Commentaire d'auteur :

Bonjour à tous ! ça faisait longtemps, n'est-ce pas ? :)

Je n'ai rien publié sur cette histoire depuis plus d'un an et si vous regardez les anciens chapitres (que je vous conseille fortement de relire sinon vous n'allez plus rien vous rappeler !) j'étais en plein déménagement à l'époque ! Entre ça et divers projets professionnels et autres passions découvertes, j'ai un peu délaissé mes fanfics ici... mais comme chaque hiver, j'ai tendance à dévorer des fics Tomarry car c'est mon ship doudou, je me suis dit qu'il était temps que je reprenne l'écriture des miennes !

Je n'ai pas de calendrier fixe de publications des chapitres je vais y aller à mon rythme mais je suis contente de reprendre cette histoire ! Je reprendrais également Aux Anges leurs Immortels à l'occasion (uniquement ces deux fics).

J'ai déjà commencé l'écriture du chapitre sept donc il ne tardera pas trop :) En attendant, je vous souhaite une bonne relecture de la fic et lecture de ce nouveau chapitre, on se retrouve en bas !


CHAPITRE SIX

Les jours suivants apportèrent avec eux une routine étonnante pour Harry. Il avait pris l'habitude de se lever le matin et de préparer le thé, plus qu'amusé de voir Voldemort savourer le breuvage sans un mot. Tipsy tentait de l'en empêcher chaque jour, tant et si bien que le Gryffondor devait à chaque fois argumenter avec l'elfe de maison jusqu'à ce qu'il parvienne à la convaincre de préparer le petit-déjeuner avec elle. Il aimait avoir quelque chose à faire et se sentir utile, alors qu'il était coincé à cette époque sans solution pour rentrer chez lui.

Suite à ça, il se rendait généralement dans la gigantesque bibliothèque du manoir Serpentard pour lire chaque livre qu'il trouvait sur la magie du Temps. Malheureusement, ses recherches restaient pour l'instant teintées de déception.

- Bon sang, je perds mon temps, maugréa Harry.

Il referma "Cartographies du Temps" d'un geste sec, lui arrachant une quinte de toux à cause de la poussière qui s'était échappée du livre. La plupart des ouvrages se concentraient sur le passé et comment l'atteindre - l'avenir restait flou, mis à part quelques textes anciens sur la divination, qui semblaient n'être qu'un ramassis de bêtises.

Le Gryffondor se leva et rangea le livre à sa place. Il jeta un coup d'oeil distrait sur les rayonnages de livres étalés là depuis de nombreuses années, lorsque son regard se posa sur la fenêtre dévoilant le jardin. Dehors, le ciel bleu marqué de nuages cotonneux masquait le soleil de cette journée automnale. Harry eut un sourire en voyant les feuilles mortes secouées par le vent - les couleurs vives de rouge, de jaune et d'orange faisaient tellement Gryffondor au milieu du manoir Serpentard... l'ironie ne lui échappait pas.

- Je crois que j'ai besoin de prendre l'air, murmura-t-il à voix basse.

Le jeune homme quitta la bibliothèque et traversa les longs couloirs du manoir, amusé de voir tant de vert et de statues ou peintures de serpents et autres créatures écailleuses. Décidément, Salazar ainsi que ses descendants n'étaient pas du genre à faire dans la discrétion.

Il continua sa route jusqu'à trouver à l'arrière du manoir une large serre, si grande qu'il ne parvenait pas à en voir le fond. L'endroit était magnifique, et certainement très bien entretenu par Tipsy. Il y avait des fleurs et des plantes venus des quatre coins du monde. Des Yucca, des plantes carnivores ou des palmiers totalement moldus, mais aussi des plantes magiques comme des Mandragore, du Dictame, de la Branchiflore et bien d'autres plantes qu'Harry aurait été incapable de reconnaître sans l'aide de Neville. Il préféra se tenir à l'écart de peur d'être attaqué par une liane ou une feuille agressive sortie de nulle part, la main crispée sur sa baguette.

Il avança à travers la serre, remarquant un point d'eau, le sol couvert de gravillons blancs qui craquait sous ses pas, au milieu de sifflements. Le bruit étouffé des chants d'oiseaux l'intriguait - d'où pouvaient-ils bien venir ? Il ne voyait aucune créature vivante entre les branchages colorés de vert et de brun. Hésitant, le Gryffondor continua son chemin dans l'espoir de trouver la sortie et d'atteindre le jardin. Finalement, il remarqua une porte en fer forgé argentée décorée de vitraux en forme de fleurs et de serpents cornus. Il avança d'un pas pressé, se glissant enfin à l'extérieur et échappant à la chaleur étouffante de la serre.

- Enfin, souffla-t-il avec un sourire.

Le survivant inspira à fond, observant l'arrière du manoir avec bonheur. Un gigantesque jardin d'inspiration anglaise s'étendait sur bien des hectares, cumulant haies topiaires, fleurs multicolores, arbres fruitiers, un pont au-dessus d'un étang d'un bleu aussi azur que le ciel et un véritable labyrinthe enroulé sur lui-même. Harry resta de longues secondes figé à la sortie de la serre, sous le choc.

Les couleurs automnales avaient pris possession du jardin, teinté de rouge et d'or, couvrant l'herbe d'un vert pâle de la marque de Gryffondor. Les feuilles crissaient sous ses pas alors qu'il avançait en direction du labyrinthe, se demandant où ce dernier pouvait bien mener.

- Qui est là ?

Harry se figea à l'entrée du labyrinthe, surpris, fouillant le jardin des yeux. Qui se cachait donc ainsi entre les arbres et les haies ?!

Il n'hésita pas avant de sortir sa baguette de houx, fouillant les environs d'un coup d'oeil méfiant.

- Qui est là ? répéta-t-il à voix haute.

- Il y a déjà bien assez d'humains qui viennent piétiner dans ce jardin et faire fuir les proies, et en voilà un nouveau...

A ces mots, le Gryffondor comprit aussitôt qui était en train de se plaindre. Il baissa les yeux et chercha les fourrés pour de bon. Il hésita un instant avant de siffler :

- Je suis désolé si j'ai fait fuir ton repas, ce n'était pas intention.

Un silence lui répondit pendant une poignée de secondes avant qu'une petite tête écailleuse émerge d'entre deux buissons, le fixant avec intensité.

- Un Fourchelang ! s'exclama le serpent, aussi surpris que ravi.

Harry eut un sourire et s'avança vers le reptile. Il hésita un instant avant de s'asseoir dans l'herbe, retirant sa robe de sorcier qu'il posa en équilibre sur la branche de l'arbre le plus proche pour éviter de la couvrir de terre.

- Je ne pensais pas que le Maître connaissait d'autres sorciers parlant le langage, continua le serpent avec enthousiasme.

Il avança complètement à découvert, semblant faire confiance à cet inconnu parlant la même langue que lui. Harry l'observa avec attention, fasciné par ses écailles noires aux reflets irisés semblables à une opale. Il n'était pas bien gros, un mètre tout aussi plus - sûrement encore jeune.

Le Gryffondor avait l'envie stupide de toucher le reptile, malgré les crochets luisants de venin qu'il devait gâcher au fond du gosier. Il eut une légère grimace à cette pensée et préféra reporter son attention sur leur conversation pour expliquer :

- Je suis son... son fils.

Le serpent se redressa totalement et avança jusqu'à lui pour le fixer un peu mieux. L'animal le regarda un long moment, ce qui n'était sûrement pas simple avec sa vision thermosensible.

- Oui, oui, c'est possible... confirma le serpent après un instant d'hésitation.

Harry se retint de rire en voyant l'animal plisser des yeux et hocher la tête. A la place, il se pencha pour mieux l'observer et demanda :

- Quel est ton nom ?

- Je n'ai pas besoin de nom, humain.

Harry roula des yeux.

- Je parie que Voldemort t'en a tout de même donné un, répliqua-t-il avec un rictus.

Le reptile se redressa de toute sa hauteur, ravi d'être évoqué de la sorte.

- Le Maître m'a donné le nom d'Aven ! s'exclama-t-il avec fierté.

Bien que le survivant n'en connaisse pas la traduction, il hocha la tête et complimenta le petit serpent. Il n'en fallut pas plus pour que ce dernier grimpe sur son genou. Voyant qu'Harry ne bougeait pas, loin d'être inquiet, Aven devint encore plus audacieux et s'enroula autour de son bras, l'air content, avant de réclamer :

- Tu as fait fuir ma proie, tu vas donc devoir trouver un remplacement avant que je ne te mange !

Cette fois-ci, le brun rit pour de bon.

- Et comment ferais-tu ? Tu es si petit !

- Je ne suis pas petit ! protesta Aven, l'air vexé.

Harry ricana encore plus, ignorant le petit corps crispé autour de son bras en guise se vengeance. A la place, il préféra changer de sujet et poser tout un tas de questions sur le manoir et ses jardins, auxquelles le serpent s'empressa de répondre, ravi d'avoir quelqu'un avec qui discuter.


Puisqu'il n'avait pas vu Harry depuis le début de la matinée, Voldemort se mit en tête de le chercher. Depuis qu'il avait savouré le thé préparé par son fils, comme à chaque réveil, ce dernier s'était volatilisé, et le mage noir refusait qu'il disparaisse de la sorte... inquiet à l'idée qu'il retourne sans prévenir à son époque.

Il était prêt à tout pour assurer la présence du jeune homme à ses côtés, que ce soit pour des raisons politiques comme pour d'autres bien plus personnelles, même s'il se refusait à l'admettre.

Pour réussir ce tour de force, pour qu'Harry renonce à son époque, Voldemort avait bien l'intention de lui offrir tout ce que son doppelgänger du futur lui avait toujours refusé. C'est bien pour cela qu'après quelques jours de recherche, le mage noir avait fabriqué une potion capable de réparer la vue catastrophique de son fils, et venait de terminer cette concoction. Il ne supportait plus de voir ces lunettes aux verres épais cacher ces émeraudes étincelantes, et il était plus que satisfait d'avoir trouvé la solution à ce problème.

Commençant par fouiller la bibliothèque du manoir, le mage noir fut plus que surpris de ne pas y trouver son fils. Harry y passait toutes ses journées dernièrement, dans l'espoir de trouver une solution pour partir.

Des livres avaient été abandonnés sur le bras d'un fauteuil émeraude. Le Serpentard pinça les lèvres. Il n'était pas inquiet. Cette simple idée était ridicule. Et pourtant... l'endroit semblait abandonné, comme si le Gryffondor avait quitté les lieux en laissant les livres étalés dans la pièce.

- Tipsy ! appela-t-il d'un ton sec.

L'elfe de maison apparut dans un "pop" sonore, s'inclinant bien bas dans sa direction avant de se redresser, le fixant avec de grands yeux.

Voldemort ne pouvait s'empêcher d'être impressionné - il y a encore quelques jours, elle n'osait même pas le regarder et tremblait dès qu'il l'appelait. La gentillesse exagérée d'Harry avait rendu l'elfe presque téméraire - il n'en était même pas surpris.

- Sais-tu où se trouve Hadrian ?

- Le jeune maître se trouve dans les jardins, expliqua l'elfe de maison. Il est passé par la serre.

Le mage noir hocha la tête et laissa l'elfe retourner à ses tâches tandis qu'il se glissait dans le couloir le plus proche menant à l'extérieur. Il ignora celui menant à la serre, prenant une autre porte qui menait directement dehors.

Voldemort se figea sur le pas de la porte un instant - le vent d'automne, bien que frais, était revigorant, secouant les boucles noires qui tombaient sur son front. Il ne prenait plus le temps d'apprécier ce que le monde avait à offrir et il se surprenait, depuis quelques jours, à ralentir, rien qu'un instant. Il ne pouvait blâmer une autre personne que son fils... mais il ne pouvait pas lui en vouloir.

Il continua son chemin en direction des jardins jusqu'à arriver non loin d'un large labyrinthe, et s'arrêta en entendant un sifflement léger sur sa gauche. Il tourna la tête, remarquant la silhouette du Gryffondor. Ce dernier était assit à même l'herbe, sa robe de sorcier hors de prix abandonnée sur la branche d'un large chêne doré, un petit serpent roulé en boule sur ses genoux.

- Je vois que tu as fait la connaissance d'Aven.

Harry se tourna vers lui avec un sourire - et le mage noir le fixa un long moment, aveuglé par la joie qui se lisait sur les traits de ce visage si semblable au sien.

- Oui ! Il est adorable, souffla le survivant.

Il caressa les écailles du reptile du bout des doigts, ignorant le sifflement de protestation de ce dernier.

- Je ne suis pas adorable ! Je suis un prédateur ! Je règne sur ce jardin ! siffla Aven.

Le Gryffondor ricana en guise de réponse. Voldemort les observa un instant avant de finalement conjurer une souris en entendant les protestations du serpent. Ce dernier se redressa d'un coup et se jeta sur sa proie avec enthousiasme pour la suivre, disparaissant à travers les fourrés.

Le mage noir approcha de son fils et tendit sa main vers lui. Ce dernier n'hésita même pas avant de la prendre et d'être relevé d'un geste brusque, se retrouvant à sa hauteur.

- Que faisais-tu ici, Hadrian ?

Le Gryffondor releva les yeux jusque là posés sur leurs mains jointes et le relâcha brusquement. Il toussota pour se donner une contenance et épousseta son pantalon de toile noire avant d'avouer :

- J'avais besoin de prendre un peu l'air.

Il retourna auprès du chêne pour récupérer sa robe de sorcier. Le soleil se faufilait entre les nuages et il faisait assez chaud pour rester en chemise, aussi Harry fit-il disparaître le vêtement supplémentaire d'un geste de la main, l'envoyant rejoindre le reste de ses affaires au manoir.

- La bibliothèque est superbe, et pleine de savoir... mais il n'y a rien qui puisse m'aider à rentrer à mon époque, continua le Gryffondor. Je fouille depuis des jours, et je n'arrive pas à abandonner, même si je sais qu'il n'y a rien pour moi entre ces pages.

Sa voix était teintée de frustration, presque aussi virulente que celle que ressentait Voldemort lui-même. Il ne voulait pas que son fils retourne dans le futur, et le simple fait de le mentionner faisait rugir sa magie de colère, qu'il était obligé de contenir tant bien que mal.

- Peut-être que la magie qui t'as mené jusqu'à moi n'a tout simplement pas encore été découverte, à cette époque. Nous sommes en 1958. De nombreuses années nous séparaient, souffla le Serpentard.

- Je vais devoir faire mes propres recherches, cela me prendra des années, répondit Harry dans un murmure.

Il passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant encore plus au passage. Son visage était marqué par la fatigue, par la mélancolie - Voldemort détestait ça. Il ne voulait pas penser aux amis de son fils, à son propre doppelgänger... car aucun d'eux ne méritait la présence du Gryffondor plus que lui.

Plus que tout, il voulait chasser cet air triste de ce visage - et il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu'il avait cherché à ramener le sourire à quelqu'un sans rien attendre en retour.

- Je ne pensais pas que tu avais des serpents comme Aven sur la propriété, souffla Harry.

Si le mage noir remarqua le changement de sujet, il ne fit aucune remarque, se contentant de fixer les hautes herbes où le reptile avait disparu quelques instants plus tôt.

- Ils sont de bonne compagnie, répondit Voldemort. Leurs discussions, bien que simples et dérisoires, sont un vent d'air frais au milieu du chaos.

Le survivant le fixa un moment sans savoir quoi répondre. Il ne pouvait s'empêcher de penser au mage noir, seul dans le grand manoir Serpentard, avec les serpents de la propriété pour seule compagnie. Cela semblait terriblement solitaire - autant que lui les premières années de sa vie.

Harry connaissait leurs similitudes, renforcées par le préjudice que Dumbledore avait laissé peser sur leurs épaules à tous les deux... et à présent qu'il fixait Voldemort, avec ce visage si beau et aristocrate qu'il portait depuis sa naissance, il ne pouvait s'empêcher de l'imaginer à l'orphelinat, entre les murs de Poudlard, renié par ses pairs...

Il comprenait pourquoi l'homme face à lui était devenu ce qu'il était aujourd'hui. Ce n'était pas un pardon - mais il comprenait car en d'autres circonstances, peut-être que lui aussi, aurait agit de la même manière. Peut-être que lui aussi aurait voulu être au-dessus de tous ceux qui l'avaient trainé dans la boue, que son nom ne soit plus jamais relié à celui des Dursley, que sa simple vision inspire la peur, s'il n'était pas capable d'avoir l'affection.

Harry déglutit avec difficulté. Dumbledore lui avait montré les souvenirs d'un Tom Jedusor froid et calculateur, pensant lui prouver qu'il n'y avait plus rien à en tirer... mais tout ce qu'Harry avait vu, c'était la peur sur le visage d'un petit garçon de dix ans, forcé d'utiliser sa magie pour survivre. La même peur, miroir de la sienne, cinquante ans plus tard, lorsqu'il verrait son oncle lever la main sur lui pour la première fois.

- N'est-ce pas répétitif de n'avoir personne avec qui discuter, autre que les serpents ? osa demander Harry.

Il s'attendait presque à un Crucio jeté sur lui pour avoir posé une telle question, mais il avait oublié le soin avec lequel Voldemort s'appliquait à prendre soin de lui.

- Parfois, confirma le mage noir.

Il avait l'air tranquille, les mains croisées dans le dos, le fixant de son regard carmin. Harry détourna la tête. Il ne ressentait pas de la pitié - il était juste en colère contre le reste du monde, qui avait fait de Voldemort ce qu'il était aujourd'hui.

- Ce n'est plus un problème, maintenant, continua le Serpentard.

Harry reporta son attention sur lui, intrigué.

- Pourquoi ? demanda-t-il.

Le sourire du mage noir était sincère lorsqu'il avoua :

- Je t'ai toi, désormais, mon fils.

La déclaration alluma un feu dans la poitrine du Gryffondor, et il aurait été touché - mais le dur rappel que Voldemort le considérait comme son héritier effaçait cette étincelle de joie et d'espoir qu'il ressentait. Ce mensonge dans lequel il s'était enlisé pesait de plus en plus sur ses épaules... et il avait peur de ce que le mage noir ferait de lui en apprenant la vérité. Le horcruxe à l'intérieur de lui serait-il suffisant pour que le Serpentard lui laisse la vie sauve ? Il n'en savait rien.

Plus les jours passaient, plus il avait envie de dire la vérité, au diable les conséquences - mais c'était trop dangereux, suicidaire, même.

Alors, il gardait les lèvres pincées, le regard rivé au sol.

- Viens.

La voix de Voldemort le tira hors de ses pensées. Il avait reculé de quelques pas en direction de l'entrée du labyrinthe, son regard de sang fouillant le sien émeraude.

- J'ai quelque chose à te montrer, Hadrian.

Le survivant n'hésita même pas avant de le suivre, s'engouffrant entre les haies épaisses de feuilles vertes, rouges et ors. Le sifflement lointain d'Aven revenant de sa traque ressemblait au murmure près de son coeur, lui affirmant qu'il était ici à sa place.

Et quelle dangereuse pensée c'était, d'imaginer rester en 1958. Égoïste, mais belle - presque trop pour y croire.


Commentaire d'auteur :

Et voilà, j'espère d'abord que vous aurez aimé ce chapitre six ! J'espère également que mon style d'écriture n'a pas trop changé entre ce chapitre et les cinq d'avant, après tout entre temps j'ai écrit quelques romans de plus et d'autres fanfics sur wattpad donc je m'améliore avec le temps !

Quoiqu'il en soit, merci à vous d'avoir lu, n'hésitez pas à laisser une petite review au passage, ça me ferait plaisir après avoir fait l'effort de revenir ici :) Promis, je vais essayer de finir le chapitre sept avant fin janvier !

Merci encore et bonne fin de week-end !