Chapitre 64
Connerie monumentale !
Les Dragons Célestes se dépêchaient de quitter la terre sainte tout en hurlant auprès des marines qui étaient de corvée d'assurer leur protection mais se faisaient copieusement insulter. Une figure parmi le troupeau de noble opposait toujours autant de résistance suivre la masse.
Cesse de gigoter Elise !
Tu vas me lâcher, espèce d'enfoiré ! Grogna-t-elle.
Elle tentait par tous les moyens de stopper son avancé mais son frère maintenait une poigne puissante autour de son biceps faisant que la rouge avait du mal à retarder son avancement alors que son regard était fiché sur l'immense demeure où elle savait que sa précieuse capitaine et les filles s'y trouvaient.
J'ai dis...
Elle serra son poing de manière impulsive, prête à commettre un acte irréparable.
LACHE MOI !
Son poing s'écrasa avec violence contre la joue de son frère qui la lâcha sous le coup de la surprise et tomba à terre. Profitant de l'effet de surprise, elle en profita pour voler le sabre d'un marine et le pointa sur son père qui s'était immobilisé, bien trop surpris par ce qu'il venait de se produire.
Tu vas me laisser partir et plus jamais tu ne chercheras à me retrouver.
Petite impertinente, grogna saint Rosward.
La rouge braqua un regard noir sur le noble avant de déclarer avec arrogance :
Que les choses soit claires, je vais redevenir une pirate et profiter de ma liberté fraichement retrouver.
Certainement pas, grogna son père.
Mais la rouge avait déjà décampé en direction de l'immense demeure pour retrouver les Dragons Force sans prêter attention à son père qui lui hurlait que son acte ne restera pas impuni. Qu'importe, elle venait d'arracher sa liberté et ne comptait pas retourner sous le joug de son père.
Elle pénétra par une porte dérobée dans l'espoir de ne pas tomber sur des gardes et parcouru le grand salon d'or blanc. Au moment d'y quitter, elle eut le malheur de tomber nez à nez sur une trentaine de gardes, qui la dévisagèrent avec surprise.
Et merde, pesta-t-elle.
Mais elle choisit tout de même de faire fi de la situation et s'empressa de leur faucher compagnie avant de tomber nez à nez avec une Cylia, qui venait de sortir des geôles, au détour d'un couloir.
TOI ! S'exclamèrent-elles en même temps.
Mais les pas pressés des gardes derrière Elise fit réagir la jeune Whiteman.
Toi aussi tu t'es attirée des problèmes ?
Ouais et on risque pas s'en sortir vivantes si on reste ici !
Si seulement je pouvais mettre la main sur des armes, on pourrait riposter, déplora Cylia.
Le regard de la rouge s'illumina et elle déclara, sûre d'elle :
Suis-moi !
Hein ?!
Sans perdre un instant, la rouge embarqua la jeune charpentière à sa suite, parcourant de multiple couloir et dévalant des escaliers gigantesques, que l'inventrice d'arme le fit en glissant sur la rampe d'escalier via ses rollers sous les yeux surpris de la rouge. Elles virent finalement la large double porte se profiler à quelque mètre devant elles.
LÀ !
Elles enfoncèrent les portes avant qu'Elise ne les referme derrière elle a l'aide d'une poutre en bois tandis que leurs poursuivants tambourinaient contre ces dernières.
On sera à l'abris pendant quelque minute, souffla la rouge.
Où somme nous ?
La rouge se tourna vers sa comparse qui admirait les nombreuses armes qui se trouvaient accrocher au mur de brique grise, allant du simple sabre en passant par des armes à feu, impressionnant la brune qui parcourait la grande pièce.
Mon frère est passionné par les armes depuis son enfance, surtout quand elles sont responsables des pires massacres.
La rouge en profita pour récupérer son sabre ouroboros accroché au mur avant d'entendre leurs ennemis qui tentaient d'enfoncer la porte.
Viens par ici, toi, mais tu ferais mieux de te dépêcher, ils ne tarderont pas à ouvrir la porte.
Pas si on agit avant.
La brune extirpa à son tour ses deux pistolets portant le nom de Sekhmet et Bellone, de précieux pistolets qu'elle avait elle-même modifier avant de s'intéresser de près a deux étuis en cuir sombre se trouvant sur une table. Elle les ouvrit rapidement pour voir que c'était un simple jeu de carte.
Mais un détail la troubla, leur odeur était particulière.
Du C-4 ?
Elle comprit instinctivement que chaque carte était fourrée de C-4, donnant à leur propriétaire un pouvoir de destruction important. Elle s'empressa d'attacher les étuis autour de ses cuisses avant de repérer un imposant sac en toile beige qu'elle ouvrit et son regard s'illumina d'intérêt en reconnaissant les petites boules blanches semblable à du coton.
De la poudre coton.
La poudre coton ?
Un puissant explosif extrêmement fragile, la moindre manipulation indélicate et une dizaine de ces choses peuvent faire exploser la cale d'un navire. Le gouvernement mondial en a interdit la production mais ce n'est pas étonnant que la noblesse mondiale en possède.
Mais le tambourinement s'amplifia de l'autre côté de la porte, arrachant les deux fugitives de leur discussion. Levant son sabre au-dessus de sa tête et toujours la pointe pointée en direction de la porte, la rouge ordonna en voyant la brune charger de petite bourse les dits explosifs.
Ouvre la porte et reste derrière moi.
Tu comptes te frayer un chemin parmi tous les gardes ? Demanda Cylia, choquée par l'impétuosité de la rouge.
Totalement.
Cylia extirpa l'un de ses pistolets, posa sa main sur la poutre en bois qui retenait la porte avant d'hocher la tête pour signaler à la rouge de se tenir prête. Ce qu'elle répondit favorablement.
Technique à un sabre...
Maintenant !
La brune eut à peine le temps d'extirper la poutre que la porte s'ouvrit à la volée.
...Lancer de serpent !
Elle jeta son sabre qui alla se planter dans la tête de cinq gardes qui s'écroulèrent sous le coup, forçant la rouge à foncer dans le tas.
Ne la laissez pas s'échapper !
Elle extirpa son large sabre des cadavres, déversant le sang poisseux sur le tissu blanc de sa robe de mariée. Mais Elise ne vit pas tout de suite un pistolet pointer sur sa tempe.
Merde ! Jurat-elle.
Mais son ennemi s'écroula sous un coup de feu tiré par Cylia qui avait profité de l'effet de surprise pour abattre les gardes les plus proches avant qu'Elise ne se fasse prendre. Cette dernière réagit vite une fois libre et trancha violemment le reste des ennemis qui succombèrent rapidement des blessures. Elles eurent quelques secondes de répit pendant laquelle Elise posa son sabre sur son épaule, laissant le sang gouter sur la traine de son habit d'apparat et transformant un vêtement d'une grande pureté en un témoin d'un massacre à venir.
Que fait-on à présent ? Demanda Cylia en vérifiant ses chargeurs.
On doit gagner du temps pour les autres, annonça Elise.
Puis, elle saisit les escarpins sous ses pieds avant de les jeter contre un mur et se servit de son sabre pour trancher la longue robe blanche tâchée pour lui permettre une meilleure mobilité.
Franchement, comment Ani peut bouger avec ses trucs de torture aux pieds.
On ne devrait pas plutôt s'échapper ? Je veux dire, les marines les plus gradés risquent de venir plus tôt que prévue, non ? demanda Cylia.
Et abandonner tout le monde ? Tu rêves.
Et si un amiral débarque ? Je ne pense pas que tu ais le niveau nécessaire pour le combattre.
En fait, y a moyen qu'il débarque de toute façon.
Comment ça ?
J'ai punché mon enfoiré de frère et c'est un dragon céleste, annonça la rouge en quittant la salle.
Elle fit quelque pas avant de stopper, n'entendant pas son alliée du jour la suivre, elle se stoppa avant de se retourner pour faire face à une Cylia qui la dévisageait les yeux ronds.
Bah quoi ?
TU AS FAIS QUOI ?!
Gueule pas et puis il le méritait.
Tu te rends compte de ce que tu as fait ?!
Bah je lui ai mis un pain, pourquoi t'en fais toute une histoire ?
La brune murmura pour elle-même, complétement ahurie :
Elle est complétement tarée, cette nana est complétement tarée...
Des pas empressés la sortirent brusquement de ses pensées, la forçant à riposter rapidement :
Vous êtes vraiment tarées.
Bienvenue chez les Dragon Forces, meuf, ricana Elise.
Puis, sans attendre la suite, la rouge fonça dans le tas tout en tranchant ce qui se trouvait sur son chemin et ceux qui échappaient à son viseur étaient automatiquement abattus par le talent de tireuse de la jeune Whiteman, qui priait actuellement pour quitter cet endroit en vie.
