Bonjoir ! Je poste un tout petit peu plus tard que d'habitude, mais je poste ! XD C'est un chapitre un peu plus court que d'habitude mais il me plaît bien, j'espère que vous l'apprécierez tout autant !


CHAPITRE 5 : Frissons

Il se réveilla avec un mal de tête terrible. Machinalement, il voulut porter sa main à son crâne mais quelque chose le retenait. Il avait les pieds et les mains ligotés.

Célestin reprit ses esprits et observa l'endroit dans lequel il était coincé. La pièce était petite, vide et très peu éclairée. Il savait très bien où il était et fut pris de sueurs froides. Personne à part Sammy, Steve et lui ne connaissait cet endroit. Il pria silencieusement pour que la police le trouve ou que Fanny passe par là par hasard. Tss, la probabilité était terriblement faible...

Célestin bougea un peu, il avait des fourmis dans les jambes, sa tête tournait et ses poignets souffraient face à l'assaut silencieux de la corde sur sa peau.

Il entendit du bruit et essaya de reprendre son air impassible et froid. Une lourde porte grise s'ouvrit sur le visage poupin de Editt. Elle s'avança vers le brun.

Celui-ci leva la tête vers elle et ne put cacher sa surprise quand il la vit. Elle le remarqua et lui siffla :

« Tu es trop intelligent Célestin. C'est pour ça que tu es là d'ailleurs. Tu sais, je ne fais pas ça par gaieté de cœur ! Ni moi ni lui. Seulement, tu es bien conscient des problèmes que nous avons. On ne peut pas se permettre de se faire arrêter.

-Vous salissez le nom de notre famille, cracha le brun.

-Tu ne comprends pas, rugit-elle en le faisant taire d'un coup de pied dans les côtes, comment le pourrais-tu ? Tu n'es même pas humain !

Célestin haleta sous la violence du coup puis parvint à formuler :

-Nous… Nous n'avons pas la même… Humpf… La même définition du mot… Humanité.

Et elle le frappa de nouveau, jusqu'à ce qu'il en crache du sang.

-Les gens comme toi ne devraient même pas exister ! »

Puis elle se pencha vers lui et posa sa main pâle sur sa joue. Là, sans crier gare, il se saisit de cette opportunité pour lui mordre violemment la main. Elle cria de douleur et le frappa une dernière fois avant de repartir en claquant la porte brutalement.

Célestin était profondément dégoûté. Il mourrait de soif, était épuisé et souffrait affreusement à l'endroit où le pied de la femme l'avait frappé. Il pensa à Evelyne et laissa une larme couler sur sa joue.

Il avait pensé jusqu'à lors que celui qui avait tué Sammy s'agissait d'Emeric mais peut-être était-ce l'œuvre de sa belle-sœur Editt. Son esprit s'embruma, ce qui l'arrêta dans ses réflexions, et il tomba encore dans l'inconscience.

.

« Avant de me poser toutes les questions que vous mourrez d'envie de demander, parce que vous cachez très mal votre état d'esprit Potter, je peux déjà répondre à trois d'entre elles : de un, oui Drago travaille pour nous et de deux, non vous n'en saurez pas plus. Et trois, nous sommes dans la forêt de Sleeston ; une partie de ce territoire fait partie de la propriété des O'Drake. Bien, maintenant taisez-vous.

-Mais enfin, je n'ai pas…

-Qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans 'taisez-vous' ? Et, pour votre gouverne, vous pensez trop fort. »

Alors Harry se tut et lança un regard torve à l'inspecteur. Il marchait derrière son supérieur, à une distance respectable, en se maudissant de ne pas avoir pensé à emmener un pull avec lui. Le temps d'arriver sur la propriété et de trouver un chemin dans la forêt, le jour avait commencé à décliner, et plus ils s'enfonçaient dans le bois, plus l'atmosphère se faisait sombre et humide.

Il leva la tête vers l'inspecteur qui avançait d'un pas assuré ; on aurait dit un vampire en train de chasser sa proie. Quelques minutes s'écoulèrent où aucun mot ne fut échangé, puis Harry sortit de ses pensées pour s'apercevoir soudainement que Snape avait disparu. Pris d'un vent de panique, toutefois assez contrôlé, Harry se mit à crier :

« Inspecteur ! Inspecteur, où êtes-vous ?! SNAPE ! »

Il marchait assez rapidement entre les branchages qui lui écorchaient la peau, il n'y voyait absolument plus rien tant le noir s'intensifiait et tant il s'enfonçait dans la forêt. Soudain, il entendit du bruit et il s'arrêta... Il osa demander :

« Snape ?... »

Puis il vit une silhouette encapuchonnée se dresser devant lui avec, apparemment, un pistolet à la main. La respiration saccadée, Harry recula lentement mais son dos se cogna contre le tronc d'un arbre. La silhouette s'avança vers lui, puis Harry pris d'un élan de hardiesse se jeta sur les jambes de son adversaire qui tomba à la renverse. Le brun essaya se s'emparer de l'arme en vain, son rival ne cessait de se débattre avec acharnement, tellement qu'il finit par appuyer sur la détente du pistolet. La balle frôla l'oreille gauche de l'apprenti qui continuait d'attaquer l'encapuchonné quand deux mains puissantes le saisirent par les épaules pour le tirer violemment vers l'arrière. Harry aperçut une autre silhouette se dresser entre l'encapuchonné à terre et lui. Elle fit valser le pistolet qui atterrit près de Harry qui s'en saisit tout de suite.

L'apprenti entendit un cri de douleur puis vit la deuxième silhouette allumer une lampe torche. C'était Snape qui se retournait vivement vers Harry pour lui dire :

« Vous n'avez rien Potter ?

Le concerné se leva puis fit non de la tête malgré son oreille ensanglantée.

-La prochaine fois, continua Snape l'air à la fois exaspéré et menaçant, ne me quittez pas d'une semelle. Vous pourriez être mort à l'heure qu'il est. »

Harry retint une réplique et observa son supérieur ôter la capuche de la silhouette inconsciente qui n'était autre que Emeric O'Drake. Severus le menotta et lui attacha les jambes avec une ficelle, dont Harry en ignorait jusque-là même l'existence, puis le posa contre un arbre.

L'inspecteur renifla dédaigneusement et prévint tout de suite Minerva qui ne devait plus tarder à arriver sur place avec Remus pour venir chercher l'homme à terre. Snape se tourna encore une fois vers son apprenti :

« Suivez-moi Potter, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant.

-Enfin, marmonna Harry en levant les yeux au ciel.

-Je vous entends Potter. »

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Snape et Harry arrivèrent devant une sorte de petite cabane qui paraissait abandonnée. Les ronces et le lierre encerclaient le cabanon mais ne bouchaient pas l'entrée qui d'ailleurs ne possédait pas de porte. Le jeune brun trouvait cela étrange qu'elle soit à ce point perdue dans la forêt, avis partagé par Severus qui ne le montrait pas pour autant. Et il ne montrait pas non plus le fait qu'il cogitait intensément sur les derniers événements.

Ils avaient retrouvé Emeric qui avait essayé d'attaquer Harry, voir même de le tuer, donc il n'était pas innocent. Maintenant, il fallait savoir quel était les rôles de Fanny et de Célestin pour tirer des conclusions, mais pour cela fallait-il encore les retrouver.

Harry entra le premier dans la cabane, elle contenait en grande partie du matériel de jardinage, en bref rien de bien intéressant... L'inspecteur entra à sa suite et commença à prendre des photos de tout ce qu'il voyait. Harry n'en comprenait pas trop l'utilité mais ne se posait pas de questions ; il s'appuya contre le mur et observa son supérieur qui d'ailleurs s'était arrêté de prendre des photos et regardait étrangement Harry.

Ce dernier demanda :

« Un problème Snape ?

Severus s'appuya à son tour contre le mur et répondit :

-Retournez-vous Potter et regardez. »

Harry se demandait bien à quoi pensait l'inspecteur mais il se retourna et commença à observer le mur en face de lui. Il sentait le regard pesant de l'autre derrière lui et sentit un léger frisson remonter le long de sa colonne vertébrale. L'apprenti se tendit et se retourna à nouveau en regardant Snape avec un regard plein d'incompréhension.

Severus eut l'air encore un peu plus exaspéré et il s'avança face au mur, prenant la place du plus jeune qui recula. Le policier leva la main et appuya à un endroit précis sur le haut du mur qui s'ouvrit aussitôt sur un passage qui laissait place à des escaliers s'enfonçant dans le sol.

L'inspecteur se retourna sur un Harry au regard incrédule. Severus esquissa un air moqueur et lança :

« C'est sûr que ce n'est pas donné à tout le monde. Suivez-moi, et ne vous perdez pas, on ne sait pas ce qu'il y a là-dessous et je n'ai pas que ça qu'à faire de jouer les nounous. »

Ils descendirent donc les escaliers et se retrouvèrent devant un long couloir à peine éclairé. Severus mit la main sur son pistolet et avança prudemment, suivi de près par Harry.

Il y avait plusieurs portes le long du couloir. Snape essaya d'en ouvrir une prudemment, mais elle était fermée. Il continua avec d'autres portes qui étaient fermées également, puis il essaya d'ouvrir la porte qui mettait fin au couloir. Elle s'ouvrit.

Severus sortit son pistolet et fit signe à Harry de ne plus bouger ; l'inspecteur ouvrit lentement la porte mais déception, elle s'ouvrait sur une pièce vide aux murs d'un blanc presque aveuglant même dans la pénombre. Le plus âgé jura intérieurement mais il entra tout de même dans la pièce vérifiant s'il n'y avait pas un passage comme sur le mur du cabanon.

Harry, lui, était resté dans l'entrée ; il sentait l'ambiance glauque et pesante de ces lieux. Il se demandait bien ce qu'il pouvait bien se cacher derrière toutes ces portes et étaient-ils vraiment seuls ici ? Enfin, il avait confiance en Severus, c'était un professionnel réputé tout de même.

Le jeune brun se décidait à entrer dans la petite pièce quand soudain, il crut entendre un bruit ; une sorte de gémissement sourd et rauque. Il se retourna vivement, manquant de perdre l'équilibre. Snape, l'ayant remarqué, le rejoignit et l'interrogea du regard. Harry ne lui répondit pas et alla coller son oreille sur la porte la plus proche. Rien. Il changea de porte plusieurs fois sous l'œil intrigué de l'inspecteur qui avait haussé un sourcil.

Soudain l'apprenti essaya d'ouvrir une porte, il était certain d'avoir encore entendu le gémissement. Snape aussi l'avait perçu, il s'approcha de Harry et lui ordonna de reculer. Le brun s'exécuta et le policier pointa son arme devant lui et défonça la porte d'un violent coup de pied.

Severus entra prudemment, il aperçut tout de suite le corps étendu au sol ; il s'approcha de lui. Célestin O'Drake... Il était dans un piteux état.

L'inspecteur leva la main vers le front de l'inconscient mais il fut stoppé dans son geste par un objet dur et froid qui s'était posé dans son cou.

Un pistolet.

À suivre...


Ah ah ! Suspens...

La suite dimanche prochain ! (si j'arrive à combattre mon manque de productivité du moment) (mais en vrai je le sens bien) (bref) (gros bisous mes petits potterheads)