Bonjouuuuuuuuuuuuuuuuur !

Eeeeh oui, c'est déjà mercredi !

Le temps passe vite !

Ce chapitre est un peu plus court que le reste mais je ne voyais pas comment mieux finir mon chapitre !

Alors, je m'excuse d'avance pour une certaine chanson que je vais sûrement vous mettre en tête :D et je vous souhaite une très bonne lecture !

J'espère que mon délire de suivre le film presque à la lettre vous plaira toujours et je vous dis à la semaine pro !

Chapitre 3 : Le secret dévoilé

La fête était loin d'être fine quand Milo se faufila entre les invités en s'excusant poliment, tenant la main de Kanon qui lui lançaient des regards amusés. Ah il avait tellement hâte d'en parler à Camus ! Son meilleur ami sera sûrement content de le savoir fraîchement en couple et… Fiancé techniquement ! Avec un superbe beau gosse trop sympa ! Vive la vie ! Il se faufila jusqu'à voir la chevelure rousse du Roi.

« Ah, il est là ! Cam' ! Euh je veux dire… Altesse. C'est encore moi.»

Camus cacha son sourire amusé, décidément Milo ne changeait vraiment pas. Il se tourna doucement vers lui sans vraiment faire attention à l'autre homme à côté. Milo se força à rester calme et prit une inspiration.

« Euh, permets-moi de te présenter, le Prince Kanon des Îles de Poséidon.

— Votre Majesté. »

C'EST QUI CE GLANDU ? Camus se retient de lâcher cette question au beau milieu de tout le monde et se força à rester neutre. Du calme… Milo s'est juste fait un nouvel ami… C'est bien, c'est même très bien. Il reprit son calme, tout va bien, il présente juste son ami, tout va bien… Même si Milo est vachement collé à son bras… Un ami. Juste un ami. Le prince de Sanctuary se mit à rire en regardant Kanon puis Camus et se lança presque en même temps que son compagnon.

« Héhé… Nous…

— Souhaitons…

— Avoir…

— Votre bénédiction !

— Héhé ! Pour…

Notre mariage ! »

Firent-ils à l'unisson, en riant comme des benêts et en se collant l'un à l'autre.

« Votre… Mariage ?

— Ouiiiiii ! »

QUOI ?! Le rouquin bénit le fait d'avoir du sang froid, sinon il aurait gueulé dans tout le royaume. Mais à quoi Milo pensait ? Et pourquoi il avait l'impression de se sentir trahit ? Il soupira discrètement et regarda les deux « tourtereaux ». Il reprit un peu son calme et décide de faire ouvrir les yeux à son ami.

« Excusez-moi, êtes-vous sérieux ?

— Nous n'avons pas déterminé où, quand et comment. Il nous faut quelques jours pour préparer la cérémonie. Bien sûr, ce sera potage, rôti et crème glacée ! Ooh ! Penserez-vous que nous vivrons ici ?

— Ici ?! »

PARDON ?! Camus regarda assez incrédule son ami. Mais il était complètement fou… Et trop proche de cet inconnu ! Il se força à garder son sang froid mais il faut dire que la situation lui échappait quelque peu et qu'il était perdu face à l'enthousiasme grandissant de Milo. Et ce fameux Kanon n'allait pas aider.

« Oh mais oui, absolument !

— Milo…

— Oh et nous pourront invité vos six frères et sœur ! »

COMBIEN ?!

Alors là, il devait absolument calmer son ami, il devait de un, préserver son pouvoir et de deux, empêcher cet imbécile de se marier avec un inconnu !

« Comment ? Non, non et non !

— Ce serait merveilleux et puis—

— Doucement, doucement… Personne n'invitera ses frères et sœur à vivre ici et personne ne se mariera.

— Mais pourquoi… ? »

Oh pitié pas les yeux de chien battu… Camus résista au regard perdu et plein d'incompréhension de Milo. Bon, il devait régler ça en face à face.

« Puis-je te parler s'il te plaît ? En privé. »

Il devait faire entendre raison à Milo, lui faire comprendre l'imbécilité de la situation. Mais il ne s'attendait pas à la réaction du blondinet.

« Non. Je n'ai rien à cacher. »

Le Prince se colla à Kanon qui le regarda, sans réellement osé intervenir et envenimer la discussion.

« Dorénavant, tu pourras parler devant Kanon.

— Parfait. On n'épouse pas un homme qu'on ne connaît à peine.

— Si, si cet homme est notre Grand Amour !

— Milo… Que sais tu vraiment du Grand Amour ?

— J'en sais sûrement plus que toi ! Toi, tu ne sais que tourner le dos au monde entier ! »

Camus eut l'impression qu'un scorpion venait de planter son dard dans son cœur, diffusant son poison en lui. Ça lui faisait mal. Très mal. Déjà, depuis cette histoire de mariage, le roi se sentait très en colère mais là, il y avait la tristesse qui venait de s'ajouter. Surtout qu'il voyait le reproche dans les yeux de son ami. Il s'empêcha de craquer et soupira.

« Vous demandez ma bénédiction, ma réponse est non. À présent… Veuillez m'excuser. »

Il commença à avancer, il avait vraiment envie de pleurer. Mais il aurait la décence de le faire dans une autre pièce. Mais le Prince des Îles de Poséidon décida de rajouter son grain de sel, avançant la main vers le souverain.

« Votre Majesté, permettez-moi de tenter—

— Non ! Je ne vous permets pas et je vous demandes de quitter les lieux. »

Il s'éloigna, gardant sa colère et sa tristesse en lui. Et ses pouvoirs. Milo allait lui en vouloir mais il devait les protéger, tous les deux…

« La fête est terminée, refermez les portes.

— Quoi… ? Camus, non ! Non, je t'en prie ! Attends… »

Milo s'élança vers son ami, essayant lui attraper la main. Il ne voulait pas… Il ne voulait plus être enfermé dans ce château ! Il enleva sans le vouloir le gant du roi qui fit un cri horrifié.

« Rends-moi mon gant !

— Camus, je t'en pris ! Il éloigna le gant du rouquin, le fixant avec désespoir. Je t'en supplie, je ne peux pas continuer à vivre de cette façon… »

Camus le regarda avec tristesse, il condamnait son meilleur ami à cause de ces maudits pouvoirs… Mais il se devait de se protéger ! Et protéger Milo…

« Dans ce cas, va t-en. »

Ça lui coûtait de dire ça, surtout en voyant la tête horrifié du prince. Mais il devait partir, lui n'avait pas le droit de sortir mais il ne pouvait pas faire subir le même sort à son ami. Milo eut un sanglot en entendant cela, comment Camus pouvait oser lui dire ça ? Le roi s'éloigna, se sentant de plus en plus instable. Mais le blondinet décida de ne pas abandonner la partie.

« Pourquoi es-tu aussi injuste ?!

— Assez Milo…

— Non ! Pourquoi ? »

Calme-toi Camus…

« Pourquoi as-tu décidé de m'ignorer ? »

Essaie de rester calme. Garde la tête froide.

« Pourquoi tournes-tu le dos au monde entier ? »

Courage, la porte est juste là… Du calme Camus, du calme. Du—

« De quoi as-tu si peur ?!

— J'ai dis, ASSEZ ! »

Et ce fût le craquage. Camus créa de la glace sous la colère et se rendit compte de son erreur bien trop tard. Milo recula pile ce qu'il faut pour ne pas se faire blesser, Kanon regarda cette glace avec incompréhension, puis Camus. Le roi prit peur, tout le monde avait vu… Qu'il était dangereux. Et le Duc de Gemini décida de ne pas aider.

« C'est de la sorcellerie. Je savais qu'il se passait des choses douteuses par ici… »

Milo leva son regard sur son ami de toujours, essayant de comprendre ce qu'il se passait.

« Cam'… »

Ce fût trop pour le roi qui décida d'ouvrir la porte pour s'échapper sous les yeux larmoyants de son meilleur ami. Mais quand Camus ouvrit les portes qui donnaient sur la cour extérieur, il vit tous les gens du peuple qui se mirent à l'applaudir et à l'acclamer. Cela le fit encore plus paniquer, il s'élança dans la foule, ignorant les « Longue vie au Roi Camus ! » de ses sujets, évitant de toucher quelqu'un. Tout le monde commençait à l'approcher, il se sentait tel un lion en cage et il se stoppa quand une femme le regarda, un peu inquiète.

« Votre Majesté ? Est-ce que tout va bien ? »

Non, rien ne va ! C'est ce qu'il aimerait crier. Il était dangereux, il devait fuir… Il se recula jusqu'à la fontaine et oubliant l'absence de son gant à sa main gauche, il toucha le rebord en pierre, qui gela instantanément, devant tout le monde. Et mer—

« Le voilà ! Arrêtez-le ! »

Le Duc de Gemini… Camus essaya de le tenir à distance, tentant de lutter contre lui-même.

« Je vous en prie, n'approchez pas ! N'approchez pas ! Ah ! »

Il lança involontairement de la glace vers Saga et ses hommes, rendant la situation encore plus délicate. Et le Duc avait décider d'enfoncer le clou.

« Un monstre… C'est un monstre ! »

Camus regarda ses mains, horrifié et quand il se tourna, tout le monde recula, criant et pleurant de peur face à lui. Saga avait raison… Il devait partir… Les « longue vie au Roi » devenaient des « quelle horreur »… Il devait s'en aller.

« CAMUS ! »

Milo s'élança à sa poursuite, suivit de Kanon, il devait le rattraper, lui savait que Camus n'était pas un monstre. Le rouquin continua de fuir, se retrouvant face au lac de son royaume. Quand il entendit la voix de Milo, la peur enfla encore plus dans ses entrailles. Il se recula et remarqua que ses pieds gelait aussi le sol, venant atteindre l'eau. Il pouvait s'enfuir…

« Attends ! S'il te plaît ! »

Milo… Camus était vraiment effrayé par lui-même, venant poser son pied sur la légère couche de glace qu'il avait créé. Elle devient plus solide sous lui et il regarda au loin. Pardonne-moi Milo… Je dois partir. Et sans un regard en arrière, il s'élança sur le lac qui devenait glace à chacun de ses pas. Le prince aux boucles dorées continua de crier vers son ami.

« Camus, attends, s'il te plaît !

— Milo ! »

Il glissa sur la glace, venant essayer de se redresser mais Kanon l'en empêcha, ça pouvait être dangereux.

« Non… »

Il regarda son ami disparaître au loin, ne se rendant pas compte qu'il était en train de geler tout le lac. Kanon écarquilla les yeux en regardant vers le port.

« Le Dragon des Mers… »

Il regarda son bateau se faire encercler de glace, tandis que tout le royaume se fit doucement recouvrir de neige.

OooOooO

Mû regarda le ciel puis Shura, un peu perturbé.

« De la neige… ? »

Shura fit une grimace et s'écarta du chemin de Milo qui était frigorifié. Kanon le suivait, inquiet.

« Tout va bien ?

— Non.

— Est-ce que vous savez ?

— … Non… »

Le Duc Saga regardait la neige tomber puis ses subordonnés.

« Regardez ! Il neige… Il neige ! C'est la malédiction du Roi ! Il faut absolument l'arrêter ! Vous devez le rattraper ! »

Il attrapa le visage d'Aphrodite, un de ses deux sbires, avant de se faire interrompre par Milo, bien décidé à défendre son ami.

« Certainement pas !

— Vous ! Êtes-vous un sorcier ? Êtes-vous un monstre vous aussi »

Kanon s'empêcha de lever les yeux au ciel en voyant son jumeau se cacher derrière ses sbires mais il continua de se concentrer sur la gravité de la situation, décidant de prêter main forte à l'homme qu'il voulait épouser.

« Non. Non ! Je suis un homme on ne peut plus ordinaire.

— Oui, très ordinaire ! Euh, dans le bon sens du terme. »

Oh un sourire sur ce visage rougit par le froid. Kanon échangea un rapide sourire avec le Prince du royaume, venant poser sa main sur son épaule, le soutenant. Milo le remercia silencieusement et s'évertua à défendre Camus.

« Et… Camus n'est pas un monstre !

— Il a quand même faillit me tuer !

— Vous avez glissé sur la glace, fit Kanon, cachant son agacement. Qu'est-ce que Saga pouvait être extrême parfois.

— SA glace ! Saga fusilla discrètement Kanon du regard, voyant bien que son frère semblait agacé de sa présence.

— C'était un accident ! Fit Milo, déterminé à prouver l'innocence de son ami. Il a eu peur, tout simplement ! C'était involontaire ! Tout ce qu'il s'est passé était involontaire !

— Peuh…

— Tout ça, est ma faute ! Je l'ai poussé à bout, alors… C'est à moi d'essayer de le retrouver.

— Quoi ?!Fit Kanon, d'un coup un peu inquiet.

— Oui ! s'exclama Saga, content de voir que la situation allait être prise en main.

— Amenez moi mon cheval, je vous prie ! »

Milo s'avança, une lueur déterminée dans les yeux, ce qui inquiéta encore plus Kanon qui le poursuivit, essayant de retenir le blondinet.

« Non, Milo ! C'est beaucoup trop dangereux…

— Camus n'est pas dangereux… Je reviendrais avec lui et je vais tout arranger.

— Je vous accompagne.

— Non. »

Milo prit la main de Kanon en souriant, voulant le rassurer. Shura avait ramener Antarès, son cheval et attendait, tenant une cape pour que le prince puisse affronter le froid. Celui-ci serra la main de Kanon et finit le fond de sa pensée.

« Je veux que vous restiez. Pour veiller sur Sanctuary.

— C'est pour moi, un honneur. »

Milo monta sur son cheval, remerciant Shura et se racla la gorge.

« Je laisse le Prince Kanon à la tête du royaume ! »

Saga haussa un sourcil, regardant son jumeau avec un peu de perplexité. C'est quoi cette histoire encore… ? Kanon ignora son frère, se concentrant sur Milo.

« Êtes-vous sûr qu'il n'y a aucun risque ? Que vous ne courrez aucun danger ?

— C'est mon meilleur ami. Il ne me fera jamais de mal. »

Et sans plus attendre, il élança son cheval, partant à la poursuite de Camus. Mû rejoignit Shura, regardant leur prince s'éloigner et chuchota.

« Shura, veilles sur lui… Il ne sait pas se défendre…

— … Je sais. Je vais le suivre discrètement.

— Courage et fais attention à toi. »

Le soldat acquiesça et profita que tout le monde soit occupé à regarder au loin pour s'éclipser, allant à la poursuite de son Prince pour le protéger.

OooOooO

La neige ne cessait pas tandis que Camus continuait d'avancer comme il pouvait. Il était allé vers les montagnes du royaume, personne ne viendrait ici, c'était trop hostile. L'hiver s'installe doucement dans la nuit… Un royaume de solitude…

« Ma place est là. Pour toujours… »

Il ferma les yeux au vent qui soufflait sur son visage. Son pouvoir était trop fort, il avait lutté, en vain…

« Cache tes pouvoirs, n'en parle pas, fais attention… Le secret survivra. »

Ces mots que lui répétait son père. Mais voilà ce que ça avait donné… Voilà ce que ça avait donné de se cacher. Pas d'état d'âme, pas de tourments… De sentiments… Il regarda sa main toujours gantée. Oh et puis merde ! Il arracha son gant qui se fit emporter par le vent et commença à faire sortir son pouvoir. Enfin… Enfin ! Il s'était libéré. Il s'était délivré ! Il ne mentira plus jamais ! (Nda : et top ! Tu as la chanson en tête).

Il créa un bonhomme de neige dans son euphorie, souriant face à l'étendue de ses pouvoirs. Il avait laissé son enfance endettée, maintenant, il allait en profiter ! Il continua de créer de la neige avant d'enlever sa cape. Il n'avait pas froid, le froid est pour lui, le prix de la liberté ! Il se tourna vers la chaîne de montagne, souriant de toutes ses dents, la tristesse, l'angoisse et la peur l'avaient quitté.

Maintenant il voulait voir ce qu'il pouvait faire de cette magie pleine de mystère ! Il créa un escalier de glace et dès qu'il posa le pied dessus, la glace se lissa devenant belle et pure. Il sourit et décida de se créer un palais de glace, continuant de sourire, libérant ses pouvoirs, se sentant pour la première fois de sa vie, libre, délivré d'un poids immense. Le voilà ! Il est là !

Il fit grandir son palais, impressionné de ce qu'il pouvait faire, créant des lustres et des colonnes de glaces. Il ne reviendra pas, le passé était passé. Il prit sa couronne, venant la jeter au loin et défie son chignon trop serré, libérant sa chevelure rousse.

Puis il regarda ses vêtements, tant qu'à changer… Il transforma sa tenue de roi en une tenue de glace, bleu et scintillante, se créant une longue cape fine et transparente derrière. S'amusant à faire ses boutons de chemisier et de son pantalon en formes de flocons. Et les chaussures… Il a toujours rêvé de mettre des légères talonnettes !

Il avança vers son balcon, regardant le décor devant lui, plus heureux que jamais. Il est là ! Comme il l'a rêvé ! Oui, perdu dans l'hiver, le froid est vraiment le prix de la liberté…