Note : Cette fic est écrit pour un défi. Il fallait placer dix mots de chaque syllabe : ma, di, sa, lu, mu, la. Ce qui faisait soixante mots en tout, dans une fic qui se devait plutôt courte. J'ai donc pondu ce machin et décide de vous le partager en retour. Je suis consciente qu'elle est étrange et sans doute peu abouti, mais le défi était sympa. (Je vous laisse à la fin tous les mots choisis pour chaque syllabe).
Ça s'était fait…
Ça s'était fait un mardi, un jeudi ou un samedi, lors d'une belle matinée, un après-midi pluvieux ou bien pendant un soir de pleine lune. Parce que Bakugo était lunaire, mais addict. Parce qu'Izuku lui avait dit le fond de sa pensée. Parce qu'ils avaient parlé mutuellement. Ils avaient eu cette conversation, avaient vidé leur sac qui accumulait beaucoup de frustrations. La franchise d'Izuku avait eu raison de la fierté de Bakugo. Ils étaient malades d'amour l'un de l'autre. Depuis longtemps. Depuis toujours. Bakugo avait longtemps été démuni, dans le déni. Izuku hésitant, peu satisfait de lui-même s'était tu souvent. Puis ce jour-là, sans que personne ne l'explique, il avait déclaré à Bakugo ses sentiments dans un murmure. Rougissant maladivement, luttant pour ne pas s'enfuir, disparaître. Bakugo avait cru à une hallucination, puis avait compris que c'était vrai, ce n'était pas des absurdités. Ce sale nerd l'aimait.
Leur conversation porta ses fruits. Assaillis par l'amour, ils avaient supprimé la distance, ils s'étaient embrassés, émus tous les deux. Malgré leurs différences, leur amour avait muri. Izuku rigola et pleura en même temps. Bakugo fondit comme un sucre dans un latté. Désormais amarré l'un à l'autre, ils ne voulaient plus se quitter, la présence de l'autre illuminant le quotidien de l'un. Enflammés, ils s'adoraient sans aucune discrétion aux yeux du monde entier. Polluant le monde de leur amour.
Ils ne comptaient pas se cacher ni s'aplatir.
Était-ce une faiblesse ? N'importe quel hurluberlu peu malin et plutôt médisant aurait dit oui. Les vilains machiavéliques allaient en profiter. Izuku et Bakugo connaissaient la musique. Mais ils s'en fichaient de ses satanés méchants. Izuku marmonnait gentiment qu'il n'avait pas peur, Bakugo s'exclamait assassin qu'il buterait tous ceux qui toucheraient un cheveu d'Izuku. Ces amateurs ne tiendraient pas cinq minutes devant la rage de Bakugo. Les deux hommes se protégeraient contre la saleté, la vilenie, unissant leurs forces. Absolument certains d'en sortir vainqueur. L'amour était leur armure, pas leur défaillance. Ils savaient qu'ils vivraient une vie tumultueuse et s'en fichaient. C'était du piment. Un amusement. Ils restaient tout de même vigilants.
Leurs tribulations les menèrent au mariage, se plaisant tellement que ça durerait toujours, une longue balade ensemble.
Fin.
Voici tous les mots utilisés :
Mardi, matinée, malades, maladivement, malgré, amarré, malin, machiavéliques, marmonnait, amateurs.
Jeudi, après-midi, addict, dit, disparaître, absurdités, distance, différences, discrétion, médisant
Samedi, sa, conversation, sac, satisfait, sale, assaillis, satanés, assassin, saleté
Pluvieux, lune, lunaire, luttant, hallucination, plus, illuminant, polluant, hurluberlu, absolument
Mutuellement, accumulait, démuni, murmure, émus, muri, musique, armure, tumultueuse, amusement
La, jour-là, déclaré, rigola, latté, s'aplatir, s'exclamait, vigilants, tribulations, balade
