Bonjour tout le monde,

Je suis ravie de vous retrouver. Avant de continuer, je tenais à répondre aux questions.

Bella apparaîtra bien dans la fanfic, ainsi que les Cullen. Effectivement, les reines sont aussi les compagnes d'Althéïana. Je ne veux pas trop en révéler mais il est possible qu'Althéïana aille à Forks ;) Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas.

Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas vraiment laisser la situation là où elle en était et faire un saut d'une année comme je l'avais prévu, alors, les enfants, mettons un peu plus de drame…

Je vous remercie de continuer à lire mes élucubrations hebdomadaires, qui sont en avance pour une fois.

Aucune précision ou avertissement aujourd'hui.

Sinon, les habituelles précisions s'appliquent.

La fanfic contient certainement des fautes d'orthographe, je m'excuse de ce fait.

Les remarques et les reviews sont les bienvenues, du moment qu'elles sont constructives et non blessantes ou/et désobligeantes. Sinon elles seront supprimées.

Pour conclure, le monde est un endroit meilleur si nous nous écoutons et nous respectons tous. Avec amour Rhaenysa.


Chapitre 6 : Mise au point

Ressembler à un poisson ne faisait pas avancer grandement la discussion. Les six, comme des statues attendaient une forme de réaction de leur compagne.

Althéïana ressemblait à un gâchis, ses pensées se mélangeaient et l'envie de hurler se fit de plus en plus intense, toutefois, son angoisse s'extériorisa différemment. Elle éclata de rire. Rire qui devint rapidement hystérique. Son hilarité la fit se tordre en deux dans une position douloureuse. Le désespoir, ce sentiment si honni qui effrayait plus l'humaine que la mort se répandit dans l'intégralité de son corps et l'enfer ouvrit sa bouche. Rapidement, les alentours devinrent flous, et même ses mains perdirent peu à peu de leur netteté et son cœur loupa quelques battements avant de s'emballer brusquement. Ses joues rougirent, son souffle devint erratique et ses yeux larmoyèrent sans que la jeune femme ne puisse se retenir. Soudain, une main sur son épaule aida la jeune femme à se redresser et une voix profonde et masculine l'appela. La lumière au bout du tunnel ! S'accrochant à cette voix, elle comprit qu'on lui demandait de respirer. Inspire ! Expire ! Inspire ! Expire !

Progressivement, le monde retrouva ses couleurs et la main qui caressait son dos s'était transformée en quelqu'un qui la tenait, ses deux mains encerclaient sa taille et reposaient sans mauvaise intention sur son ventre. La sensation de panique et de peur s'évanouit en quelques secondes. Respirer devint plus facile et son cœur retrouva un battement normal. Cinq autres mains se posèrent sur ses genoux, sur ses bras ou prirent ses mains. Le froid contre le chaud, la douceur contre la dureté de la pierre.

« Tu te débrouilles très bien mia cara. »

La voix semblait encore si lointaine et pourtant si proche. La sensibilité sur son visage revint et elle remarqua que quelqu'un essuyait ses larmes. Un mouchoir rouge tenu par des doigts, au bout d'une main, au bout d'un bras que tenait le plus expressif des maîtres : Aro. À genoux devant elle, il lui souriait doucement mais douloureusement. Ne supportant pas cette vision, la jeune femme reporta son regard sur la droite. Didyme, Sulpicia et Marcus se tenaient là. L'énigmatique seigneur s'était agenouillé et ronronné contre sa jambe, alors que les deux femmes s'enroulaient autour de son côté, sans qu'elle puisse réellement comprendre ce puzzle. Curieusement, tous trouvaient un moyen de pouvoir la toucher.

À sa gauche, Athénodora tenait fermement sa main, sans que la dame ne soit contestée par son redoutable époux. Ce qui devait signifier que la personne qui l'enserrait tendrement dans ses bras était l'Inflexible souverain. Pour prouver ses dires, Caïus se pencha et chuchota à son oreille.

Son roi d'albâtre semblait être inquiet, si son ton signifiait quoi que ce soit. À la vérité, ils semblaient tous être réellement inquiets. Cela la réchauffa étrangement, quelqu'un se souciait, quelqu'un craignait qu'il lui arrive quelque chose. Aucune petite voix ne la réprimandait et la jeune femme se sentit bien, juste à sa place, pour la première fois depuis longtemps.

Il fallut encore quelques minutes pour que la très vulnérable humaine, Althéïana Swan se rende compte que ses pensées étaient assez ordonnées pour essayer de parler.

« Pourquoi ? Je veux dire pourquoi moi ?

- Ce n'est pas quelque chose que nous choisissons. C'est juste ainsi. Tu es née pour nous, comme nous sommes nés pour toi. Quand tu seras un vampire, tu comprendras. C'est inévitable. Toi et nous. Nous sommes inévitables.

Marcus s'était redressé et se tenant à côté d'Aro sur un genou, sur le sol, parlait de leur lien, comme si c'était la chose la plus pure et véritable qui existait en ce monde. Ses yeux brillaient de joie et de bonheur et jamais l'humaine n'avait vu autant d'émotions dans ce regard.

- Mais… Althéïana se mordit la lèvre et regarda vers la porte.

- Pose nous toutes les questions que tu veux mia cara. Nous essaierons de répondre à chacune d'entre elles. Répondit Didyme avec un sourire rassurant.

Althéïana était à moitié tentée de donner sa main à Aro et de le laisser se débrouiller avec la myriade de questions auxquelles la jeune femme ne voulait pas faire face ou révéler à haute voix, mais ce serait de la lâcheté et ce n'était certainement pas le genre de l'humaine. Alors prenant une profonde respiration, pour se donner un courage bien nécessaire pour remettre en question des vampires de plus de 3000 ans, elle commença son interrogatoire.

- Vous êtes déjà ensemble. En couple. Que suis-je dans cette relation ? Quelle place est-ce que je peux avoir ?

- La tienne ! Vint la voix grondante de Caïus qui se resserra contre elle.

Craignait-il qu'elle essaye de s'enfuir ? De courir ? Pour le semer ? La pensée attira un sourire léger sur ses lèvres. Jamais, elle ne pourrait courir aussi vite, jamais elle ne partirait aussi loin. En avait-elle même envie ? Rien que l'idée de ne plus les voir l'effrayait.

- Je ne comprends pas. Sa voix était douce mais en même temps, portait une certaine demande. Je ne comprends pas la situation, ou le fait d'être en couple avec six personnes qui sont déjà ensemble. Comment cela peut-il fonctionner ? Perdurer ? J'ai besoin d'une explication, pas d'une vague interjection Caïus.

La réprimande lui prit une partie de ses forces mais elle sentait qu'elle devait le faire. Pour elle et aussi pour eux. Si les sept devaient être ensemble, ils devaient réaliser que sa faiblesse n'était que temporaire.

- Ce que veut dire Caïus, mia bella anima, c'est que tu pourras tenir la place que tu désires. Si tu veux siéger avec Marcus, Caïus et moi rien ne t'en empêche. Si tu souhaites rester à l'écart des affaires du clan, ton souhait sera notre commande. Si tu souhaites exercer ton influence en secret, comme Sulpicia, Athénodora et Didyme rien ne t'en empêche. Ta décision n'est pas irrémédiable, tu auras l'éternité pour décider et nous ne serons que tes humbles serviteurs. Finit Aro inclinant la tête dans un salut délicieusement irrespectueux, ses yeux se maintenant dans les siens.

- Nous ne te demandons rien. Tant qu'à ta question sur nos unions, je pense que tout se résume à ma vision des liens. J'ai senti, j'ai vu et je vois que nous sommes reliés. Tous. À toi. Nous sommes amis, amants, partenaires car nous étions censés l'être et que nos bêtes se sentaient en sécurité les unes avec les autres. En ce qui me concerne, j'ai épousé Didyme car la solitude nous pesait et que nous nous entendions à merveille… Sur tous les plans.

- Caïus et moi étions des combattants. Nous nous sommes connus sur un champ de bataille et nous ne nous sommes jamais quittés car nous nous sentions en sécurité ensemble. Je t'avoue que nous nous plaisions beaucoup aussi. Expliqua avec douceur Athénodora.

- Aro m'a choisi et m'a créé pour combattre sa solitude. J'avoue que je ne m'en trouve pas plus mal. Ajouta Sulpicia avec un sourire effronté sur son époux.

- Notre lien avec toi est différent de ceux que nous entretenons entre nous. Pour te donner une idée, c'est comme être asséché en plein désert. Tu peux boire l'eau de ta gourde, mais cela est limité, tu le sais, un jour tu n'auras plus aucune goutte. Puis soudainement, alors que seul reste quelques molécules de la précieuse boisson et que tu désespères de ne pouvoir trouver une source, apparaît un oasis. Luxuriant avec de l'eau qui se renouvelle en permanence et qui traverse les siècles sans se tarir. Pour nous, tu es un oasis, pour chacun d'entre nous, tu es cette eau qui nous faisait cruellement défaut.

Le silence se fit épais, Althéïana ferma les yeux quelques secondes pour ne pas pleurer et prit une petit respiration pour avaler la boule dans sa gorge. Puis, rouvrit les yeux et fixa Marcus.

- C'est la chose la plus douce et romantique que l'on met dite. Parla tranquillement Althéïana calmée par l'explication que Marcus avait donné de leur lien.

- Je suis romantique cara. Le plus romantique de nous tous.

- Je peux l'être aussi ! Grogna Caïus contre l'oreille d'Althéïana. Se faisant il envoya des frissons dans l'ensemble du corps de la jeune femme. Cela ne passa pas inaperçu pour aucun d'eux mais aucun ne le releva. Ce n'était pas le moment. Pas encore. « N'est-ce pas Dora ? »

- Je ne pense pas que notre très chère aime nos soirées romantiques. Tu moins pas dans sa condition actuelle.

Althéïana observa les deux vampires se contorsionnant pour voir leurs regards. L'idée de leurs ébats lui vint en tête. Après tout, elle avait organisé son nombre de journées romantiques pour les deux, pour connaître les spécificités de leurs soirées.

- Si je deviens une vampire, peut-être est-ce que j'aimerai vos orgies de sang, mais l'humaine que je suis n'apprécie que peu, ne serait-ce que l'idée.

- Pas si, mia dolcezza, quand. Contra Didyme. Nous allons te laisser du temps pour réfléchir au meilleur moment mais très bientôt tu seras l'une de nous.

- Le meilleur moment ?

- Oui, nous n'allons pas te transformer aujourd'hui. Nous voulons que tu nous connaisses, que tu vives ton humanité et quand tu te sentiras prête, ton souhait sera notre désir. Expliqua Sulpicia.

- Mais… Je suis hors la loi. J'enfreins vos règles. S'enquit Althéïana en se mordant à nouveau les lèvres. Athénodora toucha son visage et ouvrit doucement sa mâchoire pour l'empêcher de se blesser.

- Ne fais pas ça mia bella. Murmura Aténodora.

- Techniquement oui, mais au vu de la situation, nous pouvons nous permettre de prendre notre temps.

- La situation ?

- Tu vis et travailles avec nous mia bella. Le secret peut difficilement être répandu dans ces conditions, conclut Aro avec un sourire doux.

Quelque peu submergée par ses sentiments, ses compagnons et la vérité, Althéïana hocha la tête vers eux, pas certaine de savoir quoi dire ou quoi faire, mais sûre et certaine que la situation immédiate était sans danger et que les personnes autour d'elle ne lui feraient jamais de mal. Rassurée et surtout épuisée, elle se blottit dans ses couvertures et contre Caïus qui resserra sa prise. En poussant un soupir de soulagement, la jeune femme ferma les yeux et Morphée la réclama presque immédiatement.