Chapitre 13 : Ils m'ont collé une foutue médaille
Soap est de retour chez lui, après cette soirée catastrophique au restaurant. Il retire ses mocassins d'un coup de pied, puis change sa chemise pour un t-shirt bleu décontracté. Tout en évitant de se regarder dans le miroir, il se rend dans la cuisine, se sert un verre de whisky, et se laisse tomber sur une chaise.
Il prend une longue gorgée de son verre, essayant de laisser les pensées turbulentes de la soirée s'apaiser. Les doutes qui l'assaillent sont difficiles à ignorer. Il pense à la différence de statut social entre lui et Simon, à la manière dont Simon peut obtenir tout ce qu'il désire, sa beauté et sa richesse faisant de lui un homme irrésistible pour la plupart.
Mais plus que tout, Soap doute de sa propre valeur. Il se demande ce qu'il peut bien apporter à la vie de Simon. Il se dit que peut-être Simon n'a qu'un intérêt passager pour lui, qu'une fois l'excitation passée, il retournera à ses cercles sociaux privilégiés et à sa vie de luxe, laissant Soap derrière lui.
La pensée que Simon puisse ne pas ressentir les mêmes choses que lui le terrifie. Il commence à réaliser que ses sentiments pour Simon vont bien au-delà du simple désir physique.
Merde… Il est amoureux de Simon.
Soap sait que l'amour est un terrain glissant, surtout dans une situation aussi complexe que la leur. Le poids des doutes et des incertitudes pèse sur ses épaules. Il soupire. Il finit son verre d'un trait, cherchant à noyer temporairement ses préoccupations dans l'alcool.
Après un moment, Soap se lève. D'un pas lourd, il range le verre et la bouteille, puis se dirige vers la salle de bain. Face au miroir, il cherche des réponses dans ses propres yeux.
Ce qu'il voit là est une personne, imparfaite. Soap contemple son reflet dans le miroir avec un mélange de mécontentement et d'insécurité. Les détails qui ne l'avaient jamais dérangé auparavant lui semblent soudainement criants. Ses lèvres semblent trop fines, ses oreilles un peu trop écartées, ses yeux peut-être un peu trop petits, par rapport au reste de son visage. Et bien sûr, cette cicatrice sur son menton. Il n'a jamais vraiment prêté attention à son apparence de cette manière, mais maintenant, à la lumière de ses doutes et de ses craintes, ces imperfections semblent lui crier à quel point il peut être loin de la perfection de Simon.
Ce doute s'étend au-delà de son apparence physique. Il réfléchit à son caractère, à sa personnalité. Soap a toujours été quelqu'un de fougueux, impulsif, incapable de rester en place pendant plus de deux minutes à moins d'être directement engagé dans une tâche. On lui reproche souvent d'être trop bruyant et téméraire. Il a toujours cru que ces traits faisaient partie de son charme, de ce qui le définissait en tant que John « Soap » MacTavish. Cependant, maintenant, ces traits semblent plus une source d'embarras qu'autre chose.
Simon, en revanche, est le contraire complet de Soap. Il est un homme intelligent, calme et réservé, se complaisant dans la solitude et le silence. Là où Soap peut être impulsif, Simon est délibéré et réfléchi. Le contraste entre les deux hommes ne peut être plus évident.
Ces pensées tourbillonnantes plongent Soap dans un état d'auto-dépréciation. Il doute de lui-même, se demandant comment Simon peut supporter de rester dans la même pièce qu'un ostrogoth comme lui. Il a toujours admiré Simon pour sa prestance, sa maîtrise de soi et son calme implacable. Comment peut-il croire qu'un homme comme Simon, avec tous ses avantages, puisse éprouver autre chose qu'un simple intérêt passager pour lui ?
Soap considère que Simon a besoin de quelqu'un comme lui. Il imagine Simon accompagné par un beau jeune homme, un homme capable de repasser une chemise et d'aligner deux mots sans passer pour un demeuré. Un homme qui peut accompagner Simon dans des restaurants hors de prix et des soirées distinguées sans lui faire honte. Un homme que Soap n'est pas.
Le temps s'écoule pendant qu'il se perd dans ces pensées, dans les méandres de son propre doute. Ses pensées se tournent vers ce qu'il ressent réellement pour Simon. C'est bien plus qu'un simple désir.
Il est tombé amoureux de Simon. Et cela le terrifie.
Il passe une main dans ses cheveux, essayant de chasser les doutes qui le submergent. Pourtant, il sent que son estime de soi a pris un coup sérieux. Une mélancolie persistante s'installe, une tristesse désespérée qui enveloppe chaque pensée et chaque battement de cœur. Soap se retrouve seul dans sa douleur, face à l'incertitude de l'amour non réciproque.
Un son persistant à la porte tire Soap de ses pensées tourmentées.
Initialement réticent à répondre, il préfère se replier sur ses préoccupations. Toutefois, la personne à l'extérieur insiste, frappant obstinément, refusant de se dissuader. Soap prend une grande inspiration, rassemblant toute la force qu'il peut pour rejoindre la porte.
Lorsqu'il l'ouvre, la vision de Simon se tenant devant lui le frappe presque de stupeur.
Simon a ôté sa veste de costume, défait les premiers boutons de sa chemise, et remonté les manches jusqu'à ses avant-bras. Ses cheveux semblent en bataille, comme s'il avait joué dedans à plusieurs reprises. Ce contraste entre l'homme parfaitement habillé qu'il avait vu plus tôt et le Simon décontracté devant lui est surprenant.
Le sourire de Simon porte une teinte de tristesse, et Soap peut déceler le regret dans ses yeux. Dans sa main, Simon tient un sac arborant le logo du restaurant chinois du coin.
« Je sais que j'ai merdé avec le restaurant tout à l'heure. J'ai pensé que partager un repas à emporter avec toi serait plus… notre style. »
Surpris par le geste de Simon, une chaleur se répand dans la poitrine de Soap. Il hoche la tête et fait signe au blond d'entrer.
Simon déballe les plats à emporter sur la table basse, une variété de saveurs et de textures qui promettent un festin délicieux. « J'ai pris un peu de tout, j'espère que tu vas aimer, » dit-il en jetant un coup d'œil à Soap.
L'écossais sourit sincèrement, appréciant l'effort de l'autre homme pour rectifier la situation. « C'est super, Lt. Merci. »
Ils entament leur repas, échangeant des banalités et évitant le malaise de la soirée précédente. Simon se montre plus décontracté, plus lui-même, et Soap commence à se détendre également.
Pourtant, Simon ne peut ignorer que quelque chose ne va pas avec Soap. Il ressent que l'homme est troublé, mais le brun fait de son mieux pour dissimuler ses doutes.
« Johnny, » commence Simon, « je voulais pas te mettre mal à l'aise. Je me suis laissé emporter. Je voulais t'impressionner, et j'ai merdé. »
Soap lève les yeux de son plat et rencontre le regard whisky qui le fix. « C'est cool, Si. Je comprends que tu voulais juste rendre ça spécial. Mais ce genre d'endroit c'est trop mon truc. »
Simon soupire et pose ses baguettes sur la table. « Il y a un truc qui cloche. Je le sens. S'il y a un problème, je veux être au courant. »
Les doutes qui empoisonnent l'esprit de Soap ne semblent pas vouloir le quitter. Bien que touché par l'attention de Simon et par ses efforts pour réparer ce qui a été brisé, Soap reste réticent à partager ses préoccupations les plus profondes avec lui. Il ne veut pas gâcher leur relation naissante avec des questions existentielles ou en posant ses problèmes de sentiment amoureux sur la table.
« Johnny, » insista Simon, « tu n'es pas vraiment là. Qu'est-ce qui se passe ? »
Il secoue la tête en essayant de sourire. « Rien du tout, Lt. Je suis là, détendu, je profite de la soirée. »
Le plus grand n'est pas dupe. « Ne me mens pas, Soap. »
Soap secoue la tête de nouveau. « Je te jure, y'a pas de problème. Tout est nickel. »
L'agacement commence à se dessiner sur le visage de Simon. « Joue pas à ça avec moi, MacTavish. Je suis pas con. »
Le brun commence à s'énerver. « Putain, Simon, je t'ai dit que tout est cool ! Arrête de te prendre la tête pour rien ! »
Simon le fixe, des étincelles de colère dans les yeux. « C'est des conneries ! »
La dispute éclate entre les deux hommes, les mots amers volant dans l'air. Simon, visiblement blessé par le refus de Soap de partager ce qui le tourmente, laisse sa colère éclater.
La tension atteint son paroxysme entre les deux hommes, chacun sentant l'urgence de la situation. Finalement, Soap cède et éclate. « D'accord, Simon ! Tu veux savoir quel est mon putain de problème ? C'est toi ! Je pige pas ce que tu me trouves. T'es beau, riche, intelligent, et moi, je suis juste un putain de mec de chantier. C'est qu'une question de temps avant que tu te rendes compte que je suis pas à la hauteur de tes attentes. »
Les mots de Soap tombent lourdement dans l'air, et il se détourne, incapable de soutenir le regard de Simon. Il est vulnérable, exposant ses insécurités les plus profondes.
Et puis, tout à coup, la douleur prend place dans les yeux de Simon, remplaçant sa colère. Ses mots sont emplis de tristesse, trahissant le fait qu'il ne veut rien d'autre que comprendre.
« Johnny… »
Soap, la gorge serrée par l'émotion, fixe le sol, sa voix tremblante lorsqu'il parle. « Simon, je me sens pas digne de toi. T'es parfait et moi, je suis... moi. J'ai la trouille que tu me voies juste comme un truc temporaire, une aventure sans lendemain. »
Simon se lève brusquement, et Soap pense que c'est le moment où Simon va prendre ses affaires et partir. Mais Simon s'approche de lui. « Regarde-moi, Johnny. »
Soap secoue la tête, les larmes lui montent aux yeux. Il n'ose pas affronter le regard de Simon, craignant ce qu'il y verrait.
Le blond s'exprime d'une voix ferme. « Je t'ai dit de me regarder, John. »
Finalement, Soap obéit, pris de court. Il ne se souvient pas avoir déjà entendu son nom sortir de la bouche du blond auparavant. Quand il lève les yeux pour rencontrer le regard de Simon, il est surpris par ce qu'il y voit. Il ne voit pas de dégoût, de rejet, ou de mépris dans les yeux bruns. Au contraire, il y trouve de la douleur et de la tristesse, pas envers Soap, mais envers lui-même. « Johnny, t'as aucune idée de ta valeur. Si tu savais à quel point t'es... »
Soap secoue la tête, un rire sans joie quitte ses lèvres. « Simon, t'as pas besoin de dire ça juste pour me remonter le moral. »
Simon attrape le visage de Soap, oblige le brun à le regarder sans détourner le regard. « Je ne dis pas ça pour te faire sentir mieux. Je le pense vraiment. Tu me plais John MacTavish. Sincèrement. »
Simon relâche doucement le visage de Soap et se recule légèrement. Il commence à déboutonner sa chemise. Soap, l'observe confusion. « Simon ? »
Le blond continue à défaire les boutons de sa chemise, révélant peu à peu sa poitrine. Soap ne peut détacher son regard de ce spectacle. Alors que Simon lui montre les cicatrices qui marquent sa peau. Certaines sont fines et discrètes, tandis que d'autres sont épaisses et irrégulières. Il y a des marques sur son torse, sur ses bras, et même quelques-unes sur la base de cou.
Soap est sans voix. Il ne sait pas comment réagir, mais ce qu'il voit dans les yeux de Simon lui brise le cœur. La vulnérabilité est clairement perceptible dans les yeux bruns alors qu'il dévoile une partie de lui qu'il garde habituellement cachée.
« Johnny, » murmure Simon d'une voix douce, « Je suis pas un mec bien. J'ai fait des trucs qui me rendent pas fier, des trucs que j'aimerais bien oublier. Je suis pas parfait, et je veux pas que tu t'imagines le contraire. »
Soap fixe les cicatrices sur le corps de Simon. Il est touché par cette confidence, par la confiance que Simon a placée en lui en partageant cette part de lui-même. Simon attrape la main de Soap, guidant ses doigts avec une douce fermeté vers une des cicatrices sur son biceps droit.
« J'ai obtenu celle-ci en Irak. Nous étions en mission, traquant un groupe d'insurgés. La nuit était censée être de notre côté, enfin, c'est ce qu'on pensait. Puis, on est tombé dans une embuscade, c'est devenu un putain d'enfer. Une balle m'a traversé le bras. »
Soap sent le renflement de la cicatrice sous ses doigts, essayant de s'imaginer la scène. La main de Simon le guide vers une série de cicatrices et de marques de brûlure, cette fois sur son torse.
« On rentrait à la base après un raid. Le convoi devant le nôtre a explosé. J'ai pris des éclats de shrapnel dans le thorax... Mon poumon ses affaissé, je serais mort asphyxié sans l'intervention de Logan Walker, mon sergent. »
Simon déplace doucement la main de Soap vers une cicatrice étrange et irrégulière sur ses côtes. « Et celle-ci... quand j'ai été capturé... et qu'ils m'ont torturé. Ils m'ont pendu par un crochet enfoncé entre mes côtes. J'ai souhaité mourir ce jour-là, mais ils ne me l'ont pas permis. »
Soap écoute en silence, sa main glissant sur les cicatrices de Simon, ressentant l'horreur que l'homme a traversée. Il ne sait pas quoi dire. Il se retient de lâcher les bêtises habituelles du genre « Je suis désolé » ou « Je comprends » parce qu'il sait bien que ce n'est pas ce que Simon a besoin d'entendre.
Simon a encore plusieurs autres cicatrices sur son corps. Cependant, l'une d'entre elles attire l'attention de Soap. Sans que Simon n'ait besoin de le guider, il glisse sa main vers le bas du cou de l'homme.
Le plus grand soupire, ses épaules s'affaissent légèrement lorsque Soap trace la cicatrice au bas de son cou.
Le blond regarde Soap avec des yeux emplis de tristesse, ses doigts caressant la cicatrice à son tour. Une douleur profonde transparaît dans son regard et il s'efforce de rassembler son courage.
« Durant ma captivité, ils ont... » Commence-t-il d'une voix faible, presque à contrecœur. « Ils m'ont forcé à me battre contre d'autres détenus. Des combats à mort. Les gardiens prenaient leur pied en pariant sur les gagnants. » Un rire dénué de toute joie s'échappe de ses lèvres alors que Simon se replonge dans cette période sombre de sa vie.
« Il y a eu un combat, un de ces putains de combats... Je voulais pas le faire, mais j'avais pas vraiment le choix. Mon adversaire... Il a essayé de m'étrangler avec un fil de fer. »
La voix de Simon se met à trembler, « J'ai réussi à me libérer… Je l'ai chopé par le cou, et je lui ai brisé la nuque. »
Les mots de Simon pèsent sur l'atmosphère comme une lourde chape de plomb. Soap peut sentir la douleur et la culpabilité qui étreignent Simon.
« Ce gars-là, Johnny, c'était... c'était Logan. Il était mon sergent, mon meilleur pote. On a traversé l'enfer ensemble, il m'a sauvé la vie plus de fois que je peux compter. J'étais censé veiller sur lui, le protéger. Il était sous mes ordres. Et je... je l'ai tué. »
Les mots pénètrent profondément dans l'âme de Soap, lui arrachant un frisson d'horreur.
« Quand je suis sorti de là, ils m'ont traité en héros, » continue Simon d'une voix presque absente, comme s'il parlait à travers un voile de douleur. « Ils m'ont collé une foutue médaille sur la poitrine. Comme si ça pouvait effacer tout ce que j'avais fait, ce que j'étais devenu. Je suis pas un héros, Johnny. Je suis un monstre. Un putain d'animal. »
Les mots de Simon résonnent dans la pièce comme un sombre requiem. Soap le regarde, la gorge serrée, sentant la douleur de son amant comme si elle était la sienne. Il peut voir dans les yeux de Simon la culpabilité, la honte, et la terreur de ce qu'il a dû faire pour survivre.
Soap serre l'épaule de Simon avec une douceur infinie, « Simon, t'es pas un monstre. T'as traversé l'enfer, t'as fait ce qu'il fallait pour survivre. Rien de tout ça était de ta faute. Logan, c'était pas ta faute. » Ses doigts épousent les courbes de l'épaule de Simon, exprimant par ce simple geste l'affection et le réconfort qu'il ressent pour l'homme qu'il aime.
Simon tente de s'éloigner du contact apaisant de Soap. « Comment peux-tu encore vouloir de moi après ce que je viens de te dire ? »
Soap ne le laisse pas s'échapper, bien décidé à lui faire face. Il attrape doucement le visage de Simon entre ses mains, ses yeux plongeant dans les siens. « Ce que tu viens de dire, ça change rien pour moi. Le Simon que je connais, c'est un homme fort, respecté et admiré. C'est quelqu'un de bien. T'as enduré des épreuves terribles, mais ça te définit pas. » Un sourire tendre se forme sur le visage de Soap. « Évidemment, t'as aussi le pire caractère mac galla que j'ai jamais vu, mais c'est une des raisons pour lesquelles je t'aime. »
Simon redressa brusquement la tête, regardant Soap droit dans les yeux. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? »
Soap, surpris et légèrement, nerveux face à la réaction de Simon, rit. « J'ai dit que tu as un caractère de merde, mon pote. Mais… »
Simon l'interrompit, fixant Soap avec une intensité brûlante. « Non, après. »
Un léger rougissement teinta les joues de Soap alors qu'il comprit enfin. « Oh, je... »
Simon le regarda en silence, attendant.
Soap prend une profonde inspiration, son cœur battant la chamade. Il répète d'une voix douce, « Je t'aime, Simon. »
Le regard de Simon s'adoucit, il prend le visage de Soap entre ses mains, et leurs lèvres se rejoignent dans un baiser tendre, presque désespéré.
Leurs lèvres se trouvent dans un échange ardent, unissant leurs bouches dans une danse enfiévrée. Les langues s'entrelacent, explorant chaque recoin de l'autre avec une intensité électrisante. Leurs souffles se confondent, une respiration rythmée par l'urgence du moment. Tout autour d'eux, le monde s'efface, les sons devenant sourds, les couleurs s'estompant. Le temps lui-même semble céder, comme s'il n'existait plus.
Les mains de Soap parcourent le corps de Simon avec une audace renouvelée, suivant les courbes et les marques sur le corps de son amant. Ses doigts glissent le long du dos musclé de Simon, s'attardant sur ses épaules, puis glissent plus bas, remontant, explorant le torse puissant et les hanches sculptées. Chaque contact est empreint d'une tendresse passionnée, un langage silencieux qui exprime plus que des mots ne pourrait jamais le faire.
Simon, en réponse à la passion de Soap, laisse ses mains glisser avec une ferveur équivalente, explorant chaque centimètre du corps de Soap. Il serre la taille du plus petit, l'attirant encore plus près, et ses doigts descendent le long de ses hanches, les paumes caressant le creux de ses reins.
Un gémissement s'échappe des lèvres de Soap lorsque Simon le plaque contre le mur, créant une onde de choc à travers leurs corps. L'air, déjà chargé de tension, devient subitement brûlant, imprégné d'une énergie magnétique qui les enveloppe.
Le mur froid presse contre le dos de Soap, contrastant vivement avec la chaleur du corps de Simon. Les doigts calleux explorent chaque contour de la peau de Soap avec une adoration avide, dessinant une topographie sensuelle.
« Simon, » il gémit lorsque la jambe de Simon glisse entre les siennes, exerçant une pression délicieuse sur son intimité. Les doigts agiles de Simon dévoilent sa peau, faisant disparaître les vêtements encombrants et révélant son torse frissonnant. Les dents du blond attaquent la peau de son amant, laissant des traces rouges et humides de salive dans leur sillage.
« Est-ce que tu sais à quel point tu me rends fou? » Simon relève la tête, ses yeux brûlants de désir fixés sur Soap. « Je veux entendre chaque soupir, chaque gémissement, chaque putain de son qui peut sortir de ta foutue bouche. Je veux tout de toi, Johnny. »
Soap, perdant toute retenue, répond d'une voix rauque, « Alors prends-moi, Simon. Prends tout. »
Simon, répondant à l'appel, explore chaque centimètre de la peau de Soap avec une intensité croissante. « Lâche-toi, Johnny. Fais-moi sentir à quel point t'en as envie. » Pour appuyer ses paroles, il frotta leur érection l'une contre l'autre.
Les sons enivrants emplissent la pièce alors que Soap succombe au plaisir, laissant échapper des gémissements provocateurs.
« Simon, » gémit Soap, ses doigts agrippant les cheveux blonds, « ne t'arrête pas. »
- J'ai pas l'intention de m'arrêter, Johnny. Pas avant de t'avoir complètement. »
Simon les guide à travers le petit appartement, jusqu'à atteindre la chambre où ils se laissèrent basculer sur le lit, leurs corps s'entrelaçant. Simon surplombe Soap avec toute sa grandeur, leurs corps pressés l'un contre l'autre. Les mains de Simon agrippent fermement les hanches de Soap, et leurs lèvres travaillent en tandem alors que le reste de leurs vêtements tombent.
« Lubrifiant? » demande Simon, et le brun, haletant, fait un signe de tête vers la table de chevet. Il observe Simon se pencher et fouiller dans le tiroir, regardant son visage changer quand il voit les godemichés et les autres jouets dans le tiroir.
« Bordel, » un grognement d'excitation sort de ses lèvres et il se penche pour embrasser furieusement Soap. « La prochaine fois. » Sa voix est grave, sauvage, remplie d'une promesse qui fait trembler la bite de Soap
D'un geste fluide, Simon dévisse le capuchon de la bouteille. Les yeux embués de désir, Soap observe Simon s'enduire les doigts d'une bonne dose de lubrifiant.
Un frisson parcourt le corps de l'écossais lorsque le doigt froid et mouillé appuie contre son entrée. Le doigt joue autour, taquinant le muscle brûlant sans le pénétrer. Soap bouge, cherchant davantage le contact qui pourrait enfin le soulager. Une main ferme agrippe sa hanche, l'obligeant à rester immobile. Il veut maudire Simon, mais les mots restent coincés dans sa gorge, se transformant en un long gémissement de plaisir lorsque le doigt de Simon s'enfonce enfin en lui.
Le toucher est exquis.
Rapidement rejoint par un deuxième doigt, Simon masse l'intérieur de ses chairs. Le blond touche cet amas de nerfs si sensibles en lui, et Soap s'agrippe aux draps à s'en faire blanchir les jointures.
« Si tu veux t'accrocher à quelque chose, ça sera à moi ou rien du tout, » déclare Simon en attrapant les bras de son amant et en le forçant à les enrouler autour de son cou.
Lorsque le blond ajoute un troisième doigt, Soap s'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. Il a l'impression que Simon est le seul ancrage qui l'empêche de se perdre dans les abîmes du plaisir.
Ce n'est pas comme la dernière fois qu'ils ont couchée ensemble. Les touches et les baisers de Simon sont plus doux, presque délicats sur sa peau. C'est presque comme si Simon cherchait non pas à le baiser, mais à lui faire l'amour.
Putain de merde... Simon lui fait l'amour.
Une boule de chaleur se forme dans le bas-ventre, et le cœur de Soap cogne à cette pensée.
Les doigts de Simon se retirent de lui. « Attends, Si, » arrête Soap une main sur le torse, alors que Simon tient de nouveau la bouteille de lubrifiant dans sa main. « Laisse-moi le faire. »
Les yeux de Simon s'assombrissent alors que Soap échange leur position, se retrouvant à cheval sur les cuisses du blond. Les yeux bleus parcourent le corps sous lui. C'est un spectacle captivant, et l'écossais ne peut s'empêcher d'admirer le physique du blond, passant ses paumes lisses sur son corps.
Simon n'est pas ciselé, ses muscles imposants sont recouverts d'une fine couche de graisse saine. Ses épaules sont larges, ses bras puissants, les pectoraux irrésistibles, mais avec beaucoup de choses à saisir, dans lesquelles enfoncer les ongles et les dents. Chaque aspect de Simon est parfait, depuis le tatouage sombre sur son bras gauche, aux poils clairs sur sa poitrine jusqu'aux cicatrices qui parsèment son corps.
Les mains de Soap glissent sur cette peau parfaite à sa façon avant d'attraper la bouteille de lubrifiant des mains du blond. Il en verse dans sa main et l'étale sur le membre de son amant. Il traîne paresseusement son poing de haut en bas sur la queue de Simon, le regardant avec ravissement ouvrir la bouche dans un halètement silencieux de plaisir.
Sans détacher son regard de celui de son amant, le brun amène le bout chaud et émoussé de l'érection de Simon effleurer son trou. Le feu dans ses veines atteint un nouveau sommet lorsqu'il s'empale sur le membre du blond.
La sensation est délicieuse, Soap peut sentir chaque centimètre entrer en lui, l'étirer. Il ne s'arrête pas jusqu'à atteindre le fond. Le brun teste une première poussée. Il roule les hanches dans un petit mouvement superficiel. Il sourit satisfait lorsque les yeux de Simon papillonnent sous le plaisir. Soap réitère le mouvement, buvant les réactions du plus vieux comme un homme assoiffé.
Ses mouvements, tout d'abord lents et délibérés, deviennent rapides et désespérés. Soap bondit sur la queue de Simon, s'empalant encore et encore sur la longueur du blond. Les mains de Simon s'agrippent à ses cuisses, les serrant à en laisser des marques alors qu'il accompagne l'écossais dans son mouvement.
Le rythme parfait de Simon s'enfonçant en lui s'arrête, et il se serait plaint s'il n'y avait pas eu la façon dont l'homme se redresse, pressant leurs torses l'un contre l'autre. Simon tend une main vers le visage du brun et écarte avec amour quelques mèches du mohawk collé au front couvert de sueur de Soap. « T'es magnifique. »
Simon l'embrasse, passe sa langue sur ses lèvres et Soap lui donne volontiers l'accès. Leurs langues se mélangent dans un ballet passionné. Ils ne se séparent que lorsque leurs poumons crient pour un accès à l'air.
Simon fond sur le cou de Soap, déposant une série de baisers sur sa jugulaire et à la base de sa mâchoire. « Laisse-moi te prendre, Johnny. Je veux te faire du bien. »
Il ne peut rien faire d'autre que hocher la tête. Simon inverse leur position, faisant basculer Soap en arrière. Il tire Simon dans un autre baiser, enroulant ses bras autour de son cou, forçant le grand blond à rester contre lui. Simon recule lentement puis s'enfonce en lui, s'enfonçant profondément et durement.
« Simon, » gémis bruyamment Soap, enfonçant ses ongles dans le dos du blond. « Putain. » Le plus grand le prend avec des poussées à la fois douces et profondes. Chaque poussée heurtant sa prostate. « Oui oui!
-T'aimes ça, bébé ? » murmure Simon, augmentant la puissance de ses coups. « Mon Dieu, tu me prends si bien. Si bon pour moi, si serré.
-Putain, oui, Si, plus ! » Il enroule ses jambes autour des hanches du blond, le poussant pour l'enfoncer encore plus loin. Les gémissements se mêlent à l'atmosphère chargée de passion, créant une symphonie de plaisir partagé. Simon, captivé par l'extase qui se dessine sur le visage de Soap, intensifie ses mouvements, cherchant à prolonger cet état de béatitude.
« Simon, » gémis Soap, ses doigts s'enfonçant dans le dos du blond, ses ongles raclant le tissu cicatriciel.
Simon répond avec une série de poussées profondes et contrôlées, « Johnny, » susurre-t-il, perdant momentanément ses propres mots dans le tourbillon de sensations.
Les deux hommes atteignent finalement l'extase, une explosion de plaisir qui les consume. Les corps tremblent sous l'effet du plaisir libéré, et un moment de silence suit, où le souffle haletant est la seule mélodie qui persiste.
Soap, encore enchevêtré avec Simon, laisse échapper un soupir satisfait. « Putain, Si, c'était...
-Je sais, bébé, » confirme Simon, souriant, les yeux brillants de satisfaction. Il se penche pour déposer un baiser tendre sur les lèvres de Soap.
