Chapitre 18 : La sagesse de Gaïus
Cela faisait plusieurs heures que Merlin patientait au chevet de Morgane, attendant qu'elle se réveille. Il faisait à présent nuit noire, et la jeune femme était allongée sur son lit, visiblement assaillie par de mauvais rêves. Il avait d'abord pensé demander à Gaius de la soigner mais les blessures étaient toutes superficielles : elle avait surtout besoin de repos. Alors il avait fait de son mieux pour désinfecter ses plaies et lui mettre quelques bandages.
Il avait pourtant eu un instant d'hésitation après avoir allongé la jeune femme inconsciente. Devait-il l'aider ou devait-il profiter de son état de faiblesse pour l'empêcher définitivement de nuire ? Après tout, c'était peut-être la seule chance qu'il aurait de la tuer. Mais bien sûr il ne pouvait pas faire une chose pareille, il avait déjà trop sacrifié pour la séparer du bracelet qui influençait son esprit, il ne pouvait pas réduire cet effort à néant. De plus, Aithusa avait vu quelque chose en elle qui méritait d'être sauvé.
Alors il l'avait soignée. Il avait attendu qu'elle reprenne conscience, assis à côté du lit. Mais plus le temps passait et plus elle s'agitait dans son sommeil, sans jamais se réveiller. Merlin pouvait l'entendre murmurer les noms d'Uther et Emrys, mais aussi ceux d'Arthur, de Gwen et…
-Merlin…
Cela fit au jeune sorcier l'effet d'une douche glacée. Mais il ne pouvait rien faire de plus, il devait simplement attendre. Alors il prit son mal en patience.
Quelques instants plus tard, Morgane sembla se calmer et, pour la première fois depuis le début de la nuit, son sommeil parut paisible. Merlin put se calmer à son tour, et il se mit à réfléchir à ce qui avait pu mettre la jeune femme dans cet état. Les entailles qui recouvraient ses bras et son visage ressemblaient étrangement à des traces de griffes, elle avait manifestement affronté une créature magique suffisamment puissante pour que la magie ne fonctionne pas efficacement dessus.
Lorsqu'enfin elle se réveilla, Merlin était en train de relire le message qu'elle lui avait laissé avant de partir.
Guy, puisque tu m'as privée de mon bracelet, il m'a fallu chercher un autre moyen de trouver le sommeil. Si tout se passe comme prévu, je serai bientôt de retour.
-J'en conclus que tout ne s'est pas passé comme prévu, dit-il sur le ton de la conversation tout en agitant le morceau de parchemin sous le nez de la jeune femme qui venait d'ouvrir les yeux.
Il fut surpris de l'entendre rire à sa plaisanterie. Cela faisait plusieurs années qu'il n'avait pas vu de signe d'humanité chez elle. Mais le regard de Morgane s'assombrit bien vite. Il attendit qu'elle se redresse sur son lit pour lui poser sa question.
-Que s'est-il passé ?
-J'ai échoué, répondit-elle d'une voix faible. Je suis retournée au château de Fyrien, où ma sœur gardait quelques objets magiques. J'espérais y trouver quelque chose pour me protéger de ces cauchemars. Mais je n'ai rien trouvé. J'ai passé des jours et des jours à fouiller les coffres et étudier les livres, sans succès.
-Mais cela n'explique pas ton état, s'étonna Merlin. Quelle créature t'a fait ces blessures ?
-Des wyvernes, dit-elle. Je suis tombée sur elles sur le chemin du retour.
-Des wyvernes ? Je pensais qu'on ne les trouvait que dans des endroits comme les Terres des Périls ou l'Ile des Bénis… Que faisaient-elles aussi proches de Camelot ?
-Je n'en ai pas la moindre idée, soupira la jeune femme. En tout cas, ma magie n'a eu aucun effet sur elles, j'ai dû m'enfuir et me cacher dans la boue pour leur échapper.
Elle n'avait visiblement pas apprécié de devoir ramper au sol pour survivre, elle qui était habituée à la toute puissance que lui procuraient ses pouvoirs. Elle avait dans son regard la même expression désespérée que celle qu'elle avait eue quand Merlin l'avait privée de sa magie.
-C'est normal, acquiesça-t-il. Ce sont des cousines des dragons, la magie ne peut rien contre elles. Les Seigneurs des Dragons sont les seuls à pouvoir les arrêter.
Morgane ne répondit rien à cette remarque. Refusant de laisser un inconfortable silence s'installer, Merlin prit à nouveau la parole :
-J'ai peut-être une solution à ton problème, dit-il.
Cette phrase suscita immédiatement l'intérêt de la jeune femme.
-Tu peux m'aider à éloigner mes cauchemars ?
-Je pense, dit-il. Est-ce que tu te souviens des potions pour le sommeil que Gaius faisait pour toi avant que Morgause ne te donne son bracelet ?
-Bien sûr, dit-elle. Mais comment sais-tu que Gaius me préparait des potions ?
-Tout Camelot savait que tu faisais des cauchemars et que le médecin du roi préparait ces potions pour toi, répondit-il en priant pour qu'elle le croie. Je pense que je serais capable de refaire cette potion.
-Tu en es sûr ? demanda-t-elle avec espoir. Tu en serais capable ?
-Je pense que oui, je peux la préparer maintenant si tu es d'accord.
-Oui bien sûr, fais-le, je suis d'accord !
Arthur ne trouvait pas le sommeil. Il ne faisait que se tourner et se retourner dans son lit sans pouvoir se reposer. Odin, l'homme responsable de la mort de son père, se trouvait à Camelot et Arthur ne pourrait dormir sur ses deux oreilles qu'une fois qu'il serait parti.
A ses côtés, Guenièvre dormait silencieusement, et il se réjouit de l'avoir à ses côtés pour affronter cette nouvelle épreuve. Lorsqu'elle avait trouvé les objets magiques qu'il dissimulait sous le plancher de leur chambre, il avait cru qu'elle ne lui pardonnerait jamais de lui avoir menti, et cette pensée l'avait terrifié.
Il était encore terrifié, car Guenièvre ne connaissait pas toute la vérité : elle ne savait pas qu'il avait trahi la mémoire de son père et brisé la première règle de Camelot en utilisant un cristal magique.
Arthur craignait aussi que quelqu'un d'autre ne trouve les bibelots magiques qu'il avait ramenés. Guenièvre les avait trouvés si facilement... Il n'osait pas imaginer ce que penseraient ses chevaliers s'ils tombaient dessus. Il se leva et alluma une bougie, s'assurant qu'il n'avait pas réveillé son épouse. Puis il s'agenouilla au pied de son lit pour vérifier l'état de la planche de bois sous laquelle était dissimulé son secret. Celle-ci semblait parfaitement innocente, personne ne se douterait de ce qu'elle cachait.
Il se souvint tout à coup qu'il n'avait pas remis le miroir magique à sa place. Quand Guenièvre le lui avait tendu pour lui montrer qu'elle avait trouvé sa cachette, il l'avait dissimulé à la hâte dans un tiroir de son bureau afin que Merlin ne le voie pas. Ensuite il s'était rendu à la porte de Camelot pour accueillir Odin, et il avait oublié de replacer le miroir sous la planche.
Toujours éclairé par son unique bougie, Arthur se dirigea vers son bureau et ouvrit le tiroir dans lequel il avait oublié l'objet.
Mais il ne le trouva pas.
-Où est-il ? demanda Arthur à voix haute.
Il sentait la panique le gagner. Pourquoi le tiroir était-il vide ?
A l'autre bout de la pièce, Guenièvre se réveilla, confuse :
-Que se passe-t-il ?
-Le miroir, pressa Arthur, je l'avais laissé dans ce tiroir… Où est-il ?
-Je ne sais pas, répondit Guenièvre en plissant les yeux, je n'y ai pas touché.
Arthur sentit la nausée l'envahir. Quelqu'un était entré dans sa chambre et avait découvert l'objet compromettant. Et cette personne l'avait pris. Cela pouvait être n'importe qui, des habitants de tous les royaumes se trouvaient en ce moment à Camelot. Si l'un d'entre eux avait découvert qu'Arthur possédait un miroir magique et le gardait dans ses appartements, cela pourrait détruire sa réputation auprès de son peuple et même compromettre les négociations de paix avec les royaumes voisins. Laissant à Mordred tout le loisir de s'en prendre à eux.
Cette fois-ci, il était vraiment dans de sales draps.
-C'est prêt, dit finalement Merlin.
Il avait trouvé chez Morgane toutes les herbes nécessaires à la potion, et il avait pu la préparer en peu de temps. Il recula un instant pour contempler la marmite pleine, et la jeune femme s'approcha pour placer sa main au-dessus.
-Que fais-tu ? demanda-t-il.
-La potion de Gaius n'a jamais été pleinement efficace. Je connais un sort permettant de multiplier la puissance de n'importe quelle forme de magie par dix. Je l'ai déjà utilisé, il ne m'a pas fait défaut.
En voyant l'expression de Morgane, Merlin fut pris d'un mauvais pressentiment.
-Quand l'as-tu utilisé ? demanda-t-il prudemment.
Elle tourna son regard vers lui, et il put y lire un mélange de plaisir et de tristesse qu'il ne s'expliquait pas.
-Pour tuer mon père, dit-elle finalement. Un sorcier voulait guérir Uther de ses blessures mais j'ai ensorcelé un collier qui a été placé autour de son cou. Cela a eu pour résultat d'inverser l'effet du sort et de le multiplier par dix.
Merlin sentait la nausée l'envahir, mais il fit tout pour que la jeune femme ne s'en aperçoive pas. Depuis qu'il avait échoué à guérir Uther, il faisait son possible pour ne pas repenser à cette nuit maudite où tout avait mal tourné. Il avait toujours su que Morgane était la responsable mais l'entendre de la bouche de la jeune femme rendait cela encore plus douloureux. Il se demanda une nouvelle fois s'il ne faisait pas une erreur en lui apportant son aide.
Mais il nota aussi qu'elle avait pour la première fois parlé d'Uther en disant 'mon père'. Elle s'en était apparemment rendu compte elle aussi parce qu'elle détourna le regard, embarrassée, et commença à lancer le sortilège. Merlin fut surpris de ne pas la voir se réjouir de la mort d'Uther, un homme qu'elle avait haï avec la plus grande force depuis des années et qu'elle détestait encore alors qu'il n'était plus de ce monde.
Lorsqu'elle eut terminé, ils remplirent plusieurs fioles et versèrent le reste de la marmite dans des bocaux.
-Il n'y a plus qu'à la tester, conclut-il en tendant l'une des fioles à la jeune femme.
Le geste les fit tous deux tressaillir. La situation leur rappelait le jour où Merlin avait tendu à la jeune femme une gourde d'eau empoisonnée. Elle ignorait que l'homme qui lui tendait à présent la fiole était celui qui par le passé lui avait tendu la gourde, mais le geste l'avait malgré tout perturbée. Elle écarta brusquement sa main lorsqu'elle s'en aperçut.
-Comment puis-je être certaine que tu ne l'as pas empoisonnée ? dit-elle d'un ton méfiant.
Peut-être aurais-je dû le faire, pensa-t-il l'espace d'un instant.
-Si j'avais eu l'intention de te tuer, la rassura-t-il, je l'aurais fait quand tu étais inconsciente et vulnérable.
Alors, elle but la potion.
Arthur frappa à la porte des appartements de Gaius et attendit avec impatience que le vieil homme vienne lui ouvrir.
-Gaius, je m'excuse de vous réveiller au milieu de la nuit mais j'ai besoin de votre aide.
Le vieil homme l'invita à l'intérieur et tous deux prirent place autour de la petite table. Arthur jeta brièvement un œil vers la porte de la chambre de Merlin, se demandant si son valet s'y trouvait ou s'il s'était encore absenté.
-Que se passe-t-il ? demanda le vieil homme.
Arthur s'efforça de faire disparaître toute trace d'affolement de sa voix.
-J'ai perdu un objet, je ne sais pas qui l'a pris et je ne peux en parler à personne parce que…
Même devant Gaius il ne pouvait pas le dire. Comment expliquer qu'il avait succombé à l'attrait de la magie à l'homme qui avait renoncé à la pratiquer par fidélité envers Uther ?
Cependant, le vieil homme avait récemment élevé la voix pour prendre la défense du sorcier qui avait tué son père, disant qu'il n'était pas responsable et qu'il avait sincèrement eu l'intention de l'aider. Arthur n'en était pas convaincu mais l'opinion de Gaius lui indiquait que le vieux médecin croyait en la possibilité d'une utilisation bénéfique de la magie. Et c'était bien ce qu'Arthur avait fait en se servant des cristaux : utiliser la magie pour la bonne cause. Ou du moins essayer.
-Vous êtes la seule personne vers qui je peux me tourner pour en parler, dit le roi. Vous avez connu l'époque de la Grande Purge et ce qu'il s'est passé avant. J'ai aussi l'impression que vous faites confiance à certains sorciers.
Arthur avait dit tout cela d'une seule traite, de peur d'être interrompu et de ne plus avoir le courage d'aller jusqu'au bout. Mais Gaius n'avait nullement l'intention de lui couper la parole, il l'écoutait au contraire attentivement. Alors Arthur enchaîna :
-J'ai besoin de savoir pourquoi vous faites confiance au sorcier qui a tué mon père. Qu'a-t-il fait pour que vous ne doutiez pas un seul instant de son innocence ?
Est-il possible d'utiliser la magie pour la bonne cause ? était la véritable question d'Arthur, mais il craignait que le vieux médecin comprenne ce qu'il avait fait s'il la posait ainsi.
-Je lui fais confiance parce que je sais que son cœur est pur, dit Gaius.
Il semblait peser ses mots.
-Il a mille fois prouvé ses bonnes intentions, même s'il a parfois échoué dans ce qu'il faisait.
-Vous semblez très bien le connaître, s'étonna Arthur. Étiez-vous amis avant la Purge ?
Le vieil homme eut un petit rire qu'Arthur ne comprit pas.
-Avant la Purge ? Non, ce sorcier n'est là que depuis quelques années. Mais il a fait plus de bien que vous pouvez l'imaginer, vous vous en apercevrez un jour.
Arthur n'aimait pas la direction que prenait la conversation.
-Puisqu'il est si efficace, pourquoi mon père est-il mort ?
Ce fut au tour de Gaius de froncer les sourcils.
-Morgane, dit-il en secouant la tête d'un air désolé.
Arthur fut pris de court et il ne put retenir les larmes qui lui montaient aux yeux. Il baissa la tête pour que Gaius ne voie pas à quel point cette information l'avait blessé. Mais le vieux médecin posa une main sur l'épaule du roi pour le rassurer et lui montrer qu'il comprenait parfaitement sa douleur.
- Ma propre sœur a tué mon père, souffla Arthur. Notre père. Comment s'y est-elle pris ?
- Elle a placé un collier ensorcelé autour de son cou : quand le sorcier a tenté de guérir Uther, son sort a été inversé. Je pense aujourd'hui que c'est Agravain qui a placé le pendentif pour elle.
Arthur secoua la tête.
-Je faisais aveuglément confiance à mon oncle, admit-il d'un ton plein de regrets, il suffit de voir comment j'ai réagi quand Merlin a essayé de me prévenir de sa trahison… Je suis désolé, Gaius.
Un long silence suivit cette déclaration. Arthur hésitait encore à se confier au vieux médecin au sujet du miroir. Cela ne résoudrait pas le problème mais, s'il était venu voir le vieil homme, ce n'était pas pour cela. Il était venu pour trouver du réconfort auprès d'une figure paternelle qui l'avait toujours connu et qui avait toujours veillé sur lui. La disparition du miroir l'avait terrifié parce qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il s'était passé et des conséquences que cela aurait. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était imaginer le pire. Alors, tel un enfant, il s'était réfugié dans les jupes de sa mère. Dans ce cas précis, les appartements Gaïus. Un endroit familier et donnant l'illusion de la sécurité.
Finalement, c'était assez ridicule. Il n'était pas nécessaire de parler de cela à Gaïus. Cela soulèverait trop de questions auxquelles il n'était pas encore prêt à répondre. La conversation avec le vieil ami de son père lui avait malgré tout apporté une forme de réconfort paternel.
Ils entendirent alors la porte s'ouvrir derrière eux. C'était Merlin qui rentrait, probablement du mystérieux lieu où il se rendait toutes les nuits. Le jeune valet se figea sur place lorsqu'il vit Arthur.
-Que se passe-t-il ? Que faites-vous ici à cette heure de la nuit, Sire ? Est-ce que nous sommes attaqués ?
-Non rien de tel, Merlin, dit Gaius d'une voix rassurante.
Arthur dévisageait le jeune homme. Où pouvait-il bien se rendre toutes les nuits, et pourquoi en faire un secret ? Le souverain était rongé par la curiosité et l'angoisse.
-Et toi? demanda-t-il. Que faisais-tu dehors à une heure pareille ?
-J'étais…, bredouilla Merlin. J'avais… C'est Gaius… Il m'a demandé de lui ramener des herbes pour une potion.
-En plein milieu de la nuit ? répondit Arthur, totalement incrédule.
-C'est… la pleine lune. Ces herbes doivent être cueillies une nuit de pleine lune pour être efficaces.
Un simple coup d'œil par la fenêtre confirma à Arthur que la lune n'en était qu'à son premier quartier.
-Ce n'est pas la pleine lune, rétorqua-t-il.
Merlin s'agitait sur place, visiblement mal à l'aise et s'empêtrant toujours plus dans ses mensonges.
-Je me suis trompé, expliqua-t-il, je suis revenu dès que je me suis rendu compte que ce n'était pas la bonne nuit.
Arthur montra du doigt les bottes de Merlin, qui étaient recouvertes de terre fraîche.
-Tu ne t'en es rendu compte qu'après être arrivé au milieu de la forêt ?
Merlin hocha la tête.
-Donc laisse moi résumer la situation, dit lentement Arthur alors que l'exaspération montait en lui. D'abord Gaius t'a demandé de cueillir des herbes qui ne se cueillent que les nuits de pleine lune, puis tu es sorti aujourd'hui sans te rendre compte que ce n'était pas la bonne nuit, et enfin les gardes du château et de la cité t'ont tous laissé sortir sans se poser de question !
La colère du roi ne faisait qu'augmenter à chaque phrase qu'il prononçait.
-Et pour couronner le tout, s'écria-t-il, tu as marché jusqu'à la forêt et c'est seulement à ce moment là que tu as remarqué que ce n'était pas la pleine lune ?
-Exact, confirma Merlin.
Arthur vit qu'il ne changerait pas sa version de l'histoire. Son valet s'imaginait vraiment qu'il allait le croire, c'était à s'en arracher les cheveux de frustration. Le souverain sentit une grande lassitude l'envahir.
-Très bien, dit-il en renonçant à insister et en se dirigeant vers la porte. Continue de mentir. Prends-moi pour le roi des idiots.
Il eut un regard pour Gaius avant de continuer :
-Après tout je suis prêt à croire tout ce qu'on me dit, n'est-ce pas ? J'ai cru aux mensonges de Morgane et Agravain, alors pourquoi ne pas croire que tu es parti te promener au beau milieu de la nuit pour cueillir des fleurs ? Pourquoi pas ? Je m'en vais donc de ce pas chasser le sanglier et planter un cerisier, parce qu'il n'y a rien de plus normal que de faire ces choses-là à cette heure-ci !
Furieux, le roi sortit de la pièce en claquant la porte.
Note de l'auteur : Coucou ! :) Comme d'habitude, je vous invite à donner votre avis sur ce chapitre. Dans le prochain, vous saurez où se trouve le fameux miroir. Quoique vous avez peut-être déjà une idée, n'est-ce pas ?^^
