Hello campeurs !
Un immense merci à tous d'avoir si largement commenté ! Vos avis me font énormément plaisir et me soutiennent dans mon processus d'écriture !
J'espère que vous apprécierez autant la suite du chemin de Sam et Jack.
Avertissement : évocation de violences conjugales physiques et psychologiques.
3
Tandis que ses mains s'activaient sur les rouages pour réparer le système de rotation éolien du moulin, les méninges de Sam travaillaient à un tout autre projet. L'utilisation par les habitants d'Edora de l'énergie générée par le vent lui avait donné une idée qu'elle comptait mettre à application le plus rapidement possible. Son cerveau survolté dessinait déjà les plans de panneaux destinés à alimenter un chauffe-eau solaire. Si cela fonctionnait, les applications étaient multiples et moins compliquées à mettre en œuvre que la pile à Naquadah.
Avec un CLANG glorieux, les meules du moulin se remirent à tourner et le meunier cria de joie.
– C'est fantastique ! Merci Samantha !
La jeune femme secoua la tête :
– Je vous en prie. N'hésitez pas à m'appeler s'i nouveau un problème.
Sam quitta le moulin en fredonnant joyeusement. Il faisait un beau soleil avec un vent frais léger. Le fond de l'air piquait un peu mais, la journée était encore agréable. Regardant sa montre, Sam se demanda si Jack était toujours au lac en train de pêcher. Elle avait envie de le voir et de lui parler de son nouveau projet.
Elle traversait d'un pas léger le village pour rejoindre le bord de l'étendue d'eau lorsqu'elle entendit la voix du Colonel. Ses yeux le cherchèrent machinalement parmi les habitants qui vaquaient çà et là à leurs occupations.
Elle le trouva enfin, avec Laira. Ils se tenaient devant sa maison et semblaient discuter agréablement. Jack avait un panier posé à ses pieds. Laira rit joyeusement à une plaisanterie du Colonel et tendit sa main pour serrer le bras de l'homme, y restant appuyée un peu trop longtemps au goût de Sam.
Carter avait beau savoir qu'il était important pour eux d'être en bons termes avec les villageois, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver cette animosité à peine contenue envers la cheffe du village. Laira était pourtant gentille et vraiment aimable et elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour les aider. Sam en était parfaitement consciente. Mais, en voyant Jack rire avec l'autre femme, Sam dut se rendre à l'évidence.
Il semblait si détendu, si serein avec Laira… Bien plus qu'il ne l'avait jamais été en sa présence. Se pouvait-il que l'attirance soit réciproque ?
Quelque part dans un recoin sombre de son esprit, l'écho de la voix sournoise de Jonas lui souffla : « Tu crois vraiment que tu fais le poids face à elle ? Regarde-la ! Elle est douce, belle et féminine ! Tout ce que tu n'es pas, tout ce que tu ne seras jamais ! Toi tu n'es bonne qu'à obéir aux ordres et à rien d'autre ! Qui voudrait d'une femme telle que toi ?»
Sam frissonna. Son ventre se serra et une vague de nausée l'envahit. Elle tenta de la réprimer en se faisant violence : Non ! Ce n'était pas vrai ! Elle n'était plus cette femme ! Jonas était mort. Elle s'était libérée de son emprise depuis longtemps.
« Tu le crois vraiment ? Si c'est le cas, tu n'es qu'une petite sotte ! Tu ne vaux rien ! Tu ne mérites pas qu'un homme comme O'Neill te regarde ! Pas comme il la regarde elle… Sois réaliste. Il ne verra jamais que le soldat en toi. Il n'aura jamais envie de toi comme il a envie d'elle. »
La voix de Hanson était de plus en plus forte dans son esprit, occultant tout le reste. Les souvenirs des injures, des coups et des rabaissements constants qu'il lui avait fait subir revinrent heurter douloureusement l'esprit de Sam. Ses épaules s'affaissèrent. Le soleil se fit moins chaud, moins agréable. Un froid glacé se mit à couler dans ses veines, teinté d'une colère sourde et amère.
Sam regarda vers Jack avec désespoir. Elle tenta de s'accrocher à son image comme s'il était le dernier élément solide d'un monde qui vacillait autour d'elle.
Mais, O'Neill tendit la main et pressa longuement l'épaule de Laira avec un sourire, avant de ramasser son panier et de prendre le chemin vers leur maison en adressant à la femme un dernier signe de la main.
Sam resta figée, regardant son Commandant s'éloigner tranquillement.
Alors que le rire déplaisant de Jonas résonnait dans sa tête et lui donnait envie de vomir, Carter hésita entre rattraper Jack ou à partir en courant.
Avec un soupir, elle choisit de mettre de la distance entre eux, le temps de se calmer et de remettre ses idées au clair. Elle était tellement empêtrée dans son passé que les mots risquaient de lui échapper et de dépasser sa pensée.
Jack ne comprendrait pas le sentiment de détresse et de trahison qui l'habitait. Il ne savait pas ce qu'elle avait traversé. Elle n'en avait pas parlé, même après l'incident sur P3X513. Le Colonel n'avait pas posé de questions, acceptant les explications sommaires et largement minimisées qu'elle lui avait fournies sur sa relation avec l'homme.
Il savait juste qu'elle avait été fiancée à cet homme et que leur histoire s'était mal finie.
Le revoir, réaliser l'être inhumain, avide de pouvoir qu'il était devenu, avait été terriblement difficile. Mais, le sentir si proche d'elle, son haleine lui soufflant au visage, ses mains posées sur elle, son regard qui la défiait, la rabaissait encore et toujours, avait été une véritable épreuve.
Cela avait ravivé des souvenirs encore à vif qui lacéraient son âme. Elle s'était sentie sale et dégradée.
En rentrant au SGC, elle s'était assise par terre dans la douche des vestiaires, sous l'eau chaude et était restée là, prostrée durant de longues minutes, à essayer de chasser le dégoût de soi qui lui collait à la peau.
Sam en avait fait des cauchemars pendant des semaines après la mission, au point de devoir demander l'aide de Janet.
Perdue dans la tourmente de cœur, Sam quitta le village aussi vite que ses jambes le lui permettaient.
OoOoOoO
Jack jeta un coup d'œil à sa montre pour la troisième fois en moins de cinq minutes.
Bon sang ! Mais où était-elle passée ?
La nuit était tombée depuis une heure et aucune trace de Carter nulle part.
En fin de journée, il s'était rendu au moulin en ne la voyant pas revenir mais, Karl le meunier lui avait dit qu'elle était partie alors que le soleil était encore haut dans le ciel. Jack avait questionné quelques villageois, sans succès. Il s'était finalement résolu à rentrer, espérant la retrouver à la maison.
À la maison…
C'était bizarre de penser à cette demeure comme à leur maison. Mais c'était le cas. Leur situation d'isolement contraint était en train d'affaiblir les lignes qu'il prenait d'ordinaire tant de soin à marquer. En plus, le réveil de ce matin avait été troublant et vraiment très agréable.
Il lui était déjà arrivé de fantasmer sur sa sexy Seconde mais il ne s'était jamais autorisé à aspirer à une vie simple, avec elle à ses côtés, jour après jour.
La réalité était bien meilleure que tout ce qu'il avait pu imaginer.
Avec un soupir inquiet, Jack retira le poisson du feu et mit leur repas au chaud, dans un coin de la cheminée, sur la braise. Puis, il se lava, se changea et attendit, rongeant son frein à la lueur du feu.
OoOoOoOoO
Sam avait couru pour s'éloigner le plus rapidement possible des habitations et avait disparu dans la forêt derrière le village. Elle avait trouvé un sentier et avait commencé à grimper, sans se soucier de l'endroit où elle allait, laissant libre cours au chaos de ses pensées.
Finalement, elle était arrivée à une cascade. Le cul-de-sac en fond de vallée était agréable et verdoyant. Sam but avidement au torrent en amont puis s'assit un moment au pied d'un arbre pour se reposer.
Elle avait dû s'assoupir, épuisée nerveusement et physiquement car lorsqu'elle s'éveilla en sursaut, il faisait presque nuit.
Lâchant un juron, elle se remit sur ses pieds et entreprit de redescendre vers le village, repoussant les ombres de son âme pour se concentrer sur l'urgence du moment.
Le soleil glissa rapidement derrière la cime des arbres et bientôt, une obscurité dense recouvrit la forêt. Sans lampe ni matériel pour se repérer, Sam essayait de suivre le sentier mais, il devenait difficile à voir et les repères géographiques qu'elle avait pu prendre à l'aller se perdaient dans le noir.
La panique germa lentement en elle lorsqu'une bise glacée se leva. Ses vêtements trempés de sueur se transformèrent en une gangue glacée au contact de sa peau. Transie, la jeune femme commença sérieusement à envisager l'idée de devoir passer la nuit dans la forêt. Et ce n'était pas une perspective réjouissante. Si la température chutait encore comme elle le pressentait, elle n'aurait aucune chance de voir le jour se lever.
Poussée par l'adrénaline, Sam accéléra, courant dès qu'elle le pouvait sur les tronçons plats du chemin. La faim la tenaillait et le froid engourdissait ses membres.
Elle finit par perdre l'équilibre et par chuter lourdement. L'impact fut rude et Sam laissa échapper un gémissement. Mais, elle se redressa, la douleur rayonnant de ses paumes et de ses genoux meurtris. Elle avait un peu mal à la hanche aussi mais, cela ne l'empêchait pas de marcher. Pas pour l'instant. Elle savait que si elle s'arrêtait et que la blessure refroidissait, ce ne serait peut-être pas pareil.
De temps à autre, elle prenait appui sur un tronc d'arbre une minute ou deux, guère plus, le temps de reprendre son souffle. Puis, elle repartait, se guidant aux étoiles quand elle parvenait à les distinguer à travers les cimes.
Après une énième chute, elle finit par apercevoir les lueurs chaleureuses du village alors qu'elle commençait à perdre espoir. Elle se traîna péniblement sur les derniers cent mètres.
Leur maison était sombre et calme. Seul le feu semblait encore brûler dans la cheminée mais, vu le froid, Jack avait dû le laisser éclairé pour chauffer la maison.
Titubante, la jeune femme ouvrit la porte sans bruit, pour ne pas le réveiller. Elle ne voulait pas le confronter alors qu'elle était si fatiguée.
oOoOoOoOoO
Des années de missions sur le terrain tirèrent Jack du sommeil léger où il avait fini par glisser.
Immédiatement, il se redressa dans le fauteuil et scruta les ombres, la main sur son arme.
À la lueur du feu, il vit alors Sam entrer dans la maison et refermer derrière elle sans un bruit. Lorsqu'elle avança vers le salon sans le voir, boitillant assez fortement, Jack jaillit de son siège et s'exclama :
– Bon sang, Sam ! Que s'est-il passé ?
Carter sursauta et blêmit en le voyant fondre sur elle. Les émotions se bousculèrent dans sa tête, formant une boule dans sa gorge qui étrangla les mots qu'elle essayait de prononcer.
Un gémissement pathétique lui échappa alors qu'il saisissait sa main pour l'attirer près du feu.
Réalisant que c'était une plainte de douleur, il demanda :
– Vous êtes blessée ? Laissez-moi voir !
Reculant de quelques pas, il alluma la lampe à Naquadah et une clarté blanche illumina la pièce.
Jack découvrit alors la jeune femme avec stupeur. Elle avait les yeux hagards. Sa jupe était déchirée, maculée de boue, d'herbe et de sang. Sa joue portait une large trace de sang séché ses lèvres étaient bleues et elle grelottait.
Ravalant sa colère et sa frustration, Jack l'attira doucement vers une chaise et la fit asseoir. Puis, il courut à la chambre, récupéra une couverture supplémentaire et la déposa sur ses épaules.
Sam le remercia d'un léger mouvement de tête. Comme elle ne disait toujours pas un mot, il souffla :
– Montrez-moi vos mains.
Obéissante, Sam tourna ses paumes vers lui, dévoilant des égratignures et des coupures plus ou moins profondes ainsi que des hématomes à l'intérieur des poignets elle était tombée, peut-être plusieurs fois.
– Je reviens, murmura-t-il d'un ton apaisant.
Quelques instants plus tard, Jack reparut avec la trousse de premiers secours. Puis, il fit couler de l'eau dans un bac, la mélangea à de l'eau chaude et y trempa un linge propre.
Lentement, avec prudence et douceur, il nettoya le visage de Sam, rassuré de voir que les traces de sang n'étaient que des marques de transfert lorsqu'elle s'était frottée. Puis, il rinça ses mains, l'invita à les plonger dans l'eau tiède pour soulager le froid et les coupures. Sam se laissa faire, comme si elle n'avait pas vraiment conscience de ce qui se passait. Jack lui sécha les mains et lui fit un bandage. Puis, il s'agenouilla devant elle et souffla :
– Je dois voir vos genoux, Sam…
Sam le fixa soudain, comme si elle réalisait seulement maintenant qu'il était là. Elle contempla ses mains soignées et comprit enfin ce qu'il voulait. Elle hocha la tête et tira sur sa jupe pour la relever jusqu'au-dessus des genoux, dévoilant la peau arrachée et les bleus. Le sang avait coulé le long de ses tibias et s'était mélangé à la boue. Avec tendresse, Jack ôta ses chaussures et s'aperçut qu'elle avait également les pieds en sang. Des ampoules avaient éclaté à l'arrière de son talon et sous ses orteils. Il l'invita à plonger ses pieds nus dans l'eau et la nettoya aussi délicatement que possible. Par moment, elle émettait un petit gémissement étouffé mais, rien de plus. Pas un mot.
Jack pouvait imaginer qu'elle avait voulu se promener dans la forêt.
Peut-être s'était-elle perdue ? Ce type d'imprudence lui ressemblait peu pourtant…
Une fois les plaies nettoyées et désinfectées, il les pansa et lui enfila des chaussettes pour protéger les pansements durant la nuit. Puis il se redressa avec un grognement lorsque son genou protesta.
Il se dirigea vers la cuisine, versa un verre de gniole locale et le déposa sur la table devant Sam.
– Buvez-ça. Ça va vous réchauffer un peu.
Elle s'exécuta sans rechigner, toussa devant l'âpreté de l'alcool et, semblant enfin sortir de la brume dans laquelle son esprit s'était enfoncé, elle murmura :
– Merci…
– Vous avez faim ?
– Oui… Je n'ai rien avalé depuis ce matin.
Jack récupéra le plat au chaud et disposa le filet de poisson et les légumes dans deux assiettes. Il apporta les couverts et mit une table sommaire avant de s'asseoir face à Sam. Elle le regardait avec perplexité.
– Quoi ? demanda-t-il, cherchant s'il lui manquait quelque chose.
– Vous n'avez pas mangé ?
Il sembla encore plus surpris.
– Non, je vous ai attendue.
Avec un soupir, il ajouta :
– J'étais inquiet, je vous ai cherché partout au village. Où aviez-vous disparu ?
Sam baissa la tête mais il vit briller une larme le long de sa joue.
– Je suis désolée… J'avais besoin de m'éloigner un peu. Pour réfléchir.
– Réfléchir à quoi ?
Cette fois, elle ne répondit pas.
– Il s'est passé quelque chose dont vous voulez me parler, Sam ? Vous pouvez tout me dire, vous savez, ajouta-t-il plus bas.
Comme elle se murait à nouveau dans le silence et détournait le regard, il soupira et dit simplement :
– Mangez ! C'est un ordre.
Sam hocha la tête et avala une première bouchée, tandis que les larmes s'écoulaient sans bruit sur ses joues.
Ensuite, Jack lui laissa l'intimité de se changer pour la nuit et la retrouva au lit. Elle avait éteint sa lampe et lui tournait le dos.
Voilà qui était nouveau.
C'était donc lui le problème.
Il hésita à aller dormir dans la pièce voisine et à lui laisser de l'espace mais, d'un autre côté, elle avait déjà eu assez d'espace comme ça pour aujourd'hui. Tant qu'elle ne le mettrait pas ouvertement dehors, il décida de rester auprès d'elle.
Il entra dans le lit et souffla sa bougie.
Il s'allongea sur le dos un moment, cherchant un sommeil qui ne venait pas. À côté de lui, Sam ne dormait pas non plus, il le sentait. Son souffle était trop rapide.
Lentement, il pivota sur le flanc et se rapprocha d'elle, sans la toucher. Il avait besoin de lui faire sentir qu'il était là pour elle, même s'il ne comprenait pas ce qui se passait dans sa tête.
Au bout d'un moment, il l'entendit soupirer longuement dans le noir et elle murmura :
– Je vous ai vu.
– Qui, moi ? Quand ? demanda-t-il, intrigué.
– Ce matin. Avec Laira.
Jack laissa passer un silence comme il réfléchissait à l'impact de cet événement sur la situation actuelle.
– J'ai eu de la chance à la pêche ce matin alors, j'ai apporté ce dont nous n'avions pas besoin au village, pour partager avec les autres. Elle m'a donné du pain et des conserves en échange.
Jack ne voyait pas ce qui pouvait déranger Sam à ce point. Mais c'était apparemment le cas. Il pouvait sentir un léger tremblement qui agitait son corps.
– Sam…
Le ton de sa voix était soudain plus bas et plus intime. Sam se figea.
– Si j'ai fait ou dit quelque chose qui vous a blessée, j'aimerai le savoir, pour corriger si je le peux et surtout pour éviter de le refaire…
Sam avait bien conscience que sa question serait inappropriée mais, était-ce approprié de dormir avec son Commandant ?
Alors, avec un soupir, elle chuchota :
– Est-ce que vous l'aimez ?
Il y eut un long blanc durant lequel le cœur de Sam se brisa mille fois.
Puis, avec une stupeur parfaitement détectable dans la voix malgré l'obscurité, Jack répondit :
– Laira ? Non ! Bien sûr que non voyons !
À son reniflement, il comprit qu'elle ne le croyait pas.
Elle pensait vraiment qu'il était amoureux de Laira ? Mais bon sang ! Cette femme allait le rendre dingue !
Jack soupira fortement et Sam frissonna en sentant son souffle chaud glisser dans son cou. Puis, sans avertissement, il passa ses bras autour d'elle et la ramena fermement contre sa poitrine en murmurant au creux de son oreille :
– Non, Sam. Je ne suis pas amoureux de Laira.
Il attendit qu'elle argumente mais, elle resta figée contre lui. Alors il ajouta :
– Ni maintenant, ni jamais.
Ce n'était pas l'aveu qu'il voulait lui faire mais, il n'avait jamais été vraiment doué avec les mots. Et il était bien conscient qu'il n'y avait aucune chance qu'elle partage ses sentiments malgré ses inquiétudes envers Laira. Elle avait sûrement juste peur qu'il l'abandonne sur ce monde où ils ne pouvaient compter que l'un sur l'autre.
Il devait reconnaître qu'il ressentait régulièrement le même genre d'agacement et de crainte lorsqu'il la voyait avec Narim ou pire, avec Martouf.
Ces deux-là étaient une épine dans son pied et Jack ne respirait librement que lorsqu'il les savait à des milliers de kilomètres de Sam…
Lorsque Sam avait exploré les souvenirs de la Tok'Ra Jolinar et qu'elle lui avait parlé de son lien particulier avec Martouf, Jack avait craint un moment qu'elle ne décide de rester avec eux. Surtout après que son père était devenu l'hôte de Selmack.
Mais, contre toute attente, elle était restée sur SG1 et Jack avait gardé pour lui le soulagement qu'il avait ressenti. Il avait refusé de réfléchir aux conséquences de ses émotions, parfaitement conscient qu'elles flirtaient d'un peu trop près avec la règle de non-fraternisation.
O'Neill sentit enfin Sam se détendre alors que le sommeil l'envahissait.
Rassuré, il décida de lui laisser de l'espace pour dormir. Mais Sam referma sa main bandée sur son avant-bras lorsqu'il fit mine de la relâcher pour reculer à sa place dans le lit.
Retenant un soupir de soulagement, Jack se replaça, l'enveloppant de sa chaleur et de tout l'amour qu'il avait pour elle.
Qu'importe s'il ne pouvait pas lui dire ou si cet amour était à sens unique. Il veillerait sur elle, sans rien demander en retour.
A suivre…
Vos avis sont toujours attendus avec impatience !
