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Notes de l'Auteure :

Ce songe pourrait être un Spin Off ou une suite du précédent cauchemar, au nom de : "The Knife in the Knuckles".

Donc, oui, l'univers et le personnage sont les mêmes, puisque je continue de Binge-watcher ma série "Bones".

Le titre de cette histoire est toujours dans le même genre que le titre des épisodes de "Bones", en Anglais. Car je regarde tout en VO.

Exemples :

"The Loyalty in the Lie"

"The Promise in the Palace"

"The Fight in the Fixer"

"The Nightmare within the Nightmare"

Etc, etc, etc.

Non, je n'ai toujours pas récupéré mon ordinateur portable, car les débiles qui sont censés le réparer ont autant de compétences informatiques que moi j'ai de connaissances en physique quantique.

Allons-y...

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Nous étions en mission spéciale.

Très exactement, l'Agent qui se trouvait à mes côtés était en mission spéciale.

Et j'étais la mission.

Moi, Alisone Davies, une simple jeune femme d'une trentaine d'années. Comme souvent, je portais une belle robe bleu marine, dont le pan s'arrêtait au-dessus de mes genoux. Cependant, mes jambes n'étaient pas nues, puisqu'elles étaient recouvertes d'un fin legging noir, comme un collant. J'avais des Converses All Star blanches aux pieds et mes longs cheveux châtain noués en tresse tombaient dans mon dos jusqu'à mes hanches. Ma peau d'une pâleur presque maladive, ressortait beaucoup plus en contraste avec la couleur de mes vêtements. Heureusement que mes grains de beauté parsemaient mon corps, comme des millions d'étoiles dans un infini espace trop clair.

L'Agent du F.B.I qui se tenait nerveusement à mes côtés se nommait James Aubrey. Il avait mon âge, me dépassait largement d'une tête, tout en ayant une silhouette aussi élancée et fine que la mienne. Oui, très mince, malgré les quantités astronomiques de nourriture qu'il mangeait à longueur de journée. Il avait les cheveux noir ébène, les yeux noisette comme les miens, un menton rasé de près et il portait un somptueux costume. Comme n'importe quel Agent Spécial du F.B.I, James était affublé d'une belle veste noire, assortie à son pantalon, avec une chemise bleu marine, la même couleur que ma robe, ainsi qu'une cravate à rayures, en soie.

Effectivement, il était en mission rapprochée. D'ailleurs, tellement rapproché, que nous avons fini par tomber amoureux.

Oups.

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Je tenais une étrange valise sombre en main. À l'intérieur, se trouvait mon violon. Aithusa, un instrument de taille 3/4, que j'utilisais pour jouer quand je me sentais mal et angoissé.

Souvent, donc.

Il faisait nuit dehors, un peu froid aussi, même si nous étions au printemps. Sur les quais du port, nous faisions la queue pour monter à bord du Ferry. Lorsque notre tour arriva en nous tenant debout devant les contrôleurs du bateau, mon chéri sortit simplement son badge pour expliquer :

- Agent James Aubrey, F.B.I. Mon chef a dû vous briefer. Je suis en mission pour rapatrier la Princesse Alisone Davies de façon incognito.

Le gardien lut le badge avec intérêt, avant de m'observer de la tête aux pieds. Finalement, il grommela :

- OK. Entrez.

- Merci de votre amabilité... ironisa James en enjambant la marche métallique qui séparait le pont du bateau.

J'étouffai un rire en le suivant.

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Le hall était immense, les couloirs aussi longs et labyrinthiques que ceux d'un célèbre paquebot. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'extasier :

- Woaw ! J'ai l'impression d'être sur le Titanic !

- J'espère ne pas finir comme ses passagers, cela dit...

J'ai souri.

James pianotait sur son Smartphone pour trouver la Suite qui nous était spécialement réservée. Néanmoins, au moment où nous voulions nous y rendre, un contrôleur nous a arrêté dans notre élan, nous expliquant que les cabines n'étaient pas tout à fait prêtes. Il nous invita à patienter dans les salles du hall.

Lesdites salles étaient aussi immenses que tout le reste, remplies de tables, chaises, transats, des Pubs et des restaurants permettaient aux gens de se restaurer, avec une vue imprenable sur l'océan. James et moi avons trouvé un "carré", contre deux murs, un coin avec une grande table et quatre chaises, sur une desquelles je posai mon violon. Pendant ce temps, James chercha quelque chose dans la poche interne de son costume impeccable, en disant :

- OK, Love, tu veux boire ou manger quelque chose ?

Je plissai des yeux :

- Je n'imagine même pas le prix des boissons dans un endroit pareil...

James sourit en montrant sa carte bleue :

- Well... C'est le F.B.I qui régale. Et, crois-moi, je compte bien commander tous les plats de la carte. Je meurs de faim.

- La routine, quoi.

Il sourit, puis je repris :

- D'accord, je ne serais pas contre une Pinte de Guinness.

Avant de partir, il s'arrêta quelques secondes devant moi. J'ai compris qu'il voulait m'embrasser, mais en jetant des coups d'œil à droite et à gauche, nous avons vu la foule qui commençait à envahir le Ferry. Pour éviter des témoins, James se ravisa et partit en direction du bar-restaurant en esquissa un simple sourire.

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"The Acadia" leva l'ancre et les moteurs tournèrent à pleine allure pour quitter le port et voguer sur l'océan Atlantique. Pendant que je sirotais ma Pinte de Guinness, je souriais en voyant James devant moi, engloutir son double cheeseburger, ses onion rings, ses frites, tout en buvant quelques lampées de son café à la cannelle.

Une fois notre pitance terminée, James repartit en direction de la réception pour savoir si notre Suite était prête.

Toujours pas.

Ce qui nous semblait plutôt étrange.

L'Agent passa quelques appels au F.B.I, dans un coin des couloirs au cas où les passants décidaient de l'écouter, pendant que je suis restée assise à notre table.

Mais...

Souvenez-vous, nous nous trouvons dans un de mes cauchemars...

Ne pensez pas que la croisière va se dérouler sans encombre...

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Alors que j'étais assise, à dissocier, perdue dans mes pensées de mon Palais Mental, je n'ai vu qu'au dernier moment un homme inconnu se diriger vers moi, dans le plus grand des calmes, pour se placer à quelques chaises de là où je me trouvais. J'ai mis du temps à revenir dans le présent et j'ai scruté l'étranger avec inquiétude.

Il devait avoir une cinquantaine d'années, vêtu entièrement de noir, et son regard sombre me fixait sans cligner des yeux.

Pour plus de facilité scénaristique, nous allons nommer cet individu : 'Philip'. Car, c'est le prénom du paternel de James Aubrey, et c'est un affreux personnage. Un escroc à la tête d'une pyramide de Ponzi et qui a abandonné sa femme et son fils pour fuir la loi, avec les poches pleines de gros billets verts.

Un homme bien charmant, donc.

Dans le songe, ce n'était pas lui, mais je vais lui donner son prénom.

En attendant, je ne me sentais pas vraiment en sécurité à quelques mètres de ce dangereux inconnu. Je me tortillais sur ma chaise, tout en cherchant de l'aide dans la foule autour de moi.

Cependant, personne ne me remarquait.

Disons que, chaque passager avait sa propre vie et ses propres occupations...

N'y tenant plus, je me suis levée pour quitter le champ de vision de cet infâme stalker.

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Je me suis faufilée à travers le bain de foule, glissant entre les gens, traversant le hall, jusqu'à arriver au corridor le plus proche. Dans ma panique, je courais sans regarder où j'allais, et seule une grande silhouette m'a stoppé dans mon élan, lorsque je me suis cognée contre elle.

Après la surprise, j'ai levé les yeux pour découvrir mon cher James.

- Alisone ?! Est-ce que tout va bien ?

Mon regard angoissé et paniqué lui donna sa réponse.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Aussi rapidement que possible, sans reprendre ma respiration, je lui ai tout expliqué.

Par reflex, il posa sa main sur le revolver encore dans son holster, en me faisait signe de le suivre pour retourner voir le stalker...

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Évidemment, lorsque nous sommes retournés à notre table, l'homme n'était plus là. Néanmoins, je fus horrifié de voir la valise qui contenait mon violon, grande ouverte, avec mon instrument sorti et...

Détruit...

Oh, non.

Ça m'arrive assez souvent, dans mes cauchemars, que des vilains détruisent mon violon. Comme là, à ce moment présent. Les larmes au bord des yeux, j'ai récupéré Aithusa en analysant les dégâts. James, toujours sous tension, demanda avec tristesse :

- Est-ce que tu peux le réparer ?

J'ai glissé mes doigts tremblants sur le bois, tout en cherchant un moyen de remettre tout ça en place.

- Je... Je l'ignore.

Les cordes étaient arrachées, les chevilles qui maintenaient ses dernières ne retenaient plus rien, désormais complétement inutiles. Je devais retendre les cordes, mais elles étaient emmêlées les unes sur les autres. La plus fine des cordes, la E, me faisait mal aux doigts au moment où j'ai tenté de l'accorder. Les cheveux de mon archet était tellement relâché que plus rien ne pouvait les tendre.

C'était un véritable carnage.

Pendant ce temps, j'ai décrit à James l'homme que j'avais vu. Il pensait, à juste titre, qu'il s'agissait peut-être d'un membre anti-royauté.

Puisque, effectivement, j'étais une Princesse et je faisais donc partie de la Royauté.

Logique.

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Après ça, nous avons enfin rejoint notre Suite. James resta en alerte, juste au cas où, tandis que j'étais simplement envahi par la tristesse, en portant Aithusa à moitié détruite. Néanmoins, nous sommes rentrés dans notre immense cabine. Nos bagages se trouvaient déjà sur place.

L'Agent Aubrey commença à vérifier toutes nos affaires, surtout la mallette métallique qui contenait l'objet le plus important :

Une ancienne couronne.

La mienne.

Je ne l'a porté pas toute la journée sur la tête, bien sûr.

Nos craintes se confirmèrent lorsque nous avons ouvert le coffre et que ce dernier était vide.

Évidemment...

- OK, Love... De toute évidence, ton stalker est un membre anti-royauté.

- ... Et nous sommes bloqués sur un paquebot en plein milieu de l'océan... Je me demande bien ce qu'il peut mal se passer...

James acquiesça, puis me fit signe de le suivre hors de la cabine. Nous avons déambulé dans les longs corridors. Slalomant encore à travers la foule.

Tournant d'abord à droite, puis à gauche, deux fois tout droit, encore à droite et puis à gauche... J'espérais que James prenait les marques dans sa tête, car personnellement, j'étais déjà perdue. Finalement, nous sommes arrivés à la fin du dernier passage et nous nous trouvions devant une simple, mais grande porte couleur ambre.

Cette fois-ci, James ne prit aucun risque et sortit l'arme de son holster, avant de me faire signe de rester derrière lui, puis il a tourné la poignée...

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L'humidité de la salle nous frappa d'abord. Puis, sa noirceur. La pièce était plongée dans une semi-pénombre, mais nous sommes entrés.

L'Agent Aubrey gardait son arme en joue, devant lui, tandis que je marchais dans ses pas. Au fur et à mesure de notre progression, nous comprenions que nous nous trouvions dans une véritable jungle artificielle.

Il y avait beaucoup de végétation, des arbres, des fleurs tropicales, nous marchions sur de la terre, le long d'un sentier et je pouvais entendre une petite rivière couler au loin.

- What the Hell ? marmonna James.

- J'ai l'impression d'être dans les Backrooms.

- Well... Espérons ne pas nous faire attaquer par les Smilers...

- Ni par Bacteria...

Éventuellement, nous sommes arrivés sur le bord d'un cours d'eau. La végétation tout autour était presque vide, seule la boue et de la terre meuble, comme des sables mouvants, se trouvaient en son lit.

James tiqua :

- Comment un truc pareil peut se trouver à bord d'un paquebot ?

- J'imagine que nous sommes réellement tombés dans les Backrooms...

Quelque chose attira mon attention dans le petit fil d'eau. Il y avait des pierres grises, mais pas seulement. Un objet m'intrigua.

Sans chercher à comprendre, je me suis dirigée vers la rivière, tout en rentrant dedans.

- Alisone ! hurla l'Agent.

J'avais de l'eau jusqu'en haut des chevilles, lorsque James me rejoint. Je lui montrai l'objet du doigt.

- What the Hell ?

J'ai continué mon ascension jusqu'à ce que l'eau atteigne mes genoux, puis j'ai attrapé l'objet. Il était lourd et couvert de boue. Par logique, j'ai donc commencé à le nettoyer, le frotter dans le ruisseau, jusqu'à découvrir ce que je tenais vraiment en main.

Avec effroi et panique, je me suis tournée vers mon amant en lui montrant l'artefact. Il comprit de suite :

- Oh my God, c'est ta couronne ! Comment s'est-elle retrouvée ici ?

Je secouai la tête, en revenant vers le bord. Alors que je touchais les dorures d'argent sur ma tiare, un 'clic' retentit.

Ce n'était malheureusement pas James qui venait d'armer son revolver, mais c'était bel et bien le stalker qui se trouvait debout devant nous, les pieds au sec et son fusil en joue.

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- Si vous bougez, vous êtes morts... lâcha Philip. Maintenant, Princesse, lance-moi ta couronne.

Je me renfrognai.

- D'abord mon violon, et maintenant ma couronne ?! Est-ce que tu sais seulement ce qu'elle représente ?!

Il se mit à rire. D'un horrible rire sardonique.

James tiqua et me jeta un regard rempli de panique et d'interrogation.

L'homme reprit :

- Oh, yes. Alisone Davies, la Princesse du Royaume d'Albion. Cette couronne descend des plus grands Rois. Cette couronne descend directement du Roi Arthur. Fabriqué par la magie de Merlin...

Je sursautai.

Comment savait-il tout ça ?

Parce que oui, tout étai vrai. Il avait raison...

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Avec rage, j'ai jeté ma couronne vers ce crétin de Philip. Il attrapa l'objet d'une main, tout en tenant son arme de l'autre. Cependant, une fois le trésor en sa possession, il reprit sa position en face de nous, pour reprendre sa menace.

- What the Hell ?! s'énerva James pour la millième fois.

Le stalker chargea son fusil et avant qu'il ne tire, l'Agent Aubrey hurla vers moi :

- RUN !

Mes pieds quittèrent le ruisseau et j'ai suivi mon chéri aussi vite que possible. Un coup de feu retentit dans notre dos. Mon amant ouvrait la marche à travers la jungle, je le suivais du mieux possible. Mais je n'avais pas son endurance, ni même sa grande taille. Après avoir entendu trois autres coups de feu derrière moi, j'ai crié :

- JAMES !

Il se retourna et tendit sa main pour attraper la mienne. Avec force et rapidité, il me tira vers lui pour courir à ses côtés. Ses doigts serraient les miens, comme une ancre, pour ne pas m'abandonner. Philip gagnait du terrain, tout en mitraillant de façon presque aléatoire, espérant nous toucher.

J'avais le cœur au bord de l'infarctus, tambourinant dans ma poitrine en espérant exploser hors de mon corps.

Une balle siffla à quelques centimètres de mon bras.

- JAMES ?!

Il me tira plus prés encore de lui, se faufilant à travers les hautes plantes émeraude.

My God...

Nous n'étions pas dans les Backrooms, nous étions en Enfer...

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.

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Puis, je me suis réveillée...

J'ai entendu un bruit dans le salon. C'est ce qui m'a réveillé. Un bruit contre la porte et des craquements dans le salon. Ah... Mon chéri devait déjà être debout. J'ai regardé l'heure sur mon téléphone : 5h50.

Puis, je me suis retournée et là, j'ai vu mon copain, allongé à ma gauche.

Wait... What ?

Si Brendan est là, à côté de moi... D'où viennent les bruits provenant du salon ?...

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24.03.2024

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