Ecrit pour Ploum pour un mème de Noël


"Nous devons y retourner, pour Arthur !" dit Bédivère, alors même que ses dents claquent à lui en presque trancher la langue.

"Non." répond Kai avec plus de sècheresse qu'il ne l'aurait voulu.

En vérité, son sang lui crie de retourner chercher son frère, mais il peut se retenir. Certaines choses ont plus importantes.

"Nous pouvons à peine bouger. Et puis, il nous a demandé de rester dans cette caverne et de l'attendre en cas de repli. Il avait prévu que le dernier souffle de ce géant pouvait être une tempête glacée, il avait tout prévu. Il nous rejoindra, pas le contraire."

"Et alors, quel est le plan ? Le laisser geler sur pieds dehors, te laisser mourir sans le fourreau d'Excalibur pour te soigner, parce qu'il nous l'a gentiment demandé ?"

Bédivère n'a pas accepté aussi facilement que Kay la transition de sonami Arthur à son roi Arthur.

"Voilà le plan," répond Kai, en enlaçant sa taille, glissant ses mains sous sa cuirasse.

Bédivère s'étrangle sous le choc, et Kai dissimule un sourire en coin.

Son bras brûle encore de quand il a attaqué ce géant et que l'avalanche les a séparés d'Arthur. Toucher la peau glacée de Bédivère est comme un baume, même pour des brulûres magiques. Et ce qu'il espérait arrive aussi ; les restes de son feu réchauffent la peau de Bédivère, qui reprend des couleurs.

"Arthur avait prévu cela ?" plaisante Bédivère. Kai peut toucher les muscles de son ventre, sentir la tension cachée.

"Peut-être," dit Kay lentement, sans vouloir présumer, sans vouloir tricher, ou alors peut-être un peu. "Mais aurait-il osé en parler ? Pour nous dire, dès que vous êtes remis sur pieds, vous avez le droit de retourner me chercher ? Il est trop discret, n'est-ce pas ?"

"J'apprécie ton raisonnement," murmure Badivère. Ils ont toujours été du même côté. Kay avec un peu plus d'esprit rationnel, il aime à penser.

"Ta peau est un feu ardent," murmure Bédivère, et il enlève sa tunique. Les joues de Key s'enflamment aussi, parce qu'il préfèrerait entendre et voir cela en d'autres circonstances.

Et malheureusement, on dirait que Bédivère s'en est rendu compte. Kay se sent vulnérable, ainsi exposé jusqu'au coeur, ayant un peu oublié comment l'esprit rationnel marche.

"Oh, ce ne sont pas les bons mots ?" demande-t-il, alors même qu'il s'agrippe à lui comme à une planche de salut, calmant la flamme de sa peau alors qu'il s'en nourrit. "Tu préfères chaud bouillant ?" Il l'embrasse. "Sang chaud ? Tête brûlée ?"

"Ce n'est pas moi qui veux courir chercher mon roi dans une tempête de neige," ment Kai.

Il s'offre quelques instants pour savourer cette étreinte pourtant, qui éteint certains feux en en enflamme d'autres. La tentation d'écouter les ordres d'Arthur, d'être un loyal sujet, d'oublier ce qui se passe dehors, est forte.

Mais pas assez. Ils sont à nouveau en état de se battre. Il ne leur en faut pas plus.

"Si tu meurs avant qu'on ait pu finir ce qu'on a commencé, je te tue une deuxième fois," menace-t-il, alors qu'il remet ses bottes.

"Pareil, si Arthur ne le fait pas en premier," répond Bédivère.

Un dernier baiser sur les lèvres, bien trop chaste, avant de se prendre la main et d'espérer que cela suffira pour affronter ce froid surnaturel pour chercher leur roi. Ils sont des chevaliers de la Table Ronde et des tueurs de géants.

Et aussi, ils s'aiment, mais cela attendra ce soir.