Chapitre 16 : On doit traverser avant que la tempête ne soit vraiment sur nous.
Kotone se leva de bonne heure le lendemain matin, fatiguée de sa nuit bien écourtée par son combat d'Arène contre Mortimer. Mais ça en valait la peine, le combat avait été très instructif, elle avait rempli plus d'une dizaine de pages de notes sur le type Spectre et sur Ectoplasma.
_ C'est vraiment un Pokémon fascinant.
Un reniflement dédaigneux la fit éclater de rire alors que son Noctali fraichement évolué secouait la tête d'un air important. Il était loin, le petit Evoli gris. Noctali arborait avec une fierté absolue ses anneaux bleus tranchant sur son pelage noir.
_ Tu es plus fascinant que n'importe quel type Spectre mon grand, ne t'inquiète pas. Et drôlement fort. J'ai encore pleins de choses à apprendre, c'est tellement excitant ! Et ce n'est pas en restant au lit que j'en apprendrais plus sur les Pokémon… Aller, en route !
Avec entrain, la jeune fille quitta sa chambre et se dirigea vers le réfectoire du centre Pokémon pour y manger et réfléchir à sa destination suivante. Rosalia se trouvait à la jointure de deux routes, l'une menant à l'est et Acajou, et l'autre à l'ouest et Oliville.
Elle n'eut pas à réfléchir bien longtemps, le bulletin météo annonçait un temps déplorable sur Acajou, des pluies diluviennes qui semblaient ne pas vouloir s'arrêter tombaient dans les environs. Elles avaient provoqué un petit glissement de terrain sans gravité, mais la route était en partie impraticable et les Pokémon Ranger du coin en interdisaient de toute façon l'accès jusqu'à ce qu'elle soit remise en état.
Kotone reconnu le visage de sa mère devant une coulée de boue lorsque le cameraman fit un tour d'horizon avant de revenir sur la journaliste envoyé sur place. Liam était avec elle, ce qui rassura la jeune fille. Elle pouvait continuer de courir la région sans se faire de souci, et dévora donc son petit-déjeuner sans plus prêter attention aux trombes d'eau s'abattant sur Acajou. Ça ne devait être rien de plus qu'un Leviator en colère, ils pullulaient dans le lac au nord du village, et la région était réputée pour être pluvieuse à cause de ces Pokémon. D'ici quelques jours, tout serait rentré dans l'ordre et elle pourrait aller chercher le badge du Champion d'Acajou.
En attendant, elle irait chercher ceux d'Oliville et Irisia.
_ Tu en penses quoi, Noctali, on va voir la mer ?
Son Pokémon répondit d'un cri enthousiaste qui amusa la jeune fille.
_oOo_
Rosalia était encore calme en ce début de matinée, le ciel bleu vaguement troublé par une brume matinale qui se dégagerait bientôt pour laisser la place à une belle journée. Kotone s'étira en respirant l'air encore frais. C'était agréable !
Moins agréable en revanche le cri qui s'éleva d'un bâtiment relativement proche. Kotone grimaça et se dirigea vers l'origine et reconnu le grand bâtiment traditionnel comme étant la salle de danse que lui avait montré Albert en lui faisant visiter la ville. La jeune fille entra, son Noctali grondant à l'épaule, prêt au combat.
La pièce spacieuse était agrémentée de coussins sur le sol de tatami, et d'une estrade de bois dans le fond où devait se produire les danseuses. Elles étaient cinq à s'y trouver, maintenues en respect par un sbire Rocket identifiable à son uniforme noir frappé d'un R écarlate. Elles ne craignaient pas son Smogo à l'évidence, mais plutôt le revolver qu'il leur agitait sous le nez en vociférant.
_ Dites-moi ce que je suis venu chercher ! Aller ! Parlez ! Parlez sales garces !
_ Tuez-nous si cela vous chante, mais nous ne vous dirons rien sur le rituel !
_ Ne me tente pas.
Kotone observa les danseuses vêtue de rouge, reconnaissant deux d'entre elles, celle aperçu à Mauville et l'autre guidée dans le bois aux Chênes. Celle qui avait défié le sbire était replète et devait avoir l'air candide quand elle n'était pas aussi effrayée.
La jeune fille réfléchit, hésitant entre intervenir courageusement ou partir et prévenir la police. C'était l'option la plus prudente, et celle qu'elle choisi. Sans bruit, elle recula.
_ Aïe ! Fais gaffe petite !
Le sbire Rocket se retourna alors que Kotone maudissait l'homme arrivé derrière elle et qu'elle avait percuté. Il fit feu et l'homme s'écroula, un morceau de crâne en moins, arraché par la balle. L'une des danseuses hurla.
_ Monsieur le directeur !
Kotone soupira, se retrouvant contrainte de prendre la première option. Elle vomirait plus tard. L'homme était semble-t-il le directeur de la salle de danse, et devait simplement venir travailler comme tous les matins. S'il était arrivé quelques secondes plus tard, Kotone aurait put sortir et rien ne se serait passé. Elle essuya le sang ayant giclé sur sa joue et préféra ignorer l'autre matière visqueuse qu'elle chassa d'une main alors que l'autre envoyait tous ses Pokémon au combat.
_ Neutralisez-le !
Elle se tourna vers les danseuses regroupées, tremblant les une contre les autres.
_ Allez chercher la police ! Je ne suis qu'une gamine de seize ans, vous croyez vraiment que je vais faire son boulot et arrêter ce type ?!
La danseuse la plus âgée, celle possédant des mèches grisonnantes dans son chignon noir, réagit la première et parti en courant. Un coup de feu claqua mais la balle se perdit dans le plafond, défiée par un formidable coup de tête de Feurisson. Noctali bondit sur le sbire et le mordit férocement à la main. Togepi s'approcha de ses petits pas hésitants et arracha l'arme de la main blessée de l'homme. Lainergie attrapa le Pokémon rond et se précipita vers leur Dresseuse alors que Lokhlass s'affaissait à moitié sur le sbire pour l'empêcher de se relever.
Kotone récupéra le revolver et le regarda d'un air absent.
_ Ah bah si on dirait… la gamine de seize ans a fait le boulot des flics…
Elle releva les yeux vers son équipe et leur sourit doucement.
_ Ou plutôt, vous avez fait le boulot des flics !
_oOo_
_ Nous avons votre numéro, nous vous contacterons si nous avons besoin de plus amples informations. Vous pouvez y aller, mademoiselle.
Kotone laissa échapper un profond soupir alors que les agents de police la laissaient enfin repartir, après plusieurs heures à l'écouter répéter encore et encore la même chose sur le déroulé des évènements. Si elle avait laissé la nausée l'envahir la première fois, elle avait tellement revécu la scène de la mort du directeur de la salle de danse qu'elle lui paraissait désormais tout à fait banale. C'était sans doute assez affreux de penser ainsi, mais mieux valait ça plutôt que de courir s'enfermer dans une chambre pour ne plus en sortir. De toute façon, elle ne le connaissait même pas, et sa vie à elle continuait. Elle laissait le soin aux danseuses de pleurer leur directeur.
La jeune fille regarda l'heure et soupira à nouveau. Tant de temps perdu à cause de cette Team Rocket !
_ Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien vouloir trouver dans une salle de danse ? Une prédiction ? Elle ne doit pas voir l'avenir si bien que ça, la prêtresse, elle aurait vu ce type venir sinon. Aller, en route, je n'ai plus de temps à perdre !
Elle sourit et caressa son Noctali avant de se remettre en marche. Elle prit la porte de l'ouest, celle qui séparait Rosalia de la Route 38.
C'était une longue route droite s'étendant vers l'ouest, cernée par de hauts arbres comme la plupart des autres chemins de la région. De nombreux Dresseurs s'y promenaient, puisque la route vers Acajou était fermée jusqu'à nouvel ordre. Kotone se fit un plaisir de tous les affronter, d'observer leurs Pokémon, toutes les façons de combattre qu'ils avaient, leurs traits commun, leurs particularités, toutes ses petites choses fascinantes qui faisait qu'elle ne se lassait jamais de combattre. Son équipe aussi. Elle les envoyait à tour de rôle, n'épargnant même pas le petit Togepi qui était étonnamment rapide pour sa corpulence ronde, et sa petite taille le rendait difficile à toucher.
La Route 38 faisait un coude avec la Route 39, qui elle partait droit vers le sud, au niveau d'un ranch d'Ecrémeuh aux pâturages s'étendant à perte de vue. Kotone s'arrêta au bord de l'un d'eux, s'appuyant sur la barrière, son éternel carnet de notes à la main, inscrivant sur ses pages tout ce qu'elle pouvait observer sur le paisible troupeau de Pokémon ruminant avec paresse. Si elle était venu ici en plus tôt, elle n'aurait peut-être pas eut autant de mal avec l'Ecrémeuh de Blanche.
_ Ce ranch est une mine d'informations, c'est fascinant !
_ Tu aimes les Ecrémeuh, donzelle ?
La jeune fille se retourna et observa l'homme au ventre rebondit se tenant derrière elle, un large sourire avenant sous son chapeau de paille, une fourche en travers de l'épaule et un Arcanin assit derrière lui, sans doute pour garder les troupeaux et éloigner les importuns du ranch.
_ Non, je déteste ces Pokémon, mais je les trouve tout de même très intéressant.
_ Intéressant, ils le sont ! Ici on les élève pour leur lait.
_ Et leur viande, je suppose, mais les gens n'aiment jamais se rappeler qu'ils mangent des Pokémon.
_ J'évite de le préciser, ça fait fuir la clientèle. Mais tu as raison, et tu ne trouveras pas de viande d'Ecrémeuh de meilleure qualité que la nôtre ! Le Ranch Meumeu est ce qu'il y a de mieux !
Kotone sourit et regarda les Pokémon dans le pré.
_ Celui prêt de l'abreuvoir est malade.
L'homme releva son chapeau de paille et observa le Pokémon désigné par la jeune fille.
_ A quoi tu vois ça ?
_ Sa queue. Elle traine par terre.
_ Tu t'y connais… Oui, on traite cet Ecrémeuh en ce moment. Il est resté longtemps à l'étable et on commence seulement à le faire sortir un peu. Il n'est plus contagieux pour les autres, mais encore assez faible. Heureusement qu'un Dresseur avait un bon stock de baie Oran à nos vendre pour le soigner !
_ Les baies sont souvent efficaces, les Pokémon sauvages les utilisent aussi pour se soigner.
Deux petites filles, des jumelles, arrivèrent en courant, sautant avec entrain sur l'Arcanin jusque là impassible qui feignit la blessure mortelle à grand renfort de cris surjoués, faisant rire les fillettes aux éclats.
_ Papa ! Maman elle dit qu'il faut rentrer les Ecrémeuh !
_ Oui ! Maman elle dit qu'il va faire plein de vent et de pluie bientôt et qu'ils tomberont tous malades sinon !
_ Votre mère ne se trompe jamais sur la météo… Son Morphéo et son Ceriflor doivent l'aider cela dit. Aller, laissez donc Arcanin tranquille, il a du boulot !
Les deux petites filles s'écartèrent du Pokémon qui se redressa en se secouant. Il s'élança par-dessus la clôture pour courir après les Ecrémeuh, les guidant comme un berger vers le bâtiment visible un peu plus loin.
_ Tu vas loin, donzelle ?
_ Jusqu'à Oliville.
_ Tu n'y arriveras pas avant plusieurs heures, et si ma femme dit que le temps tourne au vinaigre, ça risque d'être dangereux de se trouver sur la route. Et la nuit ne va pas tarder à tomber, ça n'arrangera rien. Tu peux passer la nuit au ranch si tu veux, nous faisons chambres d'hôtes, et nous avons justement de la place.
Kotone prit le temps de la réflexion, le ciel d'un bleu limpide ne lui paraissant pas menaçant. Mais l'homme avait parlé d'un Morphéo, et Kotone savait ce Pokémon plus fiable qu'un baromètre, changeant d'apparence en accord parfait avec la météo. Et les Ceriflor se cachaient dès que le soleil disparaissait. Pour que celui du ranch se cache alors qu'il brillait encore, c'était qu'il devait sentir le temps tourner.
_ D'accord, j'accepte. Merci !
_oOo_
Le vent se leva durant la nuit, un vent fort, violent, qui venait de la mer toute proche, apportant une pluie glaciale, soulevant des vagues énormes frappant le rivage bien plus loin qu'à l'ordinaire.
Silver les regardait se fracasser contre une digue en béton protégeant Oliville. La nuit était noire, totalement noire, et ce n'était pas normal. Le phare de la ville aurait dut briller de tout son éclat pour prévenir les bateaux des récifs tout proches, et plus dangereuses encore, des Tourb'Iles, une zone renommée pour son taux de naufrages affreusement élevé provoqué par les courants contraires et les tourbillons marins. Des légendes entouraient cet endroit mortel, mais Silver n'y avait jamais prêté attention.
Le jeune homme se détourna du phare éteint et prit la direction de la sortie ouest d'Oliville, celle qui donnait sur une plage et un chenal. Il était arrivé tôt le matin-même en ville, mais la Championne était aux abonnés absents, et ses challengers se voyaient poliment envoyés à Irisia, de l'autre côté du chenal. La mer s'agitant, la traversée était interdite par les autorités maritimes de la ville, et de nombreux Dresseurs étaient repartis s'entrainer sur les Routes 38 et 39, à défaut de pouvoir aller plus loin. Silver avait prit son mal en patience, et maintenant que la ville était plongée dans le noir, il pouvait y aller. Il appela son Nosferalto, qui n'avait pas besoin de beaucoup de lumière pour s'orienter. L'infirmière du centre Pokémon avait traité Silver de tous les noms lorsqu'il lui avait apporté son Pokémon après l'avoir tabassé. Il se moquait éperdument de son avis, l'avait saisie par son horripilante coiffure rose et li avait fait comprendre qu'elle avait tout intérêt à remettre son Pokémon sur pattes le plus rapidement possible. Elle l'avait fait, et il avait put repartir en ignorant ses suppliques de ménager Nosferalto quelques jours.
_ Aller, tu vas te rendre utile, on doit traverser avant que la tempête ne soit vraiment sur nous.
Son Pokémon pourrait le porter par-dessus le chenal, Silver ne lui laissait de toute façon pas le choix. Puisque tous les Dresseurs étaient coincés à Oliville, il pourrait défier sans attendre le Champion d'Irisia. S'il était bien d'accord avec Kotone sur un point, c'était qu'il ne voulait pas perdre son temps.
Secouant la tête pour chasser le nom de la jeune fille de son esprit, il saisi durement son Pokémon par les pattes et lui donna le signal du départ. Son Nosferalto lui lança un regard haineux et s'éleva, affrontant les bourrasques avec courage. Silver ne voyait pas ce courage, n'imaginant pas son Pokémon en être pourvu.
_oOo_
Kotone se leva de bonne heure, après une nuit difficile. La pluie martelait le toit du ranch Meumeu comme elle l'avait fait toute la nuit. La jeune fille prit son petit déjeuner avec la famille tenant le ranch, et deux Dresseurs, un garçon et une fille, logés pour la nuit comme elle.
Elle fut la première à reprendre la route, consciente que le mauvais temps ne s'arrêterait pas de si tôt. Elle prit la direction d'Oliville, passant par la route 39. Il n'y avait pas un Dresseur dehors, ce jour-là, mais les Pokémon sauvages pullulaient dans les hautes herbes sans se soucier de la pluie. Kotone ne compta pas ses heures pour les observer, se courbant par-dessus son carnet de notes presque plein pour le protéger de la pluie. Elle retint machinalement sa gavroche blanche pour empêcher une bourrasque de l'emporter tout en regardant avec intérêt un Tauros foncer contre un arbre, faisant tomber un Hoothoot furieux des branchages. Elle rit tout bas en voyant le Pokémon oiseau poursuivre le bovin en poussant des cris outrés.
_ Les Pokémon sont des créatures vraiment incroyables…
_ Je suis tout à fait d'accord !
Kotone leva les yeux, intrigué autant par la voix que par l'interruption de la pluie juste au-dessus d'elle s'accompagnant d'un son martelant sourd.
Un homme se tenait juste au-dessus d'elle, vêtu d'un imperméable marron assorti à son chapeau à bord large et à son parapluie qu'il tenait avec galanterie au-dessus de la jeune fille. Ses cheveux grisonnaient tout autant de son épaisse moustache.
_ Moi aussi, je suis un passionné de Pokémon. Je faisais comme toi dans ma jeunesse, je passais mon temps à les observer. Que de souvenirs ! Je m'appelle Baoba. Il y a quelque années, je m'occupais du parc Safari de Parmanie dans la région de Kanto ; mais tu sais, le monde change, de nouvelles modes naissent et meurent, et puis, un jour, on m'a dit que c'était passé de mode. Mon Safari ! Tu te rends compte !? Je devais faire quelque chose ! Je suis allé à l'étranger pour étudier, puis j'ai décidé de créer un nouveau parc Safari à Irisia ! Je suis sûr qu'on s'est rencontrés pour une raison, aujourd'hui ! Il faut que tu viennes le voir lorsqu'il sera ouvert ! Tu as un Pokématos ? Donne-moi ton numéro, je te préviendrais ! Je t'offrirais même le premier safari !
Kotone observa l'homme avec la curieuse impression de se voir elle-même. Il avait la même passion obsessionnelle qu'elle pour les Pokémon, la même façon de les chercher du regard et de s'emporter en parlant d'eux.
_ Avec plaisir !
_ Parfait !
Ils échangèrent leurs numéros et restèrent sous le parapluie à observer les Pokémon en échangeant ce qu'ils savaient, en parfaits maniaques qu'ils étaient.
Kotone finit par reprendre son chemin, profitant d'une brève accalmie.
Elle arriva à Oliville sans vraiment savoir quelle heure il était, le ciel lourd et bas, d'un noir inquiétant, rendait difficile d'évaluer le moment de la journée. Elle avait faim, c'est tout ce qu'elle savait, et un solide repas ne serait de trop ni pour elle, ni pour ses Pokémon. Elle trouva un petit restaurant dépourvu de clients, et réalisant qu'il était quinze heures passé, elle comprit que c'était normal. Elle dévora le plat du jour, une soupe de Pokémon poissons accompagnée de pain. Rien de tel pour se caler le ventre et se réchauffer. Ses Pokémon engloutirent leurs propres gamelles avec autant d'enthousiasme qu'elle, sous l'œil ravi du cuisinier.
_ Ça fait plaisir de voir une assiette se vider aussi vite ! Si vous voulez vous resservir, n'hésitez pas !
Kotone lui tendit son assiette, les joues gonflées par la soupe qu'elle n'avait pas encore avalée. Elle ressemblait à un Pokémon rongeur comme on en trouvait dans d'autres régions. Le cuisinier se mit à rire et la resservi avec plaisir. Elle mangea plus lentement en prenant le temps de savourer son repas.
_ Alors, dites-moi ce qui vous amène à Oliville par une tempête pareille ?
_ Je viens défier la Championne Jasmine.
_ C'est mal parti, le Pharamp de notre phare est tombé malade, et Jasmine reste avec lui.
_ J'irais la défier en haut du phare, ce n'est pas grave.
Sa décision prise, Kotone enfourna une autre cuillère de sa soupe avec un appétit vorace. C'était qu'il fallait prendre des forces avant d'aller affronter une Championne spécialisée dans le type Acier !
