Le pouvoir est en toi.

Titre du 17/03/2022 : Le pouvoir est en toi

Sagittaire : Yara Greyjoy (GOT)

Défi à l'unité d'Almayen n°4

Y : Yara Greyjoy

Yara Greyjoy

Sansa Stark/Yara Greyjoy

Prénom 67 : Marina

Défi 8 de Sarah & son cerveau : écrire un Self insert

UA Challenge 115 : UA!Contes/OUAT

Quatre aspects de… Steven Universe : Connie : Écrire sur un perso qui sait se servir d'une épée ou écrire sur un premier amour

137) 100 façons d'écrire du drama

257) 50 nuances de personnages LGBT

12 défis fusionnés (titre du jour, horoscope, défis à l'unité, alphabets, de secondaire à principal, ships rares, elles ont dit, Sarah & son cerveau, UA Challenge, quatre aspects, 100 façons, 50 nuances)

Serrant dans ses doigts la mèche de cheveux roux que Sansa venait tout juste de lui remettre, Yara avait encore bien du mal à croire que ce qu'elle venait de vivre était véritablement réel ou même un tant soit peu vrai.

Ça ressemblait tellement à un rêve éveillé qu'elle s'attendait à tout moment à se réveiller brusquement en réalisant que rien n'était arrivé.

Et qu'en fin de compte, elle n'avait pas parlé à Sansa, celle-ci ne l'avait pas embrassée et la douce sensation de ses lèvres sur les siennes n'était rien de plus qu'un beau souvenir récréé par un rêve qui finirait par cesser.

Et elle se retrouverait seule et désespérée.

Mais non, rien de cela.

Elle ne s'était pas réveillée, et elles s'étaient bel et bien embrassées et la Stark avait beau ne pas se souvenir d'elle, son cœur savait, lui, et c'était dans le fond la seule chose qui comptait vraiment.

Même si ça lui avait pris plus de deux ans, même si son cœur avait été brisé un nombre incalculable de fois, elle y était parvenue, elle l'avait retrouvée et elle avait gagné son cœur une fois de plus, comme autrefois, malgré les obstacles sur sa route et toutes les souffrances que sa bien aimée avait endurées sous la malédiction de Cersei.

Et savoir que la lionne était en train de perdre chaque jour un peu plus l'homme qu'elle aimait alors qu'elle-même prenait le chemin inverse avec la louve était suffisant pour lui donner envie de sourire, voire de rire aux éclats, elle qui avait si peu d'occasion de rire à Kintzheim.

Ça ainsi que le précieux sésame qui se trouvait dans sa main et qu'elle allait bientôt mettre en sécurité, à l'abri des regards et des actions de Cersei si jamais elle se rendait compte de ce qu'elle préparait.

L'ADN de Sansa, c'était réglé, le sien également, celui de Stannis aussi, pour Selyse soit c'était déjà fait, soit ça ne tarderait pas à l'être, elle ne savait pas combien de temps Sansa mettrait à lui apporter ceux de son père et de son adelphie mais ici aussi c'était plutôt bien parti.

En somme, songea-t-elle sur la route du retour, il leur manquait ceux de Shireen, de Theon ainsi que ceux des membres de l'adelphie Lannister parmi ceux qu'ils n'avaient encore eu l'occasion de récupérer et qui ne pouvaient pas l'être facilement.

Mais ce jour-là, Sansa Stark l'avait embrassée.

Ça prouvait qu'absolument tout était possible dans cette ville, même les miracles.

Pour cette simple et unique raison, la fer-née se sentait actuellement capable de conquérir le monde.

§§§§

Marina mit approximativement 0,5 seconde à se rendre compte que quelque chose avait changé en la voyant arriver avec un immense sourire lui dévorant l'intégralité du visage.

« J'en conclus que ton rendez-vous avec Sansa s'est bien passé, en déduisit rapidement son amie.

Rendez-vous.

Maintenant, après ce qu'il s'était passé, le terme avait un sens romantique qu'elle ne lui aurait pas donné avant d'être allée voir sa (de nouveau) désormais petite-amie et à cette simple pensée, un sourire niais s'épanouit sur ses lèvres en même temps qu'une douce chaleur prenait forme dans sa poitrine.

Est-ce que c'était ça ce que ça faisait d'être heureuse quand on était amoureuse ?

Ça faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas été, qu'elle n'avait pas vécu sans ce pic de glace dans le cœur qu'elle avait fini par oublier ce que ça faisait comme sensation.

Elle ne voulait pas qu'elle disparaisse, plus jamais.

- Plus que bien même ! Lança-t-elle en brandissant victorieusement la mèche de cheveux tant convoitée.

Avec un peu de chance, elles parviendraient à récupérer absolument tous les ADN dont elles avaient besoin avant le délai qu'elles s'étaient fixé, ce qui était une très bonne chose.

Il était hors de question que Myrcella se retrouve face à Talisa Maegyr en ne possédant qu'une partie d'entre eux.

Marina leva un poing victorieux en l'air.

- Youhou ! S'exclama-t-elle, joyeuse. Et un de plus !

Puis elle examina plus attentivement son amie, un air concentré sur le visage.

- Toi, ajouta-t-elle, il t'es arrivé quelque chose d'autre.

Yara se doutait bien que n'importe qui pouvait le voir, qu'elle ne parvenait pas à refréner la joie qui s'était logée en elle, refusant de repartir, mais elle s'en moquait bien.

Elle avait passé tellement de temps à être malheureuse, à pleurer une relation et un passé dont elle était la seule à se souvenir que maintenant que les choses s'arrangeaient enfin, elle voulait à tout prix faire savoir la vérité, laisser éclater son bonheur au grand jour.

Surtout devant sa meilleure amie.

- Oh, vraiment ? Lui demanda-t-elle, taquine. Et… qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Tes yeux. Ils… ils n'ont plus l'air aussi tristes qu'avant.

En se regardant brièvement dans une glace, elle réalisa qu'elle avait raison.

Une nouvelle lueur était désormais présente dans son regard, il ne s'agissait plus juste de combat, de colère ou d'un désir de justice, non.

Elle était plus… apaisée désormais.

Plus joyeuse, aussi.

Heureuse, tout simplement.

- Je… C'est vrai, oui. Et ça c'est parce que… je n'ai pas seulement discuté avec Sansa à vrai dire, lui confia-t-elle. Elle… elle m'a embrassée.

Cette fois-ci, ce fut au tour de Marina de sourire.

- C'est génial ! Il était temps franchement, depuis le temps que vous vous tournez autour, et aussi je… je suis vraiment heureuse pour toi. Tu le mérites. Vraiment. »

Yara ne savait pas au juste si c'était vrai, si elle méritait réellement un bonheur pareil après avoir échoué à sauver tout le monde, alors que la malédiction était toujours là mais elle était en revanche sûre d'une chose.

Ce bonheur, elle ne laisserait absolument personne en ce bas-monde le lui voler une fois de plus.

§§§§

Le lendemain.

Myrcella se força à prendre une profonde inspiration pour se calmer.

Tout irait bien, tout se passerait bien, elle n'avait pas à s'inquiéter.

Ce serait juste un dîner en famille, normal, banal, anodin.

Elle, ses parents et son petit frère.

Ce serait tout.

Seulement voilà, durant ce dîner, sa mère serait présente, évidemment, et elle n'était pas vraiment sûre d'y arriver.

De parvenir à agir avec elle comme si de rien n'était, comme si elle n'avait pas appris la vérité abominable qu'elle leur cachait à tous depuis plus deux ans, de faire comme si elle n'avait pas un monstre en face d'elle.

Elle ne savait pas si elle parviendrait à ne pas laisser échapper les mots qui lui brûlaient la gorge, emplis de tristesse, de colère et de rage.

Elle devrait se taire pourtant, et elle le savait.

Il en valait de leur salut à tous.

Il était encore tôt pour l'instant, songea-t-elle en regardant l'heure sur son téléphone portable, le dîner n'aurait pas lieu avant quelques heures, mais pourtant elle était déjà en chemin vers la maison de ses parents.

Pour tout simplement discuter avec son père d'un sujet en particulier, d'une certaine chanson dont elle aurait aimé connaître les paroles…

Oh Jenny de Vieilles Pierres, si jamais vous avez réellement existé, je vous en conjure, apportez-moi votre aide, j'en ai cruellement besoin.

Suite à cette courte prière, elle franchit le seuil de la maison.

Tout se passerait bien, décida-t-elle.

Ou du moins, elle ferait tout pour…

§§§§

« Jenny de Vieilles Pierres ?

Son père fronça les sourcils et en l'examinant, Myrcella sentit un vertige l'envahir en se demandant comment elle avait bien pu ne jamais remarquer la ressemblance entre Jaime et Cersei Lannister tellement elle lui sautait aux yeux désormais.

C'en était presque douloureux, ça l'était d'une certaine manière, parce que ça ne faisait que confirmer un des nombreux mensonges de plus mis en place par sa mère.

Et oh comme cette simple pensée la rendait malade.

- Oui, poursuivit-elle, essayant de lui dissimuler l'espoir insensé qui l'animait. Est-ce que ça te dit quelque chose ?

Elle avait posé la question à Shireen plus tôt dans la journée en allant la voir (en en profitant pour s'emparer subrepticement d'une mèche de ses cheveux), mais elle n'avait rien pu lui répondre.

Ça n'aurait pas dû l'étonner, Yara le lui avait dit une fois qu'elle lui avait apporté l'échantillon que la question lui avait déjà été posée mais qu'elle ne lui avait rien dit à ce sujet, au cas où quelque chose de nouveau serait revenu dans l'esprit de la biche.

Sans succès malheureusement.

Avec lui, ce serait peut-être différent.

Lui, le petit groupe ne le connaissait que peu, n'avait pas pu lui poser la question, alors peut-être que…

Peut-être que lui, il saurait.

- Pas vraiment non, lui répondit-il. Enfin, elle, oui, évidemment, elle faisait partie de la famille Targaryen et je peux t'en dire plus sur elle si tu veux, mais… sa chanson ?

- C'est ça, j'ai… j'en ai entendu parler en cours, mentit-elle, et je n'ai rien trouvé de plus sur internet ou à la bibliothèque ou à la mairie alors je me demandais si tu en savais plus. J'ai trouvé le sujet intéressant et j'aurai voulu creuser ça.

(Note : l'avantage indéniable au fait de ne jamais avoir précisé en quoi au juste Myrcella est étudiante c'est que du coup ça peut être n'importe quoi, de la littérature, de l'histoire ou je ne sais pas quoi d'autre de possible et qui justifierait d'étudier ça à un moment à la fac.

D'ailleurs je ne sais moi-même toujours pas quel cursus elle suit au juste, lol.)

Il y réfléchit pendant quelques minutes qui semblèrent durer une éternité à la blonde, avant de finalement secouer la tête.

- Non, ça ne me dit rien du tout. J'ignore absolument de quoi tu parles, je suis désolé.

Elle se força de toutes ses forces à ne pas se mettre à pleurer.

- T'en fais pas, c'est pas grave, lui répondit-elle avec un sourire faux, je finirai bien par trouver. »

Et oh, foi de Lannister oui, elle le ferait.

Elle trouverait bien un moyen de percer ce mystère.

§§§§

Myrcella était en train de songer au fait que prendre quelques cheveux à son père n'avait pas été bien compliqué et que le plus dur viendrait probablement le soir même avec sa mère, quand ce dernier prit la parole une fois de plus.

Il semblait plutôt mal à l'aise et elle fronça les sourcils.

Qu'est-ce qu'il se passait au juste ?

« Myrcella, je… je voudrais moi aussi te poser une question. Une question qui n'a absolument rien à voir avec ce dont tu viens de me parler.

En entendant la gravité et le sérieux dans sa voix, l'étudiante sentit d'un seul coup la panique s'emparer d'elle.

De quoi s'agissait-il, est-ce que Cersei l'avait envoyé pour l'interroger, lui, son propre père ?

Si oui, c'était bien bas de sa part mais aussi guère surprenant venant d'elle.

- Je t'écoute, vas-y, lui répondit-elle, cachant sa peur du mieux qu'elle pouvait.

- Dis-moi, que penserais-tu au juste si jamais ta mère et moi… nous divorcions ?

De toutes les nouvelles qu'il aurait pu lui annoncer c'était définitivement l'une de celles à laquelle elle ne s'attendait pas le moins du monde.

- Quoi ? Ne put-elle s'empêcher de s'exclamer, les yeux écarquillés par la surprise.

- Je me doutais que tu réagirais comme ça, dit-il, Tommen a eu à peu près la même réaction que toi, et elle réalisa qu'il avait pris sa surprise pour de l'horreur.

Elle ne dit rien pour le détromper, beaucoup trop sonnée par la nouvelle.

Il voulait divorcer.

Il avait l'intention de quitter celle qu'il pensait être sa femme depuis déjà des années, malgré l'oubli, malgré la malédiction, il avait compris que quelque chose n'allait pas, sans doute grâce à son cœur replacé dans sa poitrine, et Myrcella songea qu'elle devrait remercier Yara Greyjoy pour ça, une fois de plus.

Elle eut bien du mal à ne pas laisser éclater sa joie.

- Vous allez divorcer ?

Elle tenta de prendre un ton le plus accusateur possible, rentrant dans le rôle de la fille ne voulant à aucun prix que ses parents se séparent.

- Je… Ce… Ce n'est pour l'instant qu'une idée, mais… C'est une possibilité que j'envisage. Ta mère n'est pas encore au courant alors j'aimerais que tu ne lui en parles pas.

Myrcella souhaitait désormais plus que tout être là lorsque son père l'annoncerait à la mairesse rien que pour pouvoir voir son visage se décomposer, son cœur se briser, la souffrance la détruire comme elle avait réduit à néant tant d'habitants innocents de Kintzheim.

Elle hocha la tête.

- D'accord. Je ne dirai rien. Mais alors… tu as l'intention de la quitter, c'est ça ?

- Je… j'en ai l'intention oui. Peut-être.

Le fait qu'il le veuille et que ce soit plus qu'une idée, qu'il veuille en faire une réalité, était mieux que rien, était un énorme pas en avant et elle en était heureuse.

Il était temps qu'il réalise enfin qu'il méritait mieux que ça.

- Pourquoi ?

- Parce que je… parce que je n'aime plus ta mère.

- Est-ce que tu aimes en une autre ?

- Oui, admit-il avec honnêteté, c'est le cas.

- Est-ce que tu as trompé maman ?

Elle aurait aimé ne pas avoir à poser ce genre de question, mais elle devait faire semblant, agir comme si cette nouvelle l'affectait, alors qu'elle lui donnait plutôt envie de sauter de joie.

Ce serait bientôt terminé de toute façon.

- Non, assena-t-il d'une voix ferme, jamais. Myrcella, s'il y a bien une chose sur laquelle tu peux me croire et me faire confiance, c'est sur ça. Je n'ai jamais trompé ta mère.

- Je sais bien, et je te crois, tu serais complètement incapable de faire une chose pareille.

Il lui sourit, soulagé, et elle se fit la réflexion qu'il aurait cessé de sourire s'il avait su qu'elle voulait dire ça dans le sens physiquement incapable, lui qui venait à peine de retrouver son libre-arbitre après deux longues années passées à être un simple pantin.

Elle prit une profonde inspiration.

- D'accord.

Il fronça les sourcils.

- Comment ça d'accord ?

- Si c'est ce que tu veux, si tu n'es vraiment plus heureux avec maman, et que tu veux divorcer, ça me va. Je sais que tu n'as pas besoin de mon autorisation et que tu ne fais que me demander mon avis, mais… Vas-y. Fonce.

Un sourire illumina le visage du blond.

- Merci Myrcella, fit-il avant de la serrer dans ses bras. Je savais que tu comprendrais. »

Je t'aime papa, pensa-t-elle.

Oh dieux, je t'aime tellement.

Au bout du compte, même si elle ne parvenait pas à prendre des cheveux de sa mère ce soir-là, au moins elle avait une information à révéler à Yara et aux autres, une victoire de plus dans une série qui commençait à devenir de plus en plus longue.

C'était bien qu'une simple séparation.

C'était surtout une nouvelle raison de penser que leur victoire était proche.

A suivre…