Disclaimer : les personnages de cette histoire appartiennent TOUS à JK Rowling (et nous la remercions pour ça ^^)
Couple : HP/DM
Petit Post-it : Bonne lecture à vous ! ^^
CHAPITRE 12 - Rester libre
Il avait bien conscience qu'il ne pouvait constamment resté caché derrière son rideau, derrière ses volets fermés, au fond de l'ancienne maison de ses parents. Il avait donc fini par accepter l'invitation du ministre de la magie. Seule la présence d'Hermione Granger à ses côtés le mettait à l'aise. Assit de l'autre côté de la petite table basse sur laquelle fumaient trois tasses de café noir, Shaklebolt lui souriait de toutes ses dents bien blanches.
— Tu m'honores Harry, lança-t-il pour entamer leur échange. Je suis heureux de pouvoir te revoir.
— Le plaisir et l'honneur sont partagés, répondit le jeune homme sur le même ton pompeux.
— Et... Fumseck ?
Le grand sorcier à la peau noire avait tourné un regard étonné vers le phénix, accroché au dossier d'une chaise près d'eux. L'oiseau avait frappé à la fenêtre quelques secondes à peine après l'entrée de Potter dans le bureau.
— C'est bien lui, confirma Harry. Désolé, il aime me suivre.
— Ah non, non, pas de souci, lança le ministre en secouant une main. Il n'était pas si protecteur avec Albus, ajouta-t-il, l'air rêveur. A-t-il une raison particulière de rester près de toi ?
Le brun haussa les épaules en souriant.
— Je ne parle pas encore le phénix mais je dirais... qu'il m'aime bien.
Hermione profita de l'instant de silence pour indiquer qu'elle avait fait quelques recherches et découvert que les phénix s'attachaient rarement à plus d'un maître durant leur longue, très longue vie.
— Il y a fort à parier que Dumbledore, d'une manière ou d'une autre lui ai demandé de veiller sur toi, acheva-t-elle dans un sourire.
Fumseck claqua du bec plusieurs fois, ce que, indiqua Harry, signifiait un désaccord. Les deux autres sorciers l'observèrent avec surprise.
— Alors, oui, je ne parle pas le phénix, mais à force, j'ai compris quelques petits trucs. Il est très expressif. Quoiqu'il en soit, enchaîna-t-il d'une voix plus forte, que me vaut le plaisir d'être invité au ministère ?
— Ah mon cher Harry ! Rien du tout ! Juste prendre des nouvelles de notre héros, si tout va bien et...
— Et si je ne souhaite toujours pas entrer au bureau des aurors, n'est-ce pas ?
Près de lui, Hermione se tendit discrètement. Son amie n'avait pas eu besoin de l'avertir de quoique ce soit. Il n'était pas dupe.
— Arf, grommela Kingsley en s'enfonçant davantage dans son fauteuil, laissant quelque peu tomber la bienséance protocolaire. Je ne peux rien te cacher. Aussi, tu ne m'as jamais donné de réponse à ma proposition ! Elle est toujours valable tu sais ! Maintenant plus que jamais, ajouta-t-il en soupirant. Le départ de Ronald a beaucoup fait parler la presse, prétextant qu'il était parti à cause d'une organisation soi-disant médiocre du service.
— Oh non, s'amusa Harry non sans un clin d'œil à Hermione qui levait les yeux au ciel. Simplement, Monsieur Weasley a été appelé à de plus hautes responsabilités.
— Plus hautes responsabilités ? Le... le magasin de farces de son frère ? s'étonna le ministre.
— La seule boutique à être restée officiellement ouverte pendant la guerre, monsieur le ministre. Car les propriétaires avaient compris une chose : le rire est parfois la meilleure arme contre la haine. D'ailleurs, ils n'ont été vandalisés qu'une fois, par des mangemorts masqués qui se sont enfouis à la première riposte.
— Mmmh, je comprends, je comprends. Mais, vous le savez peut-être déjà, Monsieur Londubat également nous a quitté. Une proposition de l'école Poudlard qu'il n'a pu refuser.
— Monsieur le ministre ?
Kingsley redressa la tête, fixant le regard vert intense et pétillant de malice du jeune sorcier. Décidément, depuis la fin de cette fichue guerre, Harry Potter avait des airs de Dumbledore.
— Je vous remercie pour votre proposition, mais ne souhaite pas en profiter.
Le grand sorcier poussa un profond soupir. Bien, la réponse était rendue officielle. Et bien qu'il s'y attendait, cela ne l'arrangeait pas.
— Je suis prêt à vous apporter mon soutien en revanche, indiqua Harry. Je ne vois pas bien comment, mais si vous avez besoin de moi à un moment donné, faites-le moi savoir. Mais j'insiste pour rester libre de choisir.
— Merci Harry. Avoir Miss Granger à mes côtés est déjà une incroyable sécurité. Vous irez loin ! lança-t-il en souriant à la jeune femme.
Potter n'en doutait pas. L'entretien s'acheva rapidement et pour plus de discrétion, le ministre lui laissa utiliser sa cheminée. Le brun était déjà certain de faire la une de la Gazette dès le lendemain, au vu du nombre de photographes qui se sont brusquement jetés sur lui dans le hall du ministère alors qu'il courait pour ne pas être en retard à son rendez-vous. Il déboula sans ménagement, couvert de suie, dans la cuisine en bazar de Malfoy. Comment l'ancien serpentard pouvait-il être si soigné de sa personne et vivre dans un tel capharnaüm ? Après s'être nettoyé d'un coup de baguette, Harry lança un sort de vaisselle et de rangement. Puis il jeta un œil discret vers l'arrière boutique. Il y avait du monde. Au moins trois clients. Les rumeurs disaient que certains commerçants du chemin de traverse venaient faire leurs achats ici désormais.
— Je vais vous chercher ça Monsieur Lapiole ! lança soudain la voix de l'apothicaire.
La porte s'ouvrit brusquement, forçant Harry à reculer contre le mur pour ne pas se faire écraser le nez.
— Qu'est-ce que... Ah ! Par Merlin, Potter !
— Shht ! intima Harry en plaquant sa main sur la bouche du blond.
Il referma la porte du bout du pied et s'assura que tout était sous contrôle avant de lâcher son ami.
— Qu'est-ce que tu fiches dans ma réserve ? siffla Malfoy à voix basse.
— Je fais ton ménage.
Potter tendit le doigt vers la porte ouverte donnant sur la cuisine et par laquelle on pouvait en effet voir les assiettes tourner dans l'évier plein de mousse et un balai serpillère frotter le sol.
— Mais...
— En vrai, je venais voir si tu avais du temps de libre.
Agacé, l'apothicaire repoussa son invité surprise et tendit sa baguette vers le haut d'une étagère. Un petit paquet en descendit pour atterrir dans la paume tendue du blond. Alors qu'il s'apprêtait à rouvrir la porte et retourner au magasin, Harry lui bloqua le passage.
— S'il te plaît... J'ai trouvé quelque chose. J'aimerais te montrer.
— Je travaille Potter.
— Tu fermes à quelle heure ?
Leurs chuchotements ajoutaient de l'intimité à la proximité de leur corps. Harry sentait battre son cœur jusque dans ses oreilles qu'il imaginait rouge fluo, brillant dans la pénombre du résidu.
— Dans une heure, cingla Draco en le poussant fermement, une main sur son torse.
Sans réfléchir, le brun attrapa cette main et attira le blond contre lui. Son menton se posa naturellement sur l'épaule du blond, et ses bras s'enroulèrent dans son dos, le serrant contre lui dans l'espoir de calmer les résonances de son cœur.
— Dis Harry, ça va pas devenir une habitude j'espère ?
— Pourquoi pas, maugréa Harry, mécontent qu'on ne lui rende pas son câlin.
L'odeur du blond devenait trop forte, il s'écarta. Draco se détourna aussitôt vers son magasin, non sans lui lancer :
— Et dis à ton piaf d'arrêter de frapper à mes carreaux !
Il disparut dans sa boutique. Harry retourna à la cuisine pour ouvrir à Fumseck, tout en se frottant la poitrine.
— Comment tu fais toi ? souffla-t-il en accueillant l'oiseau sur son épaule. Du ministère à ici, comment as-tu fait ?
Soudain, repensant à l'intervention d'Hermione, il poussa son nez dans les plumes duveteuses et demanda :
— C'est vrai ? Tu ne peux t'attacher qu'à un seul maître ?
Le piaillement qui roula dans le bec de Fumseck était un oui. Harry s'installa à la table et le fit descendre dessus pour le regarder bien en face. Autour d'eux, le balai continuait sa danse sur le sol humide.
— Alors... pourquoi restes-tu vers moi ?
Le phénix leva le bec en l'air et écarta ses ailes avant de s'abaisser légèrement, comme pour dire ce que le brun pressentait déjà : "parce que tu es mon maître".
à suivre...
Oui, je sais il est vraiment très court celui-là. C'est pour ça que je vous donne le chapitre suivant en prime. ^^ De rien ! :P
