Tom Jedusor posa sa main sur le marbre de son bureau. Il avait passé un bon bout de temps à écrire son mémoire et ses poèmes. Il n'avait pas vu l'heure s'écoulée. Il enregistrait ses travaux dans son dossier qu'il avait nommé : mes documents personnels. Puis il ferma la session de son ordinateur. Il ferma l'écran rapidement. Il se frotta les yeux d'un air engourdi. Voici les conséquences d'avoir passer une heure devant un ordinateur sans faire des efforts physiques. Il se releva lentement en sentant un mal de tête. Il se pencha vers sa commode il prit une bouteille d'eau et un cachet de doliprane.
Il s'assit sur son lit en prenant une grande inspiration. C'était toujours un moment de détente d'écrire un recueil de poèmes. C'était enrichissant. Un divertissement personnel qu'aucune personne ne comprendrait la beauté sauf son fils adoptif. En pensant à son fils adoptif un bref sourire apparaissait sur ses lèvres fines. Il n'avait jamais regretté de rencontrer le petit enfant et de le garder comme son propre fils. Il chérissait les moments qu'il avait eus en compagnie du petit garçon. Cette tournure de situation était un grand développement dans son mode de vie. Sans le savoir le petit garçon avait redonner un avant-goût assez glorieux de la vie. Tom Jedusor ne se mentirait pas il avait eu cette fatale envie de se suicider. Il vivait dans un monde où personne ne comprenait son propre monde. Pourquoi vivre continuellement de cette manière si personne ne pouvait comprendre ce qu'il pensait ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait, ce qu'il voudrait faire.
Tom pouvait vivre une vie sans aucune compagnie, mais jamais il pourrait le faire à longue terme. L'être humain était une race qui aimait la compagnie. Sans aucune compagnie une personne pouvait sombrer dans la folie, dans le déni ou le chagrin. Mais ce petit rayon de soleil était venu dans son monde et avait complètement changé sa réalité. Il était indéfiniment reconnaissant envers ce petit garnement. D'ailleurs en parlant du loup ; où se trouvait-il ? Tom l'avait rassuré qu'il cherchait la cuisine et qu'il reviendrait en quelques minutes.
Tom Jedusor se redressa sur son lit. Il commençait à s'inquiéter. Il quitta sa maison en bloquant sa porte d'entrée. Ses gardes personnels le suivirent sans faire de bruit. Il ouvrit les pièces qu'il avait croisées durant son inspection. Puis il continua sans dire un mot. Il posa des questions aux personnes qu'il avait bousculées sans faire attention. Il s'excusa brièvement puis il continua sa route rapidement. Quand il entendit des voix étouffées. Deux voix qu'il connaissait par cœur. Il entra précipitamment dans la prochaine pièce.
Il se figea subitement lorsqu'il vit la terrible scène qui se produisit devant lui. Son fils était retenu par Les Maîtres – les gardes personnels de son père – ce dernier s'agitait sauvagement dès qu'il le vit à l'embrasure de la porte. Il s'arrêta de marcher. Il ne savait pas ce qu'il devait dire. Les mots ne furent pas assez puissants pour exprimer son horreur face à cette image à laquelle il venait d'assister. Tom Jedusor avait toujours considéré son père – le comte Gellert Grindelwald – comme un homme avare et cupide. Depuis sa tendre enfance son p… le comte Grindelwald ne pensait uniquement qu'à sa gloire et sa popularité, négligeant parfaitement l'éducation de son fils unique. C'étaient les bonnes et les servantes qui s'occupèrent de lui. C'était la raison de son étrange comportement.
Tom Jedusor avait appris l'humilité et la modestie. Contrairement au comte il faisait preuve d'empathie et de compassion. Il comprenait sans aucun doute les duretés de la vie que les basses classes devaient combattre tous les jours. Ainsi lui et le comte Grindelwald ne partageaient pas une relation étroite comme le devait les fils et les papas. Cette relation était donc fondée sur la méfiance et la compétition. Cependant à mesure que Tom Jedusor grandissait. Le comte devenait prudent et irascible. Le comte commençait à se sentir étouffé par l'ombre de son propre fils. Il avait ressenti le besoin de prouver qu'il restait le meilleur. Ce fut une guerre entre le comte et Tom Jedusor. Et voilà venu de nulle part il y avait un petit garçon qui entra dans la guerre.
Tom Jedusor n'avait jamais voulu nuire le comte Grindelwald. Mais maintenant… Il voyait rouge. Comment l'homme qu'il considérait comme son propre père pouvait faire une telle chose à son propre petit-fils. En voyant son fils être retenu par les gardes de son père. Il fut profondément blessé et son cœur se brisa de chagrin et d'horreur. Il se sentait trahi par cette chose.
"Que se passe-t-il ?" Déclara-t-il en criant presque au visage du comte. Ses yeux reflétaient sa colère et sa tristesse.
"Ce jeune homme sera enfermé." Annonça platement le chef de l'Ordre Noir sans s'expliquer, sans même donner une seule justification sur ce genre de chose. Comme si le simple fait de jeter une personne dans une cellule était un passe-temps primordial.
"Est-ce que je peux connaître la raison de tout ceci. Tu vas décider comme ça ! Tu vas mettre un enfant de dix ans dans une cellule sans même donner une explication à son père." Brava Tom Jedusor en marchant vers son fils qui secouait la tête en signe de défaite. " Relâchez-le ! Toute de suite ! Il ne mérite pas ce traitement. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Je ne suis pas sûr de vouloir connaître quoi que ce soit. J'exige des explications immédiatement !"
"Tu n'as aucune autorité jeune homme n'oublie pas à qui tu t'adresses à la fin je dicte mes paroles c'est la loi." S'enorgueillit l'homme plus âgé en sirotant son vin tranquillement comme si la situation n'était pas la plus perturbante au monde. "Tu n'as pas besoin de connaître la raison."
"Tu n'as pas le droit de faire ça j'exige un procès équitable pour mon fils. Il ne mérite pas ce genre de chose." Insista Tom Jedusor en prenant le verre des mains du comte et le balançant vers le mur le plus proche.
"Tu sais que ça coute une petite fortune ses verres."
"N'essaye pas de changer de sujet. Je veux que mon fils soit libre !"
"Comme je te l'ai dit je fais ce qu'il me plaît. Ton fils a écouté une conversation personnelle de la plus haute confidentielle. Personne ne doit connaître cette discussion que j'ai entretenue avec mon client."
"C'est juste un enfant bon sang ! Ou sinon…"
"Sinon quoi !" Exigea le chef de l'Ordre Noir, le regard froid, hypnotique et fou, en serrant les poings. " Toute résistance est une trahison. Gardes ! Saisissez-le !"
" Je ne vais pas me laisser faire." Tom Jedusor prend pistolet laser et visa le garde le plus proche de lui. Alors que le faisceau vibra et toucha l'armure du garde celui-ci ne provoqua qu'une petite égratignure. Ses yeux s'agrandissaient sous le choc et la surprise il lâcha son arme. Un garde le récupéra dès qu'il toucha le sol.
"Comment est-ce possible ? Argh ! Arrêtez ! Relâchez-moi sales brutes !"
"Emmenez ces traites en prison dans la plus haute discrétion. S'il y a des témoins je vous donne l'ordre de les exterminer."
"Espèce de monstre."
"Je ne suis pas un monstre mon fils je fais tout ça pour le bien de notre peuple. Je vais transpercer ce mur et nous n'aurons plus à vivre dépendamment de l'Ordre Blanc. N'est-ce pas ton rêve de voir le ciel bleu, de respirer un air pur, et de boire de l'eau purifié ?"
"Si je veux connaître tout ça mais en quoi l'arrestation de mon fils vaut-il la peine ?"
"Il a écouté une conversation interdite je ne peux pas me permettre qu'il divulgue des choses dans tout le palais. Je trouve ça très déplaisant si une personne connaissait mes plans et parvient à les contrecarrer sans que je ne sache le destinataire."
"C'est une foutaise et tu le sais. Tu es devenu parano vieil homme !"
"Ainsi soit-il tu veux me rendre la tâche compliquée mon fils. Mais soit assuré lorsque je terminerai ma quête je te délivrerai toi et ta cargaison." Dit sévèrement le comte Grindelwald. Des yeux rouge sang clignotèrent dangereusement et pénétrèrent son âme. Tom Jedusor faisait presque deux fois la taille de son p… cependant ces yeux le faisaient toujours se sentit si petit.
"Je te déteste. Je préfère mourir que de me laisser faire."
"Tu oublies ta place mon fils tu deviens trop audacieux."
Tom Jedusor se retourna et frappa le garde dans le ventre avant de le plaquer contre le sol. Il s'empara de son arme à feu puis il tira à l'aveuglette il ne chercha pas à causer des dégâts il voulait juste faire une distraction suffisamment longue pour atteindre son fils et le libérer des gardes qu'il le retenait. Il frappa à la poitrine les gardes qui retenaient l'enfant de dix ans.
"Tom prend ça et cache toi. Surtout ne reviens pas. Je veux que tu te caches. Cours ! Cours ! Cours le plus vite possible." Tom Jedusor remit le tournevis supersonique qu'il avait offert à Tom durant son anniversaire il chuchota ses avertissements puis il se concentra sur Les Maitres qui cherchaient à le neutraliser.
Tom s'enfuit de la salle mais avant qu'il ne put aller bien loin il se retourna pour regarder une dernière fois l'homme qu'il considérait comme son second père. Soudainement le temps s'écroula lentement. Tom se figea sur place et laissa échapper un cri d'effroi rempli de terreur, de rage et de tristesse. Il était au bord des larmes au point qu'il avait eu le cœur lourd. Ses yeux regardèrent – comme au ralenti – la silhouette qui chut au sol dans un bruit sourd. Les yeux noirs étincelants – autrefois remplis de vie devinrent vitreux et sans âme – du propriétaire le fixèrent comme s'ils le jugèrent pour ses pêches les plus infâmes.
Tom recula doucement dans le couloir. Il l'avait l'impression de se voir à l'intérieur de ses deux miroirs oculaires. Il ne s'entendit pas crier et hurler ses peines. Il savait qu'une chose qu'il s'était retourné et qu'il s'était de nouveau enfui comme un lâche. Il voyait Les Maîtres qui continuaient de le poursuivre vaillamment. Ils faisaient peur les passants et les inconnus. Ils bousculèrent n'importe qui alors qu'ils continuèrent de le suivre en se ruant dans la rue.
Tom pleura énormément. Il était inconsolable. Il était tellement plongé dans la tristesse qu'il ne parvenait pas à se souvenir sa propre faute. Il savait qu'une chose qu'il avait fait du tort. Encore une fois il venait d'assassiner une autre personne qu'il tenait à cœur. Est-ce ainsi que finira sa vie ? Il se cacha dans une poubelle parmi les cartons. Il s'enroula en boule comme un petit œuf il ne voulait qu'une chose son papa.
Le lendemain matin une nouvelle journée débuta. Ce n'était pas une journée agréable pour le petit garçon de dix ans. Il ne voulait pas bouger il voulait rester dans sa bulle personnelle, dans sa coquille. Il ne voulait pas sortir sa tête comme ce petit escargot perché à l'envers sur une barre électronique. Mais il ne pouvait pas, il était obligé de bouger pour se trouver une nouvelle cachette et chercher à manger. Il regarda de droit à gauche avec appréhension. Il se faufila sur la pointe des pieds en faisant attention sur ce qu'il faisait. Il s'approcha d'une boulangerie. Heureusement qu'il était encore tôt. Il n'avait pas besoin d'attendre dans une longue file de personnes. Il s'approcha lentement, comme un prisonnier qui s'approchait de la pantoire, il se tenait devant la caisse.
Le caissier se leva de sa chaise pour mieux le regarder. C'était une femme au long cou. Elle avait les cheveux frissés et un teint brun presque noirci. Elle avait la tête d'un méchant lama.
"Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Allez ! Gamin ! Je n'ai pas que ça à faire. Je dois encore sortir les petits pains."
"Madame je veux un croissant. S'il te plaît."
"Ouais d'accord. Il est où ?"
"Où quoi madame ?" Demanda innocemment le petit enfant de dix ans. Il ne comprenait pas ce que la dame lui demandait, celle-ci pensait probablement que le petit enfant se payait de sa tête. Alors elle était très mécontente.
"Comme je t'ai dit je n'ai pas le temps pour jouer au rigolo avec toi. Donc tu me donnes la monnaie et je te donne ton croissant. Ok ?"
"La monnaie ?" Tom clignota naïvement des yeux étant donner qu'il venait d'une famille du rang élevé il avait un avantage qu'aucun autre enfant n'obtiendrait facilement. Il pouvait entrer dans n'importe quel type de magasin et prendre la chose qu'il avait souhaitée et repartir sans payer quoique ce soit. C'était un privilège destiné uniquement pour la famille du comte. Bien sûr à cause des évènements qui s'étaient déroulés il vint de perdre ce fameux privilège sans le savoir. "Je ne comprends pas madame je suis le prince héritier de Tom Jedusor. Je n'ai jamais rien payé." Expliqua le petit garçon bien qu'il avait commencé à trembler de peur et de doute. Il ne comprenait pas la situation. Il voulut juste une chose un bon croissant pour se remplir le ventre et ne plus mourir de faim.
"Le prince héritier quelle bonne blague on ne me l'avait jamais fait celle-là ! Le fils du comte Grindelwald et le prince héritier sont morts hier à cause d'un assassinat. Les journalistes ont interrogé le comte et ils ont diffusé ceci sur la télévision. Tout le monde le sait. Toi ! Tu es un sale petit menteur. Houst du vent !" La femme poussa méchamment le petit garçon sur le trottoir sans faire preuve de bonté. La pitié n'apparaissait pas sur ce regard odieux. Les passants se retournaient, ils se moquèrent du petit garçon en continuant leur chemin comme s'ils ne virent qu'un misérable petit insecte.
Tom se releva en chancelant. Il avait peur. Il était terrifié. Pourquoi tout le monde agissait avec dédain ? Encore une fois il ne s'attendait pas à ce que la dame lui flanque à la porte. Ce fut le ventre vide et un regard rempli de désespoir qu'il venait à comprendre une terrible vérité : ce fut de repartir à zéro et chaque personne à ses propres fardeaux. Et Tom dut vivre avec les siens.
