Severus entra dans la maison en courant poussant violemment la porte d'entrée qui se cogna contre le mur. Il souriait de joie et serra dans ses bras la jambe de son père. L'école était enfin terminée – pas que l'école soit considérée comme un endroit nuisible et soporifique mais il préférait de loin profiter de la bonne vieille compagnie de son frère et celui de son père – Tom entra à son tour en fermant brusquement la porte.

Albus se pinça le nez. Qu'est-ce que sa pauvre porte avait fait pour mériter une telle démonstration aussi brusque ? Il espérait sincèrement qu'elle tenait le coup avant de se démanteler. Il ne voulait pas payer une nouvelle porte mais si cela continuait ainsi il pouvait toujours faire une croix à une telle pensée. Pour le moment il devait se concentrer sur ses enfants. Il ne l'avouera jamais à qui que ce soit mais ses jumeaux lui manquaient chaque fois qu'ils partirent à l'école. Il eut soudainement l'impression d'être un enfant pleurnichard et capricieux. Il secoua la tête pour se ressaisir. Ce n'était vraiment pas le moment !

"Papa, coucou papa j'ai eu un autocollant bleu encore une fois. Tu as vu je suis vraiment malin." Tom leva la tête d'un geste hautain. Albus se demandait parfois de qui il venait d'hériter ce trait de caractère, pétrifié, il ne voulait pas croire que cela puisse venir de lui. Il n'était certainement pas comme ça quand il avait été gosse. Il croisait les doigts en signe de représage.

"Pff… moi j'ai réussi à tirer les cheveux d'une fille. Et… Et elle ne m'a même pas tapé, quoi !" Dit fièrement Severus à son tour. Albus gémit intérieurement il voulait vraiment se frapper la tête contre un mur. "Severus se n'est pas bien de tirer les cheveux d'une fille. Est-ce que tu as dit "pardon" ?"

"Non je l'ai tapé juste ensuite… Pourquoi ce n'était pas bien ?"

"Ben mouais gros malin… tu es vraiment zinzin !"

"Je ne suis pas zinzin."

"Si tu es zinzin tu ne sais même pas ce que ça veut dire !" Contra Tom en penchant la tête.

"Ben si !" Objecta Severus en levant le pouce en faisant face à son frère jumeau.

"Et qu'est-ce que ça veut dire ?"

"Que je suis plus malin que toi !" Tom regarda son frère avec scepticisme. Il était bouche bée. En voyant clairement qu'une bagarre allait se déclencher Albus intervenait en les séparant. Il les prit dans ses bras et les conduisit dans le salon.

"Attendez ici. Je vous ai préparé des biscuits comme vous les aimez."

"C'est top ça."

"Miam j'ai l'eau à la bouche."

Tom posa son sac sur la table basse Severus choisit de le laisser sur son dos. Les deux frères sifflèrent une chanson qu'il venait d'apprendre à l'école. Pendant que leur père récupéra les biscuits ils firent leurs devoirs. Severus prit un peu plus de temps pour les terminer contrairement à Tom qui les finit rapidement. Albus revint il posa les assiettes devant eux. Les jumeaux se servirent en remerciant chaleureusement leur père chacun à sa manière. Severus rota et mit sa main sur sa bouche avec embarras avant de s'excuser. Tom mangea poliment sans faire de bruit.

Quand ils terminèrent de manger Albus nettoya les assiettes et les conduisirent dans leur chambre. Severus monta sur son lit et couvrit son corps de douces couvertures. Il sourit chaleureusement en posant sa tête sur les oreillers. Tom marcha paresseusement il bailla lorsqu'il monta sur son propre lit. Albus prit une chaise et se plaça en face d'eux. Il tenait un livre dans ses mains. Ce livre n'était pas un livre ordinaire.

Ce livre était un héritage sacré il contenait toutes les histoires et tous les renseignements des chefs de l'Ordre Blanc à partir du premier jusqu'au plus récent chef. Ce livre était extrêmement important. Sa perte était un signe de traîtrise et désarroi. La perte de cette encyclopédie familiale provoquera le chaos. Un chaos irréversible et incontrôlable que même le chef de l'Ordre Blanc ne pouvait pas contrôler.

Albus savait qu'il prenait un très gros risque en lisant cette encyclopédie un peu trop tôt. Mais ses enfants deviendront les futurs chefs de l'Ordre Blanc il méritait de savoir le poids et les conséquences de porter le nom Dumbledor. Albus avait beaucoup menti dans sa vie – cela ne voulait pas dire qu'il aimait ça – bien sûr il fallait privilégier la paix et la sécurité de son peuple.

"Les enfants est ce que vous vous souvenez toujours de notre code ?"

"Oui père." Grimaça Severus en cachant sa tête sous les oreillers. Il n'avait jamais aimé citer le code de l'Ordre Blanc il le trouvait tellement vieux et barbant.

"Severus, ce code est très important dans notre famille nous devons l'honorer et le protéger. Il fait de nous le peuple de l'Ordre Blanc. Nous devons remercier nos ancêtres pour ce privilège." Albus leva le ton de sa voix en jetant l'oreille par-dessus ses épaules. Severus sursauta il regarda son père avec curiosité et crainte. Il ne l'avait jamais vu perdre son sang-froid. Albus se calma aussitôt en voyant la peur dans les yeux noirs de son enfant il baissa la tête et puis il s'assit de nouveau. Tom prit l'oreiller par terre et le remit à son frère interloqué.

"Bien fait !" Dit Tom avec amusement en tirant la langue. Severus bouda et lança un regard noir à son frère.

"Bien ! Reprenons les enfants. Faites la même chose que moi."

Puis ils récitèrent en chœur le code de l'Ordre Blanc :

Dans chaque action je serai le champion de la justice, défendant la vérité, et combattant l'injustice. Dans mon humble humilité je porterai la responsabilité de mes actes, conscients de leur impact sur autrui, et sur le monde qui nous entoure. Quand l'espoir vacille je serai son partisan inspirant les autres à agir positivement et à croire en un avenir empreint de lumière.

Albus souriait chaleureusement en regardant ses fils prononcer le code qu'il chérissait depuis des lustres.

"Bravo mes fils. Maintenant installez-vous je vais vous lire une histoire que mon père m'avait raconté… Autrefois avant la création du mur qui recouvre la moitié de notre pays. L'Ordre Blanc et L'Ordre Noir vécurent en harmonie. Nous vivions ensemble dans la prospérité et amabilité. Toutefois cette paix ne dura pas. Les deux Ordres n'avaient pas les mêmes idéaux. Il y a eu beaucoup de désaccords entre les deux dirigeants. L'Ordre Blanc est un peuple pacifique, aimant qui privilège la justice, la vérité, la compassion et la santé sereine de son environnement. Alors que l'Ordre Noir aime plutôt la gourmandise, le cannibalisme, la richesse, la gloire et la fortune. Le premier chef de l'Ordre Blanc décida de créer un traité de dévouement pour abolir tous les liens."

Les jumeaux s'assirent sur leur lit clairement fasciner par l'histoire historique que leur père raconta. Ils voulaient connaître la suite de l'histoire. Alors Severus fut le premier à demander ceci :

"Que s'était-il passé juste ensuite ?"

"Le chef de l'Ordre Noir avait très mal pris cette perte. Pour montrer son mécontentement il déclencha une guerre. Le peuple de l'Ordre Blanc ne s'attendait pas à cette hostilité. Et les hommes, les vieillards, les femmes et les enfants furent emprisonnés… ils devinrent des esclaves." Severus et Tom frissonnèrent de peur en apercevant leur père qui larmoyait doucement. Ils ne savaient pas ce que c'était un esclave il ne voulait pas connaître ce genre de chose.

"Le premier chef de l'Ordre Blanc avait si honte de sa faiblesse et de sa naïveté. Il implora les dieux une déesse lui venait en aide. Pendant que le premier chef de l'Ordre Blanc sauve un maximum de personne la déesse Destiné créa un immense mur qui empêcha le peuple de l'Ordre Noir de poursuivre le reste de l'Ordre Blanc. Depuis nous vivons en sécurité grâce à ses murs qui nous protège de l'autre monde."

"Père pouvons-nous un jour voir ce qu'il y a de l'autre côté de ses murs."

"Oui. Demain matin maintenant vous devez vous couchez mes fils."

"Papa, comment peut-on savoir qu'une personne vient du peuple de l'Ordre noir ?"

"Ils ont les yeux rouges. Puis ils ont un pouvoir que nous le peuple de l'Ordre Blanc ne possédant pas."

"Qu'est-ce que c'est ?"

"Ils contrôlent la technologie facilement."

"Waouh !" S'exclamèrent les jumeaux émerveillés. Puis Severus fonça les sourcils avec réflexion. Il avoua.

"Je ne comprends pas." Dit-il sèchement.

"Plus tard quand vous serez grands je vais vous le dire. Mais vous êtes trop jeunes pour comprendre une chose pareille pour le moment." Rassura consciencieusement le chef de l'Ordre Blanc en ajustant ses vêtements.

"Pourquoi ?"

"Car ce que j'essayais de vous dire c'est qu'ils ne contrôlent pas tous de la même manière la technologie. Certains peuvent parlent aux robots, d'autres ont une mémoire surdéveloppée et peuvent résoudre des problèmes impressionnants. Tandis que d'autres sont dotés de pouvoirs que personne pourrait les expliquer."

"Est-ce que nous avons des pouvoirs père ?"

"La famille Dumbledor a un pouvoir que chaque génération héritera après avoir obtenu le titre de chef. Mon père avant moi pouvait lire les esprits des gens. Il pouvait prédire ce qu'une personne allait dire à l'avance et savait qui mentait et qui ne mentait pas. Moi, mon pouvoir est de prédire l'avenir sous la forme d'un rêve."

"C'est trop… fantastique !"

"On dit fantastique, Severus !"

"Je le savais Tom !"

"Ouais mon œil !"

"Papa dis à Tom d'arrêter de me gronder !"

"Tom arrête d'embêter ton frère !" Réprimanda Albus en cachant un vilain sourire en jouant dans le jeu de ses enfants turbulents. Tom jeta un coup d'œil surpris à son père. N'y croyant absolument pas ce qu'il venait d'entendre à l'instant.

"Papa !" Tom bouda, il se retourna légèrement puis il se cacha sous sa couverture.

"Est-ce que nous aurons aussi des pouvoirs papa ?" Demanda Severus en regardant son père attentivement, se léchant la lèvre pour l'humidifier, sans s'apercevoir qu'il grattait le mur. Ses yeux noirs brillèrent malicieusement, et ses pensées l'affublèrent des idées noires.

"Sans aucun doute. Maintenant bonne nuit tout le monde."

"Oui bonne nuit Pa !"

Albus sortit de la chambre, pas-à-pas, sans faire de bruit. Sans s'apercevoir des yeux noirs qui le regardèrent avec gourmandises.

Le lendemain matin Albus prépara les jumeaux il prit un sac de sport qu'il remplit de boissons et de nourritures. Ils montèrent à bord d'un vaisseau classique. Les jumeaux s'assirent sur les sièges des passagers, et ils mirent leur ceinture de sécurité sans dire un mot. Albus tapa le mot de passe et le vaisseau s'alluma. Ses ailes se replièrent. Le moteur grogna comme un animal qui venait tout juste de se réveiller. Puis il s'éleva dans les airs au-dessus des arbres et des plaines. Albus manœuvra le vaisseau avec douceur en sachant qu'il devait être prudent dans sa conduite à cause de ses enfants qui étaient assis dans le vaisseau.

Severus s'amusait à lister les choses qu'il voyait Tom regarda le paysage avec admiration. C'était si rare pour les jumeaux d'être dans le vaisseau de leur père. Ils ne cachèrent pas leur enthousiasme. Le trajet était agréable et amusant pour la famille de la haute noblesse. Puis il le vit le mur qui protégeait leur peuple. Il se tenait fièrement là ! La végétation l'entourait comme si elle était un moyen de confort pour apaiser sa triste célèbre solitude.

Le vaisseau se posa sur une piste d'atterrissage militaire. Les pilotes saluèrent la famille du Comte avec respect. Severus s'accrocha à son père son visage prit un teint pourpre. Tom marcha derrière son père en regardant autour de lui avec curiosité. Il enregistra visuellement son environnement, il retenait les prénoms des personnes et son environnement. Il n'avait pas besoin quand lui dit quoi que ce soit. Il savait suivre les ordres quand il le fallait.

"James Potter mon cher ami comment vas-tu ?" Un homme qui portait une paire de lunettes s'approcha, son uniforme était de couleur blanc et son support d'épaule était de couleur jaune. Grâce à la couleur de l'uniforme Tom sut immédiatement que c'était un capitaine de la flotte militaire. L'un des titres les plus hauts de la garde de l'Ordre Blanc. Il fallait être un homme très assidu pour y parvenir à atteindre ce pouvoir si haut.

"Je vais bien Comte Dumbledor. C'est une surprise de te voir ici. Je ne m'attendais pas à ça. Tu sais que c'est un lieu peu sûr pour les enfants. Je serai inquiet à ta place je n'arrive pas à m'imaginer prendre Harry dans mes bras dans mon lieu de travail. C'est dangereux ici. Tu le sais Comte !"

"Je sais mon ami. Mais mes fils sont curieux et ils veulent connaître ce que le mur protège. Je sais que ce n'est pas bien de ma part mais je sais que je fais la bonne solution. Ce sont les futurs chefs de l'Ordre Blanc il faut penser à toutes les tracas qui peuvent survenir. Nous ne pouvons pas nous reposer et baisser notre garde aussi facilement."

"Oui Comte mais je trouve tout de même irresponsable d'emmener des enfants ici je vais appeler des renforts juste pour faire un bon profit." Déclara James en se tenant droit et les épaules raides en alerte. Albus sourit doucement en voyant l'inquiétude flagrante de son ami.

"Coucou les enfants comment allez-vous ?"

"Super !" Répondit gaiement Tom en restant derrière son père.

"Bof… je ne sais pas encore. J'attendrai le bon moment." Répondit Severus en s'accrochant toujours aux lingeries de son père.

" Débouche-toi bien les oreilles, les enfants ! C'est moi… James Potter ! P comme populaire comme une célébrité. O comme oh mon dieu me voilà. T comme talentueux. Et un autre T comme totalement admirable. E comme éblouissant chez moi c'est le fantastique absolu. Et R comme rapide comme Sonic le hérisson. Alors ça vous dit quelque chose ?"

"Non…" Répondit Severus sèchement.

"Rien du tout." Répondit à son tour Tom en baissant la tête.

"Vous me brisez le cœur." James posa dramatiquement une main sur son corps en faisant semblant de souffrir le martyre. Il ne l'avouera probablement jamais mais sa fierté avait pris un sacré gros coup.

"Pouvons-nous continuer notre chemin. Ou nous devons partir ? Je pense que mes fils vont être très déçu d'apprendre cette nouvelle." James regarda le visage de Severus en effet l'enfant commençait sérieusement à fondre en larmes.

"Quel bâtard chanceux il sait vraiment toucher mes points faibles. Je n'arrive pas à croire ce que je m'apprête à faire." James gémit et se frotta les tempes. "Très bien vous pouvez continuer votre petite tournée mais je vous suis."

Albus monta les escaliers ses enfants le poursuivirent par-derrière sans faire de bruit. De peur de déranger les ingénieurs qui faisaient leur travail. Severus s'accrocha toujours à son père mais il rassemblait peu-à-peu son courage.