Chapitre 8 : Les nouveaux favoris d'Athéna
Félicitations, chevaliers de Bronze ! Vous avez triomphé de la bataille d'Asgard !
- Vous voyez, confirme Jabu, Seiya et les autres ne servent vraiment à rien !
Lorsque Hilda a enlevé d'elle-même l'annneau des Nibelungen de son doigt, la bataille a pris fin, les gentils et Saori ont gagné ! Quoique, y avait-il vraiment un méchant ? Bref, la paix va pouvoir régner, désormais.
- Tu oublies le télégramme du Vieux-Machin, nous rappelle Mû. Il a dit qu'une Guerre Sainte était imminente !
Bah ! Avec Saori et sa nouvelle garde rapprochée, qu'avez-vous à craindre ?
- JUSTEMENT ! insistent vigoureusement les chevaliers d'Or.
Après les remerciements d'Hilda, qui a ordonné à ses Guerriers d'arrêter les combats et de rendre leurs armures, les chevaliers de Bronze ont pris le chemin du retour en sautillant allègrement.
- Quand nous rentrerons au Sanctuaire, nous serons accueillis en héros !
- Oui ! Tout le monde va nous demander des autographes !
- Notre victoire retentira pendant des siècles !
- C'est sûr ! Nous serons célèbres pour l'éternité !
Et Seiya et Cie iront au placard ! ricane intérieurement Jabu. Vous êtes dépassés ! Vous êtes obsolètes ! Vous ne valez plus rien ! Vous n'avez plus aucune utilité ! Tout le monde vous aura vite oubliés !
Ils continuent leur marche en sifflotant gaiement. Nachi brise soudain le silence :
- Dites, on n'était pas passés par ici, à l'aller.
- Et alors ? répond Jabu. La bataille est finie, ça n'a pas d'importance.
- C'est que c'est un peu lugubre, quand même, fait remarquer Geki.
- Tu vas pas faire ta chochotte ! le raboue le chef. Il fait un peu moins clair à cause des arbres, c'est vrai, mais pas de quoi effrayer les braves que nous sommes !
- Je crois qu'il voulait dire lugubre à cause de ça, chef...
Il regarde ce que Ichi montre du doigt. Un cercueil d'améthyste, avec un squelette à l'intérieur.
- Il y en a un second, là, remarque Nachi.
- Encore un autre, là, remarque Geki.
- Qui a pu faire ça ? frissonne Ichi.
Un ricanement leur répond. Les chevaliers regardent prestement autour d'eux.
- Qui va là ! crie Jabu.
Ils lèvent la tête et aperçoivent enfin Albérich qui a pris appui en hauteur sur une branche. Le Guerrier Divin est tout sourire.
- Les Dieux sont avec moi !
- Hein ?
- J'allais partir à votre recherche, et vous venez de vous-mêmes à moi ! Allez, comme je suis d'excellente humeur, remettez-moi les saphirs d'Odin en votre possession et je vous laisserai partir sains et saufs. Promis juré, parole de Guerrier Divin ! Et pour une fois je ne mens pas, je suis vraiment sincère !
Les chevaliers se regardent sans comprendre.
- Alors ? s'impatiente Albérich.
- Mais on n'a pas de saphirs !
- Ah, c'est comme ça !
Albérich saute de sa branche et atterrit devant nos héros.
- Dans ce cas, je vais vous les prendre de force !
Les chevaliers répondent en riant.
- Qu'est-ce qui vous fait rire ?! râle Albérich.
- Tu peux pas nous attaquer, la princesse Hilda a ordonné un cessez-le-feu ! répond Geki.
- Oui, elle a interdit les combats. Tu dois même rendre ton armure ! ajoute Nachi.
- Sa voix a résonné à des kilomètres à la ronde, tu l'as forcément entendue, renforce Ichi.
- Qu'est-ce que t'as l'air con maintenant, pas vrai ? conclut Jabu, moqueur.
- Pourquoi ?
- Encore un bêta, on dirait... Tu dois obéir à ta souveraine, idiot !
- Pas question ! Sûrement pas maintenant que je touche au but !
- De quoi parles-tu ?
- Quelle bande d'attardés...
- Quoi ?
- Je vais récupérer les sept saphirs d'Odin !
- Et puis ?
- Puis je m'emparerai de l'épée de Balmung !
- Et puis ?
- Puis je dominerai le monde !
- Et puis ?
- Puis c'est tout ! s'énerve le mégalomane. Allez, par ici, les saphirs !
Il tend la main. Personne ne réagit.
- Allez ! Vous avez vaincu tous mes frères d'armes...
Il pouffe de rire à ces mots.
- "Frères d'armes"... Elle est bien bonne ! S'ils savaient que je n'avais que mépris pour eux... Allez, donnez-moi les saphirs que vous leur avez pris !
- On les a pas, tes saphirs ! répond Jabu.
- Menteur ! Votre mission était bien de libérer Hilda de l'anneau de Nibelungen, non ?
- Oui.
- Ah, tu vois ! Et la seule façon de faire était d'obtenir l'épée de Balmung ! Et pour obtenir l'épée de Balmung, il faut réunir les sept saphirs d'Odin !
- Non.
- Comment ça, non ?!
- Hilda a ôté l'anneau elle-même.
- Ridicule !
- Mais si !
- Si tu essaies de mentir, trouve une excuse plus crédible !
- Mais...
- Une chance pour moi que vous ayez vaincu les six autres Guerriers Divins, cela me simplifie la tâche ! Pour la dernière fois, aboulez les saphirs !
- Et pour la dernière fois, on les a pas !
- Vous l'aurez voulu !
Les chevaliers devraient paniquer, mais la présence de Jabu les rassure. La Licorne essaie de bluffer, comme contre Siegfried :
- On a vaincu tous tes collègues, tu perdras comme les autres. Que peux-tu faire seul contre nous cinq ?
- Tu bluffes ! ricane Albérich.
- Pas du tout !
- Je suis un maître dans l'art du mensonge, je vois quand on me ment !
- Cause toujours ! En tout cas, on est cinq contre un !
- Mais vos combats précédents ne vous ont pas laissé indemnes ! Et vos armures non plus ! Et ici, je suis sur mon terrain !
- En parlant du terrain, c'est quoi cette déco ?
- Tu veux parler des cercueils d'améthyste ? C'est classe, non ?
- Avec des squelettes dedans... C'est comme ça que vous enterrez vos morts ?!
- Non, pas du tout, les gens sont VIVANTS lorsqu'ils se retrouvent dans mes cercueils d'améthyste ! se délecte Albérich.
Gloups ! Les chevaliers pâlissent soudain.
- Mes cercueils d'améthyste assèchent lentement mes victimes, leur faisant vivre une longue et horrible agonie. Admirez le résultat ! Il ne reste que les squelettes.
- C'est horrible...
- Non, raffiné !
À ce moment, les chevaliers préféreraient être ailleurs !
- À votre tour, vous allez endurer les supplices du Cercueil d'Améthyste !
- Attends ! l'arrête Jabu. On va te remettre les saphirs !
- Ah, je préfère ça...
Jabu se concerte avec ses frères.
- Mais on n'a pas les saphirs ! lui fait remarquer Ichi.
- Je sais ! Je voulais gagner du temps pour vous expliquer mon plan.
- Ouais ! se réjouit Nachi. Le chef a encore un plan génial à nous proposer !
- Ce sera une attaque combinée.
Moue générale.
- Ben qu'est-ce qui vous arrive ? demande Jabu.
- Tu sais bien que ce genre d'attaque ne nous a pas beaucoup réussi jusqu'ici, lui rappelle Geki.
- Je sais, mais ce sera un peu différent cette fois.
- Les fois précédentes, c'était différent, aussi.
- Oui mais cette fois ça va marcher !
Comme Jabu a l'air sûr de lui, ses amis sont rassurés.
- On vous écoute, chef.
- Très bien ! Le but sera de lancer des attaques qui vont le déconcentrer.
- Comment ?
- En le faisant rire ! Il va perdre tous ses moyens, il ne saura plus se défendre !
- Ok. On vous fait confiance, chef. Pour nous donner une idée, qu'est-ce que vous allez dire, vous ?
- Je dirai : "Par la Licorne Muse" !
Jabu pouffe de rire, mais ses amis restent de marbre.
- La Licorne Muse ! insiste leur chef. La cornemuse !
Silence général.
- Vous trouvez pas ça drôle ?! demande Jabu, surpris.
- Si chef ! Ha ! Ha ! Elle est bien bonne !
Ses amis font semblant pour ne pas le vexer. Mais Jabu voit clair dans leur attitude.
- Vous n'avez qu'à trouver mieux ! râle-t-il.
Ses amis réfléchissent à un nom d'attaque drôle, s'inspirant de celle de leur chef.
Une fois qu'ils ont tous trouvé quelque chose, ils se retournent vers Albérich.
- Alors, mes saphirs ?! s'impatiente le Guerrier Divin.
- Attrape ! Par la Licorne Muse !
- Par le Petit Lion du Lait !
- Par L'Ours Saint !
- Par l'Hydre Avion !
- Par le Loup Phoque !
BAM ! Albérich se prend les attaques de plein fouet. Les chevaliers atterrissent derrière lui. Ils restent tous immobiles quelques secondes.
- Ha ! Ha ! rit Albérich.
- Il rit de mon attaque ! se réjouit Nachi.
- Non, de la mienne ! prétend Ichi.
- Non, la mienne ! affirme Geki.
- Non, la mienne ! proclame Jabu.
Albérich sursaute et se retourne vers eux.
- Ah, vos attaques étaient censées être drôles ? Voyons voir, si je me souviens bien... La Licorne Muse... Li cornemuse. Non, c'est nul.
Jabu grimace.
- Ensuite, Lion du Lait... Lit Ondulé... Nul aussi.
Ban grimace.
- Puis il y a eu l'oursin, l'hydravion et le loufoque. Nuls aussi !
Le reste des chevaliers fait la grimace.
- Tu as pourtant rit à nos attaques ! se défend Jabu.
- Oui, c'était ça qui était marrant, vos attaques étaient si faibles ! Je vais vous battre sans peine.
- Sauf que nos attaques agissent à retardement ! triomphe Jabu. Tu n'en as plus pour longtemps à vivre !
- Ridicule !
- Mais si ! Attends, tu vas voir.
- J'en ai assez d'attendre ! À mon tour d'attaquer !
Geki, Ichi, Nachi et Ban se regroupent près de Jabu, paniqués.
- Qu'est-ce qu'on fait, chef ?!
- À l'aide, chef !
- Je veux pas finir dans un cercueil d'améthyste, chef !
- Moi non plus ! répond Jabu.
En face d'eux, Albérich passe à l'action. Il dévoile son épée flamboyante et attaque les cinq chevaliers. Ceux-ci évitent miraculeusement tous les coups. Ils reprennent espoir.
- Ce Guerrier Divin est plus faible que les autres !
- Erreur ! réplique leur adversaire en ricanant. Je voulais d'abord vous disperser.
Les chevaliers remarquent, inquiets, qu'il dit vrai. Albérich enchaîne :
- Que le Cercueil d'Améthyste se referme sur toi !
- NOOOOOOOOON !
Ça, ce sont les cris de détresse de quatre chevaliers. Leur chef, leur idole, leur modèle vient d'être pris au piège ! Albérich se marre.
- Sans votre chef, vous n'êtes plus rien !
- Tu vas payer ! enrage Geki. Tous avec moi !
- Pourquoi on devrait te suivre ? demande Nachi. T'es pas le chef !
- Jabu étant H.S., il faut un chef intérimaire. Et je suis le plus costaud !
- Et moi, le plus rapide !
- Et moi, le plus subtil ! s'en mêle Ichi.
- Toi t'as une sale tête, tu peux pas être le chef ! assène Geki.
- Et toi t'es qu'une brute épaisse, tu peux pas être le chef ! réplique vertement Ichi.
- Je vois, résume Nachi. Dans ce cas, j'accepte d'être le chef en attendant le retour de Jabu !
- Pas question ! conteste Geki. Quand on se fait battre sans avoir bougé comme un poltron, on n'est certainement pas le chef !
- Mais c'était Ikki ! Si tu avais subi son illusion, tu n'aurais pas fait mieux !
- Si !
- Et puis perdre un bras de fer contre Seiya alors qu'on a bien plus de muscles, c'est la honte !
- C'était pas un bras de fer !
- C'était tout comme ! T'as même pas réussi à l'étrangler avec tes grosses paluches alors que lui il a brisé ton armure avec ses petites mains !
- Oui, vraiment, vous avez été décevants ! intervient Ichi. Donc c'est moi le chef par intérim !
- Après la raclée que t'as subi contre Hyoga ? rit l'Ours. T'avais même pas remarqué que tes griffes avaient gelé !
- Ouais ! renchérit le Loup. En plus l'autre il se pavanait sur le ring, "je t'ai empoisonné, tu vas bientôt mourir" ! Pathétique !
- Cette fois, c'en est trop ! Par les Griffes de l'Hydre !
- Par la Charge de l'Ours !
- Par la Griffure Mortelle !
Le pauvre Ban qui n'avait rien demandé se retrouve pris entre les attaques.
En voyant ce spectacle, Albérich rit aux éclats.
- Je le savais ! Sans chef, vous êtes complètement désorganisés !
Deux minutes de castagne plus tard, les chevaliers sont à terre et reprennent leur souffle.
- Pauvres moucherons, se moque Albérich. Laissez-moi vous aider à vous relever. Que les Forces de la Nature se déchaînent contre vous !
En quelques secondes, Geki, Ichi, Nachi et Ban se retrouvent ligotés et fouillés par des branches d'arbre.
- Aucun de vous n'a de saphir ? remarque l'Asgardien. J'en conclus donc que c'est votre chef qui les a tous !
Il lève son épée flamboyante devant le cercueil d'améthyste tout frais.
- Quel gâchis... Un si beau cercueil !
Puis il abat son arme et le cercueil d'améthyste vole en éclat. Il fouille Jabu.
- Il n'a pas de saphir non plus.
Albérich commence vraiment à perdre patience. Il secoue la Licorne.
- Où avez-vous caché les saphirs ! Réponds ! Sinon, je vous enferme tous dans mes cercueils !
- Laisse-nous tranquille, répond Jabu, encore amoindri par son séjour dans l'améthyste. On les a pas, tes saphirs...
Albérich grince des dents. Son rêve de domination du monde passe par les sept saphirs d'Odin ! Il jette Jabu à terre, près de ses autres proies.
- Bande de bons à rien ! éructe-t-il. Il ne me reste plus qu'à tenir ma promesse. Que le Cercueil d'Améthyste se...
- Pas si vite !
Un individu tombe soudain du ciel, tel un rapace, et coupe les liens des quatre chevaliers de Bronze immobilisés.
- Prenez votre pote et dégagez ! ordonne l'inconnu.
L'individu mystère porte un masque et a les cheveux roux.
- Carine ? demande Jabu.
BAF !
- Aïe ! T'es dans quel camp ?!
- À ton avis ! Et c'est Marine que je m'appelle !
- Désolé, marraine...
Re-BAF !
- Aïeuh !
- Marine ! rectifie l'intéressée. Alors arrête de m'insulter !
- Désolé, je suis encore un peu vaseux. Et tes baffes, ça aide pas !
- Ben alors réfléchis avant de l'ouvrir, crétin !
- Et puis, où est l'insulte quand je dis "marraine" ?
Re-re-BAF !
- Si t'étais mon filleul ?! La honte ! Je serais la risée du Sanctuaire !
Pas de réponse.
- Tiens ? Je l'ai asssommé avec ma dernière baffe. Pitoyable ! Faudra que je dise à son maître d'être plus sévère avec lui. (puis se tournant) Vous, les quatre guignols !
Geki, Nachi, Ichi et Ban regardent autour d'eux.
- Oui, vous ! les apostrophe Marine. (puis désignant Jabu) Prenez cette loque et du balai !
Pas la peine de leur dire deux fois ! Ban prend Jabu, le donne à Nachi, qui le donne à Ichi, qui le pose sur l'épaule de Geki.
- Quel travail d'équipe ! se vantent-ils.
- Vous êtes encore là ?! les engueule le chevalier d'Argent.
Paniqués, les chevaliers de Bronze disparaissent en septième vitesse.
Il reste Marine et Albérich. Ce dernier n'a étrangement pas bougé, il a laissé partir ses proies.
Albérich répond par un rictus.
- Pas très futé, le narrateur.
Plaît-il ?!
- Que les Forces de la Nature se déchaînent contre vous !
Marine se met instinctivement en défense, mais ce n'est pas elle qui était visée.
- Voilà, j'ai immobilisé les cinq gugusses. On ne sera pas dérangés !
- Tu es sûr de toi ? demande le chevalier de l'Aigle.
- À quel propos ?
- Tu ne peux pas déclencher les Forces de la Nature et le Cercueil d'Améthyste en même temps. Si tu essaies de m'emprisonner, les autres bouffons seront libres.
- Tu es très perspicace ! (puis pointant son épée dans sa direction) Mais ceci devrait suffire pour te vaincre !
Ils se mettent en garde. Albérich sourit.
- Au fait, pourquoi portes-tu un masque ?
- C'est pas tes oignons !
- En fait, c'est pour cacher ta laideur, pas vrai ? la nargue Albérich. Hein, marraine de Jabu ?
Marine ne réagit pas à la provocation. Albérich retrouve son sérieux.
- Je vois que tu sais garder ton sang froid, bravo ! Mais il en faudra plus pour survivre à un Guerrier Divin !
Sitôt dit, Albérich part à l'attaque. Cependant, Marine ne craint rien. Car comme Seiya a vaincu la Corne du Taureau, elle désarmera Albérich.
Mais juste avant de porter son coup, Albérich lui projette un liquide acide au visage ! Puis il abat son épée pendant que Marine est déconcentrée.
Le masque de Marine a bloqué l'acide, mais le coup d'épée l'a fendu en deux. Marine se retrouve le visage à nu ! Lorsqu'il le voit, Albérich en reste bouche bée.
- Mais t'es trop belle ! s'exclame-t-il. Et moi qui ai failli te blesser au visage ! Je suis désolé !
C'est qu'il a l'air sincère ! Marine n'en revient pas, ce mégalo a le coup de foudre pour elle ?!
- Et Marine, quel joli nom ! J'adore ! Bon, arrêtons-nous là, Marine.
- Impossible. Si un homme voit mon visage, je dois...
- ... le tuer ou l'aimer, complète Albérich. Oui, je connais vos coutumes grotesques ! Je suis tout de même l'homme le plus intelligent du royaume ! Bref, puisque tu ne pourras pas me battre, tu vas devoir m'aimer !
- Jamais !
- Allez ! C'est une faveur que je te fais ! Lorsque je dominerai le monde, tous seront mes esclaves, sauf toi !
- Tu es fou !
- Tu n'as pas le choix ! C'est ça ou mourir !
- Ou te vaincre !
L'Aigle saute vers les cieux, puis lance son attaque en retombant vers Albérich :
- Que les Serres de l'Aigle te déchirent !
Albérich reçoit le coup de plein fouet mais reste debout.
- Pas mal ! Et mieux que les cinq comiques de tout à l'heure, mais ça n'est pas difficile.
Marine reprend son élan dans les airs.
- Que les Serres de l'Aigle te déchirent !
- Quelle déception ! Oser utiliser deux fois de suite la même attaque contre moi. Quelle erreur de débutant ! J'avais tellement d'estime pour toi.
Soudain, des Météores s'échappent du pied de Marine et envoient Albérich au tapis. Il se relève péniblement.
- C'est pour le coup bas que tu m'as porté tout à l'heure, assène-t-elle.
Marine s'attend à ce qu'il pique une crise.
- Magnifique ! la félicite-t-il, la faisant sursauter. Tu m'as fait croire que tu réutilisais tes Serres alors que tu lançais des Météores. Le temps que je comprenne, j'étais à terre ! C'était sournois, déloyal, mesquin ! Quel régal ! C'est sûr, je suis amoureux !
Marine n'en croit pas ses oreilles !
- Et la façon dont tu as traité cet idiot de la Licorne ! Magistral ! On est faits l'un pour l'autre, c'est évident !
- Non !
- Et on aura deux enfants ! rêve Albérich. On les appellera Maverick et Albertine.
- Non ! insiste Marine.
- Et nous dominerons le monde jusqu'à la fin des temps !
- Non ! répond sèchement l'Aigle. Arrête de fantasmer !
- Comment te convaincre de me rejoindre ?
- Pas moyen !
- Demande-moi ce que tu veux en échange !
- D'accord. Suicide-toi !
- Non, tout sauf ça !
- Crève-toi les yeux !
- Non plus !
- Perce-toi les tympans !
- Non plus !
- T'es difficile !
- Tes demandes ne sont pas raisonnables !
- C'est toi qui n'es pas raisonnable !
- Vois comme on se dispute...
- Oui. La preuve qu'on n'est pas compatibles !
- Au contraire ! Tous les couples se disputent !
- On ne sera jamais un couple !
Albérich réfléchit à un moyen de la convaincre. Le narrateur aussi.
- Alors le narrateur, une idée ? me demande Albérich.
Non.
- Bouffon, va !
Quoi ?!
- Non rien !
L'Asgardien remarque un téléphone dans la neige et le ramasse, mettant fin sans s'en rendre compte à un appel en cours.
- Un des bras cassés de Bronze a dû le faire tomber pendant que je m'amusais avec eux.
Puis... Tilt ! Il a une idée. Sans prévenir... Clic !
- Je te tiens ! ricane-t-il. Je viens de te prendre en photo !
- Et alors ?
Albérich fait la moue.
- Tu me décois, là. Si je diffuse ta photo dans le monde entier, tu devras alors tuer ou aimer plusieurs milliards de personnes !
Marine hausse les épaules.
- Vas-y, fais-le. Ou plutôt, essaie !
- Tu me provoques ?! Tu crois que je ne sais pas utiliser ces appareils ?
Albérich tapote sur le téléphone, puis sursaute.
- T'en as mis du temps à comprendre ! se moque son adversaire. Il n'y a pas de réseau dans ce pays arriéré.
Albérich grince des dents. Marine en rajoute :
- Et tu te vantais d'être l'homme le plus intelligent du royaume ! Quelle plaisanterie !
Piqué au vif, Albérich passe à l'action. Sans prévenir, il commande la nature d'attraper Marine. Elle évite pendant un moment les attaques, mais finit par être immobilisée.
- Ha ! Ha ! Ha ! ricane le méchant.
- T'es lourd, avec tes ricanements...
- Maintenant, tu es à ma merci ! Dis que tu m'aimes, ou je brise tous tes os un par un !
- Jamais ! réplique Marine, stoïque.
- Très bien. Quel os vais-je te briser en premier ?
Pendant qu'il réfléchit, il sent son casque se détacher. Il met sa main dessus.
- Reste ici, toi !
Puis il sent les autres pièces de son armure se détacher lentement.
- Mais que fais-tu, armure ?!
Sa protection de Delta cherche à se séparer de lui ! Albérich la retient tant bien que mal.
- Je t'interdis de me quitter ! la gronde-t-il.
- On dirait qu'elle demande le divorce ! se moque Marine.
L'armure semble attirée vers un point bien précis, et comme Albérich s'y accroche, il la suit. Il finit dans un arbre éventré.
- Mais... Mais c'est ici que j'ai découvert l'armure de Delta !
Oui, Hilda a ordonné aux armures Divines de retourner dans leurs cachettes respectives.
L'arbre se referme lentement avec Albérich à l'intérieur.
- NOOOOOON ! panique-t-il. Marine, ma chérie, aide-moi !
Marine, maintenant libre, lui sourit en lui montrant le téléphone qu'il a fait tomber. Elle regarde l'arbre se refermer, puis la foudre s'abattre dessus.
- En effet, admet-elle, il avait bien le coup de foudre !
Maintenant, elle cherche sa photo sans masque sur le téléphone pour l'effacer.
- Non, il resterait encore des traces. Je connais une méthode bien plus efficace !
Elle fracasse l'appareil de Jabu au sol et broie les morceaux sous ses pieds.
Puis Marine quitte les lieux. Lorsqu'elle retrouvera Shaina, celle-ci lui prêtera un masque de rechange.
Un peu plus tard, Albérich sort grillé, gravement blessé mais bien vivant de l'arbre.
- Je maîtrise les forces de la nature, tout de même !
Il reprend son souffle.
- Tout ça parce que j'ai traité le narrateur de bouff... Bref ! Ils vont tous me le payer !
Tout à coup, une grosse main l'attrape.
- Thor ?! Lâche-moi !
- Désolé, ordre de la princesse Hilda. Tu vas en prison !
- Pourquoi ?
- Pour avoir voulu dominer le monde et faire de tous les humains tes esclaves !
- Mais comment... ? Je veux dire, j'ai jamais dit ça !
- Hilda a tout entendu ! Je sais pas comment, mais la statue d'Odin retransmettait tout ce qui se disait dans ce secteur.
- NOOOOOOOON !
- Si.
Les chevaliers de Bronze ont mis le plus de distance possible entre eux et Albérich dès que les Forces de la Nature les ont relâchés. Ils sont blessés mais heureux car cette fois, il n'y a plus d'ennemi, c'est sûr !
Soudain, Milo apparaît devant eux. À voir l'air fâché du Scorpion, ils comprennent que quelque chose ne va pas. Ils se retournent instinctivement.
Mais Aiolia était derrière eux ! Et il n'a pas l'air de meilleur humeur que son collègue.
- Vous êtes cernés, imposteurs ! rugit le Lion.
Les chevaliers de Bronze se re-retournent.
- Vous allez regretter de nous avoir provoqués ! gronde Milo.
Jabu et ses amis essaient de se faire tout petits.
- Euh... Quel est le problème ? demande timidement la Licorne.
- Fais pas comme si tu savais pas ! le foudroie Aiolia du regard.
- C'est sans doute à cause du générique, chef, lui souffle Nachi. [voir chapitre 2]
Les deux chevaliers d'Or font un pas vers eux, menaçants.
- C'est pas loyal ! s'insurge Jabu. Vous venez nous attaquer alors qu'on est blessés !
- Sérieux ?! réplique Milo, sarcastique. Je croyais pourtant que vous aviez gravi les douze maisons !
- Oui, renchérit Aiolia. Vous avez même vaincus plusieurs de nos semblables !
- Pas de doute, ils parlent du générique, souffle Ichi à Jabu.
- Je le vois bien, pas besoin de me le dire ! s'énerve la Licorne.
- Qu'est-ce qu'on fait, chef ?! s'inquiète Geki.
Milo allonge son ongle et Aiolia fait craquer ses pat... doigts. Les quatre amis de Jabu se regroupent autour de lui en tremblant.
- Au secours, chef ! le supplient-ils.
- Toi, ne reste pas là, dit Aiolia.
- Qui ça ? demandent les cinq Bronzes, reprenant espoir.
- Toi, désigne Milo de son ongle pointu.
Ils regardent celui qui est montré du doigt. Jabu est abasourdi.
- Ban ?! Nous aurais-tu trahi ?
- Mais non, chef !
- Ou alors, le Lion veut épargner le Petit Lion ?
- Pas du tout, rétorque Aiolia.
- Celui-là a un rôle pourri dans votre générique, alors y'a pas de raison qu'il soit puni, explique Milo.
- Allez, bouge de là, ne reste pas près d'eux, lui conseille le Lion.
Ban, ayant l'instinct de survie, se sépare du groupe.
- Traître ! aboient ses anciens compagnons d'armes.
- On va maintenant bichonner les quatre autres ! ricane Milo.
- Attendez ! intervient Nachi. C'est Jabu et lui seul qui a réalisé le générique !
- Oui, tout à fait ! approuvent Geki et Ichi.
Air outré de la Licorne. Les deux chevaliers d'Or se regardent et semblent hésiter. Ils pourront toujours infliger une petite punition à ces trois-là après. Du genre, un Lightning Plasma modéré et cinq Aiguilles Écarlates dans le corps pour chacun.
- Bon, très bien, éloignez-vous, décident-ils finalement.
Jabu se retrouve donc tout seul !
- Bande de traîtres ! enrage-t-il.
- Désolés, chef... répondent ses pairs, la tête basse.
Aiolia et Milo s'apprêtent à massacrer Jabu.
- Deux contre un, quelle honte ! tente-t-il encore.
- Au contraire, tu devrais te réjouir qu'on ne soit que deux ! répond Milo.
- Oui, les autres se joindraient volontiers à nous pour te mettre une correction ! ajoute Aiolia.
Soudain, une cosmo-énergie dorée les rejoint.
- Shaka ?! s'exclament Milo et Aiolia. D'où tu viens ?
- Je cherchais à affronter Zeus, mais pas moyen de le trouver. Il se défile, le lâche !
- Toujours aussi prétentieux... marmonne Milo.
- Plaît-il ? demande Shaka en fronçant les sourcils.
- Il demandait si tu voulais te joindre à nous, propose Aiolia.
- À quel sujet ?
- Punir la vilaine Licorne !
Jabu manque de s'évanouir. Le chevalier de la Vierge répond :
- Pourquoi voulez-vous tuer cette piètre créature ?
Bien qu'il soit insulté, Jabu ne dit rien pour ne pas se mettre en plus Shaka à dos.
- T'as pas vu son générique, devine Aiolia. Normal, t'as toujours les yeux fermés.
- Si, avec mon neuvième sens, j'ai pu le voir.
- N'importe quoi... marmonne Milo.
- Plaît-il ?
- T'en penses quoi, je demandais.
- Ce générique est un sacrilège ! profère Shaka.
Jabu sent sa dernière heure venue ! Ou plutôt, sa dernière minute ! Shaka ajoute :
- Mais pour Bouddha, toutes les vies sont sacrées, même les plus insignifiantes, comme la sienne par exemple. Vous abaisser à tuer cet être pathétique est déplorable.
Jabu devient rouge pivoine.
- Bon ok, négocie Milo. On va pas le tuer, juste le taper un peu.
Aiolia approuve en hochant la tête. Jabu, stressé, attend la réaction de Shaka.
- Soit, lâche-t-il enfin. Si vous ne le tuez pas, tout va bien !
Cela fige sur place le pauvre Jabu ! Shaka s'éloigne tranquillement de quelques pas, s'assied dans la position du lotus et commence à méditer.
Aiolia et Milo s'apprêtent de nouveau à fondre sur Jabu.
Soudain, deux autres cosmo-énergies dorées les rejoignent !
- Mû et Aldébaran ! les présente Aiolia.
- Vous venez aussi vous défouler sur la Licorne ? demande Milo.
Jabu devient pâle comme un mort. Il va se faire rosser par quatre chevaliers d'Or !
- Non, répond le Bélier. D'après le Vieux-Maître, une Guerre Sainte approche, on aura besoin de tout le monde.
- Et le Sanctuaire n'est plus défendu, ajoute le Taureau. Nous devons tous rentrer sans tarder pour le protéger !
Deux chevaliers d'Or contre deux. L'avenir de Jabu est incertain !
Soudain, Shaka se lève. Il va les départager.
- Il est inutile que vous vous défouliez sur Jabu, il sera en première ligne lors de la prochaine Guerre Sainte.
Aiolia et Milo y réfléchissent et décident finalement d'épargner la Licorne.
- Dis "merci", le menace le Scorpion de son ongle.
Aiolia fixe la Licorne de ses pupilles de roi de la jungle.
- Merci ! réplique Jabu en sueur.
Puis les chevaliers d'Or disparaissent tous, téléportés par Mû. Jabu soupire de soulagement. Ses frères accourent près de lui.
- Pardon, chef ! Pardon de vous avoir laissé tout seul, on a eu si peur !
- Je devrais vous abandonner ! râle-t-il.
- Pardon chef ! Et puis, il faut se serrer les coudes, une Guerre Sainte approche !
- Allons ! Ce sont juste les radotages d'un vieux gâteux, ça ! les rassure leur chef.
Deux heures plus tard, les héros, les chevaliers de Bronze bien sûr, viennent enfin de retourner à l'avion de Saori. Celle-ci est en pleine conversation avec la grande prêtresse.
- En tout cas, dit Hilda, je suis heureuse d'apprendre que je ne suis pas responsable de la fonte des glaces. C'est à cause du réchauffement magnétique, c'est ça ?
- CLIMATIQUE !
- Oui, voilà. Les responsables du réchauffement climatique, ce sont les pays industrialisés. Donc, on n'y est pour rien !
- C'est sûr ! Il n'y a pas plus sous-développé que votre bled paumé !
- Merci ! répond sincèrement Hilda.
Puis elles remarquent enfin la présence des chevaliers. Leur Déesse les accueille chaleureusement :
- Ah, c'est seulement maintenant que vous rentrez, vous ?! Vous avez traîné dans un bar avant de revenir ou quoi ?!
- Mais non, on s'est pas arrêtés ! se défend Jabu. On a été attaqués par Albérich, puis...
- La princesse Hilda a pourtant ordonné un cessez-le-feu ! le coupe sévèrement Saori. Et elle a été plus vite que vous en marchant alors que vous, vous êtes des chevaliers entraînés !
Saori regarde encore ses chevaliers sévèrement un moment, puis soupire.
- Enfin, d'après ce que Hilda m'a raconté, vous vous êtes pas trop mal débrouillés. C'est que je peux compter sur vous, finalement.
Grands sourires des intéressés. Seiya, t'es viré ! rit intérieurement Jabu. Saori ajoute, solennelle :
- Il est temps de passer aux choses sérieuses !
Les chevaliers froncent les sourcils.
- Poséidon vient de nous déclarer la guerre !
Les chevaliers craignent le pire.
- Ce sera votre prochaine mission ! décrète Saori.
Les chevaliers pâlissent. Jabu répond timidement :
- Mais... Euh... Et Seiya et les autres ?
- Toujours dans le coma, mais heureusement, vous, vous êtes là !
- Euh... On aimerait se reposer un peu...
- Ah bon ? D'accord. Cinq minutes de pause !
Les chevaliers pâlissent davantage.
- Mais... On sait même pas où le trouver, Poséidon !
- Justement, j'ai une bonne nouvelle, leur sourit Saori. Hilda, qui a fait tout le chemin jusqu'ici pour s'excuser, connaît un passage qui mène au Sanctuaire sous-marin !
Les chevaliers sont tétanisés. Saori porte l'estocade :
- Et le meilleur est que ce passage est ici, à Asgard ! Vous pouvez vous y rendre tout de suite et mettre la raclée à Poséidon et son armée !
Cette fois, c'en est trop ! Les chevaliers s'évanouissent.
- Mais que leur arrive-t-il ?! s'inquiète Hilda.
Palais des princesses. Hagen a posé un genou à terre devant sa bien-aimée. Il tient un petit écrin en main, avec une bague à l'intérieur.
- Flamme, veux-tu m'épouser ? demande-t-il en rougissant.
- Oh, Hagen... rougit-elle à son tour. Bien sûr que je veux t'épouser !
Hagen, aux anges, extrait la bague de l'écrin. Flamme tend sa main et...
Crunch ! Un loup est intervenu au dernier moment et a croqué l'anneau !
- Jing ! l'appelle Fenrir. Au pied !
Le canidé obéit. Fenrir le gronde :
- Je t'ai déjà dit de ne pas manger d'aristocrate ! Ça nous causerait des ennuis !
Jing baisse la tête. Le Guerrier d'Epsilon le caresse doucement.
- Brave loulou, va !
Puis il s'adresse à Hagen :
- Voilà, l'incident est clos, il ne recommencera plus.
Mais Hagen est rouge de colère.
- Il a mangé la bague de ma fiancée !
- Tu aurais préféré qu'il lui mange le doigt ?
- Et que fais-tu là, d'abord ?
- Je faisais visiter le palais.
- Ah bon ? On a des touristes ?
- Non, je fais visiter à mes loups.
- QUOI ?! pâlit le Guerrier de Bêta.
On entend soudain les domestiques crier.
- Cool ! sourit Fenrir. On dirait qu'ils ont déjà trouvé le dîner !
FIN !
C'était "Jabu et compagnie n'ont pas froid aux yeux !"
Avec un casting de premier choix !
(Parenthèse : Désolé pour la mise en page qui suit, cela ne s'affiche pas comme prévu)
la soi-disant Athéna. . . . . . . . . . . . . . . ..Saori
la monture d'Athéna. . . . . . . . . . . . . . . . .Jabu
l'ourson. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..Geki
le louveteau. . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..Nachi
le fan de Freddy Krueger. . . . . . . . . . . . . ..Ichi
l'avare en mots. . . . . . . . . . . . . . . . . . .Ban
la douce princesse cruelle. . . . . . . . . . . . ..Hilda
la princesse blonde. . . . . . . . . . . . . . . . .Flamme
le guerrier trop grand pour être vrai. . . . . . . .Thor
le guerrier qui murmure à l'oreille des loups. . . .Fenrir
le guerrier tiède. . . . . . . . . . . . . . . . . .Hagen
le guerrier qui ignore qu'il aime son père. . . . ..Mime
la doublure du guerrier cité après. . . . . . . . ..Syd
la doublure du guerrier cité avant. . . . . . . . ..Bud
le guerrier qui a offert l'anneau à Hilda. . . . . .Siegfried
le guerrier mégalomane. . . . . . . . . . . . . . ..Albérich
...
...
...
- Oh non, c'est déjà fini ! s'exclame Seiya, mi-déçu, mi-amusé.
Il est assis dans un canapé avec Shiryu et Hyoga. Shun et Ikki en occupent un autre. Bien sûr, Ikki ne veut personne à côté de lui sauf Shun. Et il ne veut personne à côté de Shun sauf lui.
Tous les cinq, ils ont visionné d'une traite les huit épisodes, tellement cela leur a plu. (enfin, pour la plupart)
- Écrivons à l'auteur pour qu'il y ait une suite au Sanctuaire sous-marin ! s'enthousiasme le sérieux et sage Shiryu.
- Allons, ayez pitié de Jabu et de ses amis, les défend Shun.
- Jabu et ses potes se moquent bien de nous quand c'est la situation inverse, alors pas de pitié ! réplique froidement Hyoga.
- Les pauvres... compatit Shun.
- Mais il n'y a pas de mal, puisque personne n'est mort, le rassure Ikki qui espère aussi une suite tout en voulant éviter d'attrister son frérot.
Pendant que ses frères riaient des déboires de Jabu et Cie, Shun ne cessait de les encourager. Et à chaque fois qu'une attaque était lancée, il serrait très fort le bras de son grand frère adoré, espérant que personne ne serait blessé, quel que soit son camp.
Le moment d'euphorie passé, ils regardent autour d'eux. Il y a plein de popcorn et d'emballages de friandises par terre et sur les canapés. Nos héros soupirent.
- Peut-être que l'auteur pourrait faire nettoyer Jabu et sa clique ? espère Seiya.
Le générique de fin continue à défiler sans qu'ils n'y prêtent attention.
- Ah bon, on a manqué quelque chose ? se retournent-ils tous.
...
les comateux et leur cinquième frère. . . . . . . ..Seiya, Shun, Shiryu, Hyoga et Ikki
(qui se rattraperont dans une prochaine fanfiction !)
...
La seconde suivante, Shun sursaute en voyant ses quatre frères tomber à genoux en hurlant.
FIN ! (pour de vrai cette fois)
Merci à toutes les personnes qui m'ont encouragé durant l'écriture de cette fanfiction.
