Malheureusement ses appréhensions se révélèrent bien en dessous de la réalité.
Non seulement de plus en plus d'élève l'accusèrent d'être l'héritier mais beaucoup décidèrent qu'il était temps d'imiter les jumeaux Weasley. Rapidement il ne put se promener seul dans le couloir sans subir un sort de bloc jambe, se faire pousser ou d'autre mauvaise blague. Sans doute par esprit de contradiction ou anticonformisme les jumeaux Weasley eux arrêtèrent totalement de le prendre pour cible. Ou alors peut-être avait-il compris qu'il n'y était pour rien si leur sœur semblait aller de plus en plus mal. Apparemment elle devait être proche de Colin car depuis sa disparition elle s'est refermé sur elle-même jusqu'à en oublier de se disputer avec Jenny (à la grande joie de Lucas qui en avait marre de devoir les séparer).
Heureusement les Poufsouffle n'avait pas usurpé leur réputation de loyauté et sans le consulter ils s'organisèrent pour qu'il ne soit jamais seul. Et à l'initiative de Cédric les préfets de toutes les maisons recherchèrent les coupables et mirent de sévère punition à ceux qu'ils attrapèrent. Harry n'en montra rien mais leur soutient lui fit chaud au cœur. Grace eux il ne souffrit quasiment pas de la situation à s'attacha plus que jamais à sa maison. Et pas seulement à sa maison. Malgré la situation il s'attachait de plus en plus au château et au monde magique. A son corps défendant il reconnaissait que maintenant il ne pourrait plus vivre comme un moldu et ça le plongeait dans un abysse de perplexité.
Il ne pourrait plus vivre en cachant ses pouvoirs en permanence. Il savait que les Dursley ne pourrait pas supporter qu'il utilise la magie quotidiennement en leur présence. Par égard pour lui il ne dirait probablement rien, mais il ne pourrait pas totalement cacher leur dégoût et s'il y a une chose qu'Harry ne voulait pas voir dans leur regard c'était du dégoût. Mais en même temps il ne pouvait pas les abandonner (comme il l'avait fait cet été). La plupart du temps il repoussait ses pensées mais lors des ennuyeux cours d'histoire de la magie son esprit vagabondait régulièrement dans cette direction.
Harry évolua donc dans une légère morosité jusqu'à ce qu'un matin, il vit un groupe d'élèves rassemblés autour du tableau d'affichage. Un morceau de parchemin venait juste d'y être épinglé. Il s'approcha et vit qu'un club de duel allait être ouvert. Cette nouvelle excita la plupart de ses camarades qui décidèrent de s'y inscrire et ne parlèrent que de ça au petit déjeuner. En revanche cette nouvelle laissa Harry complètement indifférent. Il détestait se battre et ne voyait pas vraiment l'intérêt d'apprendre.
— Hé salut Harry. Dit Lucas en arrivant seul pour déjeuner. Il se levait tout le temps bien avant Jenny mais d'habitude il l'attendait pour aller manger
— Salut Lucas.
— T'as vu ils vont ouvrir un club de duel. On s'y inscrit. Demanda Lucas.
— Euh non merci. Répondit Harry
— Quoi mais pourquoi ? Vu ce qui se passe ne ce moment se serait super utile. Et puis tout le monde va s'inscrire.
— Je sais que les Serpentard ont un balai dans le cul mais je ne pense pas que leur monstre soit du genre à suivre l'étiquette et à se battre dans des duel en suivant les règles.
— Allez ça sera amusant.
— Ouais. Mais non. Depuis que mon père m'a obligé à essayer la boxe je me suis promit de ne plus jamais faire de sport de combat. Mais demande à Jenny. Je suis qu'elle, elle serait partante.
— Si j'y vais qu'avec elle les gens vont encore dire qu'on sort ensemble. C'est pénible. C'est si dur à croire qu'un gars et une fille puissent juste être amis.
— Oui.
— Harry tu pourrais au moins faire semblant de me soutenir. Tu sais c'est des trucs qui se font entre amis.
— Mais c'est ta faute aussi. T'avais qu'à pas me tendre une perche aussi énorme. Mais sérieusement ce n'est pas seulement parce que vous êtes un gars, une fille. C'est surtout que vous êtes tellement, tellement (...). Enfin je ne sais pas comment trop le dire mais même si Jenny était un mec on se demanderait si vous coucher pas ensemble. Je sais comment le dire. Vous êtes fusionnel.
— N'importe quoi. C'est normal qu'on soit proche on se connaît depuis la maternelle. Je suis sûr qu'il y a d'autres gens qui ont des amis avec qui ils sont aussi proches.
— Mec ça fait 3 mois que l'on se connaît et c'est la première fois que l'on se parle en tête à tête parce que d'habitude vous êtes collé en permanence l'un à l'autre.
Il rougit et s'exclama :
— N'importe quoi
— si
— non
— si
— non
— Peu importe changeons de sujet. Céda Harry. Comment ça se fait que tu n'as pas attendu Jenny pour venir manger aujourd'hui ?
— Mais je l'ai attendu ! J'ai dû poireauter une demi-heure dans le hall. D'habitude quand elle a du mal à se lever elle demande à une fille de son dortoir de venir me prévenir et je vais la tirer du lit par la peau du cul mais là (…) Lucas s'arrêter de parler en voyant Harry sourire d'un air satisfait et comprit qu'il était tombé dans un piège.
— Bon d'accord on est peut-être un peu plus proche que de simples amis. Mais on ne sort pas ensemble.
— Je ne dis pas le contraire. C'est bizarre mais c'est beau une amitié comme ça.
— Arrête de te foutre de moi.
— Non je suis sérieux.
— Oh heu. Merci. Baragouina maladroitement Lucas.
Gênés ils terminèrent leur petit déjeune en silence. Mais Harry et Lucas devinrent de plus en plus nerveux au fur et à mesure que le temps passa et que Jenny n'arrivait toujours pas. Ce n'était pourtant pas son genre de louper un repas.
Par un simple échange de regard il se mire d'accord pour partir à sa recherche. Ils allèrent à la table des Serpentard demandé aux filles de son dortoir si quelqu'un l'avait vu. Elles répondirent qu'elle n'était pas dans son lit ce matin et qu'elle ne savait rien mais Harry avait l'impression qu'elles mentaient. Lucas l'avait apparemment remarqué et décida d'insister auprès d'une fille avec qui elle s'entendait plutôt bien mais un blond de deuxième année qui disait vaguement quelque chose à Harry les interrompit.
— Dit donc le Gryffondor. Ta table c'est de l'autre côté.
— Je cherche mon ami Jenny. Elle est à Serpentard. Tu l'aurais pas vu par hasard ?
— Non. Maintenant va-t'en. Répondit celui-ci énervé pendant que deux élèves ressemblant à des gorilles qui étaient à côté de lui ne gonfle leur muscle.
— Et tout doux. Qu'est-ce qui vous prend ? On cherche juste notre ami. Avec toutes ses histoires de montre on s'inquiète de pas la voir arriver. Déclara Lucas pour calmer le jeu avec toute l'expérience que lui avait conféré la désescalade des duels Ginny/Jenny.
Harry quant à lui si ce n'était pas par loyauté envers Lucas se serait carapaté dans l'autre direction. Est-ce qu'il avait déjà précisé que la bagarre ce n'était pas son truc ?
— Si tu t'inquiétais vraiment pour elle le sang de bourbe tu la laisserais tranquille. Son sang est déjà suffisamment souillé. Maintenant va-t'en et ne te mêle plus des affaires des Serpentard.
Harry se souvient maintenant qui c'était et s'en voulut immédiatement. C'était un fils de mangemort et surtout c'était lui l'idiot qui avait dit que les traîtres à leur sang seront les prochains à être attaqué le jour d'Halloween. Pris par ses propres problèmes il n'y avait pas prêté attention mais son ami avait apparemment des problèmes avec les autres membres de sa maison. Et avec les plus dangereux par-dessus le marché.
Comme le Gryffondor qu'il était Lucas allait violemment répliquer mais il fut rapidement entouré d'autre Serpentard de deuxième année au regard glacial. Il décida de se taire et de battre en retraite
Malefoy afficha alors un sourire satisfait. Lui et sa bande se levèrent et passèrent en bousculant Harry et Lucas. Mais l'un d'entre eux leur glissa discrètement au passage :
— Elle est dans les toilettes pour fille du deuxième étage ?
— Celles qui sont hantées et où personne ne va ? Mais qu'est-ce qu'elle foutrait là ? Demanda Harry
Mais le garçon disparut sans en dire davantage.
— Hé revient. L'apostropha Harry.
— Non laisse le.
— Tu le connais ? C'est qui ce type ? Demanda Harry.
— C'est Theodore Nott. Son cousin.
— Oh ! Tu crois qu'on peut lui faire confiance ?
— Non, mais on n'a pas d'autre piste. Dit Lucas en commençant à se diriger rapidement vers les toilettes.
— Attends. Hurla Harry
— Quoi ! Tu as une meilleure idée ? Dépêche-toi. Jenny est peut-être en danger.
— Oui j'ai une idée. Avant de foncer un coin reculé du château où nous attende peut-être une bande de fils de mangemort en colère et peut être l'héritier en personne on devrait demander à mes amis de Poufsouffle et tes amis de Gryffondor de nous accompagner
C'est ainsi qu'une dizaine de garçons de première année de Gryffondor et Poufsouffle et Luna Lovegood de Serdaigle (personne ne luis avait demandé de venir, mais elle les avait suivis et personne ne s'en était plaint) se dirigèrent vers les toilettes de filles du deuxième étage. Sans le vouloir Harry se rendit compte que ça ressemblait beaucoup au début de ce magazine horrible qu'Harry avait reçu mais que pour une mystérieuse raison il n'arrivait pas à jeter. Il grimaça et se reconcentrât au moment d'ouvrir la porte. Il vit alors son ami debout sur un cabinet de toilette avec les deux mains attachées à un tuyau. Elle semblait terrorisée et d'énorme cerne indiquait qu'elle était également épuisée. Sans plus de précaution Harry et Lucas se précipitèrent vers elle, mais elle cria.
— Non éloignez-vous c'est dangereux.
Mais il était trop tard. Un énorme serpent surgit devant leurs yeux. Lucas recula et jeta un maléfice au serpent mais cela ne sembla rien lui faire.
— Harry recule. D'où il sort ce serpent ?
Mais Harry pour une raison qu'il ne comprenait pas ne ressentait aucune peur. Il ne savait pas comment, mais il savait que le serpent ne lui ferait aucun mal. Il resta sur place et demanda :
— Qu'est-ce que tu fais ici ?
— Tu parles ?
Harry surpris que le serpent lui réponde dit
— Bien sûr que je parle. Je suis un humain. C'est que toi tu parles qui est surprenant.
Cette réponse sembla agacer le serpent qui enchaîna plus tôt
— Que veux-tu, humain ?
— Je veux que tu laisses mon ami tranquille et que tu quittes le château
— Celui qui m'a invoqué m'a laissé ici affamé avec ton ami pour seule nourriture, mais je n'ai pas de venin et elle ne se laisse pas étouffer.
— Je crains qu'elle ne soit très têtue sur ce sujet. Autour du château il y a une forêt avec plein de proie beaucoup plus (...)
— Nourrie moi et je m'en irais.
— Les gars quelqu'un veut bien nourrir le serpent ? Harry se retourna et vit tous les autres le regarder avec un air horrifié (à l'exception de Luna Lovegood qui regardait le plafond en souriant)
— Heu les gars. Qu'est ce qui se passe ? Demanda Harry
Il s'approcha et tous (à l'exception de Lucas) sortir leur baguette et la pointèrent sur lui.
— Bouge pas espèce de salops. Peter est parti prévenir Chourave.
Harry les regarda avec un air mi-ahuri mi- horrifié
— Non mais calmez-vous les gars. C'est Harry. Déclara Lucas
— T'es dans le coup avec lui ? Il t'a promis que si vous l'aider à nous attirer dans ce traquenard il vous laisserait la vie sauve à toi et à ta petite amie ?
— On n'est pas ensemble. Hurlèrent Lucas et Jenny de manière synchronisée.
Le serpent pendant ce temps se détourna d'eux et se rapprocha de Jenny qui cria et le repoussa en agitant son pied
— Laisse là et disparaît ou je te tue moi-même. Tentât de bluffer un Harry excéder.
Le serpent qui ne savait pas qu'aucun des sorciers de première année en face de lui ne connaissait de magie assez puissante pour le vaincre décida de s'en aller vers cette forêt giboyeuse dont cet arrogant deux jambes lui avait parlé. Mais voyant ce gigantesque serpent apparemment immunisé contre les sorts les plus basiques se diriger dans leur direction, les élèves prirent peur et commencèrent à lancer des sorts contre Harry.
Harry esquiva grâce à des réflexes acquis durant des années de pratique du foot. Heureusement pour lui la plupart de ses adversaires n'étaient pas assez doué avec la magie pour viser correctement même à une aussi faible distance. Mais malheureusement pour Jenny qui était toujours attaché aux tuyaux il visait tellement mal qu'elle fut frôlée par un sort orange inconnu qui mit le feu à la cloison des toilettes ou elle était attachée.
— Les amis, la prochaine fois laissez-moi avec le serpent. Déclara t'elle.
