Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Parce qu'être une mère ne s'arrête pas quand le fils n'est plus un petit garçon.[Magnificent Century : Kösem]
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de personnages historiques (08/50) + Personnage historique du 16/12/20222 au 23/12/2022 : Osman II dit Genç Osman + Osman II + Scorpion : Osman II + Prénom 202 : Osman Quatre aspects des… clips de Cendres de Lune (Mylène Farmer) 2/4 : Plus Grandir : Écrire sur Peter Pan (Tous fandoms) ou écrire sur un perso qui fait un cauchemar + écrire un moment entre Osman et Kosem (COPC)
Sa mère pour toujours
-Tu aurais dû mourir avec ta mère, Osman ! Tu es une déception ! Mehmed, lui, est mon véritable fils !
Les paroles de sa mère sont une gifle dans le visage de l'adolescent. Il ne connaît qu'une mère : Kösem, la favorite de son père, celle qui l'a adopté du moment où sa mère de sang a été assassinée. Elle a placé son berceau près de celui de son frère, elle l'a nourri à son sein, tout ce que Mehmed a eu, lui aussi l'a eu. Alors, pourquoi un tel rejet ? Qu'a-t-il fait ? Pourquoi ?
-Maman…
-Ne m'appelle pas ainsi ! Tu n'es qu'une erreur ! Tu seras un orphelin quand ton père mourra !
La baffe qu'il est censée recevoir n'arrive jamais malgré la vitesse à laquelle elle arrive. Quand il rouvre les yeux, sa chambre de Topkapi l'accueille. Son coeur bat trop vite. Dehors, la nuit règne encore sur Constantinople. L'adolescent se lève, quitte ses draps, enfile un kaftan pour lutter contre le froid et sort de sa chambre.
-Osman ?
Il se retourne. Kösem est là, encore habillée. Aussitôt, elle se rapproche.
-Qu'as-tu ? Es-tu malade ? Tu me sembles bien pâle.
-C'est juste un rêve que je veux faire passer…
-Viens avec moi.
Ils retournent dans ses appartements et s'installent sur le lit.
-Mon père me disait toujours que raconter ses mauvais rêves les chassait. Que s'est-il passé ?
Il n'ose pas la regarder.
-Vous me rejetiez, Mère.
Incrédule, la sultane arrive à retenir un rire.
-Vous me rejetiez. Vous me disiez que j'avais été une perte de temps, une déception, que Mehmed était votre vrai fils, que j'aurais dû mourir avec Mahfiruze…
La jeune femme finit par comprendre : la peste soit de cette Safiye ! A gâcher ainsi la nuit de l'Eid de son propre arrière petit-fils ! Osman, parce qu'il ignore qu'elle a causé la mort de sa mère, parce qu'il a bon coeur, parce qu'il ne voulait pas laisser une personne âgée seule en ce jour béni, a accepté son invitation. Et elle lui a dit que s'il était bien traité par « sa mère » aujourd'hui, quand viendrait le jour où elle devrait protéger les intérêts de ses enfants, il ne fera pas partie d'eux. Ca plus la pique de Mehmed au déjeuner.
« Mère a raison, Murad. Regarde Osman. Mère n'est pas sa mère, sa véritable mère est la sultane Mahfiruze mais il est tout de même notre frère. »
-Tu es mon fils, Osman. Et une véritable mère ne rejette pas ses enfants, pas quand ils ne lui ont donné aucune véritable raison de le faire. Et toi, mon lion, tu es ma fierté.
Elle l'enlace, lui caresse la nuque, ses boucles sombres.
-Dors, maintenant.
-Je ne sais pas si j'y arriverai.
-Dors. Je reste avec toi.
-Mère, j'ai douze ans…
-Osman, tu pourrais en avoir cinquante que cela ne changerait rien.
Parce qu'être une mère ne s'arrête pas quand le fils n'est plus un petit garçon. Ahmed les trouvera ainsi, Osman enfin endormi, son âme-sœur le veillant, s'assurant qu'aucun cauchemar ne revienne hanter sa nuit. Et quand il la voit ainsi, avec son fils aîné, un fils qu'elle n'a pas mis au monde mais qu'elle aime tout comme, il se sent un peu plus tomber amoureux d'elle.
FIN
