Shigaraki voulait façonner Deku pour qu'il soit comme lui l'aimerait.

Ça le titillait Bakugo.

Ça l'énervait aussi.

La possessivité de Shigaraki le faisait bouillir. Sa façon d'être avec Deku lui déplaisait, et quand ce mec dont la gueule ne revenait vraiment pas à Bakugo, posa sa main sur la tête de Deku, le blond vit rouge.

— Oui c'est mon mien à moi, le gentil Deku.

Ce fut la goûte d'eau qui fit déborder la mignonnette de patience de Bakugo. Il attrapa Shigaraki par le poignet et le tordit. Il le regarda comme s'il allait vraiment lui faire du mal et lui cracha à la figure :

— C'est pas ton chien okay ?

Il avait perdu pied. Il savait qu'il aurait dû se contenir, mais c'était trop tard. Deku n'appartenait à personne, ce n'était pas un foutu animal ni même un meuble. Il entendit Deku l'appeler et lui dire d'arrêter et de relâcher Shigaraki, mais Bakugo ne put pas.

Il avait trop envie de le frapper.

Et puis il reprit pied. Croisa finalement le regard de Deku où il put y lire de la déception. Et la colère quitta Bakugo, remplacé par une énorme tristesse. Il relâcha Shigaraki et se rendit compte que tout le groupe le regardait avec ébahissement ou énervement. Chacun était en train de le juger, et vu les moues, ils étaient tous du côté de Shigaraki, c'était clair.

Blessé au plus profond de lui-même, Bakugo enfonça ses mains dans ses poches. Avant de partir, il jeta un dernier regard vers Shigaraki. Et il le vit. Son sourire de vainqueur. « J'ai gagné », lui disait-il. Salopard, pensa Bakugo presque sûr que Shigaraki s'était montré provocant exprès. Il savait que Bakugo exploserait. Il s'en doutait. Il l'avait titillé en infantilisant Deku et ça avait fonctionné. Sauf que Shigaraki n'avait rien gagné du tout, Deku n'était pas un prix de loterie.

Dégoûté que personne d'autre que lui ne voie les mauvaises facettes de Shigaraki, écœuré d'être rejeté ainsi par ses amis, il quitta le groupe et s'éloigna le plus vite possible. Le cœur dans les chaussettes.

Il entendit une voix qui l'appelait au loin, mais l'ignora. Jusqu'à ce que la voix se rapproche et qu'il ne puisse plus faire semblant de ne rien entendre.

— Bakugo, attends !

Le dénommé s'arrêta enfin et se retourna vers Uraraka.

— Qu'est-ce que tu veux tête d'œuf ? Souligné à quel point je suis une merde à vos yeux ?

— Non, fit-elle, je veux juste parler.

— Alors, vas-y parle.

La jeune femme secoua la tête.

— Allons dans un endroit plus calme.

Elle ne paraissait pas avoir envie de discuter au milieu du parc, pas loin de leur groupe d'amis. Bakugo céda et ils se rendirent dans un petit café et s'assirent dans une alcôve tranquille. Les deux étudiants attendirent qu'ils aient commandé et soient servis avant de parler.

— Si tu es là pour m'engueuler, prévint Bakugo, tu peux repartir. Je n'ai pas envie de recevoir de leçon.

Uraraka secoua la tête.

— Non. Je ne suis pas venu t'engueuler. En fait, je crois que je suis de ton côté Bakugo. Pour ce coup-là en tout cas.

On ne pouvait pas dire que Bakugo et Uraraka s'entendaient particulièrement bien, c'était pour ça que Bakugo était étonné que ce soit elle qui soit venue vers lui.

— De mon côté ? demanda-t-il avec méfiance.

— Oui, fit la tête d'œuf. C'est étonnant n'est-ce pas ? essaya-t-elle de plaisanter.

Mais Bakugo n'avait aucune envie de rire.

— Explique-toi.

La jeune femme poussa un petit soupir puis reprit :

— Shigaraki n'a pas à relooker Deku, dit-elle. Je n'aime pas qu'il le traite comme un objet. Et sa façon de lui parler et de lui frotter la tête, j'ai vraiment détesté ça. Tu as été plus rapide que moi, mais j'allais aussi faire une remarque.

Alors Bakugo n'était pas le seul.

Il y avait quelqu'un d'autre.

Il n'hallucinait pas à cause de la jalousie.

Uraraka pensait aussi que quelque chose clochait. Sauf qu'il était connu comme le loup blanc qu'Uraraka en pinçait pour Deku.

— Ou alors c'est la jalousie qui te fait parler ! grogna-t-il.

La tête d'œuf soupira :

— Je ne comprends pas pourquoi tout le monde croit encore que je suis amoureuse de Deku. Ça fait longtemps que je suis passé à autre chose. En plus avant l'arrivée de Shigaraki, je pensais que personne ne pourrait se mettre entre vous.

— Je le pensais aussi, avoua Bakugo.

— Je ne comprends pas, si tu l'aimes tellement, pourquoi tu ne lui as pas simplement dit ?

— On n'est pas venu causer de mes sentiments, grommela Bakugo.

— Tu devrais peut-être pourtant. Je veux dire, à part Deku, tout le monde sait ce que tu ressens. Même Iida.

— Mêlez-vous de vos oignons tous autant que vous êtes, grogna Bakugo. J'ai pas envie de parler de ça !

Uraraka le fixa un instant, puis baissa les bras :

— Bien, comme tu veux. J'avais espéré que si tu parlais à Deku, les choses pourraient changer.

— Bien sûr, je vais lui dire « oh au fait Deku il se trouve que j'éprouve des trucs pour toi, tu peux larguer Shigaraki et sortir avec moi à la place ? » et bim comme par magie, Deku sera amoureux de moi.

— Ce n'est pas la peine d'être sarcastique.

— Uraraka c'est pas que tu m'ennuies, mais si tu en venais au but ?

La jeune fille lâcha enfin l'affaire :

— Je pense que Shigaraki est bizarre, dit-elle.

— Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?

— Je peux pas vraiment dire du mal de lui, continua Uraraka, il s'est bien comporté avec le groupe, il a réussi à tous nous séduire, il s'intéresse à nous et sait parler. Il a l'air de bien traiter Deku.

— Ouais, le mec parfait.

— Justement. Il est parfait. À part toi, on est tous rentrés dans son jeu. Il nous a parlé des choses qu'on aimait et on l'a inclus dans le groupe facilement. Il a séduit Deku très facilement aussi. Il a sans doute essayé de te mettre dans sa poche, mais tu es du genre plus méfiant, moins réceptif. Et c'est ça qui me met la puce à l'oreille.

— Développes.

— Kaminari est un pro pour t'enquiquiner et pourtant il fait partie de tes amis les plus proches. Iida te saoule avec sa droiture et tu l'acceptes à tes côtés, tu refuses d'admettre que tu es proche de Todoroki, mais tu ne l'as jamais repoussé non plus.

Bakugo haussa les épaules :

— Et alors ?

— Alors, tout à coup entre dans le groupe un mec qui t'offre une figurine d'un héros que tu adores et pourtant tu le rejettes de toutes tes forces. Tu ne le veux pas dans le groupe, tu te montres acerbe, violent et méfiant.

— Ça peut être la jalousie.

— Je ne doute pas que tu sois jaloux, mais tu étais jaloux de moi et tu m'as accepté quand même.

— Alors ça veut dire que tu me crois ?

— Oui.

— Tu ne m'en veux pas d'avoir mal réagi tout à l'heure ?

— Tu as été un peu violent, mais je te l'ai dit, moi aussi j'allais réagir.

Bakugo sentit un poids en moins sur ses épaules. Il n'était vraiment pas seul, il n'affabulait pas.

— Et puis il y a autre chose de bizarre, ajouta Uraraka un peu hésitante.

— Quoi donc ?

Elle se tut un instant, comme cherchant ses mots.

— Deku, il s'éloigne de toi.

Bakugo baissa la tête et fixa son verre l'air morose.

— Deku ne s'est jamais éloigné de toi. Je ne connais pas bien votre passé, mais une fois je lui avais dit que je te trouvais violent, et il s'est contenté de rire en disant que tu aboyais plus fort que tu ne mordais. Mais là, c'est comme s'il te voyait, mais ne te reconnaissais plus. Seulement ce n'est pas toi qui as changé Bakugo, c'est lui. C'est lui qui a changé. Et aujourd'hui, en le voyant, bien que je l'aie trouvé beau, je me suis dit que ce n'était pas Deku. C'était comme si Shigaraki l'avait modelé et je n'aime pas ça.

La jeune femme regarda Bakugo droit dans les yeux :

— À vrai dire, j'ai même un peu peur.

— Peur de quoi ?

— Peur que Deku nous échappe, peur de l'emprise de Shigaraki sur lui.

Les entrailles de Bakugo se serrèrent, parce que lui aussi, il l'éprouvait cette peur. Sauf qu'à part envoyer Shigaraki sur la lune à coup de pied dans le cul, il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire.

— Je vais essayer d'en parler aux autres, dit Uraraka, je suis plus diplomate que toi et peut-être que j'arriverai à les convaincre.

— Et ensuite ? On fait quoi ? On bute Shigaraki ?

— On essaye de parler à Deku. Si on est tous là, il nous écoutera.

Bakugo murmura :

— Et s'il ne nous écoute pas ?

Uraraka n'avait pas pensé à cette option. De toute évidence elle était persuadée que Deku retrouverait la raison si tout ses amis lui parlaient. Mais Bakugo était le meilleur ami de Deku, son ami d'enfance, la personne la plus proche de lui dans le monde, et il s'était fait évincer comme s'il n'avait été personne. Deku était prêt à choisir Shigaraki plutôt que lui, et ça le tuait. Bakugo n'en voulait pas à Deku, il en voulait à ce salaud de Shigaraki qui refermait ses griffes autour de son ami d'enfance.

Bakugo faillit casser sa tasse de café de colère, mais se contint :

— Je vais le crever ce mec !

— Et Deku t'en voudra à mort. Il faut y aller doucement.

Mais Bakugo ne savait pas y aller doucement. Son instinct lui dictait de foncer dans le tas.

— Bakugo, je sais que tu es pressé, mais suis mon plan s'il te plaît. Tous ensemble on va y arriver.

— Et si ce n'est pas le cas ? insista le blond.

— Il ne peut pas tous nous rejeter.

— Shigaraki peut très bien faire le vide autour de lui. Il a bien réussi à le relooker complètement.

— Il n'y arrivera pas.

— Écoute, Uraraka, avec tout le respect que j'ai pour toi, je pense qu'il y a des risques que même tous ensemble, Deku ne nous écoute pas. Et si c'est le cas, alors on fait quoi ?

Uraraka était une personne positive, combative, elle avait pris Deku comme modèle pendant un temps pour se booster dans ses études et ses passions. Elle ne voulait pas croire qu'il était possible que Deku ne les écoute pas du tout.

Bakugo envisageait toutes les possibilités.

— S'il fait du mal à Deku, j'en ai rien à foutre de ce qui peut arriver ensuite, je le crève, grogna-t-il.

— La violence ne résout rien, s'agaça Uraraka.

— Je pense que si je lui pète toutes les dents, il réfléchira à deux fois avant de toucher Deku.

Le soupire que poussa la tête d'œuf montra son agacement. Elle voulait bien être du côté de Bakugo, mais ils n'avaient pas la même façon de penser, d'agir. Si ça avait été Kirishima, il aurait sans doute gueulé un truc du genre « Shigiraki n'est pas viril du tout, on va lui remettre les idées en place ».

— D'accord pour parler avec les autres et tenter de les convaincre, fit Bakugo, et ensuite on décide de ce qu'on fait.

— Laisse-moi leur parler, par pitié.

— Je te laisse Iida et compagnie, je m'occupe de convaincre Kirishima et Kaminari.

Uraraka lâcha l'affaire.

— Okay ! Faisons comme ça.

xxx

Kirishima rentra tard. Bakugo l'attendait de pied ferme dans leur chambre. Il avait viré leur autre colocataire, le temps de pouvoir parler avec son ami. Quand Kirishima le vit, il lui jeta un regard dépité.

— Tu peux me dire qu'est-ce qui t'a pris ?

— Je peux te le dire, si tu me laisses une chance de t'expliquer, tempéra Bakugo.

Kirishima s'assit sur une des chaises de bureaux et se tourna vers Bakugo :

— Okay, je t'écoute. Mais t'as intérêt à me donner une explication valable, parce que je t'ai pas trouvé viril du tout, tout à l'heure.

Bakugo fit une grimace.

— Mon corps a bougé tout seul, dit-il.

— Mauvaise excuse.

— Écoute, Shigaraki est un type louche, commença Bakugo.

— Et voilà, la rengaine reprend. Il t'a volé Midoriya donc c'est un type louche, bla-bla-bla.

— Il ne m'a rien volé du tout, Deku s'appartient à lui-même.

Kirishima haussa une épaule, blasé :

— Tu sais ce que j'ai voulu dire.

Bakugo se pinça l'arête du nez pour tenter de rester calme et reprit :

— D'accord, je suis jaloux de Shigaraki. Je suis vraiment mort de jalousie, parce que j'aime Deku depuis tellement longtemps, parce que j'ai toujours cru qu'on resterait ensemble quoi qu'il arrive et que je me suis trompé. Ça me fait un mal de chien et je le reconnais, ça joue certainement sur mon ressenti.

Kirishima se tut. Il était rare de voir Bakugo parler à cœur ouvert ainsi. Il ne voulait pas le couper au risque de l'énerver, de réactiver le mode « gueulard » et de ne pas savoir ce qu'il se passait en ce moment dans la tête de son ami.

— C'est dur de le voir sortir avec quelqu'un d'autre. Imagine si Mina sortait avec une autre personne, comment tu le prendrais ?

— Mal très certainement, admit Kirishima.

— Voilà.

— Et c'est tout ? Ça justifie tes actes ?

— Non. Mais je n'ai pas fini.

— Alors quoi ? Tu tournes autour du pot là.

— Si je te dis ça, c'est pour t'expliquer que même sans la jalousie, je ne le sens pas Shigaraki.

— Il est adorable, mec. Qu'est-ce qui cloche chez lui d'après toi ?

— Tout. Il sonne faux. Il sait quoi dire pour plaire, il sait comment s'incruster dans le groupe, et il a très bien réussi son coup, je le reconnais. Mais Kirishima, qu'est-ce qu'on sait de lui exactement ?

— Bah il aime la musique comme Jiro.

— Non, il sait que Jiro aime la musique, il n'a jamais dit qu'il aimait ça.

— Il encourage les autres.

— Certes, mais quelles sont ses passions ? Ses centres d'intérêt ? Quelle est sa vraie personnalité ? Dis-le-moi.

Kirishima tenta de répondre aux questions.

— Ben euh… Il… Par exemple… Je ne sais pas moi…

— Tu vois ? Tu ne trouves pas ça louche qu'on ne sache rien de lui ?

Kirishima se braqua un peu :

— C'est parce qu'il vient à peine de rentrer dans le groupe.

— Bon. On peut le voir comme ça, admit Bakugo.

— Tu es le seul à ne pas l'aimer.

— Uraraka pense comme moi, le contredit Bakugo.

— Pardon ?

— Elle pense qu'il est trop parfait, et elle se méfie de lui. Et elle a peur pour Deku.

— Uraraka ? La jeune fille aux joues rebondies qui est du genre à soutenir les autres avec un sourire rafraichissant ?

— Oui.

Kirishima secoua la tête :

— Alors elle doit être jalouse aussi, non ? Elle aime Midoriya après tout.

— Elle m'a certifié que non. Et Uraraka est beaucoup de chose, mais ce n'est pas une menteuse.

Kirishima commença à se balancer sur sa chaise. Un peu plus réceptif.

— Okay, admettons que ce ne soit pas la jalousie qui te fasse agir, explique-moi pourquoi tu as attaqué Shigaraki tout à l'heure.

— Il a relooké Deku.

— Et alors ? ça lui va bien.

— Si c'était Deku qui avait fait ce choix, je n'aurais rien à dire, mais Shigaraki se vantait de l'avoir fait, lui. Comme s'il avait modelé Deku. Ça ne m'a pas plu. Et ensuite… Ensuite, il l'a traité comme si Deku était un chien. « Mon gentil Deku » « mon mien ». J'ai vu rouge, je n'ai pas pu me retenir de l'attaquer. Je n'aurais pas dû, je le reconnais, mais j'ai vraiment eu envie de lui péter la gueule.

Kirishima se tut, emmagasinant les données, les arrangeant et essayant de comprendre le point de vue de Bakugo. Après tout, ils étaient amis depuis le lycée, ils se connaissaient bien et Kirishima s'était habitué au caractère de Bakugo. C'était son pote depuis un bail. Alors que Shigaraki venait à peine d'arriver.

La balance pencha donc pour Bakugo.

— Okay mec, je vois ce que tu essayes de me dire.

— Uraraka et moi on a peur de ce qu'il peut faire à Deku.

— Tu as peur ?

— Oui.

— Toi, Bakugo, tu as peur ?

— Oui j'ai peur ! Vraiment ! Pour Deku.

— Bah bien sûr puisque ça concerne Deku, où avais-je la tête ?

— Ta gueule tête d'ortie, ronchonna Bakugo.

Kirishima eut un petit rire :

— Voilà que je retrouve mon bon vieux Bakugo.

Puis il se leva et tapa du plat de la main sur l'épaule de son ami :

— Okay mec, je suis de ton côté, on va surveiller Shigaraki de près.

— Il faut aussi que je parle à Kaminari. Uraraka s'occupe de discuter avec les autres.

— Je vais aussi discuter de ça avec Mina.

Bakugo acquiesça.

Enfin, la roue tournait. Si Kirishima voulait bien l'écouter, peut-être que les autres aussi.

— Merci, dit-il.

— Woh alors là je vais penser que tu as de la fièvre mon vieux, le taquina Kirishima.

— Ouais c'est ça, boucle-là, je vais me coucher.

Une fois dans son lit, avant de dormir, il regarda son portable. Bien entendu il n'avait aucun message de Deku. Il hésita. Commença à écrire quelque chose, puis secoua la tête. Il n'était pas sûr que Deku le lirait. Il l'effaça et se coucha sur le côté pour s'endormir.

À suivre.

L'autatrice : les choses avancent doucement, j'espère que vous ne trouverez pas ce chapitre terriblement ennuyant aha.