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Un merci infiniii pour vos reviews à chaque publication, qui me donnent la motivation pour relire et poster les chapitres au plus vite ! Et j'en profite pour remercier MitsukiYaoi, Ana Snape et Rox (:
Je vous laisse découvrir ce treizième chapitre où les choses recommencent ENFIN à avancer !

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Partie I

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Chapitre 13

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Severus avait une fois de plus souffert d'insomnies lors de la nouvelle semaine écoulée. Il avait connu pire mais la fatigue se faisait tout de même ressentir, de même qu'une certaine irritabilité.

C'est pour cela qu'en ce dimanche matin, tandis qu'il étudiait à la bibliothèque, il dut particulièrement prendre sur lui pour ne pas céder à ses pulsions meurtrières : deux poufsouffles de cinquième année étaient venus s'asseoir à sa table. Certes, toutes les tables de la bibliothèque étaient pleines de mondes – les examens blancs des cinquième et septième années approchaient, cela se ressentait – néanmoins Severus prit cette intrusion comme une attaque personnelle. Ne pouvait-il pas être un peu tranquille, juste quelques temps ? Déjà Mulciber et Avery l'avaient profondément agacé en lui demandant des conseils pour leurs devoirs qui ressemblaient davantage à des torchons qu'autre chose, et voilà que maintenant des poufsouffles venaient discuter sous son nez de leur examen blanc de Sortilèges...

Severus se demanda s'il ne ferait pas mieux d'aller travailler dans la Salle sur Demande. Il n'y était pas allé la veille car il avait craint d'éventuellement y croiser Black, mais aujourd'hui était le fameux dimanche où le gryffondor lui avait dit qu'il ne serait pas disponible pour travailler... Alors, peut-être que Severus pourrait tenter le coup ?

Il referma son manuel de Métamorphose d'un coup sec qui fit sursauter les deux poufsouffles. Puis, avisant l'heure, il se leva pour prendre la direction de la Grande Salle où le déjeuner n'allait pas tarder à être servi, décidant de manger au plus tôt afin d'éviter la cohue puis de rejoindre rapidement la Salle sur Demande.

Severus s'installa à la table des serpentards pratiquement vide, et reprit sa lecture en attendant que le repas apparaisse. La Grande Salle fut relativement calme pendant quelques minutes encore mais il dut refermer son manuel trop vite à son goût, le vacarme des élèves qui arrivaient l'empêchant de se concentrer. Puis, enfin, les entrées apparurent sur les tables.

Du coin de l'œil, il vit Black et sa troupe de gryffondors arriver et s'installer à leur propre table. Il était difficile de les rater : tous portaient de ridicules petits chapeaux colorés desquels des feux d'artifice miniatures jaillissaient régulièrement – ceci afin de marquer l'anniversaire de Black, évidemment. Severus eut un sourire goguenard lorsque, une minute plus tard, lesdits chapeaux furent confisqués par MacGonagall.

Severus reporta son attention sur son assiette, essayant de ne pas prêter attention aux éclats de voix venant du quatuor de gryffondors qui se faisaient allègrement remarquer. Il espérait que ces quatre-là – voire la tablée entière de gryffondor – ne se mettrait pas à chanter « Joyeux anniversaire » à Black... A moins qu'ils n'aient prévu quelque chose pour le dessert, comme un gâteau géant explosif ou autre loufoquerie dont Black et les trois autres idiots étaient habituellement capables ?

Mais soudain le calme se fit du côté des rouge-et-or, au point que ce changement tira Severus de ses pensées. Il releva la tête afin de voir ce qu'il se passait.

Un hibou venait d'entrer dans la grande salle et s'était posé juste devant Black. Étrange, les autres hiboux étaient venus lui apporter son courrier d'anniversaire ce matin lors du petit-déjeuner ; un retardataire peut-être ? Cependant ce n'était pas tant le timing qui était étrange que les sourcils froncés du gryffondor et le soudain silence qui s'était fait autour de lui tandis qu'il détachait la lettre accrochée à la patte de l'oiseau. Celui-ci s'envola une fois sa livraison accomplie, puis Potter, Lupin et Pettigrew se penchèrent plus près de Black qui décachetait la lettre...

Le visage du gryffondor perdit brutalement toute couleur. Pire encore que lors de sa crise d'hypoglycémie du week-end dernier.

Potter tenta apparemment de lui dire quelque chose mais Black se leva d'un geste brusque. Droit comme un piquet, il fixa du regard la table des serpentards, et l'espace d'un instant Severus crut que le gryffondor le regardait. Mais il se rendit finalement compte que Black fixait ainsi son jeune frère, Regulus, assis à deux places sur la gauche de Severus ; et le plus jeune des frères Black semblait s'être ratatiné sur sa chaise. Étrange. Black ne regardait jamais son frère habituellement, choisissant d'ignorer tout ce qui pouvait lui rappeler sa famille.

Subitement, le gryffonodr enjamba le banc sur lequel il était assis et, sans jeter un regard ni à son frère ni à ses amis, il quitta la Grande Salle d'un pas vif. Potter sembla vouloir le suivre mais Lupin l'en dissuada d'une main sur l'épaule, tandis que Pettigrew quant à lui chuchotait aux oreilles des deux autres.

Finalement, Severus haussa les épaules et retourna à son assiette : après tout, les problèmes de Black ne le concernaient d'aucune façon.

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Black ne devait probablement pas être là, se répéta Severus tandis qu'il hésitait devant la tapisserie représentant les trolls dansant le classique. Il avait dit que ne serait pas le cas puisqu'il avait des choses prévues pour son anniversaire... Et même s'il avait apparemment apprit une mauvaise nouvelle lors du déjeuner, il était probablement retourné dans son dortoir et se faisait à présent réconforter par ses crétins d'amis.

Severus se répéta cela encore une fois avant de prendre sa décision. Il prit une grande respiration puis passa trois fois devant la tapisserie en pensant à la salle d'étude dont il avait besoin. L'habituelle porte apparut sur le mur. Il en saisit la poignée et l'actionna...

Il se rendit bien vite compte qu'il s'était trompé.

Au fond de la pièce, la silhouette de Sirius Black fendait l'air de grands coups de baguette. Apparemment celui-ci se déchaînait sur un mannequin d'entraînement au combat, que la salle avait probablement dû faire apparaître pour lui. Il enchaînait sortilèges sur sortilèges ; ses halètement d'efforts – et de rage, peut-être ? – résonnaient dans la pièce.

Le gryffondor tourna alors vivement la tête vers Severus, remarquant seulement son arrivée. Cela sembla le déconcentrer et il ne para pas à temps le dernier maléfice qui avait rebondi sur le mannequin pour se retourner contre lui, l'atteignant à la jambe. Black poussa un cri de douleur et à terre.

D'abord interdit, Severus resta un instant immobile. Il aurait bien aimé faire comme si de rien n'était et repartir ni vu ni connu mais voilà, cet idiot restait immobile sur le sol et à cette vision, dans un étrange automatisme, Severus referma la porte derrière lui et s'approcha lentement du rouge-et-or – comme on le ferait d'un animal blessé par lequel on ne voudrait pas se faire mordre.

Une fois arrivé à sa hauteur, il constata que Black ne s'était pas évanoui ou quoi que ce soit de ce genre. Il restait silencieusement allongé sur le sol, les yeux regardant fixement le plafond et sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration encore rapide.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » dit tout d'un coup le gryffondor avec une pointe d'agressivité.

Severus ne se laissa pas décontenancer et haussa un sourcil.

« Je te retourne la question. C'est toi qui était censé ne pas être là aujourd'hui. »

Black eut un reniflement dédaigneux. Cela n'étonna pas Severus outre mesure : le gryffondor était le genre de personne ne supportant pas qu'on lui mette la vérité en face.

Le silence s'étira entre eux... Puis Severus reprit la parole, cherchant à désamorcer cette situation inconfortable.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Black serra la mâchoire et ramena son bras droit pour se couvrir les yeux avec, puis resta à nouveau silencieux. Pendant un temps du moins ; car finalement il laissa échapper un petit rire amer, absolument dénué de toute trace de joie.

« Cette famille de merde... » maugréa-t-il.

Severus attendit.

« ...Bien sûr qu'ils allaient me renier et me déshériter. Je ne sais même pas pourquoi je réagis comme ça... C'était sûr qu'ils rendraient ça officiel dès ma majorité. »

Le silence, encore. Qu'aurait pu répondre Severus ? Certes il en connaissait un rayon sur le sujet famille de merde, mais son cas était différent de celui de Black. Et puis il n'avait pas l'habitude de prodiguer du réconfort lorsque les gens se sentaient mal – de toute façon, avait-il envie de réconforter Black ? Ce serait une idée bien absurde.

Son regard dévia machinalement vers le pantalon du gryffondor duquel s'échappait une légère fumée là où le sortilège qui avait rebondi l'avait touché.

« Black, tu es blessé ? »

Sa question sembla ramener le rouge-et-or sur terre. Celui-ci enleva son bras de devant ses yeux, lança un regard confus à Severus, puis se redressa sur ses coudes pour mieux regarder sa jambe.

« C'est rien » marmonna-t-il tandis qu'il faisait mine de se relever.

Mais au vu que la grimace qu'il fit sous l'effort, la douleur était là. Et elle l'obligea à rester assis au sol.

« Qu'est-ce que tu as lancé comme dernier sortilège ? demanda Severus.

- Maléfice cuisant je crois... » répondit-il tandis qu'il remontait son pantalon pour constater les dégâts.

Black soupira en constatant que son mollet était rouge et enflé, puis attrapa sa baguette qui avait roulé à côté de lui dans le but évident d'effectuer un sort de soin. Cependant ses mains tremblaient – encore sous le coup de la fureur, probablement – et il se mit à pester en voyant qu'il n'arrivait pas à viser correctement.

« Laisse » lui dit alors Severus en s'accroupissant près de lui.

Il sortit sa propre baguette et vit Black tiquer un instant. Probablement était-il en train de repenser, imagina Severus, aux autres moments où par le passé l'un et l'autre avaient sorti leurs baguettes dans d'autres circonstances. Ils n'avaient pas l'habitude de se lancer de sorts de soins à cette époque, bien au contraire ; et les réflexes étaient encore là. Après tout, leur sorte de trêve datait d'il n'y a pas si longtemps...

Severus lui lança un regard et attendit. Au bout de quelques instants Black hocha finalement la tête pour lui donner son assentiment. Severus formula l'incantation et, d'un coup de baguette, la peau de la jambe de Black redevint peu à peu normale.

Le gryffondor sembla immédiatement soulagé.

« Merci » souffla-t-il à Severus.

Celui-ci ne répondit rien ; à la place il se redressa puis tendit une main en direction de Black. Le gryffondor le regarda sans rien dire, ses yeux arrimés aux siens... Puis enfin il accepta la main tendue pour l'aider à se relever.

« Il vaudrait mieux que tu ailles montrer ça à Pomfresh, un baume cicatrisant ne serait pas de trop » lui dit Severus tandis que Black se remettait debout.

Mais une fois sur ses pieds Black ne lui répondit pas. Il se contenta de le regarder à nouveau, de cet étrange regard qu'il pouvait parfois avoir à son encontre par moments... Et il n'avait toujours pas relâché son bras, remarqua Severus. Il l'agrippait même avec une certaine force.

Le regard de Severus repassa de son bras aux yeux de Black : l'étincelle qui s'y trouvait brillait encore un peu plus fort. Il eut l'impression qu'une étrange électricité flottait dans l'air. Severus s'humecta les lèvres, décidé à dire quelque chose même s'il ne savait pas encore quoi – il avait besoin de briser cet étrange moment malaisant – mais ce fut le gryffondor qui reprit la parole en premier.

« Snape... dit-il d'une voix rauque.

- Hm ?

- J'ai un problème. »

Le serpentard haussa un sourcil, ce que Black prit comme une invitation à poursuivre.

« ...J'ai encore envie de t'embrasser. »

Severus eut du mal à déglutir et sentit les battements de son cœur s'accélérer.

« Tu as pourtant dit que tu ne ferais plus ce genre de choses pendant nos révisions, débita-t-il à toute vitesse.

- Oui, je sais. Mais on ne révise pas là. »

Certes. Mais ce n'était pas une raison pour s'adonner à pareille folie.

« C'est pourtant ce que je m'apprêtais à faire en entrant ici » tenta de contrer Severus.

Black ne sembla pas perturbé pas sa maigre répartie. Sa main était toujours fermement accrochée à son bras et son regard était toujours aussi intense.

« Peut-être... Mais tu as choisi de venir jusqu'à moi. Tu aurais pu m'ignorer, tourner les talons et partir pour aller réviser tranquillement dans ton coin. »

Black marquait un point, mais...

« J'ai envie de t'embrasser, reprit le gryffondor. Et... C'est ce que je vais faire. Sauf si tu me dis que tu ne veux pas. »

Severus ouvrit la bouche pour protester mais la referma aussitôt : aucun son ne voulait apparemment sortir de sa gorge. Pourquoi ? Bien sûr, au fond il le savait. Mais il pensait aussi qu'il était en capacité de pouvoir repousser ce genre d'envie, et de repousser Black également. Apparemment non, puisque celui-ci avait dangereusement approché son visage du sien et que Severus n'avait pas encore protesté.

Inéluctablement, les lèvres de Black se posèrent sur les siennes. Elles avaient toujours ce même goût fruité, et soudain Severus ne put résister à l'envie d'en goûter davantage. Du bout des lèvres d'abord, ce qui sembla encourager le gryffondor à l'embrasser de plus belle ; et bientôt c'est de sa langue qu'il goûta le goût intime du rouge-et-or. Ce contact arracha un soupir à celui-ci, auquel Severus sentit son propre corps réagir par un frisson qui lui remonta le long de la colonne vertébrale.

Au fur et à mesure des secondes le baiser s'intensifia. La langue de Black allait à la rencontre de la sienne avec de plus en plus de langueur. D'autres soupirs lui échappèrent, puis bientôt il vint coller son corps contre le sien et poser ses mains sur ses hanches. Malgré l'épaisseur du tissu de ses robes, Severus sentait le corps du gryffondor se presser contre lui presque comme s'il le brûlait... Mais d'une chaleur agréable. Un peu trop agréable...

Il devait réagir.

« Doucement » souffla-t-il contre les lèvres du rouge-et-or.

Black s'arrêta un instant, son souffle se mélangeant au sien... Il cligna des yeux puis, lentement, ses lèvres se posèrent à nouveau sur les siennes. Avec douceur. Avec un désir contenu mais bien présent, il goûta ses lèvres d'un léger baiser, puis d'un autre... Sa langue vint à nouveau demander la permission pour rencontrer la sienne, avec une lenteur qui donna de nouveaux frissons à Severus.

C'était pire ainsi. Cette lenteur calculée, les coups de langue de Black, son corps se pressant contre le sien... Severus ne possédait qu'un seul mot permettant de décrire tout cela : excitant.

C'était bien trop troublant d'être excité par Sirius Black. Alors, à nouveau, Severus s'arracha au baiser.

« Stop » réussit-il à articuler bien que son corps ne semblait pas être du même avis.

Black s'arrêta à nouveau, le regarda un peu confus, puis se mordilla la lèvre pour apparemment contenir sa frustration. Puis il ferma les yeux et fit une chose que Severus trouva étrange : il posa son front contre le sien.

« Snape... murmura-t-il. Franchement. Pourquoi se priver de ça ? »

Severus s'humecta les lèvres, essayant de trouver ses mots.

« Ce n'est pas ça le problème... C'est ça avec toi. »

Sirius laissa échapper un rire. Il décolla son front du sien et secoua la tête, apparemment sous le coup d'un certain amusement. Severus aurait pu se vexer, mais il voyait que ce n'était pas un rire moqueur, c'était plutôt comme le signe que... que Black comprenait. Et que, lui, acceptait cette étrange situation.

« Je peux t'aider à t'habituer si tu veux » dit-il alors de son éternel ton provocateur.

Severus le regarda comme s'il lui était poussé une troisième oreille au milieu du front. Ce qui apparemment donna encore plus à Black envie de rire.

« Je vais y aller, lâcha Severus pour toute réponse en se détachant un peu plus de Black.

- Je croyais que tu voulais réviser ?

- Je ne peux pas me concentrer dans ces conditions, marmonna Severus tout en attrapant ses affaires.

- Ne t'embête pas, dit alors le gryffondor. C'est moi qui m'en vais. Tu as raison, je ne suis pas censé être là... Je vais aller retrouver les autres. »

Il lui adressa une sorte de sourire en haussant les épaules.

« A dimanche prochain » lui lâcha-t-il tandis qu'il prenait finalement la direction de la sortie.

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Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette journée ne s'était pas passée comme prévu.

Déjà, Sirius ne s'était pas attendu, de bon matin, à se faire réveiller par ses trois amis qui s'étaient jetés tous ensemble sur son lit en lui hurlant « Joyeux anniversaire ! » dans les oreilles – il ne s'y était pas attendu sur le moment, mais il n'avait pas réellement été étonné pour autant. Il avait ensuite réceptionné son courrier lors du petit-déjeuner – son oncle Alphard, sa cousine Andromeda, et les parents des autres maraudeurs lui avaient écrit – et n'avait au départ pas été surpris de constater qu'il n'y avait aucune lettre de son frère ni de ses parents.

Le hibou qui était arrivé à midi affublé d'une lettre officielle du notaire des Black, ça, il ne s'y attendait pas attendu ; mais, au fond, il n'avait pas été surpris du contenu de la lettre. Bien sûr que ses parents le reniaient, comment en aurait-il pu être autrement ? Malgré tout, cela ne l'avait pas empêché de recevoir la nouvelle comme un coup de poing glacé. Il avait alors ressenti le besoin de se défouler quelque part, seul... Et la Salle sur Demande était le seul endroit qui lui était venu à l'esprit.

Il ne s'était pas attendu à ce que Snape pointe le bout de son nez. Il ne s'était pas non plus attendu à échanger le baiser brûlant qui avait eu lieu entre eux quelques minutes plus tôt.

Tout en marchant dans les couloirs en direction de la Tour Gryffondor, Sirius fit le constat qu'il avait vécu de sacrés ascenseurs émotionnels aujourd'hui.

Il était temps à présent de reprendre le cours de sa journée tel qu'elle aurait dû se dérouler normalement : passer du temps avec ses amis et découvrir le programme qu'ils avaient prévu pour son anniversaire. Il laissait ses épineuses histoires de famille derrière lui – de toute façon elles ne le concernaient plus depuis longtemps, ce n'était pas une lettre officielle qui allait changer quoi que ce soit. Quant au cas Severus Snape... Il le laissait aussi de côté, mais juste pour l'instant – en tout cas jusqu'au dimanche suivant.

Lorsqu'il pénétra dans la salle commune il trouva les trois Maraudeurs qui l'attendaient près de la cheminée. Il se levèrent tous en une parfaite synchronicité à son arrivée.

« Padfoot ! Est-ce que ça va ? » demanda James instantanément en s'approchant de lui.

Sirius les regarda tour à tour avec insistance, réalisant qu'ici et maintenant, peu importait la famille Black : il était entouré, apprécié par ses amis, qui étaient comme une deuxième famille. La famille qu'il avait choisie.

« Ça va » répondit-il.

Ce qui était sincère en fin de compte. Bien sûr, la lettre de sa famille laissait toujours une blessure cuisante et même si sa rencontre avec Snape lui avait quelque peu changé les idées, c'était là, dans cet instant présent, qu'il pouvait enfin se sentir que parfaitement bien. Au milieu de ces liens d'amitiés que rien ne pourrait jamais briser.

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Ok, ok, j'admets ne pas avoir été sympa du tout avec Sirius sur le coup des 'liens d'amitié'... Ah, mais le pauvre, je le vois tellement comme un jeune gryffondor encore si innocent !
Bon, mais dans ce chapitre il n'a pas tant à se plaindre, vu qu'il a enfin obtenu son Severus qui lui fond dans les bras ! D'ailleurs, en parlant de fondre, j'annonce il va faire de plus en plus chaud lors des deux prochains chapitres...
J'aimerais vous poster le suivant lors du week-end prochain mais malheureusement je ne suis pas sûre que mon emploi du temps me le permette... Alors au plus tard je vous dis à dans deux semaines, promis !