Disclaimer : les personnages de cette histoire appartiennent TOUS à JK Rowling (et nous la remercions pour ça ^^)
Couple : HP/DM
Petit Post-it : Bonjour bonjour ! Voici la suite. Un grand merci pour vos suivis et lectures et reviews, j'adore ! Je ne reçois toujours pas de notification pour les reviews : savez-vous où je dois aller dans mon profil pour rectifier ça ? Merci ! ^^
Bonne lecture !
CHAPITRE 5 – Du roux pour Noël...
En entrant dans le salon d'Andromeda, décoré de grandes branches de sapin dorées pour l'occasion, Harry Potter dû marquer un temps d'arrêt. Dans son dos, Draco grogna en ce cognant à lui. Debout, accroché de toutes ses forces au canapé, le petit Teddy avait tourné son immense sourire vers lui. La joie du bambin de voir son parrain arriver était un véritable tsunami : une vague d'excitation qui, un instant, avait coupé le souffle à Harry.
— Mets tes barrières empathiques Potter et avance, souffla le blond derrière lui.
Harry suivit le conseil et se précipita vers son filleul.
— Tu tiens debout ! s'extasia-t-il. Draco, t'as vu, il tient debout !
Serrant Teddy dans ses bras, il ne releva même pas l'air hautement indifférent de son ami. Il était beaucoup plus intéressant d'observer et d'analyser les progrès du bébé dont la pointe des cheveux se teintait légèrement de rose.
— Andromeda ! hurla Harry. Les cheveux de Ted changent de couleur !
Le rire élégant de la maîtresse de maison la précéda dans le salon cosy. Harry perçut aussitôt et bien malgré lui le très léger changement d'humeur de Malfoy lorsqu'elle entra dans la pièce, les bras chargés d'un immense panier de fruits exotiques.
— Il a commencé à faire ça cette semaine, expliqua-t-elle, une fierté sans nom dans les yeux.
Teddy babillait, participant activement à la conversation sur ses pouvoirs magiques révélés.
— Bonsoir Draco. Tu as pu venir finalement, susurra ensuite Andromeda Tonks en apercevant son neveu resté dans l'embrasure de la porte.
Le blond inclina légèrement la tête. S'il semblait crispé, il était en réalité parfaitement mal à l'aise, Harry pouvait en juger. Au-delà de l'occlumencie protectrice que son ami maintenait fermement, le brun était capable de deviner ses pensées. Rien de magique là-dedans, simplement une grande observation, aidée par son empathie exacerbée depuis sa mort momentanée au cœur de la forêt interdite. Il s'approcha donc du sorcier et lui présenta Teddy de plus prêt.
— Pour l'instant, ton cousin est encore un peu coincé et très peu fréquentable, lança le brun en observant les grands yeux de l'enfant. Mais promis, il va devenir comme un grand-frère pour toi. N'est-ce pas Draco ?
Le blond grimaça, autant pour la présentation que pour la petite poigne qui lui serrait le doigt.
— Peux-tu l'installer sur sa chaise Harry ? Nous allons passer à table, proposa Andromeda.
Le brun s'insurgea, prétextant qu'il pouvait manger avec Teddy sur ses genoux, puis, devant l'inflexibilité de la sorcière, voulut commencer par distribuer les cadeaux.
— Tu peux les poser au pied du sapin, mais nous ne les ouvrirons que demain matin.
— Oh aller...
— Demain.
Le débat sur l'heure adéquat d'ouverture des présents se poursuivit jusqu'à ce que Potter et Tonks remarquent le sourire de Malfoy, assit bien droit sur sa chaise.
— Quoi ? questionna Harry.
Prit en flagrant délit, le blond toussota, détourna le regard, revint sur eux, et finit par répondre, voyant que le silence et l'attente se prolongeaient.
— Vous... euh... ma mère... Ma mère pense comme vous. Elle empêchait toujours mon père d'ouvrir les cadeaux le soir.
— Évidemment ! lança Andromeda en redressant le nez fièrement. Je souhaite que Teddy connaisse le même plaisir de l'attente que j'ai pu expérimenter avec ma sœur.
Ce n'était pas la première fois qu'elle mentionnait Narcissa devant Harry. Elle était même allée, une ou deux fois, jusqu'à lui demander des nouvelles. Jamais elle n'abordait en revanche le souvenir de leur sœur aînée, Bellatrix, à jamais tombée dans les oubliettes. Draco fuit le regard de sa tante sans répondre et Harry céda.
— Bon, bon, d'accord, il les ouvrira demain.
D'un coup de baguette discret, il redonna leur taille à quelques paquets qu'il fit planer jusque sous les branches basses du sapin décoré. Teddy fit la joie des convives durant tout le repas, jusqu'à s'endormir dans son dessert, ce qui les amusa grandement, même Draco. La chaleur du foyer, l'ambiance, le bon manger et les boissons avaient eu raison de la rigidité du serpentard qui, son verre de rhum groseille à la main, expliquait que, selon lui, si sa mère travaillait à présent au pénitencier pour sorcières de New York c'était pour faire amende honorable sur toutes ses non-actions.
— Que veux-tu dire par non-action ? s'étonna doucement Andromeda.
— Elle n'a jamais reçu la marque, elle n'a jamais aidé aucun mangemort lorsque ces imbéciles venaient chez nous, elle se cloîtrait dans sa chambre lors des visites de Voldemort. Mais à force de ne rien faire, elle a laissé faire.
— Sauf une fois, précisa Harry qui berçait le petit endormi dans ses bras.
Debout, il se balançait d'un pied sur l'autre, un regard doux posé sur l'enfant. En redressant la tête, cette douceur atteignit Draco qui, sans raison apparente, détourna les yeux, les joues rouges.
— Dans la forêt interdite, précisa-t-il. Sa décision de mentir à Voldemort a tout changé. Et c'était par amour pour toi qu'elle l'a fait.
— Pourquoi restes-tu en colère contre elle ? demanda Tonks à son neveu.
— Parce qu'elle m'a laissé seul.
Le ton était sans appel. L'apothicaire se leva et prétexta devoir se rendre aux toilettes. Dehors, une neige légère commençait à recouvrir les toits des maisons et la cime des arbres nus. Les rues restaient éclairées, malgré l'avancée de la nuit. Les fenêtres jetaient leurs carrés lumineux sur les trottoirs et des rires et des chants de Noël s'en échappaient, réchauffant ce blanc manteau qui descendait du ciel. Lorsque Potter et Malfoy prirent congés, remerciant mille fois Andromeda pour son accueil chaleureux, le sol avait eu le temps de se couvrir suffisamment pour conserver les empreintes de leur pas. Sur le trottoir se dessinait ainsi la trace de leur marche fatiguée. La conversation sur Narcissa Malfoy n'était plus revenue, cédant la place à des faits plus joyeux pour l'occasion. C'était donc avec des sourires heureux que les deux sorciers progressaient dans le froid.
— On va jusqu'où comme ça ? lança tout de même Draco.
— Au parc.
Un peu plus loin, ils entrèrent en effet dans un petit square silencieux et abandonné à cette heure tardive. Les moldus étaient au chaud, chez eux, fêtant Noël sans s'inquiéter du tourbillon de neige qui se souleva d'un coup, sans raison apparente juste derrière la structure de jeux. Pourtant il y avait à cet endroit quelque chose d'étonnant : des traces de pas dans la neige aboutissaient à rien, comme si les deux personnes qui étaient venues jusqu'ici s'étaient tout simplement volatilisées. Indice que la neige recouvrit totalement dans la nuit.
Vers midi, lorsqu'Harry ouvrit un œil prudent, un furtif rayon de soleil assommant l'obligea bien vite à clore ses paupières. Il se rappela leur transplanage depuis le village d'Andromeda Tonks, la proposition de Draco de boire un dernier verre qui se prolongea jusqu'au petit matin – d'où les travaux en cours dans sa boîte crânienne – et leurs corps épuisés, tordus de rire qui tombaient à la renverse sur le matelas pour s'endormir aussitôt. Ce Noël avait été comme un rattrapage. Leur haine, justifiée par des générations de malentendus et de préjugés, s'était volatilisée. La confiance entre eux, forcée par la guerre et l'indispensable nécessité de détruire ensemble le dernier horcuxe de Voldemort, était désormais acquise et sincère.
Harry commença par bouger une jambe, puis deux. Se sentant ensuite capable de se redresser, il s'appuya sur le matelas tout en se demandant où il avait pu ranger le reste de sa potion anti gueule de bois. Puis il s'inquiéta de savoir si Draco était encore là. Tournant la tête, il resta figé.
Draco Malfoy n'était plus là. À sa place, contre l'oreiller, une boule de poils roux se gonflait légèrement au rythme d'une respiration calme et apaisée. Les yeux écarquillés, Harry se laissa glisser du lit jusqu'au parquet et posa le menton sur le matelas, à la hauteur du petit renard endormi. Il ne fallait pas être sorti de quinze années de psychomagie pour comprendre que l'animal était l'animagus de Draco. Un petit sourire à la fois moqueur et tendre se glissa sur les lèvres du brun.
— Ttt, ttt, ttt, fit-il en claquant doucement la langue sur son palais.
Les paupières du renard papillonnèrent et son museau pointu se souleva dans un large bâillement silencieux. Une petite langue toute rose vint lécher les babines tandis qu'il tournait sa jolie frimousse vers le bruit l'ayant tiré de son sommeil. Appuyé sur ses bras croisés, Harry haussa un sourcil suggestif en croisant les yeux étrangement bleus de l'animal.
— Tu dors bien boule de poils ? susurra-t-il.
Se rendant compte brusquement de la situation, le renard bondit sur ses pattes, tournant le museau de droit à gauche, complètement affolé, avant de sauter du lit et courir hors de la chambre.
— Draco attends !
Glissant dans sa précipitation, Harry le poursuivit dans l'escalier jusqu'à la cuisine où l'attendait Draco, sous sa forme humaine, les deux mains appuyées au dossier d'une chaise, le souffle court.
— Pourquoi tu t'es enfui ? lui reprocha Potter.
— C'est… je veux pas que ça se sache. Tu comprends ?
Harry contourna la table, s'approchant comme un chasseur vers sa proie.
— Pourquoi ? s'amusa-t-il. Tu ne veux pas que les gens découvrent à quel point tu es mignon ?
Il était arrivé juste à côté de l'animagus et projeta vivement ses bras autour de lui, se plaquant dans son dos en riant. Draco se tortilla pour se dégager, mais impuissant, finit par répondre tout en acceptant l'accolade à contre cœur.
— Pour me protéger en cas de pépin, avoua-t-il. Si personne ne connaît ma forme animal, je passerai inaperçu si…
— Tu ne risques plus rien.
— T'en sais rien. Lâche-moi.
Harry le laissa filer. Mais toujours d'humeur taquine, il ajouta :
— Quand même… Ron adorerait savoir que le roux te va si bien.
Sans répondre à la pique, Draco débarrassait la table où traînaient encore leurs verres vides de la veille et un fond de Gillyweed Tonic.
— Tu me remontres ?
— Non.
— Allez, j'ai pas bien vu.
— Harry, non.
Le ton du blond était sans appel et il plongea son regard gris dans celui de Potter. Une seconde passa dans l'étonnement avant que le brun ne détourne les yeux.
— Mince, il fait déjà jour, annonça-t-il bêtement, sans comprendre les battements insensés de son cœur.
— On s'est couché quand il commençait à se lever, fit remarquer Draco en lançant un sort sur la bouilloire. Le contraire aurait été surprenant.
Potter passa une main dans sa nuque et admit qu'ils avaient bien su profiter de la soirée.
— Tu ouvres la boutique aujourd'hui ?
— Pour tenir la chandelle à Monsieur Silence et Madame Solitude ? ricana Malfoy. Certainement pas. Un jour comme aujourd'hui, personne ne é ?
Harry acquiesça. Il n'était pas pressé de rentrer. Ce moment lui semblait précieux. Un éclat malicieux traversa ses pupilles :
— Et pourquoi tu as toutes ces petites touffes de poils blancs ? T'es un renard polaire en mutation ? se moqua-t-il en récupérant sa tasse pleine d'un bon liquide noir et chaud.
Un peu sèchement, Draco reposa la cafetière sur la table et souleva d'un même coup son pull et son tee-shirt.
— Non. C'est à cause de ça.
Sur le torse pâle et fin de minuscules cicatrices striaient la peau sans aucune logique. Le cœur de Potter ce serra. Il avait oublié. Il s'agissait des restes du sectumsempra lancé sans réfléchir dans les toilettes de Mimi Geignarde.
— La forme animale d'un animagus porte certains traits de sa physionomie humaine, expliqua Malfoy en se rhabillant. On peut parler d'autre chose maintenant ?
Harry plongea le nez dans sa tasse, gêné. Et puis, parce qu'il s'en voulait et pour prolonger le moment, il murmura :
— Si tu veux… je te montre aujourd'hui.
— Tu me montres quoi ? cingla Draco, encore agacé de s'être fait surprendre en renard.
— Mon atelier.
Les yeux verts brillaient d'excuses, les bleus rayonnaient de curiosité…
à suivre...
Merci pour votre lecture ! Alors alors, cette forme d'animagus pour Draco ? Déçus ou contents ? hihi
