Disclaimer : les personnages de cette histoire appartiennent TOUS à JK Rowling (et nous la remercions pour ça ^^)
Couple : HP/DM
Résumé partie 1 "L'éclat de l'âme" : Voldemort vient de tomber, la guerre est finie et un nouveau monde doit se construire. Mais Draco Malfoy cache quelque chose : sa marque des ténèbres étrangement posée sur son épaule gauche s'avère être un énième horcruxe. Harry, Hermione et Ron prennent en charge la protection du serpentard tout en cherchant le moyen de venir à bout du dernier morceau d'âme de Voldemort. Caché dans la tour Gryffondor, Draco doit supporter les douleurs infligées par l'horcruxe et les tentatives du trio. Il finit par maîtriser l'horcruxe et ses crises s'estompent. Il parvient même, en fin d'année, à passer les examens de l'école comme ses camarades.
Ses nombreux échanges avec Harry durant cette période les ont rapprochés et Harry l'intègre même, plus ou moins, à l'Armée de Dumbledore. Durant l'été qui suit, ils se rendent ensemble à Godric's Hollow pour voir la maison des Potter. C'est là qu'attendaient, cachés, les derniers Mangemorts en quête de vengeance. Voulant protéger Harry, Draco est atteint par un avada à sa place. Tout comme Harry avant lui, Malfoy vit une scène floue, étrange, en compagnie de son père pourtant mort quelques mois plus tôt. Il est dans les limbes. Il parvient à en sortir vivant.
Pendant ce temps, les derniers mangemorts ont été vaincu. L'horcruxe logé dans l'épaule de Draco est détruit. La paix peut enfin commencer.
Petit post it : Bonjour ! Et bien, voilà un looong moment que je n'étais pas venue par ici. Mais je vous l'avais promis, et même des années plus tard, je tiens toujours mes promesses. Cette histoire est la suite de "L'éclat de l'âme" (que je vous conseille donc de lire avant si ce n'est pas fait, et que je vous ai résumé juste au-dessus au cas où). "L'éclat magique" sera très très probablement ma dernière fanfiction. L'écriture prend tout doucement un autre virage dans ma vie et je place maintenant mon imagination au service de personnages bien à moi sur lesquels j'ai plein pouvoir ! (ça fait peur comme ça, mais en vrai je suis une auteure gentille) ^^
Cette histoire est écrite dans son intégralité, les 17 chapitres sont au chaud dans mon petit ordinateur. Je publierai deux chapitres par semaine, sans doute le vendredi soir ou samedi matin, pour vous offrir un petit moment de lecture en début de week-end ! Et sur ce, je vous laisse donc avec ce premier chapitre. Bonne lecture ! :)
CHAPITRE 1 : LE RETOUR
Dans la nuit tombante, la petite maison au bout de l'impasse se faisait encore plus discrète que d'habitude. Volets toujours fermés, portillon cadenassé, personne dans le village de Godric's Hollow ne prenait plus la peine de venir jusqu'ici. Pour les moldus, cette maison était sortie de terre le temps d'un été, puis laissée vide. Un nouvel habitant, jeune homme brun à lunettes et à l'air sympathique, s'était lancé dans la construction de sa demeure avant de disparaître. Pour les sorciers vivant dans le coin, Harry Potter, le grand héros, avait simplement rénové la maison de ses parents pour s'y installer. Outre la peinture des murs extérieurs, l'entretien du jardin et certainement, l'embellissement des pièces à l'intérieur, le jeune sorcier avait eu la belle idée de combler le trou béant du toit par une lucarne balcon. Et depuis la fin des travaux, il s'agissait d'ailleurs de la seule ouverture dont les volets restaient ouverts, laissant, on l'imaginait aisément, entrer la lumière dans tout l'étage de la maison.
Mais Harry Potter, sitôt son installation faite, était parti. On ne savait ni où, ni pourquoi. Une nouvelle chronique "Vivre comme un héros", était apparue depuis la bataille entre les membres de l'armée de Dumbledore et les derniers Mangemorts en liberté dans ce même jardin que la nuit plongeait dans l'obscurité. Ce fut après cette ultime offensive que la guerre prit officiellement fin. Car il fallait bien dire que la mort de Voldemort, bien que fêtée à travers tout le pays, avait laissé un goût d'incertitude. Ce n'est que des mois plus tard, suite à l'arrestation de ses derniers sbires, que l'on s'autorisa à penser que, vraiment, pour de bon, la guerre était finie. Ainsi, sous prétexte de conseils aux sorciers et sorcières voulant améliorer leur quotidien, le journaliste de "Vivre comme un héros" se permettait de dévoiler la vie de Potter, avec plus ou moins de véracité.
Et malgré la disparition du héros, la chronique continuait, échafaudant d'absurdes hypothèses sur ce qu'il devenait. Il aurait été aperçu en pleine méditation au fond d'une grotte, ou bien au Japon, perfectionnant son art du combat. Des inepties, que le commun des sorciers lisait avec délectation et inspiration. Et lorsqu'il n'y avait vraiment rien à dire, l'article se tournait vers les autres héros de la guerre : Hermione Granger, dont les premières actions depuis son intégration au ministère faisaient bien parler ; Ronald Weasley, et Neville Londubat, aurors admirables ; et quelques autres, parmi les anciens membres de l'armée de Dumbledore.
Ce soir, pourtant, quelque chose vibrait autour de la maison des Potter.
Le vent peut-être. L'hiver entamait le feuillage de l'arbre siégeant à l'arrière de la demeure et certaines branches déjà nues frissonnaient en effet sous la caresse de l'air, observant avec tristesse leur dernière protection glisser jusqu'au sol. Mais le vent ne pouvait être tenu responsable des frémissements des tuiles ou du portillon. Quelque chose arrivait. Le village, insouciant, se laissait glisser dans un sommeil bien mérité.
Et brusquement, un craquement sourd retentit.
Très brièvement, un œil attentif eût pu voir un éclat doré très vif. Puis, plus rien.
Bon. Tout ne s'était passé pas comme prévu. Certes, il était de retour, vivant et avec de la matière pour ses projets. Mais face au grand miroir de l'étage, à la lueur de quelques bougies flottantes, Harry Potter observait sa toute dernière cicatrice. Ce serait la moins discrète de tous ces signes du passé qui parsemaient son corps car le coup de griffe du grapcorne avait traversé le côté gauche de son visage, depuis l'arcade jusqu'à la commissure des lèvres, laissant une balafre propre et soignée mais visible. Un trait blanchi sur la peau tannée du jeune homme, un trou dans son sourcil lui donnant un air bien plus mauvais garçon que ce que la légende raconte à son sujet. Un glapissement mécontent lui fit tourner la tête. Derrière lui, perché sur la balustrade des escaliers menant au rez-de-chaussée, un oiseau majestueux, de la taille d'un grand cygne et au plumage rouge vif, penchait la tête dans sa direction.
— Fumseck, murmura Harry en fixant les deux perles noires brillantes qui l'observaient. Cesse de t'en vouloir. Sans toi, mon périple aurait été mille fois plus dangereux et plus long aussi.
Le bec doré s'entrouvrit et laissa filer une longue et douce plainte. Au bout d'une semaine de voyage seulement, Harry Potter avait eu la surprise de trouver le phénix de son ancien mentor perché sur le rebord de son lit de camping en se réveillant un matin. Le plumage luisait dans la tente. Les jours suivants, l'oiseau l'avait suivi de loin, volant au-dessus des forêts qu'il traversait. Après chaque transplanage, Fumseck réapparaissait devant lui dans la minute, sans aucune difficulté à le retrouver, démontrant ainsi l'étendue de ses pouvoirs. Lorsque Potter chuta dans un ravin, s'offrant une belle entaille dans la cuisse, Fumseck s'empressa de le remonter puis de verser quelques larmes sur la blessure qui disparut instantanément. Une conversation muette avait eu lieu entre eux. Harry, qui adorait cet oiseau depuis leur combat commun contre le basilic, n'osait croire en sa chance d'avoir été choisi pour être son nouveau maître. C'était pourtant le message que le phénix lui faisait passer. Par la suite, le sorcier accepta à plusieurs reprises de se laisser transporter par Fumseck, profitant de transplanages très longues distances. L'oiseau ne s'absentait qu'une à deux heures par jour, le temps de se nourrir. Ce fut lors d'une de ces absence qu'il rencontra le grapcorn. Si Potter parvint à prélever ce qu'il voulait sur l'animal et s'enfuir, le phénix retrouva son nouveau maître en piteux état, des heures après l'attaque, allongé dans une neige épaisse et rougie par le sang perdu. La plaie avait subi la morsure du froid et malgré les larmes de l'oiseau, laissa cette cicatrice que Potter admirait à présent.
— Et puis ça me va bien, non ? ajouta-t-il en s'approchant de Fumseck pour lui caresser le dessus de la tête.
Empli du profond respect qu'il ressentait pour l'animal et pour celui qu'il accompagnait autrefois, Harry n'avait pas osé tout de suite ce geste d'affection, pourtant très apprécié par l'oiseau. Ce dernier tendait son cou en quête de plus d'attention.
— Bon. Maintenant qu'on est rentré, quelle est la première chose à faire selon toi ? Avertir les copains ou ranger la maison ?
En faisant de Fumseck son compagnon de voyage, Harry avait compris pourquoi Dumbledore disait souvent que parler seul l'aidait à y voir plus clair. Le vieil homme n'était jamais vraiment seul dans son bureau. Fumseck avait une écoute et une compréhension très fines, qui poussaient le jeune sorcier à lui parler, à son tour.
— On est d'accord, sourit-il tandis que l'oiseau écartait ses ailes en réponse, prêt à repartir. Tu sais où ils sont ?
Aussitôt, Fumseck se plaça en voletant au-dessus de la tête de Potter, l'encourageant à se saisir des longues plumes de sa queue.
— Quoi ? Maintenant ?
Harry prit tout de même une seconde pour vérifier la présence de ses baguettes dans la manche de sa cape puis se pendit à l'oiseau, comme il en avait pris l'habitude ces dernières semaines. A peine rentré chez lui, qu'il repartait déjà. Et c'est ainsi qu'il aimait sa vie. Dans un nouveau craquement sourd et un éclat brûlant, ils disparurent. C'était moins bien que le balai. Mais bien mieux que le transplanage, le portoloin ou la cheminette réunis. Ils réapparurent, sans perte d'équilibre ni nausée, à l'arrière d'une petite masure inconnue d'où s'échappaient des rires, des chants, et de la lumière. Fumseck s'agrippa à son épaule.
— Gaffe aux griffes, murmura aussitôt Harry qui sentit la pointe des pattes crochues de son oiseau s'enfoncer dans sa chair.
Il ne reconnaissait pas les lieux. La nuit enveloppait totalement cette arrière cour mal rangée dans laquelle s'entassait des caisses en bois vides, des pots de fleurs fanées, des grosses pierres et un tas de rondins vaguement protégés d'une bâche trouée. Sourcils froncés, le sorcier s'avança, enjambant les obstacles jusqu'à la fenêtre éclairée qui lui était accessible. Elle était placée juste au-dessus d'un évier remplit de vaisselle sale. Aucun indice supplémentaire ne permit au curieux de savoir à qui appartenait cette cuisine. Cependant, l'éclat de rire qui parvint jusqu'à lui à travers les carreaux pourtant fermés le mit en confiance : c'était la voix de Ron. Fumseck toujours sur l'épaule, Harry entreprit de contourner le mur de la maison rongée par les mauvaises herbes. Il commençait à s'inquiéter. Juste avant son départ, poussés par le désir de s'installer en couple, Hermione et Ron s'étaient mis en tête de se dénicher une maison. Auraient-ils trouvé leur bonheur dans cette masure mal entretenue ?
— Merde, je suis parti trop longtemps, murmura-t-il.
Mais en rejoignant la rue, il constata que la maison n'avait plus l'air d'une habitation : c'était une boutique d'apothicaire. Ron et Hermione n'auraient aucun intérêt à vivre ici. La devanture était d'un blanc impeccable, joliment rehaussée de bordures dorées. Le nom, "Aux flacons" gravé dans le bois en lettres pleines, ressortait en noir profond sur cette décoration à la fois sobre et chic. Dans la vitrine intelligemment orchestrée, on comprenait l'intérêt de la boutique : quelques paniers présentaient divers ingrédients à potions et des bocaux s'empilaient avec de jolies étiquettes donnant des indications sur leur contenu, et leur prix. Quelques livres laissaient penser qu'il y avait également un petit rayon librairie et pour parfaire la décoration de la vitrine, plusieurs tableaux sur lesquels avaient été épinglés des araignées, des insectes et des papillons, flottaient au-dessus des produits mis en évidence. Il y avait deux portes. L'une, vitrée, donnait directement dans la boutique, fermée à cette heure. L'autre, en bois sombre, se fondait presque dans le mur noir qui disparaissait vers le jardin qu'avait quitté Harry. Elle était équipée d'une sonnette et d'une boîte aux lettres.
— Draco Malfoy, lut Harry à mi-voix.
Fumseck compléta la découverte d'un claquement de bec. Deux mois plus tôt, l'ancien serpentard dévoilait tout juste son projet d'emménager à Pré-au-Lard pour y ouvrir un commerce au cœur du village. Visiblement, c'était chose faite. L'index du jeune homme resta un instant suspendu au-dessus de la sonnette. En voulant tourner son regard vers le phénix qui pesait toujours sur son épaule, son nez rencontra les plumes du ventre douillet de l'oiseau qui s'ébouriffa aussitôt, approfondissant la caresse de lui-même. Les griffes pointues de Fumseck exercèrent une pression supplémentaire sur l'épaule de son maître.
— Va falloir que j'investisse dans des épaulettes en cuir, grimaça Harry avant d'enfoncer son index sur la sonnette.
Au cœur de la maison, les rires cessèrent brusquement tandis que résonnait la lugubre sonnerie. Les secondes avant l'ouverture de la porte parurent durer une éternité au brun. Peut-être qu'un courrier pour avertir de sa venue... ou un appel par cheminette... il était venu les mains vides... Toutes les pensées qui se bousculaient dans l'esprit du brun disparurent à l'ouverture de la porte. Deux yeux gris, un petit nez pointu et une moue agacée s'offrirent à lui. S'habituant lentement à la pénombre de la nuit entourant la maison et tout le village, les yeux finirent par s'écarquiller.
— Euh salut, murmura Harry.
Draco Malfoy eut un geste de la main dans sa direction qu'il retint, peut-être impressionné par l'oiseau juché sur son épaule et s'écarta sans commentaire pour laisser entrer l'invité surprise.
à suivre...
Merci pour votre lecture !
