Et voilà la fin !
Merci d'avoir lu cette histoire jusqu'au bout. J'espère que vous l'avez apprécié !
N'hésitez pas à me laisser votre avis en review ou en mp et merci à tout ceux qui prendront le temps de le faire !
Draco était épuisé. Cela faisait presque deux semaines qu'il avait laissé Harry à l'infirmerie, sans être capable de, ne serait-ce que, prendre de ses nouvelles. Soupirant légèrement, il jeta négligemment son sac à l'entrée de sa chambre. Sa cape atterrit, quant à elle, sur son bureau. Après s'être passé les mains sur le visage, il remarqua que la lumière était différente. Quelque chose l'obstruait. Levant les yeux vers la fenêtre, il y vit quelqu'un de dos, les yeux perdus sur le paysage.
- Harry ? Balbutia Draco, n'y croyant pas ses yeux.
Surpris à l'entente de son nom, le garçon se tourna. Il fit un léger sourire à Draco et s'approcha de lui. Il l'enlaça immédiatement, lovant son visage dans son cou.
- Je t'aime, fut tout ce qu'Harry réussit à dire.
Et ce, malgré tout ce qui lui traversait l'esprit. Tétanisé, Draco mis un instant à réagir avant de repousser Harry. Au début, celui-ci crut que c'était une réaction dû à sa bêtise. Que Draco était en colère contre lui, et il l'aurait parfaitement compris, mais l'expression sur le visage de l'adolescent ne collait pas. Bras serrés contre lui et tremblant de tout son corps, Draco peinait à respirer, le nez obstinément tourné vers le sol.
- Draco ? S'inquiéta Harry. Draco qu'est-ce qui t'arrives ?
Il tendit la main vers lui, mais Draco le repoussa vivement, le regardant dans les yeux pour la première fois.
- Me touche pas ! Cria-t-il.
Sa voix laissa transparaître sa peur. Tout ça n'avait définitivement rien à voir avec son geste désespéré. Comprenant enfin, Harry sentit la colère revenir en lui. Il la chassa aussitôt, parce que ce n'était pas à eux qu'ils devaient penser dans l'immédiat. Serrant les bras de Draco de ses mains, Harry chercha son regard.
- Regarde-moi, quémanda-t-il. Draco regarde-moi !
Celui-ci avait beau se débattre, Harry ne lâcha rien.
- Tu n'as rien fait ! Explosa-t-il.
Quand il sentit et vit Draco se figer, il desserra légèrement sa prise.
- Draco, tu n'as rien fait de ce dont ils t'ont accusé, dit-il plus doucement.
- Je…
Harry ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit.
- Je me souviens de tout, révéla-t-il, parce qu'il jugeait l'information extrêmement importante et qu'il n'avait, de toute façon, aucune envie de la cacher. Tu n'as jamais eu le moindre comportement déplacé. Pas un geste, pas un mot, même pas un regard.
Draco leva des yeux embués vers lui. Harry lui souriait gentiment, même s'il avait l'air triste.
- Je suis désolé que tu aies dû endurer ça à cause de moi.
Pinçant les lèvres, Draco attendit la suite. Il n'avait pas envie de parler et ne savait de toute façon pas quoi dire.
- Tu n'aurais pas pu mieux faire, continua Harry. Si tu savais à quel point tout ce que j'ai vécu pendant ces quelques mois a été extraordinaire.
- C'était…, souffla Draco sans pouvoir finir.
- Affreux, comprit Harry. Oui. Mais, si le fait de l'entendre des autres n'a pas suffis, entend-le de moi. Draco, tu n'as rien fait de mal. Jamais.
Laissant couler les larmes qu'il avait gardé tout ce temps par fierté, il se laissa enlacer par Harry. Cette fois, il glissa ses bras autour de sa taille et s'accrocha à lui.
- Si tu oses me refaire un coup pareil, je te jure que je te tue de mes propres mains, menaça-t-il contre son épaule.
Harry pinça ses lèvres pour s'empêcher de sourire et le serra plus fort.
- Est-ce que tu as seulement la moindre idée de la peur que j'ai eu ? Le sermonna Draco en se décollant.
- Je te demande pardon, souffla Harry, maintenant honteux.
- Imagines-toi ce que j'ai pu ressentir quand je t'ai vu tomber, d'un seul coup. Si t'avais réussi ton coup, je n'aurais même pas pu te dire au revoir.
Les larmes étaient revenues embrouiller sa vue, mais pas pour la même raison.
- Ce n'était pas contre toi…
- Peut-être pas, répliqua Draco, mais c'était en partie ma faute et je le sais bien.
Bon. Leurs retrouvailles avaient pris une direction qu'Harry aurait voulu éviter mais puisque le sujet était lancé… Il prit la main de Draco et l'amena s'asseoir sur le canapé.
- Si tu savais comme je m'en veux, reprit Draco une fois assis. Je n'avais pas réalisé ce que tu vivais. Je n'avais même jamais pris le temps d'essayer de me mettre à ta place et ça me hante. Je suis désolé ne pas avoir été là pour toi comme j'aurais dû l'être. Au lieu de ça, j'ai préféré me disputer avec toi pour des idioties.
Les mains sur le visage, il soupira de lassitude. Même s'il aurait préféré retrouver son petit-ami – ou ex petit-ami, il n'en savait trop rien – de façon plus heureuse, il était bien décidé à jouer cartes sur table et à mettre son cœur à nu. Il était temps maintenant. Un peu hésitant, Harry prit l'une des mains de Draco dans la sienne et la serra.
- Moi aussi je suis désolé, dit-il.
- Et de quoi ? Le coupa Draco avec un ricanement nerveux. D'avoir voulu qu'on se préoccupe de toi et pas juste de l'élu ? Tu as beau avoir fait quelque chose d'incroyablement stupide, tu n'as rien à te reprocher, Harry.
Harry se mordit la commissure des lèvres pour ne pas sourire. Il enlaça ses doigts à ceux de Draco et fut heureux de voir qu'il ne le rejetait pas.
- Oui, mais peut-être que si j'avais essayé d'en parler…
- Peut-être que si on n'avait pas été aussi con et aveugle, termina Draco.
Étrangement, le malaise qu'il ressentait était toujours là, mais très loin. Étouffé par tout le reste. Par la joie de retrouver Harry, qu'il ait ouvert les yeux, par le soulagement de pouvoir discuter avec lui et par l'espoir qu'il avait qu'ils puissent se réconcilier.
- J'ai eu vraiment peur, avoua Draco. J'ai cru que je t'avais perdu.
Harry releva le nez vers Draco dont les yeux étaient rougis. Bien que ce soit désagréable pour Draco de montrer ses faiblesses, il estimait que sa relation avec Harry en avait besoin. Que c'était nécessaire s'il voulait repartir sur de bonnes bases avec lui.
- Je ne voulais pas te faire de mal. Je voulais juste me sentir mieux. J'ai été égoïste.
- Dans ce genre de situation, on pense rarement à ceux qui restent.
Doucement, rendant son petit sourire à Harry, Draco commença à caresser le dos de sa main.
- Je suis désolé de m'être comporté comme un con. Pendant que tu n'étais pas là, j'ai eu tout le temps du monde pour réfléchir. Et ça te paraîtra peut-être pitoyable, mais j'ai sans doute un peu cherché à me rattraper en m'occupant de toi.
Harry eu un sourire plus franc.
- Pour moi, ça n'a pas d'importance que tu aies cherché à te racheter en prenant soin de moi. Tu m'as inlassablement lu la même histoire. Tu m'as laissé dormir avec toi quand je faisais des cauchemars ou que je mouillais mon lit.
- Tu…
- Je me souviens de tout, confirma Harry. Et c'est pour ça que je veux que tu y croies toi aussi : tu ne m'as pas fait le moindre mal. Au contraire ! Grâce à toi, et un peu à Cho et Dobby, j'ai vécu la vie dont j'avais toujours rêvé quand j'étais petit.
Draco se sentit ému par ses mots.
- Avoir quelqu'un qui ne me crie pas dessus à longueur de journée, ou qui s'intéresse à moi, c'était tout ce que je demandais. Tu n'avais même pas besoin de me pourrir comme tu l'as fait, s'amusa Harry en désignant la caisse de jouet qui n'avait pas encore bougée.
Gêné, Draco préféra ne pas relever.
- Tu n'imagines pas à quel point ça a compté pour moi de pouvoir manger tout ce que je voulais. Ou de prendre un bain. J'aurais voulu que toute mon enfance soit à l'image des quelques mois que j'ai passé ici avec toi.
- Arrête, tu vas me faire chialer, râla Draco, les faisant rire tous les deux.
Lâchant la main d'Harry, il préféra s'installer sur le canapé de façon à être assis face à Harry. Curieux, Harry prit la même position.
- Tu te souviens vraiment de tout ?
- Certaines choses sont un peu floues mais oui.
- Donc tu te souviens de la grande salle…
Harry posa sa main sur le bras de Draco et y fit quelques mouvements.
- Je me souviens de ce à quoi j'ai assisté, oui. Pour le reste, Dobby s'est fait un honneur de tout me raconter.
- Je n'en reviens pas qu'ils soient allés aussi loin. Je veux dire… J'avais beau savoir que tout était faux je me suis senti abominable !
- Ne le prends pas mal, mais Cho m'en a parlé.
Draco leva les yeux au ciel. Il aurait dû s'en douter.
- Et tu sais quoi ? Reprit Harry. Je pense que ta réaction aurait été celle de n'importe quelle personne saine accusée d'une chose aussi horrible.
- T'es sérieux ? S'étonna Draco.
- Ça va peut-être te paraître exagéré, mais je trouve ça normal que tu aies eu du mal à m'approcher après ça. Et même si le petit moi s'est rendu compte que tu étais distant et en a été triste, lui aussi savait que tu ne lui avais jamais fait de mal.
- Tu avais remarqué alors, s'en voulut-il.
- Un peu, oui, plaisanta Harry. Mais, à ce moment-là, Cho m'avait expliqué comme elle a pu que ce que t'avais dit Ron et Hermione était vraiment méchant et que tu avais besoin d'un peu de temps pour aller mieux.
Draco lâcha un sourire avant de regarder Harry dans les yeux.
- Qu'est-ce qu'on aurait fait sans elle, hein.
- Je te le fais pas dire ! Rit Harry.
Il l'accompagna quelques secondes, se sentant plus léger.
- Je suis vraiment content que ce soit à toi que Dumbledore m'ait confié. Et je suis aussi bien content de me souvenir de tout. Je l'ai vécu comme le plus beau des rêves. Tu as été vraiment génial.
- Eh bien, j'ai été un petit-ami plutôt minable pendant des mois alors c'était le moins que je puisse faire.
Voulant le contredire mais n'osant pas, et se doutant que ça ne changerait probablement rien, Harry se tut.
- Harry, appela Draco après un long silence.
- Hm ?
La façon dont Draco le regardait fixement le mettait mal à l'aise. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir dire ? Il espérait seulement que ce ne serait pas quelque chose de trop négatif.
- Je t'aime. Tu es de loin la personne la plus importante de ma vie et je me sens nul d'avoir eu besoin de telles circonstances pour en prendre pleinement conscience. Alors, je voudrais te dire que, dans le cas où tu voudrais toujours de moi et qu'on reprendrait notre histoire là où elle s'est arrêtée, je ne te parlerais plus de mes envies.
Harry ouvrit légèrement la bouche, surpris. Il s'apprêta ensuite à répondre mais Draco le coupa dans son élan.
- Ça reste une étape que je voudrais franchir avec toi, mais j'ai bien compris que toi, non. Que ce soit parce que tu ne veux pas ou que tu n'es pas prêt, je n'en sais rien, mais je ne l'aborderais plus non plus. Tu as tes raisons et, au fond, ça ne regarde que toi.
Cette déclaration fit chaud au cœur d'Harry. Il l'avait longtemps espérée. Pas forcément en ces mots, mais le principal y était.
- C'est ça le plus important, continua Draco en les désignant à tour de rôle. Le fait de s'aimer et que notre relation aille bien.
Harry lui sourit sincèrement.
- J'espère qu'un jour, tu pourras me pardonner.
- Il n'y a rien à pardonner, répondit Harry. Je ne t'en ai jamais vraiment voulu.
Draco perdit toute son assurance d'un coup, sous le choc.
- En fait, révéla Harry en se repositionnant sur le canapé, je te comprenais. J'étais plus en colère qu'autre chose, que tu ne me laisses pas tranquille avec ça. Mais je savais que j'étais égoïste en refusant de tout te dire, et que ça mettait notre relation en péril.
« De tout te dire ». Ce morceau de phrase résonna encore et encore dans la tête de Draco. Alors il avait eu raison ? Harry lui cachait bien quelque chose. Pourtant, il n'en fit pas la remarque et respecta sa parole en ne disant rien. Si Harry voulait lui confier quelque chose, alors il le ferait de lui-même, sans qu'il l'incite à quoi que ce soit. Agité, Harry réfléchissait à toute vitesse.
- Je…
- Harry, coupa Draco. Si tu ne veux pas le dire, ne le dit pas. Tout ce que je veux, c'est que ça aille de nouveau entre nous.
- Garder un secret, ce n'est pas une bonne idée.
- Tu as tout le temps que tu veux pour le révéler.
Harry prit le temps de respirer pour mettre de l'ordre dans ses idées.
- J'avais peur, dit-il enfin. J'avais peur que ce soit la seule chose que tu veuilles de moi et qu'une fois que je te l'aurais donné, tu me laisse tomber.
- Harry.
- Je t'aime vraiment alors j'avais peur de te perdre ! Je préférais qu'on se dispute mais que tu restes avec moi, même si toi, tu ne m'aimais pas.
- Non mais tu es complètement idiot ma parole ! S'écria Draco, faisant sursauter Harry.
Draco semblait affligé. Ce qui soulageait au moins Harry de sa peur d'avoir fichu sa relation en l'air et de tout perdre. Se pinçant l'arête du nez, Draco prit le temps de se calmer.
- Tu crois sincèrement que si je voulais simplement coucher avec toi, j'aurais supporté des mois de disputes interminables ? Tu ne penses pas qu'au bout d'un moment, j'en aurais eu marre et je serais allé voir ailleurs ?
Devant cette évidence, Harry resta bouche-bée.
- C'est vrai que je ne dois pas donner l'impression de quelqu'un de sérieux dans mes relations, mais je t'aime et c'est pour ça que je sors avec toi. Crétin !
- Je suis un crétin, répéta Harry.
- Je ne te le fais pas dire !
Un silence s'installa entre eux, alors Harry en profita pour parler de quelque chose qui le taraudait.
- Tu sais, par rapport à eux, tenta-t-il doucement.
Voyant que Draco se méfiait mais ne le faisait pas taire, Harry continua.
- Ce retour en arrière m'a permis de faire le tri. Maintenant, je sais qui sont mes amis. Ceux qui tiennent vraiment à moi. Comme Neville, Seamus et Dean qui ont prit ta défense.
- C'est une façon de voir les choses, accorda Draco.
- Et puis, j'ai gagné un oncle.
Comprenant à quoi il faisait référence, Draco explosa de rire, suivit par Harry.
- Ne le lui rappelle jamais, prévint Draco. S'il t'entend l'appeler « tonton Sevus » encore une fois, il va te faire la peau.
Ricanant toujours, Harry promis de garder cette blague entre eux.
- Au fait. Je me souviens de t'avoir dit qu'il y avait quelque chose entre lui et Neville.
- Ah oui, ça. Crois-moi, l'idée n'a pas du tout plus à Rogue.
- J'imagine, sourit Harry. En tout cas, j'en ai discuté avec Neville.
- Et ? Demanda Draco extrêmement curieux, un grand sourire aux lèvres.
- Et il se trouve que j'avais un super instinct quand j'étais petit !
Draco ouvrit la bouche en grand, n'y croyant pas. Il demanda plusieurs fois à Harry si c'était réel et Harry confirma qu'il avait réussi à arracher à Neville les sentiments qu'il éprouvait.
- Il m'a même dit que, puisqu'il avait l'intention d'étudier la botanique, il espérait qu'une fois sortie de Poudlard, ça le rapprocherait de Rogue. Voire même que ça lui permettrait d'obtenir un poste de professeur.
Draco n'en revenait pas. Il rit encore un bon moment avant de se glisser près d'Harry. Enlacé l'un à l'autre, ils profitèrent du calme de la pièce.
- Je voulais te demander, fit Harry au bout d'un moment.
- Hm ?
- Tout ce que tu m'as acheté. Les jouets et les vêtements, tu sais quoi en faire ?
Relevant la tête jusqu'à poser son menton sur l'épaule d'Harry, Draco prit le temps d'y réfléchir.
- À vrai dire, non. Pourquoi ?
- Parce que j'ai peut-être une idée.
Draco se redressa complètement, curieux. Qu'est-ce qu'il avait trouvé ? Après être passé par le bureau du directeur, à qui ils confièrent les jouets pour les offrir à un orphelinat, Harry et Draco prirent le chemin des cuisines, deux grands sacs en mains.
- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, dit Draco pour la énième fois. Heureusement que Kreattur n'est pas là !
- On peut toujours essayer, répondit Harry en se pinçant les lèvres à la mention de son elfe.
Une fois la porte ouverte, Dobby les accueillit joyeusement. Ils lui demandèrent de rassembler brièvement les elfes qui s'alignèrent tous comme ils purent.
- Alors voilà, se lança Harry. Je sais que vous êtes tous très contents de travailler au château et que vous n'êtes pas d'accord avec les choix de Dobby.
Presque tous les elfes jetèrent des regards noirs à celui-ci, lui reprochant d'être heureux de sa liberté et de l'étaler comme ça.
- Peu importe ! Fit Harry pour récupérer leur attention. Vous savez tous que j'ai vécu comme un petit garçon pendant quelque temps.
Les petites créatures hochèrent la tête.
- Et je voulais vous faire un cadeau.
Faisant un signe à Draco qui lui rappela qu'il n'était pas convaincu de son idée, ils déposèrent les sacs et les ouvrirent. Les elfes commencèrent à pousser des cris et des exclamations outrés.
- Attendez, stop ! Cria Harry pour se faire entendre. Laissez-moi parler !
Les elfes se turent mais le fusillaient des yeux.
- J'en ai discuté avec le professeur Dumbledore et il a dit que je n'étais pas votre maître, donc ces affaires que je vous donne ne font pas de vous des elfes libres.
Chuchotant entre eux, ils semblèrent chercher à savoir s'ils pouvaient lui faire confiance ou pas.
- Tout ça, c'est pour vous tous. Pour que vous puissiez mieux travailler dans certaines circonstances. Par exemple, si vous mettez ce manteau pour aller chercher des légumes dans les potagers, vous n'aurez pas froid, donc vous irez plus vite.
- Tu parles à des têtes de mules, souffla Draco qui voyait bien l'air méfiant des elfes.
- Chut ! Lui reprocha Harry. Vous savez quoi ? Ce n'est pas différent du linge que vous récupérez pour le laver. Et si vous ne me croyez pas, alors laissez tout ça dans un coin jusqu'à pouvoir demander au professeur Dumbledore si j'ai dit la vérité.
- Dobby croit en Monsieur Harry Potter, Monsieur ! Cria-t-il, indigné. Monsieur Harry Potter n'est pas un menteur !
- Oui, Dobby, merci, mais je ne suis pas sûr que ta parole suffise à tous les convaincre.
Après encore quelques minutes de négociations, Harry et Draco repartir, main dans la main.
- Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée.
- Peut-être. Par contre, fit Harry en s'arrêtant. Je peux garder ça ?
Il sortit une peluche de la poche intérieure de sa robe et l'agita légèrement à côté de son visage, avec un petit sourire.
- Je rêve, rit Draco. Bien sûr que tu peux le garder !
Avec un immense sourire, Harry l'embrassa tendrement.
- Merci.
Draco eut beaucoup de mal à ne pas extérioriser sa joie et son amusement. Quand ils arrivèrent devant les grandes portes pour dîner, une salve d'applaudissement s'élevèrent. La plupart des élèves acclamait le retour d'Harry. Gêné, il se tourna vers Draco qui avait eut le même mouvement. Il fallait croire qu'il ne passerait plus jamais inaperçu. Il en fut d'autant plus convaincu lorsque le flash de l'appareil photo de Colin se déclencha à quelques centimètres de son visage.
