Le monstre plia ses articulations il esquiva de justesse les lasers. Puis il se baissa il attrapa Severus qui – sous le choc avait littéralement arrêté de courir – sous la stupeur ne bougea pas d'un pouce.

"Pourquoi ? Pourquoi ? Tout mais pas ça. Severus est en grand danger. Je ne peux pas les venir en aide. Et cette machine qui ne vole pas assez vite ! Plus vite ! La technologie ne m'a jamais paru si inutile dès aujourd'hui ! Est-ce le ciel qui nous tombe sur la tête ? Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi faire. Je vous en prie sauver mes fils. Aidez-les !"

Albus paniqua.

"Serait-ce la colère de la déesse Destiné qui prend forme ? Oh ! Quel malheur ! Mon fils… il est en danger il faut le sauver. Qu'est-ce que je peux faire ?"

Son fils était capturé. Est-ce que la situation pouvait-elle s'empirer ? Comme prévu de façon presque comique les choses ne s'étaient pas déroulées comme prévu. Albus savait toujours en avance que le malheur courait toujours par derrière sa famille. Est-ce que c'était la colère de Destinée qui s'abattait sur lui ? Il n'en était pas encore sûr. Mais il savait reconnaître certaine chose. Sa situation ne pouvait pas s'être considérer comme facile parce qu'il y aurait toujours du malheur qui les frappera.

Et comme prévu Tom – qui était sensé s'être sur son lit en train de dormir – se trouvait dans un mini vanne volante et il poursuivait le monstre. Albus sentait un mal de tête lui broyer les neurones. Il faut vraiment peu pour être fou dans cette famille. Il glapit d'horreur en voyant le monstre s'agripper au mur et le grimper comme un singe le ferait dans les arbres. Albus savait qu'il devait trouver un moyen pour récupérer ses garçons et les écarter du danger.

"Je dois me calmer. Ma panique n'aidera pas les soldats. Si je n'arrive pas à me concentrer je ne donnerai pas des ordres stricts. Ma peur, et ma perte de confiance perturberont les hommes que je dirige. Peut-être que mon pouvoir me donnera une solution."

Albus retira sa montre de son poignet ses yeux devenaient bleus-verts. Il s'assit sur son fauteuil il tomba dans une transe de la zénitude. Ses paupières devenaient lourdes. Ses yeux se fermèrent.

Albus hurlait de douleur alors qu'une pierre s'écrasait sur sa jambe. La douleur était flamboyante. Ses articulations devenaient douloureuses et ardentes. Chaque geste devenait un fardeau. Il se mordit la langue pour éviter de crier de douleur. Il frappa platement le sol. Sa jambe était blessée il ne pouvait plus du tout bouger un seul pouce. Les larmes coulaient abondamment sur ses joues blêmes. Ce n'étaient pas des larmes de souffrance provoquée par une douleur physique. Non. C'étaient des larmes de tristesse. Hé oui ! Dans son désespoir les larmes lui montèrent au coin des yeux et se déversèrent librement. Il avait échoué. Il avait échoué, échoué… à son rôle de père !

Albus n'avait connu que des graves griefs qui lui tourmentèrent la vie. Il avait perdu sa femme, sa meilleure amie, sa compagne… et maintenant il perdait un autre être de sa famille. Il avait perdu l'un de ses fils. Il ne lui restait qu'un seul…

Il rampa en sifflant de douleur vers le bord du mur. La dernière chose qu'il vit c'étaient les yeux remplis de trahison de son fils perdu.

Albus s'était réveillé dans un silence terne. Il n'entendit que le son de sa respiration qui avait été si douce dans son sommeil, mais soudainement tremblante durant son réveille. Il cligna des yeux. Il aperçut son environnement il vit sa montre posée sur un siège. Il le remit sur son poignet. Il mit sa tête entre ses paumes. Puis il se figea. Quelques minutes plus tard il se ressaisit. Il essayerait d'éviter ce futur probable.

Le monstre était dessus le mur il s'apprêtait à sauter dans le vide de l'autre côté du mur. Il tenait toujours sa victime. Tom sauta sur la main du monstre en fer en tenant un pied de biche. Il frappa les doigts de la bête mécanique dans l'espoir de briser sa concentration et de libérer son frère.

"Tom ! Sauve- moi !" Tom balança sa jambe vers le haut pour faire un salto-arrière. Il frappa la tête du monstre. Le monstre pivota sa tête et secoua son bras. Mais le frère aîné était bien trop têtu pour son âge il ne lâcherait pas l'affaire. Il continuait d'attaquer et de tirer son jeune frère de l'emprise fortifiante de la bête métallique.

"Accroche-toi Severus je suis là pour te sauver." Dit-il avec une telle conviction qu'il ressemblait à un chef.

"Oh ! Mon prince charmant est venu pour me délivrer de ce vil monstre !"

"Frère ce n'est pas le moment de plaisanter. Accroche-toi !"

"Je ne savais pas que la main d'un monstre pouvait contenir des ceintures de sécurité !"

"Ce n'est pas le moment de devenir sarcastique, Severus !" Objecta Tom en faisant une autre tentative pour secourir son frère.

"Ah bon ? Je trouve que c'est le meilleur moment de ma vie pour paniquer !"

"Les secours arrivent Severus surtout tiens bon !"

"C'est ce que je fais !"

"Papa va venir nous sauver !"

"Oui. Il va nous sauver la vie pour nous tuer juste ensuite !" Ironisa Severus clairement mécontent de la situation. Il avait pensé que le monstre suivrait Tom et le tuerait. Eh bien ! Non ! Quel retournement de situation ! Le monstre s'était jeté tête la première vers le premier venu et le voilà dans de beau drap.

"Qu'est-ce que tu as dit ? Je n'entends pas ce que tu dis le monstre bouge tout le temps sa main."

"J'ai dit que nous sommes grillés !" Cria Severus en agitant les mains frénétiquement. Tom frappa encore une fois la tête du monstre il parvint à attraper la main de son frère. Il tira de toutes ses forces. Il réussit à le dégager de sa poignée de fer meurtrière.

Dans les airs Albus vit que ses fils s'étaient écartés du danger. Il ordonna aux Vortex-plasma – c'étaient des immenses robots qui pouvaient tirer des lasers supers puissant qui dépassèrent le mur du son – de tirer sous les pieds de la chose en fer afin que la partie du mur qui supportait sa force s'écroula de l'autre côté. Les informaticiens qui regardèrent la situation en ligne par les voies numériques tapèrent rapidement des codes numériques ; les canons turbo-blastés calibrèrent, visèrent et se figèrent. Les turbo-blasters se programmèrent puis ils se chargèrent d'énergie ultra-violette. Tout à coup des rayons lasers sortirent des turbines et fracassèrent une partie du mur et de la plate-forme d'atterrissage.

Albus sauta. Il se remit sur ses pieds gracieusement. Il accourra vers ses fils qui étaient toujours dangereusement proche du vide. Son rythme cardiaque s'accéléra rien que d'y penser qu'ils étaient blessés ; les voiles du chagrin tombèrent à mesure qu'il s'approchait et l'inquiétude perçait. Il craignait pour leur vie. Lorsqu'ils rentreraient tous à la maison il s'assura qu'il les apprendrait une bonne correction.

Il tituba sur ses pieds en sentant la fatigue le consumer. La nuit était tellement mouvementée qu'il avait à peine fermer ses yeux. Il vacilla en devenant maladroit autant qu'un ivrogne. Le sol trembla brusquement. Ses pieds frappèrent le sol ils étaient si lourds. Le temps a semblé s'arrêter alors que la pancarte s'écrasa contre la console qui maintenait la salle ouverte. La pancarte se brisa au milieu de ce désastre boulonnneux, elle a fait des tours ensuite elle tomba sur une vitre. La vitre a lentement commencé à se briser ce fut difficile à expliquer mais c'était comme au ralenti.

Certes tout était comme au ralenti ce n'était qu'une fraction de seconde cependant ça a paru durer plus longtemps que ça. Car d'un seul coup – comme si le monde en lui-même se moquait de lui – une pierre roula et tomba sur sa jambe. Albus grogna de douleur. La douleur était tellement dévorante qu'il n'eut pas le courage de se tenir sur ses deux jambes. La force le quitta il s'écroula sur ses genoux. Il cracha du sang en se tenant la poitrine. Ses yeux bleus brillèrent de tristesse, pas parce qu'il était sûr qu'il perdrait la capacité de marcher comme avant mais parce qu'il savait une chose. Une chose douloureuse.

Eh oui ! Sa vision allait se réaliser. Abattu, le chef éploré de l'Ordre blanc leva faiblement sa tête ses yeux reflétèrent la tristesse. Pas une simple tristesse qui partirait avec le temps. Non c'était une douleur qui était bien trop lourde pour un père, une personne, un être humain… Il n'avait plus la force de parler. Les mots se ratatinèrent dans sa bouche et fondèrent comme le sucre. Les mots… ne furent que des mots ! Qui lui viendra en aide ?

"S'il vous plaît ! Sauvez-le ! Sauvez mon fils. Je donnerai n'importe quoi. Prenez mon corps, mon âme, mon cœur… Tout ! S'il vous plaît ! Entendez mes prières ! Pourquoi ? Personne ne veut entendre les supplications d'un homme malheureux tel que moi. Je suis maudit ! Suis-je vraiment condamné à perdre tout ce que j'aime ?"

Ce fut ainsi ce brave chef ne put rien faire à part regarder avec vulnérabilité ce qu'il allait se dérouler en peu de temps.

Tom tenait le rebord du mur d'une seule main. Son bras lui faisait mal. Son muscle hurlait de protestation. Ses yeux s'attardèrent vers le vide. Puis il leva la tête instablement à cause de sa position précaire qui chancelait dans le vide. Le souffle du vent devenait de plus en plus tonitruant sa main moite s'affaiblissait et l'envie de lâcher prise devenait alléchante. Ses yeux rencontrèrent le visage impassible de son plus jeune frère.

"Severus aide-moi !" Il tendit son autre main afin que son frère lui vint en aide comme il l'avait – avec altruisme – fait il y avait à peine une minute. La dignité le quitta alors qu'il se débattait pour garder le contrôle sur sa voix.

"Severus ! S'il te plaît ! S'il te plaît… s'il te plaît mon frère aide-moi !" Toutefois il ne s'attendit pas à ce qu'il allait arriver. Severus lui lança un regard intimidant en savourant espièglement le doux son de la victoire. Il se lécha les lèvres. Ses yeux affichèrent une lueur enjouée.

"Il semblerait que la situation se joue encore à ma faveur. Je pensais que le monstre allait te poursuivre et te tuer. Je me suis trompé. Cette fois je ne compte pas faire la même erreur. Tu es vraiment devenu un poids pour mes projets grand frère. Tu es comme une épine sous mon talent. Sais-tu ce que je fais des épines gênantes ? Je m'en débarrasse tout simplement." Severus rit sombrement. Ce n'était pas un rire chaleureux – comme ceux qu'il entendit lorsque son frère était de bonne humeur – non c'était un rire sombre. Une sombre promesse d'une douloureuse souffrance qui s'instaurera dans un futur proche. Tom se raidit il aurait dû s'attendre à ce qu'il y aurait une double trahison.

Quelques heures plus tôt il avait pensé que son jeune frère s'était comporté comme un crétin parce qu'il redoutait la mort et qu'il ne voulait pas finir en sandwich. Comme il avait eu tort ! Il avait été si aveugle. Il avait pensé que son amour suffirait pour donner raison à son jumeau. Apparemment il avait un peu trop souhaité. Car la chose suivante qui se produisit ce fut un choc insolite.

Severus lui sourit gentiment – avec hypocrisie – sa chaussure écrasa ses doigts.

"Tu ne sais pas à quel point j'attendais ce moment mon cher frère. Tu étais comme un mur, une impasse qui bloquait ma gloire. Ce monde je vais le contrôler sans ton aide. Car c'est mon héritage, ma gloire et mon chez-moi ! J'espère que cette fois-ci ce sera la dernière fois que je te verrais. Je promets que je prendrai bien soin de notre père à la revoyure !"

Tom regarda avec horreur ses doigts se déloger du bord du mur. Ce ne fut pas la pire vision car son regard – rempli de tristesse et de trahison – s'attarda sur les yeux de son frère. Des yeux – qui étaient habituellement noirs – prirent une nouvelle nuance de couleur et virèrent en rouge. Du rouge sang. La couleur des yeux de l'Ordre Noir.

Ensuite il chuta dans le vide. Il tomba profondément comme un ange qui venait d'être chassé de sa maison, du paradis. Et plus personne n'entendit parler de lui.

Est-ce qu'il était toujours vivant ? Ou le frère jumeau de Severus fut mort.