La plateforme militaire grouillait d'activités divers. Impressionnés, les jumeaux restèrent sans voix. Ils regardèrent les différentes machines qui bougeaient automatiquement sans aucune programmation numérique, les vaisseaux survolaient la plateforme, firent des longues navettes avant d'atterrir sur la place publique. Les robots de combat marchèrent le long des tranchets et se positionnaient sur des tours. Les canons à longue portée visèrent le ciel.

"Est-ce qu'il y a eu des problèmes récemment ?"

"Rien à signaler monsieur. L'Ordre Noir n'a pas fait de tentatives ce mois-ci pour détruire le mur."

"Très bien ! En revanche il ne faut pas baisser nos gardes nous devons verrouiller chaque crevasse et chaque creux. L'ennemi ne doit pas nous atteindre."

"Assurément Comte Dumbledor les ressources sont toujours nombreuses, les stockes ne sont pas épuisés et les tours des gardes sont hebdomadaires."

"Je veux que le personnel soit en mode protocolaire. Mes fils sont là ! Je veux une meilleure sécurité lors de leur sortie."

"Bien sûr ! Hé ! Les gars ! Vous avez entendu le Comte. Nous faisons comme dans la répétition. Ceci ce n'est pas un exercice il faut se concentrer il y a des enfants dans la base." Cria James dans un mégaphone pour que sa voix résonne dans toutes les pièces et les couloirs.

Severus admira discrètement les généraux qui donnèrent des ordres. Les soldats et les gardes qui s'appelaient les Astro-paix firent la garde et surveillèrent les cargaisons et les casses qui étaient déposées ce matin. Vous pouvez les reconnaître. Ils étaient prestigieux et prodigieux. Ils portèrent une armure qui enrobèrent entièrement leur corps. Pour le bien être de leur sécurité, et garder leur anonymat un casque en titane était posé sur leur tête. Tom observa calmement contrairement à son frère, il n'était pas du tout intéressé. En effet il s'en fichait des machines ce n'était pas sa tasse de thé, il préférait mille fois regarder la nature et l'environnement. Ce n'était pas vrai, qu'il ne s'intéressait pas à la protection de son peuple. Néanmoins ce serait bien de prendre en compte d'autres sujets comme la nature, l'exploration ou la découverte.

Le dénommé James Potter les conduisit vers une pièce très étroite, tellement que Severus marcha derrière Albus pour éviter de se retrouver coincer entre le mur et son propre père. Il marcha devant Tom avec nervosité. Tom posa sa main sur l'épaule de son plus jeune frère en signe de solidarité et de soutient. Celui-ci se détendit. Ils montèrent dans un ascenseur qui trembla brusquement. Severus regarda James taper quelque chose sur un grand clavier et de placer sa main sur une palette puis l'ascenseur dévalait les niveaux rapidement. Un. Deux. Trois. Jusqu'au niveau cent. Les lumières défilèrent puis ils clignotèrent en vert pour confirmer la fin du trajet.

Ils sortirent de l'ascenseur Albus tenait les mains de ses fils fermement en forçant les sourcils. Le chef de l'Ordre Blanc devenait tendu. Cela faisait un bon bout de temps qu'il n'avait pas mis les pieds au front. En voyant le sombre regard de son supérieur. James perdit son masque d'indifférence.

"Albus je sais que tu es un père génial. Je peux te comprendre je ne sais pas ce que je ferais si je vois Harry ici. Je serai fou furieux. Tu peux toujours changer d'avis mon ami." Conseilla le capitaine en souriant allégement en signe de compassion. Albus hocha la tête.

"Venez mes enfants." Albus s'agenouilla devant les jumeaux. Il tendit la main pour toucher leurs cheveux en souriant doucement avec fierté et douceur. " Vous êtes ma plus grande fierté je vous aime malgré tout. Entendez-vous ce que je viens de vous dire. Vous serez toujours mes enfants, mes fils, mes bébés… si un jour, par malheur, je meurs un jour je serai toujours dans vos cœurs. Sachez ce que vous verrez aujourd'hui c'est une scène horrible. Je comprendrai si vous ne voulez plus revenir ici et que vous ne voulez pas de mon titre. Je peux toujours destituer mon pouvoir à un autre homme. Mais vous serez toujours les chefs de l'Ordre Blanc."

"Papa… c'est notre faute. Nous avons demandé." Annonça Tom d'une petite voix en regardant son père il leva sa tête d'un air de défi. James cligna des yeux sous le choc en voyant la ressemblance frappante entre le père et le fils. Il attendit la réponse de son supérieur même s'il était prêt à parier que son chef avait déjà pris sa décision à cause des petites moues de ses fils. Le regard de Albus fixa un angle inconnu comme s'il était profondément encré dans une transe de réflexion il ne faisait qu'un avec ses propres pensées.

"D'accord. Par contre vous suivez à la lettre tout ce que je vais dire. Compris ?

"Oui Pa !" Acceptèrent-ils. Les jumeaux restèrent derrière leur père alors que le voyage continuait. James s'approcha d'une table flottante, il donna un disque dur à un robot protocolaire qui sortit de la salle pour le donner à un autre commandant, ensuite il tapa sur un clavier d'autres instructions, des programmes informatiques et des codes numériques très complexes sous les yeux vigilants de son supérieur et de ses enfants.

Il eut un grincement comme si un morceau métallique se frotta contre la balustrade. Brusquement un groupe de soldats et de gardes, armés jusqu'aux dents, encercla la famille privilégiée. Les gardes tinrent leurs armes contre leur poitrine, leur hallebarde et leur lance s'inclinèrent vers le sol en position défensive. Les soldats montèrent à bord de leur machine de la haute technologie qui faisait des bips et des zips de toutes parts. Albus retira sa montre et la rangea dans sa chemise. Il plia les manches de ses vêtements dévoilant des bras frileux. Les yeux bleus s'éclaircirent comme des étoiles. Pendant un moment rien ne se produisit. Les jumeaux se tortillèrent près de leur père. Ils ne surent pas ce qu'ils devaient faire.

Albus regarda le métal qui couvrait le paysage dont il connaissait depuis longtemps l'existence. Il ne voulait pas infliger un tel supplice à ses jeunes fils. Mais il savait une chose, une chose qu'il avait appris dans la vie : l'ignorance est dangereuse pour l'ignorant. Albus ne voulait pas que ces fils soient si surpris du danger qui recouvrait leur monde. Il ferma les yeux quelques minutes plus tard il hocha la tête. Ce fut le signal !

Il eut un autre grincement. Celui-ci était bruyant et grinçant. Les jumeaux s'approchèrent du bord de la rampe. Ils tinrent les barreaux de crainte de chuter de l'autre côté. Ils virent un paysage urbanisé. C'était une déforestation de masse. Il n'y avait pas d'agriculture – la verdure était remplacée par une terre désolée et infertile – les animaux moururent à cause de la pollution dans l'air – la terre fut tellement polluée que les animaux ne pouvaient pas s'abreuver des eaux des lacs car ils risqueront de mourir.

Il n'y avait donc ni champs de fleurs, ni de rivières transparentes où vous pourriez entendre les grenouilles croasser. Et le ciel était le pire vous ne pourriez pas apercevoir une seule lueur étincelante d'une étoile parce qu'il y avait une fumée menaçante qui couvrait entièrement le ciel. Ce nouveau monde, ce nouveau paysage était bien différend du leur, il n'y avait aucun point commun avec le leur. La connexion entre l'harmonie et l'homme était entièrement coupée. Tom étouffa un sanglot en mordant la manche de son manteau, les larmes embrouillèrent ses yeux. Sa respiration devenait difficile.

"C'est horrible ! La nature… elle n'est plus là ? Pourquoi ils ont fait ça ?" Tom pensa furieusement. Il se sentait si impuissant. Il fallait trouver un moyen d'arrêter ça !

Severus contempla rêveusement les machines qui sortaient d'une immense usine. Les machines étaient grosses et robustes faites d'un alliage tonique et dur. Il admira la structure et le mécanisme – bien sûr, totalement indifférent de la souffrance de sa propre famille – et il ne put cacher sa curiosité. Soudainement un mal de tête frappa sa conscience il sut tout de suite que son frère aîné tremblait de rage. C'était seulement dans ces moments Severus voyait son frère qui était aussi émotionnellement instable. Il comprenait les intentions de l'autre. Cependant il s'en fichait. Il ne pensait qu'à lui. Ce n'était pas la première fois.

Severus avait un certain sens de l'observation il reconnaissait facilement sa propre faiblesse. Il l'accepta à contre-cœur. Après tout ce n'était pas tous les jours que l'on rencontrait une chose aussi splendide. Il serra les poings pour contenir sa propre colère de peur d'attirer l'attention de leur père.

"Refermez la tourelle ! Il ne faut pas que l'Ordre Noir remarque…Argh !" Un capitaine qui se tenait près des commandes du navigateur hurla de douleur et s'échoua sur le sol dans une mare de son propre sang. Les soldats et les Astro-paix se mirent en garde à vue et en alerte.

Des robots se précipitèrent dans la base militaire. Albus blêmit légèrement. Il se mit entre les menaces et ses propres fils en utilisant son propre corps comme bouclier humain. Il se jura inconsciemment qu'il les protégera au péril de sa propre vie. Il examina le paysage qui devenait un chaos total. Il tira ses enfants vers une sortie de secours. Il ne fallait pas tarder dans les parages ce fut une chance fabuleuse que leurs ennemis ne les avaient pas repérés de loin. Albus ouvrit la porte. Brusquement il se pencha vers la gauche pour éviter un projectile et poussa ses enfants de l'autre côté de la salle. Un morceau de métal se fracassa violemment sur le sol condamnant la seule sortie de secours.

Les yeux d'Albus s'écarquillèrent en voyant que les ennemis progressèrent et que son camp était en infériorité numérique. Il s'appuya contre le mur, il esquiva les morceaux de ferrailles qui s'entassèrent sur le sol, il cria de surprise quand son corps heurta le panneau de contrôle à cause d'une violente secousse. Il se releva doucement en fermant les yeux, à l'aide de l'accoudoir d'une chaise.

"L'Ordre Noir… il nous attaque. Mon peuple… il souffre. J'ai mal. Je peux entendre les cris de douleur de mes citoyens." Pensa le chef de l'Ordre Blanc en grimaçant. Une larme coula sur sa joue.

"Je dois faire quelque chose. La situation devient de plus en plus incontrôlable." Il boita vers la salle de contrôle en fermant le porte derrière lui. "Je dois bloquer cette ouverture. L'ennemi sera piégé mais ce sera suffisant pour le moment." Albus tapa les codes d'urgences avec frénésie, c'était un homme qui pouvait arriver à trouver bien sûr – sans le vouloir – une solution dans chaque situation désespérée.

Les portes blindées s'abaissèrent abruptement. Le peuple de l'Ordre Noir se rassemblèrent aux quatre coins de la pièce pour unifier leurs forces ; même s'ils savaient que cela ne servira à rien puisqu'ils étaient encerclés à leur tour. Albus s'approcha lorsqu'ils étaient dénués de leur amure et de leurs armes.

"Je ne veux plus que cette situation se reproduit commandant James Potter !" Pesta-t-il en marchant furieusement vers le commandant qui sentait la peur de loin. Albus sentit de la moutarde lui monter au nez, ce n'était pas de la colère, loin de là ! Il était furax. Ses fils étaient trop jeunes pour connaître ses obscénités.

"Comte Dumbledor je ne comprends pas. Nous sommes sur nos gardes et nous avons surveillé les périmètres minutieusement. Je ne comprends pas."

"Apparemment tu ne fais pas bien ton travail. Dois-je te trouver un remplaçant ? Tu parles d'une protection à la noix ! Je suis furieux ! Tu ne sais pas à quel point je veux t'écorcher le visage !" Menaça le chef de l'Ordre Blanc en remettant sa montre. Ses yeux revinrent à leurs états normaux.

"Non Comte Dumbledor j'ai besoin de ce travail pour… s'il te plaît. Tout mais pas ça ! J'ai besoin de ce travail."

"Ah ! Très bien ! Je te destitue de ton grade de commandant tu deviens maintenant un capitaine. Lorsque je jugerai que tu as bien accompli ton devoir tu retrouveras ton grade pour le moment tu dois t'en contenter de ce qu'il te reste."

"Merci Comte Dumbledor."

"Nettoyez ce gâchis et renvoyez les habitants de l'Ordre Noir de l'autre côté du mur vivants ou morts. Vous prenez le reste en charge Commandant Sirius Black."

"Oui Comte Dumbledor." Affirma un autre commandant en se redressant. Il se tint droit la main sur la tête et les épaules affaissées dans l'espoir de cacher sa nervosité et son excitation. Brusquement Albus se retourna de l'autre côté de la pièce il attendit – le temps que les robots mécaniciens dégagèrent le passage – quand la voie fut dégagée. Il se glissa futilement et serra ses fils contre lui en souriant en savourant leur petit corps contre lui.

"Papa tu nous écrases !"

"Ouais le vieux ! Je ne veux pas mourir étouffer. C'est humiliant comme mort !"

"Papa ! Pousse-toi !" Geignit Tom en cachant son visage dans la nuque de son père de peur d'attirer beaucoup trop d'attention sur lui.

"D'accord." Albus s'éloigna. "Allez ! Nous rentrons à la maison.