Disclaimer : les personnages de cette histoire appartiennent TOUS à JK Rowling (et nous la remercions pour ça ^^)
Couple : HP/DM
Petit Post-it : Et hop, chapitre suivant ! Bonne lecture à vous et merci !
CHAPITRE 6 - Derrière le rideau
Cette journée était pour le moins étonnante. Déjà, Draco Malfoy ne se réveillait jamais à midi. Encore moins avec quelqu'un dans son lit. Et certainement pas celui que son cœur avait décidé d'aimer, bien contre sa volonté d'ailleurs. Et puis il avait fallu qu'il se transforme dans sommeil ! Ce n'était pas la première fois que cela arrivait. Sa forme animale semblait lui apporter un repos bien plus profond et réparateur. Mais l'heure n'était plus au regret : l'épais rideau si mystérieux de la maison de Harry Potter se souleva devant lui.
D'abord, il ne vit rien. L'endroit était plongé dans l'obscurité. Puis, le brun alluma quelques bougies flottantes, un peu à la manière du faux ciel de la grande salle de leur ancienne école. Et doucement, ses yeux s'habituèrent à la pénombre, puis s'écarquillèrent. De nombreuses étagères soutenaient des matériaux divers et variés, allant de l'inoffensive branchiflore à de l'extrait de corne d'éruptif en poudre.
— Euh... est-ce que... c'est...
— Des plumes d'Augurey, oui.
Les plumes, conservées dans un coffret en verre, avaient cette couleur vert sombre presque noire, caractéristique de l'oiseau de mauvais augure.
— Pourquoi...
Draco ne put achever sa question, trop perplexe.
— Elles repoussent l'encre, expliqua Harry. Je me demande si elles ne seraient pas très efficaces pour repousser aussi les sorts d'attaque si elles étaient intégrées à une baguette.
Le blond poursuivit la visite et sa lecture des étiquettes qui s'offraient à ses yeux curieux. Il n'osa demander ce qui était advenu des doxys dont les ailes avaient été prélevées, ni comment le brun était parvenu à obtenir une queue Dugbog ou même...
— De la peau... murmura-t-il.
— De Graphorn. J'en suis pas fier, car il ne m'a pas laissé le temps de le soigner.
Harry désigna la cicatrice qui lui barrait la joue.
— Sinon, Fumseck a toujours guéri les créatures à qui j'ai emprunté...
— Emprunté ? s'affola Draco. Potter, tu as là une collection lugubre et dont la moitié pourrait obliger Granger a quitté son poste au Magenmagot !
— Tu comprends pourquoi je n'en parle à personne.
Le blond se pinça l'arrête du nez. En montant sa boutique, il avait tout fait pour justifier et se faire justifier tout le circuit de ses fournisseurs, jusqu'à la moindre graine de plante à Pipaillon. Il se doutait bien que l'âme si bonne de Potter l'avait empêché de récolter tout son attirail en faisant du mal aux animaux ou créatures rencontrées. Le blond connaissait la puissance et l'efficacité des larmes de phénix. Mais certains de ces artefacts ne se trouvaient, à l'achat, que dans l'allée des embrumes.
— Et tu comptes les vendre comment tes baguettes si on trouve à l'intérieur des objets récupérés dans l'illégalité ?
Draco croisa les bras. Il avait suffisamment vécu au milieu de la magie noire pour savoir qu'elle finissait toujours, à un moment donné par vous exploser au beau milieu de la figure. Mais son hôte gardait son sourire tranquille. Pensait-il vraiment être intouchable ?
— Ton statut ne te sauvera pas. Le graphorn est une espèce dangereuse et...
— Mais autorisée à la chasse dans certaines régions et sous certaines conditions que j'ai, tu t'en doutes, parfaitement respectées. Pour récolter tout ça, je n'ai enfreint qu'une seule règle.
— Laquelle ? questionna le blond suspicieux.
— Je te dis pas.
Le sourire ravageur, il faut le dire, du brun s'intensifia. Malfoy, autant pour cacher son émoi amoureux que par agacement, fit demi-tour et repassa derrière le rideau. Il fut rattrapé par Harry dans la cuisine, alors qu'il récupérait sa cape sur le porte manteau.
— Qu'est-ce que tu fais ? s'étonna le brun.
— Je ne comprends pas pourquoi tu me demandes mon aide si c'est pour me cacher la moitié des infos.
— Pour te protéger.
— Rien à foutre de ça, grogna le blond en dégageant son bras de l'emprise du brun. Voilà ma condition Potter.
Il prononça exprès le nom de famille de son ami avec cette insistance sur la première consonne, comme lors de leurs joutes anciennes à l'école. Harry en prit bonne note, puisqu'il s'écarta, sourcils froncés.
— Tu m'expliques ton projet sans omettre d'information, et je te dis si je pense être en mesure de t'aider ou non. Sans ça, je m'en vais.
Pour bien faire comprendre qu'il était sérieux, Draco boutonnait déjà le col de sa cape. Sa main tendue vers son chapeau fut le déclencheur.
— Ok ! C'est d'accord.
Satisfait, il reposa son couvre-chef, dégrafa sa cape et retourna de lui-même dans l'atelier. D'un tour de main, il lança un sort diffus de lumière qui donna à la pièce un air un peu plus chaleureux, puis il dupliqua le tabouret haut qui siégeait devant l'établi d'un simple sort de réplique avant de s'y asseoir, les mains croisées sur les cuisses.
— Alors je t'écoute.
Harry soupira et s'installa à ses côtés. Désignant l'ensemble des étagères et des produits qu'elles contenaient, il commença ses explications.
— Je n'ai ici que des artefacts disponibles sur le marché. Certains sont beaucoup beaucoup plus rares que d'autres, certes, mais tout peut être justifié par au moins une loi d'un pays sorcier.
— Rassurant... ironisa Draco dans un rictus.
— La règle que je n'ai pas trop suivi, c'est le temps.
Le brun tapotait sa cuisse d'une main et se grattait la nuque de l'autre.
— Normalement, il faut respecter certains délais, comme par exemple, le temps d'avoir l'autorisation d'obtenir ou de posséder tel ou tel objet pour telle utilisation bien cadrée. Bref, une telle collection aurait dû me prendre des années. J'ai tout récolté en deux mois. Le bois compris, ajouta-t-il en désignant le tas de bûches et branches alignées dans le fond de l'atelier resté dans la pénombre.
— J'ai fait les demandes d'autorisations pour tout. Sauf que... euh, je ne les ai pas encore toutes reçues. Mais le temps que j'expérimente et que je parvienne à mettre en pratique ma théorie, je les aurais. Ajoute à ça le temps qu'il me faudra sûrement pour vendre ma première baguette ! Bref, j'aurai tous les justificatifs d'ici là.
Draco Malfoy observait son ami d'un nouvel œil.
— Un jour, Hermione et Ron m'ont vaguement raconté que tu avais failli te retrouver à Serpentard, murmura-t-il. Je commence seulement à les croire.
— Tsss, siffla Harry en haussant les épaules. Je triche juste un peu.
— Tu triches pas Harry, tu ruses et ça m'inquiète tu sais.
Le ton moqueur fit ricaner le brun.
— T'es juste impressionné.
— Pas du tout.
— Même pas un tout petit peu ? minauda Harry en penchant la tête.
— Et si le ministère te refuse un certificat ? attaqua plutôt Malfoy.
Le brun se redressa et répliqua :
— Bah, je me débarrasserai discrètement de l'objet en question.
Draco hocha la tête puis tourna sur son tabouret pour faire face à l'établi sur lequel il posa les deux mains à plat.
— Et ta théorie, c'est quoi ?
La lueur qui s'alluma dans les yeux de son hôte prouvait à elle seule tous les espoirs que le brun mettait dans ce projet. Il n'avait pas refusé le poste d'auror offert sans condition à la sortie de l'école pour s'amuser chez lui. Il n'avait pas disparu durant deux longs mois pour le plaisir de se faire oublier. Harry Potter avait clairement une idée derrière la tête et il en était fier. Il se pencha vers Draco qui retint un mouvement de recul. Être plus souvent en la présence de cet idiot n'était peut-être pas, finalement, une si géniale idée. Car si son cœur continuait de battre la chamade, et si Harry continuait de s'approcher, le second allait forcément entendre le premier. Draco pensa un instant qu'il pourrait justifier son rythme cardiaque par l'excitation qu'il ressentait à découvrir le secret du brun. Mais les yeux verts pétillaient trop, son cœur s'arrêta et ce fut en apnée qu'il entendit Potter chuchoter ces quelques mots :
— Connais-tu la vraie histoire d'Ignotus Peverell ?
à suivre...
Ok, ok... ce chapitre est vraiment plus court que les autres. Mais reconnaissez que cette fin mystérieuse, pleine de suggestions et de promesses d'un prochain chapitre emplis de révélations est tout de même géniale ? Non ? allez... Non, vraiment ? :D Les amis, je vous souhaite un excellent week-end et vous dis à la semaine prochaine pour les chapitres 7 et 8 ! ^^
