Le comte Grindelwald souriait diaboliquement tandis qu'il se pavanait dans la ville. Un Maître s'approcha de lui en tirant une silhouette dont il connaissait par cœur. Son sourire – s'il le pouvait – s'agrandissait. Pourquoi l'air s'entait si bon ? Ce fut sûrement le parfum de la victoire.

"Monsieur nous avons réussi à capturer l'ensemble du village."

"Bien ! Tuer les vieillards et incinérer leur corps. Pour les enfants, je pense que nous pouvons trouver un moyen assez divertissant pour s'occuper d'eux. Libérez-les et tuez ceux que vous trouvez ce sera notre divertissement. Pour les femmes, offrez-les aux rescapés. Elles serviront à augmenter le nombre de mes soldats."

"Oui monsieur."

"Ah oui ! Il y a autre chose placez des bombes un peu partout et ravagez la ville. Si vous voyez des individus en dehors de ceux qui sont capturés. Exterminez-les ! Nous avons assez de prisonnier pour le moment." Il jeta négligemment un coup d'œil vers le corps qui se reposait sur le sol. "Enfermez-le avec les autres prisonniers. Il est inutile."

"Oui chef." Le garde hocha la tête et tira l'inconscient vers la prison.

"Tout se passe comme je l'avais prévu. J'ai enfin ce que je veux. Même si je sens un mauvais présentiment. Je me demande ce que Mephilis a-t-il prévu par la suite. Pour le moment je vais me concentrer sur ce que je dois faire. J'ai saccagé la ville je pense qu'il n'y a plus de survivants."

"Détruisez les bâtiments ! Utilisez des bombes pour ravager les bases militaires. Si vous voyez quelques choses d'inhabituelles anéantissez-le ! Je ne veux pas de témoins ni de survivants est-ce que c'est clair !"

"Oui comte Grindelwald." Le peuple de l'Ordre Noir ravageait les rues. Ils tuèrent toutes les personnes qu'ils avaient croisées sur leur passage. Ils utilisèrent des lances flammes pour brûler les vaisseaux et les enfants qui pleuraient ; ils furent sans pitié. Ils frappèrent, cassèrent et démolirent les vitres, les fenêtres et les volets. Les Maîtres reconduisirent les prisonniers dans des cages. Elles étaient immenses et solides. Chaque cage pouvait contenir une dizaine de personnes. Les prisonniers s'entassèrent et se recroquevillèrent en frissonnant de peur. Parmi eux quelques enfants pleuraient lâchement ; subitement un soldat entra dans la cage et il arracha l'enfant larmoyant des mains de sa mère.

"Non lâchez-la !"

"Espèce de vile créature !" Crièrent les autres femmes.

C'est qu'un enfant. N'avez-vous pas de cœur ?"

"Lâchez-la ! C'est ma fille."

"Vos gueules ! Sinon nous vous arracherons vos langues !" Ils se turent en baissant la tête. Ils retinrent la menace.

Il traînait l'enfant vers le broyeur. L'enfant était une petite fille vêtue d'une mini-jupette et d'un haut qui lui serrait les hanches. Elle pleura de plus en plus fort. Elle se débattait en espérant qu'elle pourra s'échapper de la poigne de fer du soldat. Ce dernier clairement impatient d'en finir ; il frappa la fille. Sa tête toucha le trottoir. La maman de la petite fille ne pouvait faire qu'une seule chose ce fut de regarder avec impuissance ce qu'il allait se passer. Avant d'éclater en sanglot ses yeux suivirent le petit corps féminin se faire broyer par la machine. Il ne restait que des morceaux de peaux.

L'horreur ne touchait pas uniquement les enfants. Elle ne s'arrêta pas là !

Grâce à sa grande victoire le comte Grindelwald monta sur son planeur pour faire son discours. Les lumières enlacèrent son corps, les capteurs thermiques vibrèrent et les capsules planèrent dans les airs. Les robots caméras volèrent par-dessus l'immeuble et braquèrent leur viseur sur le comte de l'Ordre Noir. Ils zoomèrent leurs visions périphériques sur le visage du comte. Ce jour-là, le comte avait mis sa plus belle tenue. Il portait une cape rouge qui voltigeait dans le ciel comme les ailes des papillons. Il avait mis sa veste la plus prestigieuse et un pantalon qui lui allèrent comme un gant. Il souriait avec un air confiant.

"Aujourd'hui c'est le dernier jour de l'Ordre Blanc. Finalement j'ai enfin remporté la guerre et la gloire. Je déclare actuellement que l'Ordre Noir n'a plus besoin de se cacher et de subir un climat dysfonctionnel. Je dis, mes chers amis, que nous sommes libres ! Aujourd'hui sera le moment le plus glorieux que nous devons festoyer ! Vous n'avez plus besoin de vous cachez ! Ma détermination n'avait jamais faibli j'ai enfin conquis ce que je souhaite depuis toujours. Mes chers amis nos terres se sont agrandis. Nous pouvons faire ce que nous pensons juste ! Ainsi pour maintenir une prospérité et une sécurité disciplinaire je m'auto-proclame comme roi de ce nouveau royaume !"

Le peuple de l'Ordre Blanc écouta avec une horreur grandissante le discours politique. Leur ordre vint à disparaître. Les prisonniers baissèrent la tête ils nièrent ce qu'ils venaient d'entendre. Toutefois ils acceptèrent leur fin irréversible. Le peuple de l'Ordre Blanc sut qu'il ne pouvait pas combattre ce qu'il allait se produire des années plus tard. Effectivement lorsque les ans s'écroulèrent l'horreur touchait son paroxysme. Alors que les gardes offrirent de la nourriture trois fois par jour la quantité se faisait rare. Maintenant ils offrirent qu'une portion de pain et une bouteille d'eau semi-remplie. Il ne fallut que quelques jours pour que la famine frappa chaque cage.

Les gens se battirent, se déchirent, se frappèrent entre eux. C'était le carnage le plus épouvantable. Les enfants qui vinrent de se durcir à cause de l'emprisonnement tuèrent leurs parents pour s'approprier la nourriture. Parfois les gardes choisirent une femme au hasard. Ils la conduisirent dans leurs quartiers. Puis ils la violèrent. Les prisonniers écoutèrent ses supplications et ses cris de douleurs avec faiblesse. Ils ne virent plus la fille. Au final il n'y avait plus personne. Certaines cages occupèrent des cadavres fraîchement morts. Severus avait douze ans. Ses yeux avaient perdu leurs lueurs étincelantes. Ils furent durs.

"Je ne vais pas me laisser me malmener. Je vais me battre. Je me lèverai. Je trouverai un moyen. Je le sais. Il faut que je m'échappe d'ici. Je dois sauver un maximum de personnes. Ensuite je dois retrouver mon père je ne peux pas le laisser ici. Si ces salauds osent mettre leurs mains sales sur lui. Ils payeront chers ! Mais avant de me précipiter je dois réfléchir si je parviens à m'échapper qu'est-ce que je vais faire ? Où vais-je conduire mon peuple ? Partout où nous irons le roi nous pourchassera. Nous n'aurons aucun répit." Pensa Severus en s'accrochant aux barres métalliques. Il voulait gouverner un peuple. Comment pouvait-il gouverner quoi que ce soit derrière ses barreaux ?

Il passa ses mains dans ses cheveux noirs sales. Il soupira avec lassitude. Il leva la tête en regardant le ciel. Il regarda la lune.

"Il est si serein. Il est si libre. Je veux ressentir la liberté."

Soudainement une idée germa aussitôt. Un plan se développa sans ménagement dans sa petite tête. Il avait soudainement hâte qu'il fasse jour. Lorsque ce fut le changement de garde le prochain garde ouvrit la cage pour apporter leur petite portion de nourriture. Severus gisait près de la porte en faisant semblant de dormir. Lorsque le garde entra profondément dans la cage il sauta sur ses pieds il tient la tête du garde dans sa main et lui craqua le cou. Le garde mourra soudainement.

"Ceux qui veulent retrouver leur liberté suivez-moi ! Ceux qui préfèrent moisir dans leur prison restez ici ! Je ne dicte pas vos choix. Sachez juste une chose vous allez le regretter plus tard !" Prévint Severus en prenant l'arme du garde et ses clefs. Les autres personnes dans la cellule hochèrent la tête et se relevèrent.

"On vous suit mon seigneur."

"Très bien voici mon plan…"

C'est ainsi que la rébellion commença. Severus était à la tête de cette rébellion. Il tenait les commandes d'une main de fer. Il dictait les consignes et les appliquait vicieusement sur le front. Il libéra le plus de prisonniers possibles sans épargner une seule cage. Il contourna un couloir un rebelle le rejoignit.

"Je vais m'occuper de la dernière cage. Assure-toi qu'il n'y a personne qui ose nous suivre. Si tu vois quelqu'un qui n'est pas de notre camps tue-le sans hésiter !"

"Ok je vais prévenir les autres." Dit-il alors qu'ils se séparèrent. Severus s'approcha de la porte. Elle était grise et noir. Elle était faite d'une couche métallique tellement épaisse qu'elle résistait à la simple pression d'une grenade. Severus posa ses affaires sur le sol il regarda le clavier qui se trouvait tout au fond de la salle. Il marcha lentement. Il fallait bien commencer quelque part. Ses yeux devinrent rouges pendant une minute avant de reprendre leurs couleurs initiales.

Code d'accès accordé.

Deux minutes plus tard la porte s'ouvrit. Comme toutes les pièces qui continrent une cage, celle-ci était étroite et sentait le moisi. L'odeur de l'urine et des excréments en pestèrent la pièce. L'absence de fenêtre n'arrangeait pas la condition physique. Severus grimaça en voyant les corps qui s'entassèrent vers un coin précis de la petite cage. L'étroitesse de la cage ne permettait pas aux prisonniers de s'installer tranquillement. Severus fit de son mieux d'ignorer les restes de repas, de cacas et de vomis dans le coin opposé de la cage. Il échoua lamentablement. Il était vert de dégoût.

Des pensées sombres aiguisèrent ses réflexions. Un sourire malveillant apparut sur son visage. Ses doigts tapotèrent les claviers numériques qui bloquèrent l'interrupteur. "Ils me verront tous comme leur sauveur. Ils vont m'aimer. Ils vont tous me respecter. Ils verront enfin qui je suis !" Il tira sur le levier qui déboucla l'interrupteur. Il le baissa vers le bas et la cage s'ouvrit.

"Severus c'est toi ?"

"Oui c'est moi. Je suis soulagé."

"Une seconde. Je n'ai pas dit que je suis ici pour vous sortir de ce trou à rat. Pas du tout. Je viens récupérer qu'une seule personne." Il tira les bras d'un garçon qui avait le même âge que lui.

"Lâche mon fils !" Le père du garçon se releva difficilement. La malnutrition et la perte de poids furent la raison de sa grande faiblesse. En ricanant méchamment Severus appuya sa jambe sur le ventre de l'homme affaibli qui tomba à la renverse sur le tas de crottes.

"Papa." Le garçon marmonna doucement, tombant dans les vapes.

"Ne t'inquiète pas Potter je m'occuperai de Harry bien plus mieux que tu puisses faire." Severus referma la cage sans se retourner. La dernière chose qu'il entendit lorsqu'il scella la porte était les supplications et les sanglots de l'autre homme." Il se dirigea vers la sortie de secours.

Le peuple de l'Ordre Noir était toujours nombreux ils ne faisaient clairement pas d'effort pour repousser les ennemis. Severus réussit à libérer son père de l'emprise du roi. Son père était retenu dans la cellule la plus résistante qu'il croisa au cours de sa vie. La cage n'avait pas de barreaux. Elle était connectée d'un alliage transparent – qui tromperait l'œil de n'importe qui mais Severus n'était pas n'importe qui c'était un roublard qui fut malin comme un singe – qui savait reconnaître un piège rien qu'avec un coup d'œil.

Les rayons thermiques de la cage ne supportèrent pas les températures excessives. Un simple lance-flamme suffisait à démolir les systèmes de sécurités et pirater les paramètres de contrôle. Heureusement son père était en très bon état dès que la cage avait perdu ses protections. Albus Dumbledor s'attaqua aux Maîtres qui bloquèrent les sorties.

"Rassemblez la nourriture ! Prenez les armes et suivez-moi !" Severus monta les escaliers qui conduisaient vers l'ancienne base militaire. Il tapa un code secret que son père l'avait dit. Les lumières s'allumèrent. Elles éclairaient un immense vaisseau qui ressemblait à une gigantesque île flottante. Severus entra dans la salle d'opération pour terminer le programme d'arrimage. Son père le suivit.

"Severus qu'est-ce que tu fais ?"

"N'est-ce pas évident vieil homme. Je programme le décollage du vaisseau."

"Tu veux que nous montions à bord de cet engin ? Tu veux que nous quittions notre planète, notre maison, notre foyer, notre chez-nous ?" Albus observa le visage de son fils qui était couvert de cicatrices. Il ferma les yeux ça lui faisait tellement mal de voir son petit garçon souffrir par sa faute.

"Pensez-vous vraiment que je vais vous laisser partir sans rien faire ?" Fit une voix sombre et bourrue. Severus se retourna, il se retrouva face à Gellert Grindelwald au moment où celui-ci arrivait devant l'entrée de la salle de commande. Les yeux pâles et furieux du roi le regardèrent.

À suivre…

Fin du livre un.