La grande salle de Poudlard était remplie d'étudiants assis à leurs tables respectives pendant qu'ils bavardaient entre eux. La nourriture était déjà placée sur la table en quantités impressionnantes alors que des bougies allumées flottaient au-dessus des étudiants, apportant la lumière nécessaire à la pièce. Le tout était couronné de bannières, pour l'instant, blanches, qui étaient de part et d'autre du plafond enchanté, et qui changeront de couleur une fois que la maison ayant gagnée la coupe sera annoncée.
Paul discutait avec Rowan et Barnabé, non loin de Tulipe, André et Talbott qui étaient chacun assis à leur propre table et qui discutaient entre eux.
Divers sujets étaient abordés, la plupart concernant les vacances d'été ainsi que ce qu'ils feraient l'année suivante. Parfois le sujet des caves maudites venait à la discussion. Leur plaisanterie ne fut arrêtée que lorsque le bruit d'un verre tapé résonna dans la grande salle, gagnant rapidement l'attention des étudiants.
Peu de temps après, Dumbledore se leva de son siège et sa voix fit taire les quelques étudiants qui n'étaient pas encore silencieux.
"Une autre année s'est écoulée. Avec cela, une nouvelle coupe des quatre maisons doit être décernée. Débutons alors le compte des points de chacune d'entre elle," entonna-t-il de sa voix apaisante, "En quatrième place, Poufsouffle, avec 326 points". Il donna alors une petite pause pour permettre aux élèves d'applaudir. "Ensuite, à la troisième place, Gryffondor, avec 341 points," dit-il. Paul applaudit, et, accompagné de Rowan, ils firent le signe du pouce vers le haut en direction de leur ami Ben.
"A la deuxième place, un chaleureux applaudissement pour Serpentard avec 397 points". Paul applaudit à nouveau en jetant un coup d'œil à Merula qui semblait avoir avalé un citron, puis attendit que Dumbledore finisse.
"Enfin, à la première place... Serdaigle avec 439 points, félicitation ! Cette année, c'est Serdaigle qui remporte la coupe". Il frappa alors dans ses mains, colorant les bannières jusqu'alors incolores en bleu, avec le logo de la maison Serdaigle en leur centre.
Ses camarades étudiants applaudirent la victoire, jetant leur chapeau en l'air. Roulant des yeux à la vue, il aperçut Merula avec Ismelda. Il fut choqué. Pas par la présence d'Ismelda non, mais par le léger sourire sur le visage de sa rivale qui avait visiblement remplacé son humeur aigre. Étonnamment, elle applaudissait et souriait. Cependant, elle manquait la suffisance habituelle qu'elle montrait les fois précédentes, lorsque c'était Serpentard qui gagnait. Lentement, les applaudissements ont ralenti et le grand brouhaha reprit de nouveau alors que les élèves se plongeaient une fois de plus dans leur nourriture.
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"Alors, vous allez faire quoi l'année prochaine ?" demanda Barnabé aux autres.
"Obtenir notre vengeance ! Rakepick nous a bien eu !" s'exclama Rowan, levant la tête au ciel. Paul sourit en voyant Tulipe et André se rapprocher et s'asseoir à côté de lui et de Barnabé. "Ouais, je suis entièrement d'accord," déclara Paul, jetant un bref coup d'œil à l'endroit autour d'eux pour s'assurer que personne ne les avait entendu.
"On devra faire attention, Dumbledore lui-même s'est fait avoir," rappela André en jetant un vif coup d'œil à son compagnon Serdaigle. Paul était sur le point de parler à son tour quand il sentit Tulipe le pousser du bras, le faisant se tourner vers elle avec un regard interrogateur. Tulipe agita silencieusement sa tête en direction du milieu de la table des Serpentards.
"Miss Snyde regarde dans notre direction depuis un certain temps maintenant, en particulier la tienne" déclara-t-elle en se tournant vers Paul. "Quoi ?" dit doucement Paul. Il regarda alors par-dessus l'épaule de Tulipe, et put la voir le fixer sans broncher.
Levant un sourcil à la sorcière Serpentard qui le fixait, il attendit que Merula remarque son regard. Il n'eut pas à attendre longtemps car cette dernière verrouilla ses yeux sur lui un instant avant de détourner habilement le regard et de cacher son visage. Cela ne dura que quelques secondes, mais Paul aurait pu jurer qu'il avait vu ses joues rougir.
Réalisant qu'il était lui-même celui qui la regardait, il brisa rapidement son regard et essaya de supprimer son propre rougissement qui montait sur son visage. "Elle est probablement jalouse que nous ayons trouvé le tableau avant elle," mentit-il, bien que le mensonge semblait loin d'être convaincant à son goût.
Heureusement, les autres semblèrent accepter son raisonnement et il ne fallut pas longtemps avant que le moment soit venu pour eux de rentrer chez eux pour les vacances d'été.
Paul, accompagné de Rowan, retourna au dortoir de Serdaigle, bavardant et riant tout le long du chemin tandis qu'ils suivaient leurs camarades de classe au grand escalier.
Alors que Paul entrait dans son dortoir, il sortit sa baguette. "Failamalle", dit-il, et d'un coup de baguette, les vêtements et autres objets qui reposaient sur son lit s'envolèrent rapidement dans sa valise qui ferma ses serrures aussitôt que les derniers habits furent placés à l'intérieur.
Prenant une petite inspiration, il attrapa un petit sac, suivit de Rowan qui fit de même. Il jeta un coup d'œil par-dessus les lits autrefois occupés et qui étaient maintenant vides et rangés. Il manquerait certainement la compagnie habituelle de Rowan ainsi que de Talbott. Surtout se faufiler avec lui pendant la nuit pour explorer le château, chaque nouvelle fois étant aussi excitante que la fois précédente.
Paul sourit en se souvenant de sa rencontre avec le professeur Rogue qui patrouillait dans les couloirs alors qu'ils jouaient et qui, avant de pouvoir s'échapper, avait jeté un sort qui les avait forcés à quitter leurs formes animales. Ils avaient eu de la chance ce jour-là que Rogue était dans une humeur moins détestable que d'habitude, et qu'ils ne les avaient pas mit en retenue.
"Prêt à partir ?" demanda Rowan, le ramenant à la réalité.
"Ouais, allons-y," dit Paul, et avec un dernier regard, il sortit des dortoirs.
Ils arrivèrent aussitôt dans la salle commune où le reste de leur maison attendait. Le trajet vers Pré-au-Lard pour ensuite monter à Londres n'était pas du tout mouvementé. Ils en avaient donc profité pour parler et rire. Les discussions étaient assez intéressantes, mais cela n'empêcha pas Paul de s'endormir à la moitié du chemin. Ce n'est que lorsque Rowan l'a réveillé qu'il a réalisé qu'ils étaient arrivés à la plate-forme neuf trois quarts.
"Paul réveille-toi, nous sommes arrivés," murmura Rowan.
"Cool, enfin," répondit son ami d'un air somnolent, frottant le sommeil de ses yeux. Se levant rapidement des sièges, Paul attrapa son sac et sa valise et sortit de la cabine en faisant attention à ne pas croiser un autre étudiant. Il suivit alors Rowan jusqu'à l'une des sorties de l'Express.
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Tandis qu'il montait sur la plate-forme familière, il repéra le reste de ses amis qui parlaient à leurs parents.
Il pouvait voir Penny parler avec ses parents avec sa petite sœur Béatrice, qui venait de passer sa première année à Poudlard, non sans difficultés. Il accorda à la pauvre fille un petit regard triste avant de reprendre sa fouille visuelle de la station.
Non loin de là, il pouvait voir Bill et Charlie parler avec la famille grandissante des Weasley. Tonks et Ben n'étaient pas loin avec leurs propres parents.
Alors qu'il s'approchait, il pouvait voir une femme lui ressemblant se diriger vers lui, souriante. Il accéléra son rythme vers elle.
"Maman !" s'exclama Paul en souriant, laissant tomber son sac et sa valise au sol. "Mon fils, tu m'as manqué !" répondit sa mère, Ophélia Zélini, avant d'attirer Paul dans une grosse étreinte d'ours.
"Maman, c'est bon. Je n'ai plus sept ans tu sais," dit le plus jeune Zélini en se tortillant sous les bras serrés de sa mère. Rougissant, il arriva à se libérer, non sans jeter un regard noir à ses amis éparpillés dans la station qui ricanait de son malheur.
"Je suis si heureuse de te revoir. Comment s'est passée ton année ?" demanda sa mère tout en jouant délicatement avec ses cheveux.
"J'ai vécu pas mal d'aventures, alors je dirais bien," répondit-il timidement.
"Est-ce que cela inclut la violation des règles ?" dit-elle d'un ton taquin.
Paul haussa simplement les épaules avec un petit sourire sur les lèvres qui disait clairement "peut-être".
"Je reviens tout de suite".
Ramassant son sac et sa valise, Paul se dirigea vers le reste de ses amis. Il pouvait voir Tonks, Ben et leurs parents parler avec Arthur Weasley, sans aucun doute ce dernier posant toutes sortes de questions liées aux moldus.
"Paul", salua Ben en étant à portée de voix.
"Hey !" ajouta Tonks.
"Hé Ben, Salut Tonks. Prêt pour deux mois normaux ?" plaisanta Paul joyeusement.
"Tu n'en n'as aucune idée. Après notre dernière aventure, je ne peux pas attendre quelques jours normaux à la maison", acquiesça Ben.
"Salut les gars", La voix de Penny apparut derrière eux.
Les trois se retournèrent pour voir la Poufsouffle aux cheveux blonds se diriger vers eux, sa plus jeune sœur à sa suite.
"Hey Penny", salua Paul en retour, lui faisant un petit câlin
"Salut", murmura timidement Ben, choisissant de simplement faire un signe de la main. "Bonjour", dit Béatrice avec une voix grinçante, clairement hypnotisée par la couleur des cheveux de Tonks.
"Tu dois être contente que cette année soit derrière toi, je me trompe ? En tout cas, je suis rassuré de te voir en bonne santé", déclara Paul à la jeune fille.
Béatrice hocha simplement la tête, faisant un signe de la main vers Penny avant de se précipiter rapidement vers leurs parents non loin derrière.
"Tu lui as fait peur", taquina Tonks en lui donnant un coup de poing à l'épaule.
"Elle est juste nerveuse, avec l'année qu'elle a eu la pauvre, ce n'est pas surprenant", le rassura Penny.
"Sans blague", répondit Paul en roulant des yeux.
"Avez-vous vu Tulipe sinon ?" demanda Penny malicieusement.
"Non, je ne l'ai pas vue depuis que je me suis endormi," répondit Paul.
"Elle est juste là," souligna Tonks en la montrant de la tête.
Il se tourna pour regarder dans la direction où elle pointait et vit la Serdaigle rousse avec ses parents. Il avait l'habitude de voir Tulipe l'étudiante, la fille courageuse et extravertie, alors la voir soudainement réservée et polie avec ses parents le fit ricaner. À côté d'elle, Rowan et ses parents discutaient avec un autre de leur camarade de classe.
Paul fit signe aux autres de se diriger vers eux et les trois marchèrent vers les deux amis. Leurs parents étaient plongés dans une conversation profonde à propos des ventes de la ferme Khanna, bien Paul a vite remarqué que Tulipe ne prêtait pas beaucoup d'attention à la conversation. Elle leur fit un léger sourire en s'approchant d'eux, sans doute soulagée que sa façade ait tenu devant ses parents.
Après un rapide "je reviens" à ses parents, elle tira la manche de Rowan et courra vers eux .
"Hé, vous vous êtes bien amusé ?" taquina Tonks.
"Tais-toi", claqua Tulipe en lui lançant un regard noir. Elle se détendit quelques secondes après, elle les remercia de l'avoir sortie de là.
"Tu devrais utiliser ce masque plus souvent, tu pourrais obtenir de meilleurs notes en potions", taquina Penny à son tour.
"Ha ha. Tu sais, si tu n'étais pas toujours si occupé tu aurais pu remarquer aussi que Be-" commença Tulipe avant que Paul ne les arrête toutes les deux.
"D'accord, ça suffit," dit-il, lançant un regard sévère à Tulipe. "Où sont Barnabé et André ?"
"Ils sont déjà partis avec leurs parents", répondit Penny, "Je ne peux pas vraiment blâmer Barnabé compte tenu de ses parents".
"En parlant de parents, comment vont les tiens Ben ?" demanda Rowan au Gryffondor blond.
"Ils se sont habitués à la plupart de ces événements, en grande partie grâce à l'aide de vos parents pour leur expliquer la magie", déclara Ben, une touche de fierté et de reconnaissance dans sa voix.
"Je suis contente pour toi alors," sourit Penny, faisant rougir Ben.
"Vous allez me manquer," avoua Ben, en regardant la Poufsouffle.
"A moi aussi," ajouta Rowan avec un hochement de tête.
"Peut-être que nous pourrions passer du temps ensemble pendant l'été ?" suggéra Penny, attirant rapidement l'attention de tous, parents inclus.
"Ouais, on pourrait peut-être avoir quelque chose comme une fête d'été," approuva Paul avec enthousiasme.
"Avec de la nourriture et des boissons," ajouta Tulipe, visiblement excité par l'idée.
"Et des concours amusants," rigola Tonks.
"Pourquoi ne faisons-nous pas une liste de ce que nous pouvons faire et apporter ?"
"De la musique déjà, ça serait un bon départ".
"Ben, tu as des idées ?" demanda Penny.
"Je ne sais pas, ça dépend de si je peux venir," dit Ben en regardant nerveusement ses parents.
"Tu pourras passer du temps avec tes amis, il n'y a pas de soucis. Tant que vous faites attention, cela ne devrait pas poser de problèmes," le rassura sa mère avec un regard affectueux.
"La plus grande question est de savoir où nous pouvons organiser cette fête", pensa Penny à voix haute.
"Je pense que ça devrait être possible chez moi," proposa Paul, se tournant avec un regard interrogateur vers sa mère.
"Eh bien, puisque vous allez avoir cette petite fête dans tous les cas, autant qu'elle ait lieu sous ma surveillance," déclara Ophélia.
"Vraiment ? Je veux dire, trop cool !" dit Paul les yeux écarquillés.
"Maintenant, quand la ferons nous ?", entonna sa mère, "Peut-être dans deux semaines, le temps que tout le monde puisse rentrer s'installer correctement".
"Ouais ça me semble bien," accepta Penny.
"Nous sommes tous d'accord?"
Ils hochèrent tous la tête en réponse, et à leur grand plaisir, leurs parents approuvèrent également la date et le lieu. Paul se retourna vers sa mère une fois de plus, cette dernière lui faisant un clin d'œil.
"Eh bien, dans ce cas, je pense que nous devrions y aller," déclara Madame Karasu avec contentement, un petit sourire touchant ses lèvres.
"Nous devons aussi rentrer à la maison," déclara Monsieur Copper, en regardant Ben et sa mère.
"Bien sûr, à bientôt," dit Paul à Ben.
"On se voit dans quelques semaines, Ben," ajouta Penny en se dirigeant vers le Gryffondor blond et lui donnant un câlin.
Paul eut un bref combat interne pour essayer de réprimer le sourire qui se formait sur ses lèvres, choisissant finalement de détourner le regard pour le cacher.
Il jeta un bref coup d'œil autour de la plate-forme et son sourire s'évanouit tandis que ses yeux se posaient sur une vue familière. Non loin de lui, il aperçut Merula, assise, seule, sur un banc. De loin, il pouvait voir le regard ennuyé sur son visage alors qu'elle appuyait sa tête sur ses genoux repliés devant elle.
De retour sur le groupe d'amis et leurs parents, ou sur ce qu'il en restait du moins, Rowan et Tonks firent à leur tour leurs adieux avant de partir.
Ramenant ses yeux à l'endroit où se trouvait Merula, il put voir une femme plus âgée l'approcher à un rythme rapide, un regard impatient clairement affiché sur son visage décharné.
Paul décida de regarder pour voir où était Merula et en levant les yeux, il put les voir avoir une courte conversation entre eux, avant de voir la femme plus âgée se raidir après que Merula eut dit quelque chose.
Une expression de dégoût se forma sur son visage alors qu'elle parlait de quelque chose avant de se retourner et de marcher rapidement vers la sortie. On aurait dit que Merula était sur le point de lancer un sortilège, mais qu'elle réussit à se retenir avant de sauter du banc. Elle attrapa alors son sac et le lança sur son épaule avant de saisir sa malle de son autre main.
Paul a continué à la surveiller de loin alors qu'elle se débattait avec ses bagages. C'était clair pour lui que la femme plus âgée qui était venue la voir n'était pas en bons termes avec elle.
Merula accéléra son rythme pour suivre la femme seulement pour que son sac glisse de son épaule, la faisant s'arrêter et le réajuster. Au même moment, Paul vit la femme plus âgée traverser à grands pas la gare, puis disparaitre dans le monde moldu.
Il regarda brièvement sa mère qui semblait dans son propre monde, avant de parler.
"Je reviens dans un instant", dit-il.
Répondant par un signe de tête, sa mère accepta et resta avec le reste de ses amis. Paul, quant à lui, s'éloigna du groupe. Il avançait rapidement, mais évitait de courir pour ne pas attirer l'attention.
Il n'eut pas à marcher très longtemps pour la rattraper.
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Merula réajusta rapidement son sac une fois de plus avant de saisir à nouveau sa valise et son coffre. Elle essayait sérieusement de ne pas tout jeter et de lancer un sort sur la femme qui était plus que probablement une de ses tantes. Soupirant, elle continua de se débattre, jusqu'à ce qu'une voix venant de derrière elle la fasse sursauter.
"Hé, tu as besoin d'aide ?"
Elle tourna la tête pour voir personne d'autre que Paul Zélini derrière elle, un petit sourire sympathique sur ses lèvres. Elle le regarda un instant avec méfiance avant de ne réaliser qu'il n'avait aucune mauvaise intention.
Paul la regarda débattre intérieurement pendant quelques secondes, un mélange de soulagement et d'agacement se battant sur son visage avant qu'il ne puisse voir ses épaules s'affaisser légèrement. Une série de grognements et de murmures incohérents s'ensuivit alors qu'elle le laissait prendre la valise, quelque chose qu'il pouvait traduire par expérience comme étant: "Très bien, mais garde simplement ta bouche fermée".
Paul lui fit un sourire chaleureux alors qu'il lui prenait le coffre et se mettait en marche à côté d'elle. Il la laissa passer en première par la barrière et emboîta rapidement le pas. Ils continuèrent à marcher en silence tandis que Merula ouvrait la voie à travers la foule moldu jusqu'à l'entrée de King's Cross.
Alors qu'ils sortaient, Paul repéra la femme plus âgée qu'il avait vue plus tôt en train de parler à Merula. Cette dernière semblait attendre avec impatience près d'une voiture moldu.
À en juger par sa taille, elle possédait clairement une certaine richesse. Cela lui rappelait que Merula parlait souvent à voix haute des biens de sa famille.
"Cela t'a pris assez de temps, dépêche-toi et ne raye pas la peinture", ricana la vieille femme, les regardant avec venin.
Paul resta silencieux alors qu'il regardait Merula se raidir avant d'ouvrir la portière et de monter silencieusement à l'arrière de la voiture. Soulevant la valise et la plaçant soigneusement à l'arrière de la voiture également, il sentit un sentiment de tristesse le remplir en réalisant qu'elle devrait décharger cela tout seul quand elle rentrera à la maison.
Alors qu'il ajustait le coffre de la voiture, Paul le ferma et fit le tour pour voir Merula se préparer à partir. Il sentit son cœur bondir et tendit la main vers la sienne. Merula leva les yeux de surprise alors qu'il lui saisissait la main, l'empêchant de partir.
"Je... je te souhaite de bonnes vacances", finit-il par dire, un petit sourire tirant le coin de ses lèvres, "Cela ne me dérange pas de jouer le rôle d'oreiller, tu sais".
"Je -, cela -, ce-,". Elle lutta pour que les mots forment une phrase, mais Paul l'arrêta, saisissant son autre main et lui donnant un petit mais doux baiser sur le front.
"Tu n'as pas à me répondre," dit le Serdaigle d'une manière apaisante, arrêtant sa bataille interne. Merula laissa échapper un petit souffle et détendit ses épaules.
"Merci", souffla-t-elle après quelques secondes de silence.
Paul sourit et haussa les épaules, ouvrant la bouche pour parler. Il fut cependant coupé par Merula qui se pencha rapidement et le serra fort dans ses bras. Debout, figé sous le choc, Paul ferma rapidement la bouche et lui rendit son étreinte en fermant les yeux.
Il ne savait pas combien de temps s'était écoulé, mais leur petit moment de bonheur ne dura que jusqu'à ce que Merula recule. Avant qu'il ne puisse l'arrêter ou même dire quoi que ce soit, elle était déjà hors de portée dans la voiture. Dès qu'elle fut de nouveau assise, la voiture s'éloigna.
" A bientôt, j'espère..."
