"Tu sais tu as posé une bonne question. Qu'est-ce que le père va choisir ? La raison ou le cœur ? Une question si simple et pourtant elle reste difficile à y répondre." Severus s'amusait comme un petit fou badiner les sentiments d'autrui le rendait si enthousiasme. Il savait que la suite de cette histoire sera horrifiante. Il avait hâte de voir leur réaction quand ils entendirent la suite. En prenant une grande inspiration il ramassa discrètement de la poussière. " Oui une question authentique et intrigante que personne ne saurait y répondre. Enfin presque seule la personne concernée pourrait la répondre car c'est son choix et seulement le sien. Si nous l'interprétons à notre manière la célèbre citation de Descarte : "je pense, je suis !" Nous pouvons comprendre que nous sommes nous-mêmes les juges de nos faits et de nos gestes."

Tom frissonna. Une sueur coula longuement sur sa tempe gauche. Une peur incompréhensible le saisit, elle venait de nulle part et pourtant ce fut le cas. Qu'est-ce qui le rendait si pleureux et si méfiant ? Peut-être qu'il se faisait des idées ce ne fut pas une première fois qu'il pensait à ce genre de chose. Comment le pourrait-il ? Il s'en souvenait tous les jours.

"Le père dut faire un grand sacrifice qui coûtait sa morale et son esprit. S'il laissait en vie son fils le village à proximité sera détruite s'il tuait son fils il mettra à fin sa propre lignée, le danger, la douleur, mais il perdra son propre enfant et sa force vitale. Le père avait pris sa décision. Le choix était inévitable. Il avait déjà choisi ce qu'il ferait. Il prit son arme – une lance tranchante et pointue – il visa la tête du zombie."

Il eut des cris d'horreur et de choc. Ce n'était pas la première fois que les amis de Severus entendirent des choses aussi vils de la bouche de leur ami. Toutefois en temps de paix les habitants de l'Ordre Blanc valorisait l'harmonie et la quintessence da la vertu et de la tranquillité. Personne ne s'attendit à ce genre de chose certainement pas eux ! Ce n'était pas la première fois qu'ils entendirent une telle horreur ; même le comte Dracula n'était pas aussi terrifiant. L'histoire était abominable et occulte. L'infanticide n'avait jamais traversé l'esprit des deux auditeurs qui regardaient Severus les yeux grands ouverts.

"Ensuite il le lança. L'arme trancha et décapita la tête du zombie. Et l'esprit du fils reposa enfin en paix. Toutefois ce ne fut pas la fin de ce récit. Le père fut maintenant atteint de la démence, se tua à son tour. Mais on dit que son esprit n'a pas retrouvé le repos et qu'il hante la forêt sous la forme d'un fantôme… et BOU !" Termina-t-il en jetant la poussière sur le feu, l'éteignant. Les deux amis de Severus se levèrent en criant comme des fillettes puis ils s'en allèrent chez eux, bien trop apeurés pour rester dans les parages.

"Quelle bande de poules mouillée !" Ronchonna Severus en essayant de les poursuivre mais il se rendit compte bien trop vite qu'il les avait perdus de vue. "Ils courent drôlement vite. Je ne peux pas les rattraper ils sont déjà très loin. Je me demande s'ils peuvent courir sur l'eau comme dans les dessins animés avec une peur pareille ils doivent se sentir suffisamment alimenter en source d'énergie pour vaquer à leurs préoccupations."

La nuit rendit la forêt dantesque. La lune angoissante éclaircit sombrement le paysage affolant. Sa lumière pâle afficha des ombres hargneuses de chaque recoin qui avaient l'air patibulaires. Severus croisa sur son chemin une brebis qui brouta de l'herbe humide l'animal bien que glorieux l'ignora totalement et reprit sa besogne. Le vent atterrant souffla sur les arbres, les buissons, les feuillages… Il siffla une mélodie atrabilaire qui donnait la chair de poule. Bien que le paysage fut angoissant Severus continua en titubant son chemin. Il faisait tellement sombre qu'il trébuchait parfois sur une racine ou deux. Il prit une branche qu'il a vue au pied d'un arbre. Il la prit fermement dans sa main et l'utilisa comme canne pour se repérer dans l'obscurité. Quelques minutes plus tard il s'arrêta au milieu d'un champs de fleurs. Les fleurs se froissèrent et se cachèrent sous terre, pétrifiées par la peur et l'angoisse. Severus en proie à l'indécision ralentit sa marche. Il n'était pas frappé par la peur, non, c'était une vague de prudence et de réticence.

L'un des jumeaux se glissa dans le champs en se faufilant pas-à-pas les nuages se dégagèrent ils permirent à la lune pleine d'éclaircir le paysage inquiétant. L'eau du ruisseau coulait au ralentie. Le vent arrêtait de chanter sa chanson onctueuse. Comme s'il apercevait au loin un monstre sanguinaire et effroyable. Et ce fut le cas car à peine une seconde s'était écoulée une effarante créature en métal surgissait, hâtivement elle se courba sur le sol et l'attaqua.

Tom avait suivi Severus jusqu'au champs de fleurs malgré sa chance incommensurable la nuit le désavantagea en contournant un buisson il se mit à quatre pattes pour éviter les chauves-souris qui voulurent s'y loger sur sa tignasse. Hors de question qu'il permettait ce genre de chose. Il s'empressa de courir vers le champs de fleurs. Il vit une chose monstrueuse et gargantuesque. Le monstre n'avait pas de yeux ni de nez ni de bouche. Sa tête était plate et son cou était tellement mince que c'était impossible de le distinguer correctement. Ses jambes volcaniques étaient tellement lourdes que lorsqu'elles se posèrent sur le sol, la terre trembla brutalement. Tom se précipita vers son jeune frère – qui était bien trop affolé pour bouger le petit doigt – qui était accroupi sur le sol. Il le tira en arrière en lui tenant la main.

Les jumeaux se hâtèrent pour chercher une cachette. Ils s'enfoncèrent dans la sombre forêt dans l'espoir d'échapper au monstre effrayant. Malheureusement ce monstre était persistant. Il voulut vraiment les croquer. Il utilisa ses mains en fer pour enraciner les arbres qui lui bloquèrent le chemin puis il les jeta. Les jumeaux se cachèrent dans le noir mais en vain le monstre les trouva sans aucune difficulté.

"Nous devons trouver un moyen de le semer. Je commence à m'épuiser ça fait une heure que nous courrons maintenant !" Se plaignit doucement – de peur que le monstre ne les repéra – Severus en s'accroupissant contre un arbre.

Tom hocha la tête en signe d'approbation il fouilla dans sa sacoche il trouva son téléphone portable. Severus l'arracha de ses mains avec un air qui traduisait la méfiance. Il le cacha derrière son dos en reculant lentement.

"Qu'est-ce que tu fais ? Tu es complètement malade !"

"Pourquoi prends-tu mon téléphone ? Severus, j'en ai besoin c'est urgent !" Tom se mit sur la pointe des pieds pour atteindre le téléphone qui était soulevé dans les airs.

"Est-ce que tu te rends compte de ce que tu es train de faire ?" Severus frappa le ventre de Tom. Ce dernier se tint le ventre en grimaçant de douleur.

"Est-ce que tu vois une autre solution ? Nous avons besoin de l'aide de notre père !" Bafouilla Tom en prenant une grande inspiration tantôt il s'assit sur un rocher.

"Crois-tu vraiment que notre père est la solution à notre problème ?"

"As-tu une autre solution en tête ? Je te le demande mon très cher frère. Nous ne pouvons pas courir jusqu'au village pour demander de l'aide ce monstre nous suivra et il tuera tout le monde. Nous devons rester à la frontière inférieure et l'éloigner le plus possible des limites des extrémités. Mais nous aurons besoin d'aide."

"Je sais que nous ne pouvons pas rivaliser contre cette chose mais si nous appelons notre père. Nous aurons des graves ennuis."

"Je sais. Mais ce n'est pas la priorité. La vie de notre peuple est en jeu Severus !" Raisonna l'aîné en tenant la joue de son jeune frère en fermant les yeux. Les deux frères – non identiques – se regardèrent longuement.

"Je suis désolé Tom."

"Severus ?"

"J'ai appris une chose essentielle à l'école et c'est : que je devrais penser un peu plus à moi." Le plus jeune des deux aventuriers poussa son frère violemment contre une pierre. Tom cria de douleur en se tenant le ventre. Il s'étala comme une étoile de mer sur le sol. Il ne voulait pas bouger car la douleur était virulente. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Ses oreilles bourdonnèrent probablement. Impossible. Jamais, il n'aurait pensé que son frère serait capable d'une telle atrocité.

Tom plissa les yeux. La nuit n'arrangeait pas du tout les choses. Il faisait tellement sombre qu'il était presque impossible de voir la silhouette de son frangin.

"Qu'est-ce que tu as dit ? Severus… Ah ! Frère ! Pourquoi ?" Il voulait connaître la raison. Il voulait connaître la cause et la logique dans cette perversion narcissique. Pourquoi son doux frère avait-il changé de comportement ? Il ne comprenait pas. Sa tête tournait abondamment. Il sentit des larmes qui coulaient sur ses joues sales.

"Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce n'est pas la bonne question mon cher frère. La véritablement question qu'il faut se poser c'est : quand ? Depuis que j'ai vu le secret lourdement gardé de notre père. Je me suis fait la promesse. Une promesse personnelle qui ne convenait qu'à moi. Uniquement moi. Personne d'autre. Je suis désolé mon frère enfin non je ne suis pas du tout désolé. Je veux contrôler mon peuple à ma manière sans que tu ne sois dans les parages. Adieu frérot !"

Severus embarqua le téléphone portable avec lui alors qu'il traversait la forêt. Il s'avança lentement en évitant de faire du bruit de peur que le monstre ne l'entendit. Quan il songea qu'il fut bien loin il courut le plus vite possible vers le mur qu'il a aperçu. Tom se releva. Il n'était pas en colère il était confus. Il ne pourra pas lui en vouloir les gens pouvaient perdre facilement la raison quand la situation devenait incontrôlable. Il était naïvement sûr.

Tom suivit les traces de son frère qui menèrent vers le mur. Cependant il prit une autre décision. Il courut précipitamment vers la ville. Les passants le regardèrent d'une drôle de tête en le dévisageant du haut vers le bas, ils ne comprirent pas ce qu'il se passait !

"Poussez-vous ! Poussez-vous ! Punaise ! Pourquoi y a-t-il autant de gens dans la rue à cette heure ?" Cria Tom en se faufilant dans la foule. Il plongea dans un tonneau puis il roula sur une pente à bascule. Le tonneau roula tellement vite qu'il ne voyait pratiquement rien à l'intérieur. Il était vert de peur. Quand tout à coup le tonneau fit des zigzagues fructueuses qui lui donnaient un mal de chien ! Il sortit du tonneau en se sentant très drôle. Une vague de vertige le submergea subitement il tomba littéralement dans les pommes d'un vendeur ambulant. Ce dernier cria de surprise avant de lui donner des bons coups sur les fessiers en disant " Huch !"

Tom tomba maladroitement sur ses fesses en grimaçant de douleur. " Aïe ! ! Quelle politesse !" Se plaignit-il en faisant la moue avant de gambader vers la grande maison qu'il connaissait tant. Mais à peine il eut le temps d'ouvrir la porte qu'il rencontra le visage de son père au coin de la porte.

Tom sursauta de nouveau puis il fit de son mieux pour se faire tout petit. Il savait, en avant rien qu'au regard courroucé de son père, qu'il aura des problèmes à s'y faire. Albus portait uniquement son pantalon. Vous pourriez en conclure dans sa précipitation désorganisée et presque incontrôlable le père renfrogné ne s'était absolument pas préoccupé de mettre une chemise convenable.

"Tom, mon fils, tu me dois une explication." Exigea le chef de l'Ordre Blanc en mettant ses deux mains sur ses hanches.

"Père… Besoin d'aide… Forêt… Un monstre en fer… Severus… Danger." Souffla le jeune homme puis il s'écoula de fatigue. Albus rattrapa son fils qui respirait super fort.

"Reste-ici je vais récupérer ton frère."

"Père je veux te rejoindre."

"Non tu es trop faible. Repose-toi !" Albus s'habilla convenablement après il appela les

Astro-paix. Le chef de l'Ordre Blanc déploya ses forces armées qui décolèrent vers le mur colossal. Il monta dans un hélicoptère-drone-transporteur qui décolère le long de la forêt sinistre. Les gardes sautèrent de branche en branche, ils chassèrent les animaux qui se mirent en travers de leur route. Ils tranchèrent les buissons et les plantes envahissantes. Les machines de guerre roulèrent sur les pentes herbeuses en faisant des bruits mécaniques et bruyants qui pourraient réveiller un troupeau de vaches, elles écrasèrent les racines des arbres et détruisaient les terriers des lapins et des lièvres.

Quand soudain ils le virent un monstre en fer qui marchait comme un dinosaure qui pourchassait un jeune homme. Albus entendit son cœur battre la chamade. Son fils était en danger. Il s'appuya contre le métal du support pour mieux jeter un coup d'œil vers l'extérieur. Il pouvait voir que Severus chancelait de temps en temps si cela continuait le monstre l'attrapera ; Albus siffla et lança un signal. Les machines qui roulèrent dans le champs de fleur levèrent leurs canons puis elles se mirent en feu. Elles laissèrent échapper des dizaines de minuscules particules lasers qui broyèrent les métaux les plus dures et les plus résistants.