Bonjour tout le monde,
Je suis toujours aussi surprise de l'engouement que vous portez à cette histoire et je tiens à vous remercier du plus profond de mon cœur.
Alors aujourd'hui, petit avertissement, si vous craignez le noir et les sous-entendus de tortures et autres joyeusetés de cet acabit, arrêtez-vous à l'avertissement.
Sinon, les habituelles précisions s'appliquent.
La fanfic contient certainement des fautes d'orthographe, je m'excuse de ce fait.
Les remarques et les reviews sont les bienvenues, du moment qu'elles sont constructives et non blessantes ou/et désobligeantes. Sinon elles seront supprimées.
Pour conclure, le monde est un endroit meilleur si nous nous écoutons et nous respectons tous. Avec amour Rhaenysa.
Chapitre 4 : Le passé
Althéïana Swan, 18 ans, descendait son dernier sac et le plaçait dans la voiture de police de son père. Elle était enfin prête à partir pour faire le tour de l'Europe. Son rêve se réalisait enfin. Finis le lycée, finis les étudiants qui volaient ses affaires, qui se moquaient d'elle ou qui lui coupaient les cheveux. Fini le travail de nuit, de week-end et de vacances dans The Logde avec Carly. Avec ces points positifs, venaient les points négatifs. Fini les longues promenades dans les forêts de Forks, les courses et les batailles de boues avec les garçons de la Push. Aujourd'hui, elle prenait son indépendance, aujourd'hui elle devenait une véritable adulte. Quelques parts, au fond de son esprit, elle se demandait si elle ne ressemblait pas un peu à sa mère. Renée avait fui Forks, car elle ne supportait pas le climat et l'absence de vie. Ce n'étaient pas les raisons de son départ, mais l'envie de voir le monde ne venait clairement pas de son père. Cependant, Charlie étant le père le plus exceptionnel du monde ne dit rien sur son désir de découverte. Il la soutenait et souhaitait qu'elle découvre plus que la ville pluvieuse de son enfance. Avec ses 4000 dollars durement gagnés en poche, la vie s'annonçait réellement douce.
Les deux Swan grimpèrent dans le véhicule et se dirigèrent vers l'aéroport de Port- Angeles, Althéïana détaillait, pour la millième fois, au moins, à son père, le voyage et les endroits qu'elle allait voir. Elle commencerait par la Roumanie, puis la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne, la France, l'Angleterre puis l'Italie et dans un an, elle serait de retour pour rentrer à l'Université. L'heure et demie de conduite passa vite et rapidement les deux se retrouvèrent dans le hall de l'aéroport. Son sac à dos et sa valise enregistraient. Il ne manquait que les aux revoirs déchirants.
« Tu m'appelleras en arrivant à Budapest ! Ce n'est pas négociable Ana ! Ordonna Charlie en serrant sa fille dans ses bras.
— Bucarest papa. La capitale de la Roumanie c'est Bucarest, mais oui. Si tout va bien, je devrais être là-bas dans 10 heures… Tu seras peut-être au lit.
Althéïana sourit contre l'épaule de son père, il était inutilement protecteur. Elle avait de l'argent, savait se défendre et parlait couramment l'anglais, le français, le roumain et l'italien. En plus de connaître le grec ancien et le latin. Ses nombreuses lectures et ses nombreuses nuits à chercher quoi faire car dormir lui semblait impossible ne se révélait pas une perte de temps totale. C'est dommage que son départ cause une telle détresse à son paternel, mais comme il lui avait dit, il ne serait pas tous seul. Harry Clearwater et Billy Black avaient tous les deux promis de s'occuper de Charlie en son absence. Il serait bien protégé et bien entouré.
— Je m'en fiche Althéïana. Tu m'appelleras régulièrement aussi, pas tous les jours évidemment, mais au moindre problème n'hésite pas !
— Il n'y aura pas de problèmes papa, je ne suis pas Bella. Déclara la jeune femme en souriant amusée.
Juste à ce moment-là, l'appel pour le vol en direction de Bucarest retentissait. Les deux Swan se serrèrent dans les bras l'un de l'autre et Althéïana partit vers la bonne porte, non sans jeter un dernier regard à son père qui lui souriait, mais avait les larmes aux yeux.
(saut de page)
La Roumanie se révélait être le pays le plus merveilleux que la jeune femme eut le loisir de voir de toute sa courte vie. Les gens étaient chaleureux, la nourriture délicieuse et les lieux touristiques à en couper le souffle. Cependant, le château de Bran l'avait déçu, ô l'aspect y était fabuleux, mais la légende du comte Dracula attirait des milliers de touristes en quête de frissons, personne ne parlait de Vlad Tepes, du héros roumain, du véritable empaleur. Alors, que les actes de l'homme faisaient beaucoup plus frémir d'horreur que le supposé vampire. Dans l'effort de s'approcher de la vérité historique et non du piège à touriste ambulant, elle décida de se rendre sur la tombe supposée du voïvode de Valachie. Les moyens pour s'y rendre étaient bien plus compliqués à trouver et fut heureux qu'elle parle roumain, sinon elle serait encore à la gare. Cependant, au moment de pénétrer sur l'île elle fut seule.
(AVERTISSEMENT)
Puis, il y eut le monstre, la fuite, la nage, la course et le noir. Pendant quelque temps, ce furent les ténèbres, la peur et l'angoisse. Elle sentit d'abord l'humidité et le moisi, puis son corps entier fut pris de tremblement tant le froid était intense. En ouvrant un œil, elle crut être devenue aveugle mais ses yeux s'habituèrent à l'obscurité et le noir totale se révéla si profond que voir à l'autre bout de la pièce était impossible. Tremblante de froid et de peur, elle s'aida du mur pour se redresser et se déplaça autour, se tenant étroitement pour ne pas trébucher. S'approchant de ce qui semblait être une porte, elle sentit le bois sous ses doigts. Laissant courir sa main pour trouver une serrure ou un barreau ou quoi que ce soit pour qu'elle puisse tirer ou pousser l'ouverture, ses doigts rencontrèrent un rebord mais nulle serrure. De toutes ses forces, oubliant sa tête qui battait et sa terreur, elle poussa et tira sans résultats. Prise d'une frénésie sans nom, la jeune femme se recula et donna un coup de pied, se faisant mal, puis ne voyant rien bouger, se jeta l'épaule en premier contre l'ouverture sans que cette dernière n'émette le moindre son ou ne bouge d'un millimètre.
Sentant sa panique s'intensifiait, la jeune femme se recula de quelques pas et prit de grandes inspirations pour essayer de se calmer et de prendre le contrôle de sa respiration et de son cœur qui voulait sortir de sa poitrine. Elle vivait son pire cauchemar et elle ne voyait aucune solution pour s'en sortir. La porte malgré ses meilleurs efforts ne voulaient pas bouger d'un seul centimètre, elle ne voyait rien autour d'elle et son ravisseur s'il ne l'avait pas entendu, allait finir par se rendre compte que sa proie était réveillée et pouvait lui servir d'amusement.
Son évaluation se révéla malheureusement correcte extrêmement vite. Son geôlier entra quelques secondes après sa tentative et sans lui laisser un instant de répit, en un éclair, la plaqua d'une seule main contre le mur. Sa respiration se coupa, son dos et sa tête craquèrent et les larmes commencèrent à noyer sa vision. L'homme se rapprocha de son oreille et chuchota d'une voix d'amant avec un accent roumain ancien.
— Ceci n'est que le début ma chérie ! Ses lèvres embrassèrent ses joues, puis sa bouche alors qu'elle se débattait dans la prise de l'homme. »
Sa tête fut claquée contre le mur et avant de sombrer, elle entendit une conversation qui finit de lui glacer le sang. Sans qu'Althéïana ne puisse l'arrêter, son corps glissa sur le sol et grâce à la lumière d'une torche dans le couloir, elle vit le regard du monstre. Il tournait la tête d'un côté puis de l'autre, semblant l'examiner comme un animal. Son ravisseur dut voir quelque chose qui lui plaisait car un sourire se dessina sur son visage. Un qui ne promettait rien de bon, rien de gentil, sauf de la peine et de la souffrance pour elle. Cependant, entendant du bruit ce dernier se tourna et la jeune femme fut choquée le de voir les yeux de l'homme, deux yeux rouge sang laiteux. Son instinct lui dit que ce n'était pas des lentilles mais bien la vraie couleur et sa peur redoubla.
« Pourra-t-elle servir mon frère ?
— Oh, elle servira. Qu'elle le veuille ou non.
— Puisses-tu avoir raison Vladimir.
L'inconscience la réclama sans autre forme de procès.
