Chapitre 62 : Perte de contrôle
Dolores Ombrage n'était pas quelqu'un de stupide, elle pouvait clairement voir que quelque chose se tramait derrière son dos. Elle avait beau inscrire des décrets sur les murs encore et encore, rien n'y faisait. Les élèves semblaient animés par une joie plus qu'intense qui la perturbait au plus haut point. Après tout, c'était étrange pour des étudiants lambda que d'être aussi heureux avec l'ambiance lourde et pesante dans le château. Bien que cette ambiance ne s'amplifie qu'à son entrée dans une pièce.
- Pourquoi a-t-elle été aussi poli tout à l'heure, hein ? Demanda-t-elle à ses chats, s'attendant presque à une réponse.
La femme vêtue de rose ne s'était toujours pas remise de la politesse dont avait fait preuve Hermione à son égard pendant son cours. Elle était bien la première qui aurait sauté sur l'occasion pour créer des problèmes, alors pourquoi ? Ce souci lui resta en tête pendant un moment jusqu'aux BUSES. Ces dernières furent gâchées par les frères Weasley qui écopèrent d'une punition exemplaire. Cela était, à ses yeux, la preuve qu'une rébellion se préparait. La preuve qu'une mutinerie serait à l'œuvre dans son dos et elle ne pouvait l'accepter.
Elle s'infiltra alors dans les réserves de Severus Rogue afin de lui emprunter quelques ingrédients, lui permettant ainsi de créer du Veritasérum. S'il y avait bien une chose dans laquelle Ombrage excellait était la découverte de la vérité. Tout du moins, la vérité qui l'arrangeait.
Les uns après les autres, les élèves furent convoqués jusqu'à ce que les réunions de l'Armée de Dumbledore soient découvertes. Ombrage était aux anges, elle avait réussi à écarter le directeur de son poste et pouvait à présent agir à sa guise. Récupérant tour à tour les élèves attrapés dans la salle sur demande, elle arriva à Harry. Hermione savait pertinemment quelle devait intervenir, mais comment ? Cela faisait un moment qu'elle avait un mauvais présentiment qui se faisait de plus en plus concrets ce soir-là.
- Arrêtez ! Arrêtez ! Dis-lui Harry ! Cria Presque la sorcière.
- Me dire quoi ?
Harry était totalement perdu. Il ne savait pas de quoi parlait Hermione, ni où elle voulait en venir. Il tenta de jouer le jeu comme il pouvait.
- Hermione, on ne peut pas !
- On n'a pas le choix…
La jeune femme expliqua alors qu'ils avaient une arme créée par Dumbledore dans la forêt interdite. Elle devait leur servir à combattre Lord Voldemort ou à se défendre contre d'éventuels assauts du ministère de la magie. Ombrage rayonnait de joie. Enfin elle allait pouvoir montrer à tous que son précieux Ministre de la Magie avait raison au sujet de Poudlard. Elle suivit alors Hermione et Harry dans la forêt, suivant les pas de la jeune femme en la menaçant de sa baguette.
Le Rouge et Or n'était pas dupe. Il savait pertinemment qu'Hermione ne craignait pas du tout les sorts qu'Ombrage pouvait lui lancer quels qu'ils soient. Les petits cours supplémentaires qu'il avait eut avec Severus lui avait aussi appris à montrer le moins possible ses émotions. Il ne pouvait qu'avoir confiance à sa meilleure amie.
- Bon alors, où elle est cette arme ?
- On approche.
Hermione les avait amenés le plus loin possible de l'école, elle pouvait sentir qu'elle n'était pas très loin de craquer et voulait éviter de faire du mal à des élèves. La sorcière les avait conduit là où elle avait l'habitude de s'entraîner avec les mannequins de Dumbledore. Elle était loin de se douter que depuis son départ, les lieux avaient été repris par les Centaures.
- Hors de mon chemin, je ne veux pas avoir à faire face à des … Choses … De votre engeance ! Vous n'êtes fait que pour servir des sorciers, je vous ferais bannir de cette forêt.
Les Centaures, piqués au vif par de tels propos haineux, tentèrent d'attaquer l'envoyée du ministère mais cette dernière leva sa baguette vers eux et commença à en étouffer un sous le regard affolé de ses comparses et des deux élèves.
- Professeur, arrêtez, s'il vous plaît ! Hurla Hermione qui n'en pouvait plus de voir des gens souffrir devant elle.
Ce qui devait arriver, arriva finalement. Hermione s'engloba d'une aura noire et oppressante qui fit reculer tous les Centaures de présent et surpris Ombrage qui relâcha sa prise. Partant aux galops, ils laissèrent la Ténébreuse avec sa colère. Harry savait qu'il ne pouvait pas faire grand-chose dans l'état dans lequel elle se trouvait. Il aurait fallu qu'Henry soit présent. Seul une personne capable de la toucher droit au cœur pouvait la résonner.
Ombrage tenta tout ce qu'elle avait en mémoire pour affronter la lionne. Elle osa même utiliser le sortilège Doloris sans aucun succès. Harry ne pouvait dire si c'était dû au manque de puissance d'Ombrage ou à l'invincibilité visible de la brunette.
D'un pas lent mais décidé Hermione approcha d'Ombrage, l'empêcha de prendre les jambes à son cou en la faisant léviter de quelques centimètres, juste assez pour qu'elle n'ait plus aucun appui.
- Pi … Pi … Pitié ! Supplia Ombrage.
- J'aurais autant de pitié pour vous, que vous en avez eu pour nous.
Les mots de la jeune femme étaient mêlés à un grognement sombre et profond. N'attendant pas une seconde de plus, la Rouge et or récupéra le cœur de son adversaire avant de le lui faire observer. Une larme coula sur la joue d'Ombrage qui comprit qu'elle ne pourrait pas lui faire entendre raison.
La Ténébreuse écrasa son cœur d'une poigne de fer sans aucune hésitation. Harry ne pouvait que rester là, impuissant, regardant les ténèbres prendre totalement possession de sa camarade. Le corps d'Ombrage gisait à présent sur le sol. Voulant reculer légèrement, Harry fit craquer une branche d'arbre ce qui tourna l'attention d'Hermione sur lui.
- Mione, c'est moi ! C'est Harry. Dit-il d'une voix tremblante.
La sorcière s'approcha de lui, appuyée par la nuit qui l'enveloppait presque trop naturellement. Elle ne se stoppa que lorsqu'elle plongea son regard dans celui d'Harry. Depuis quand avait-il peur d'elle ? Le voir dans cet état la ramena à la raison. Retrouvant son état normal, Hermione se retourna et découvrit le cadavre d'Ombrage.
- Qu'est-ce que j'ai fait ….
Elle s'effondra sur le sol, laissant à son tour de longues larmes couler sur son visage.
Note : Bon, j'imagine que je vous dois des excuses pour autant d'attente, non ? Sachez qu'actuellement, j'ai jusqu'au chapitre 66 d'écrit sur 75. Je compte bien enfin finir mes deux FF en cours. En espérant qu'il y ait encore des lecteurs après autant d'année ! (navrée pour les fautes, je fais de mon mieux sans Beta)
