Je vous salue !

Aujourd'hui je publie le chapitre 12.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à la série Netflix et aux comics, sauf l'histoire.

T'apercevoir

Résumé : Lors du combat contre la commission (fin saison 2) Cinq est blessé, il s'évanouit, mais lorsqu'il se réveille, il remarque rapidement qu'il est handicapé.

Attention ce sera très similaire à la saison 3, mais quelques modifications étant donné la situation de Cinq.

Voilà fin du blabla

On se retrouve en bas.

Bonne Lecture


Chapitre 12 :

« J'ai trouvé un truc. » Lança enfin Lila.

« Je t'écoute. » Rétorqua Cinq.

« Le protocole : dans le cas peu probable du paradoxe du grand-père, le fondateur ainsi que tout le personnel indispensable devrons immédiatement être confiné dans le bunker des opérations. »

« Le fondateur ? »

« C'est qui le fondateur ? » Demanda Pitts.

« Aucune idée. » Souffla Cinq.

Un bruit l'avertit que le plafond était en train de s'écrouler, il tira Lila vers lui et ils s'écartèrent de la trajectoire où les débris allaient tomber.

« Il faut qu'on trouve le bunker et vite. » Lancèrent-ils d'une même voix.

Il la laissa le guider. Ils traversèrent de nombreuses pièces, puis il commença à ressentir des effets indésirables. Il suait, ça le démangeait... putain la psychose du paradoxe... merde... il devait se distraire pour éviter d'y penser.

« C'est vraiment qu'un ramassis de conneries de bureaucrate. Il y a aucune directive clair sur la gestion de crise. Franchement, je ne devrais même pas être là. J'étais à la retraite, c'était enfin fini. Et pourtant me voilà encore une fois embarqué dans toutes ces conneries. Pourquoi je suis toujours bloqué dans cet enfer ? » Siffla-t-il, en se grattant la nuque, alors que Lila lui faisait monter un escalier.

« Parce que t'adores ça. » Répliqua Lila.

Il lâcha un pet et leva les yeux au ciel.

« Désolé. » Marmonna-t-il.

« Allez, avoue les histoires d'apocalypse, c'est le seul truc qui te fait sentir vivant. »

« Je comprends pas pourquoi tout le monde arrête pas de dire ça. Je ne prends pas mon pied dans le chaos. Je ne cherche pas le désordre. Je veux être à la retraite moi. »

Lila lâcha un rire.

« C'est ça, ouais. » Se moqua-t-elle. « Une vie normale à faire des emplettes et payer des impôts. Mais tu mourrais d'ennuis. »

« Ouais, mais tu es pas non plus du style à avoir une vie bien rangée. »

Elle ouvrit une porte, et ils passèrent dans le petit espace qu'il y avait. Ils descendirent un autre escalier, tandis qu'il ignorait Lila, qui ne cessait de parler de son ton et de sa manière de parler. Ensuite il tourna à gauche, et il dû se baisser sous les conseils de celle qui fut la fille de la directrice, afin que sa tête ne frappe pas le plafond.

« Grosse marche. » Prévint-elle, avant de sauter.

Il la suivit et perdit l'équilibre, se cognant la tête contre la fameuse marche. Il se releva vivement pendant que Lila s'excusait, sifflant une insulte, il lui attrapa le bras et ils poursuivirent leur chemin.

« On l'a trouvé. Le bunker des opérations. » Indiqua Lila.

Ils avancèrent alors que Cinq sentait les effets du paradoxe s'aggraver. Son double n'était pas loin, merde.

« Il y a un scanner rétinien. » Informa-t-elle, plaçant son visage devant.

Le bruit indiqua que le droit d'entrer lui était refusé.

« On est foutu. »

« Oh merde. »

« La vache, mais tu transpires comme une crevette avariée en plein soleil. Ça va pas ? »

Il lâcha un pet. Putain, il avait horreur de ces effets de merde.

« Laisse moi essayer. »

Lila le décala un peu, elle lui avança légèrement la tête et une lumière bleue passa devant ses yeux, l'éblouissant.

Il y a eu une petite musique, puis la voix indiqua que l'accès lui était autorisé. Lila le fit reculer un petit peu pendant que la porte s'ouvrait.

« Tu fais parti du personnel indispensable on dirait. » Lança-t-elle.

Il lui attrapa le coude et elle le fit entrer dans une pièce qui était trop illuminée pour lui. Lorsqu'il passa la porte et que celle-ci se referma, il fut surpris de ne plus ressentir les effets de la psychose du paradoxe. Il pouvait entendre nettement le bruit de respirateur, une personne était donc assistée par des machines. Lila lui décrivit une sorte de grosse machine, dans laquelle se trouvait un homme très vieux.

« Alors c'est lui, le fondateur. » Lança Cinq.

« On dirait de la viande en boîte de conserve. Je m'attendais à plus d'homme et à moins de métal. »

Lila tapa contre la machine et Cinq grimaça face au bruit trop fort.

« Il n'y a qu'une personne ? » Demanda Cinq.

« Ouais, pourquoi ? »

« C'est impossible... »

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

« C'est moi. »

Lila éclata de rire soudainement, elle frappa dans ses mains continuant encore de rire.

« Attends une seconde. C'est trop drôle, tu passes ton temps à te plaindre de la Commission, alors que c'est toi qui est le fondateur. J'adore ! »

« Si c'est le cas, je n'en ai aucun souvenir. »

« Et moi qui te voyais comme un rebelle, alors qu'en fait c'est toi qui mène la danse. Tu vis pour ça. C'est vrai, regarde. » Elle éclata encore de rire, il allait lui dire qu'il ne pouvait rien voir, mais elle le devança. « Tu peux littéralement pas respirer sans la Commission. »

« Il y a un problème quelque part. » Indiqua Cinq, ignorant ses rires. « Je n'ai pas la psychose du paradoxe. J'avais des symptômes dehors, mais ici je ne sens absolument rien du tout. »

« On n'a jamais été très malin, n'est-ce pas ? » Intervint une vieille voix. « Ce bunker des opérations est protéger contre les paradoxes. Je l'ai construit comme un genre d'abris de secours en cas d'effondrement du continuum temporel. Dans cette pièce, toutes les permutations d'une même personne peuvent coexister. J'imagine que ta présence est dû au Kugelblitz. »

« Comme un strudel, le gâteau ? » Demanda Lila.

« Ça veut dire boule de lumière en allemand. » Déclara le Cinq à l'apparence plus jeune. « C'est un genre de trou noir en plus vicieux. »

« Le genre qui absorbe tout sur son passage, même une ligne temporelle. »

« Bi...bi... bingo. » Lança le vieux lui.

« Et donc ? Comment on règle ça ? »

Son vieux lui se mit à tousser, ne répondant pas à ces questions.

« Pas possible. »

« Tu es pas sérieux là ? Si tu as créé tout ça, alors tu as certainement dû créer un moyen de résoudre le problème. »

Son autre lui toussait, mais il n'en avait rien à faire. Lui il voulait des réponses.

« Tout ce qu'il restera, c'est Oblivion. »

Oblivion ? Cinq ne savait pas du tout ce que c'était, mais il redoutait de l'apprendre.

« Oblivion ? » Demanda Lila. « Qu'est-ce que ça veut dire ? » Elle commençait à s'énerver.

Cinq eut un mouvement de recul lorsqu'il y eut un bruit trop fort. Lila le fit reculer alors que la machine s'ouvrait.

« Regarde. Regarde un peu ce qui t'attend. »

« Je ne vois rien connard. » Siffla le Cinq plus jeune.

Bon sang, son vieux lui avait récupéré sa vue ? Lila lui fit alors une description du vieil homme allongé sur la machine. Il lui manquait un bras, ou du moins une partie et il avait un tatouage sur le torse que lui il n'avait pas.

« Écoute-moi bien connard. Je viens de passer les vingt dernières années à parcourir le monde dans tout les sens pour empêcher des apocalypses. J'ai dû sauver le monde encore et encore. Maintenant je suis coincé dans le corps d'un gamin prépubère avec les hormones en ébullition, et moi tout ce que je veux c'est aller me payer une corvette stingray de 1970. » Cracha-t-il, essayant d'ignorer son mal de tête qui ne faisait qu'empirer au fil des secondes.

« Faudrait peut-être aller doucement avec lui. » Intervint Lila.

« Lila c'est entre moi et moi-même, alors ne te mêle pas de ça, merci. » Siffla Cinq. « Tu vois ce Kugelblitz, ce n'est pas une petite fuite d'eau qu'on peut simplement réparer en bouchant un ou deux trous avec de l'adhésif. Non, c'est un compacteur à ordures monstrueux qui est en train de broyer l'univers tout entier et qui va finir par le faire disparaître. Alors sois gentil, et dis-moi comment on peut l'arrêter. »

« Surtout quoi qu'il arrive, ne sauve pas le monde. » Lui répondit son vieux lui.

Il y eut des BIPS, puis toutes les machines s'éteignirent.

« Comment ça ne sauve pas... CINQ ?! COMMENT JE RÈGLE ÇA MOI ?! »

« Il est mort Cinq. » Déclara Lila.

« On se casse... »

« Ok. »

Il lui attrapa le bras et ils quittèrent la pièce, puis la Commission, retournant dehors. Son mal de tête était si fort qu'il ne parvenait plus à entendre la voix de Lila. Lorsqu'il sentit la Mallette entre ses mains, il comprit le message. Ils devaient rentrer chez eux.


Luther était inquiet, il voulait à tout prix aider sa famille, mais il était en même temps amoureux de Sloane. Il se trouvait dans le hall de l'hôtel, parce qu'il devait parler à sa famille au sujet d'Harlan. Ils devaient à tout prix livrer Harlan pour que les Sparrows arrêtent de se battre contre eux. Il fallait impérativement faire la paix entre eux pour pouvoir arrêter la fin du monde. Il fut ravi de voir Viktor, mais il remarqua immédiatement que quelque chose n'allait pas. Oh merde, il était blessé.

« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? » Demanda Luther.

« C'est pas grave. » Déclara Viktor en touchant sa blessure.

« On dirait que tu as de la chance d'être encore là. » Gronda Numéro Un. « C'est Harlan qui t'a fait ça ? »

« On a eu un léger différent. »

« Tu peux préciser ? »

« C'est pas important. »

« C'est bon je viens de sécuriser le périmètre. » Indiqua Diego, tout en jouant avec l'un de ses couteaux. « Maintenant il va falloir contrôler. »

Luther attrapa Diego et le retourna pour voir une coupure qui se trouvait à l'arrière de son cou.

« Mais qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? » Demanda Luther. « Me dis pas que c'est Harlan... les Sparrows ont raison, il ne devrait pas être là. Il est trop dangereux. »

« Si il est comme ça, c'est parce que c'est moi qui lui ai fait ça. » Expliqua Viktor. « C'est mon problème et même si ça me touche que ça t'inquiète, je voudrais bien que tu me laisses m'occuper de ça tout seul. »

Allison arriva et Luther ne put retenir un halètement de surprise en voyant son visage tuméfié.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda-t-elle.

« C'est pas vrai, toi aussi tu as eu ! » Cria Luther.

« Ça va ? » Demanda Allison, en pointant le visage de Viktor.

« Ouais et toi ? » Répondit Numéro Sept.

« Je pète la forme. »

Un vortex se forma au-dessus d'eux, alors qu'un coup de tonnerre retentissait et Lila et Cinq s'écrasèrent au sol, brisant une étagère au passage.

Lila se releva lentement, mais Cinq resta au sol. Viktor se précipita vers lui.

« Cinq ? » Cria-t-il.

« Putain c'est vous qui aviez la Mallette. » Lança Allison. « On l'a cherché partout. »

Lila se jeta sur Diego lui faisant un câlin, il trouva cela suspect, alors il lui demanda pourquoi elle ne lui en voulait plus. Elle lui répondit qu'elle n'avait plus le temps de lui en vouloir.

Luther se précipita aux côtés de Cinq, mais il se redressa d'un bond, les yeux grands ouverts.

« On est dans la merde... » Souffla-t-il.

Il se releva lentement, ignorant l'aide que lui proposait Numéro Un.

« Cinq, pourquoi tu n'as pas dit que tu avais la Mallette ? » Demanda Allison.

« Bah c'était la dernière sur terre, elle a complètement cramée. Il est où Klaus ? » Répliqua Cinq.

Allison soupira et Diego alla voir son fils.

« Fait chier. Réunion de famille... » Marmonna Cinq.

« S'il te plait tu peux te manier un peu Cinq... » Grogna Numéro Trois.

« Puisque c'est demandé si gentiment très chère sœur, notre paradoxe a fait naître un véritable Kugelblitz. »

« On peut savoir ce que c'est un Kugelblitz ? » Demanda Viktor.

« J'ai besoin d'un verre. »

C'est Luther qui guida Cinq jusqu'au bar. Il attrapa une bouteille et posa des verres pour commencer à servir la boisson alcoolisée. Cinq lui déroba la bouteille des mains et il prit une gorgée.

« Le Kugelblitz c'est la fin de tout. Le moindre caillou, la moindre étoile, le moindre atome sera aspiré dans un trou noir lumineux. » Expliqua Cinq.

« C'est vachement impressionnant. » Lança Lila. « Celui qui a liquidé vos mères, vous détestait tellement qu'il a pas hésité à sacrifié l'univers. »

« Ça on en sait rien. » Répliqua Viktor.

« On s'en fou de qui est à l'origine de ce truc, on lui fout une branlé et puis c'est tout. » Lança Allison.

« Ah ouais, toi et Diego vous allez lui mettre une petite droite dans la Kugel ? » Rétorqua Luther.

« La meilleure solution, c'est de remonter le temps pour éviter le paradoxe. Soit détruire ce qui a descendu nos mères et empêcher que le Kugelblitz apparaisse. Ce qui est impossible, la Mallette est caput. »

« Comment tu sais ça ? » Demanda Luther.

« Ça sentait le brûlé. »

« Et pourquoi t'essaie pas de nous sortir de là en faisant un saut ? » Reprit Allison.

« On s'est retrouvé coincés dans le temps la dernière fois, tu veux vraiment réessayer ? » Indiqua Cinq.

« Et c'est quoi le plan B ? » S'inquiéta Viktor.

« J'en ai marre. Moi j'abandonne. »

« Quoi mais... » Commença Luther.

« C'est la plus belle fin qu'on puisse avoir. Plus rien n'existera. »

« Fais gaffe, t'étais dead y a deux minutes ! » Lança Diego.

« Ouais bah c'est un truc que je sais faire. » Répondit Klaus.

Cinq se tourna immédiatement vers sa voix. Klaus et Diego se dirigèrent vers eux en compagnie de Stan. Numéro Quatre arracha la bouteille des mains de Cinq pour boire une gorgée d'alcool.

« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? » Demanda Viktor.

« Oh ça... un harpon m'a traversé, normal quoi. »

Cinq posa les mains sur le torse de Klaus et Luther détourna les yeux, il ne voulait pas voir ça.

« Qu'est-ce qu'on a raté ? » Demanda Diego.

« L'univers touche à sa fin et on va tous crevé. » Répondit Lila.

Il y eut une vague bleu qui emporta toutes les personnes présentes autour du bar, faisant sursauter presque tout le monde.

« C'est quoi ce bordel ? » Cria Luther.

« Ça c'était un sursaut du Kugel. On dirait que ça va pas en s'arrangeant. » Répondit Cinq, qui avait repris la bouteille des mains de Klaus.

« Il nous reste combien de temps ? »

« Au rythme où vont les choses... »

« Combien de temps Cinq ? » S'énerva Luther.

« Deux voir peut-être trois jours avant que tout ce qui existe ne soit absorbé. »

Allison était sur le point de fondre en larmes. Elle termina son verre et s'éloigna. Luther grogna. Merde quoi ! Il n'avait plus le temps. Il devait dire à Sloane qu'il l'aimait. Il voulait se marier avec elle. Il n'avait plus le temps. Merde !

« On aurait dû leur donner Harlan... » Marmonna Luther.

« Luther... » Soupira Viktor.

« Pourquoi tu dis ça ? » Demanda Diego.

« Les Sparrows nous ont dit que si on acceptait de donner Harlan, on était quitte et on pourrait s'associer pour sauver le monde. Mais que si on refusait, là... »

« Attend, on a essayé de faire la paix. » Le coupa Viktor. « Et nos demi-frères et sœurs de l'enfer nous ont attaqués et t'ont kidnappé en plus. »

« Mouais... » Dû avouer Luther.

« Et ils ont essayé de nous tuer. J'ai pas vraiment l'impression que ce soit très fiable. S'associer à eux ça serait comme essayer de désamorcer une bombe en balançant de l'essence dessus, ça ferait tout péter encore plus vite. »

« Mais je croyais qu'on avait besoin de l'énorme boule de lumière de leur sous-sol. » Intervint Klaus.

« Tu serais pas où est le Kugelblitz Klaus ? » Demanda Cinq.

« Si. J'y ai jeté un œil quand j'ai rendu visite à notre père. C'est dans la remise où maman rangeait les bagages. »

« Sérieux ? Il est apparut au même endroit. »

« Pourquoi t'en a pas parlé plus tôt ? » Cria Diego.

Cinq grimaça.

« Mais j'te l'ai dit, tu rigoles ? » Rétorqua Klaus.

« Attend, tu dis toujours de la merde. Je pensais que tu disais toujours des trucs débiles et pas des trucs importants. »

« Oh oui, c'est vrai, c'est moi qui est dans ta petite tête, à contrôler tes pensées. »

« C'est méchant de dire ça. » Intervint Lila.

« Tu te fous de moi, tu devais te douter que le Kugelblitz c'était un truc important » Grogna Cinq.

Luther remarqua que Viktor était parti, il décida de le rattraper.

« Eh ! Je peux savoir pourquoi tu protège Harlan ? » Demanda-t-il. « Il ne te fait pas penser à Leonard ? »

« Il n'a rien à voir avec Léonard. » Répliqua Viktor.

« Peut-être, en tout cas, il a clairement une sorte d'emprise sur toi. Arrête un peu de le couvrir s'il te plaît. »

« Comment ça ? » Intervint Cinq.

Il tenait le bras de Klaus qui avait dû le guider jusqu'ici. Il semblait assez énervé.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Poursuivit Cinq.

Viktor se tourna vers Cinq, puis vers Luther.

« Il voulait faire de mal à personne. » Soupira-t-il.

« Quand il t'a fait ça aussi ? » Rétorqua Luther, pointant le visage de son frère.

« Quoi ? Laisse moi toucher. Aide moi Klaus. » Ordonna Cinq.

Numéro Quatre lui attrapa la main et la dirigea vers la joue de Numéro Sept. Cinq passa doucement ses doigts sur la blessure. Puis il grimaça en reculant.

« C'est Harlan qui t'a fait ça ? » Demanda-t-il, fronçant les sourcils.

« Ça suffit, je vais me le faire. » Grogna Diego.

« Je sais ce que vous vous dites. Mais Harlan n'a rien demandé. Si on était pas allé en 1963, si je lui avait pas sauvé la vie à ce moment là... » Essaya Viktor.

Luther était énervé. On parlait d'un meurtrier tout de même. Les frères et sœurs de Sloane étaient morts !

« C'est lui qui a tué Jayme et Alfonso pas toi. C'est lui qui nous a mis dans la merde et c'est lui seul qui peut nous en sortir ! » Siffla Luther.

« Luther a raison. » Intervint Cinq.

Viktor lui jeta un regard surpris.

« Si on veut avoir ne serait-ce qu'une chance de s'en sortir, il va falloir qu'on ait accès au Kugelblitz. » Ajouta-t-il.

« Je croyais que tu voulais abandonner ? De toute façon ils ne sont plus que quatre. Ils ne pourront rien contre nous. »

« En revanche l'un de nous pourrait y laisser sa peau. Harlan n'a aucune importance. »

« C'est toi qui m'a dit que chacun avait son importance. Ils vont l'éliminer. »

Personne ne bougeait. Luther restait sur ses positions.

« Et alors ? » Intervint Lila. « On parle de la vie d'une seule personne, contre celles de plusieurs milliards là. Est-ce que c'est vraiment un dilemme pour... »

« Eh ! On t'a rien demandé. » Coupa Viktor.

« Lila vit dans cet univers elle aussi. Et puis, elle fait partie de la famille maintenant... enfin je crois. » Lança Klaus.

« C'est gentil chaton. » Remercia la blonde.

« J'en ai rien à foutre des Sparrows, mais il est pas question que je laisse l'autre taré t'achever. » Grogna Diego.

« Mais y a peine cinq jours c'était un gosse. Et aujourd'hui vous voulez que je décide si il vit ou il meurt ? » Demanda Numéro Sept.

« Viktor, tout ce qu'on peut faire c'est un tirage étique. On pourra jamais sauver tout le monde. » Déclara Cinq. « Il faut choisir le moindre mal. »

Viktor était peiné et Luther le comprenait, mais ils n'avaient pas le choix. Il s'avança vers son frère.

« Tu veux faire parti de l'équipe. C'est ça notre mission. » Expliqua-t-il. « Sauver le monde, c'est savoir prendre des décisions difficiles. »

« Je déteste ça. » Soupira Viktor.

« Tu m'étonnes... Je le ramène. »

Il allait enfin pouvoir voir Sloane et faire la paix avec sa famille. Il commença à s'éloigner, mais son frère le retint.

« Non attend. Laisse moi faire. Il me fait confiance. Je peux le convaincre de venir sans qu'il utilise ses pouvoirs. »

Viktor jeta un dernier regard à sa famille avant de partir.

Luther soupira avant de quitter l'hôtel.


Un nouveau chapitre fini.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

À bientôt.

Biz

Gin' pour vous servir