Chapitre 22 : Des questions, des réponses
Gwen ne comprenait plus rien. C'était comme si son entourage s'était soudainement fermé à la moindre forme de conversation.
D'abord il y avait Elyan, qui avait perdu son ami Gaël. Ses responsabilités de chevalier en cette période de guerre l'empêchaient de chercher à temps plein le responsable, ce qui l'affectait plus qu'il ne l'avouait. Pire encore, les deux amies d'Uther qu'Arthur avait choisies pour accomplir cette tâche, les dénommées Tina et Fina, refusaient de collaborer avec le chevalier. Elles ne reporteraient leurs découvertes qu'aux souverains. La reine n'avait pas entendu parler d'elles auparavant mais son mari lui avait assuré qu'ils pouvaient leur faire confiance pour élucider ce mystère aussi efficacement qu'il l'aurait lui-même fait. Gwen avait alors décidé de participer à ces recherches, et elle avait promis à son frère de le tenir informé.
Les deux femmes voulaient tout d'abord parler à tous les proches de Gaël pour savoir si quelqu'un avait remarqué quelque chose d'anormal ces derniers jours. Peut-être l'un d'entre eux leur permettrait-il de relier cette attaque à Mordred et de comprendre pourquoi et comment il avait agi. Si en revanche il s'avérait que le jeune druide n'avait rien à voir avec cette tragédie, parler à Gaël restait important pour trouver et punir le responsable. Or Elyan avait été l'ami le plus proche de la jeune recrue, il serait donc le premier à être questionné. Le problème était que Gwen ne savait pas comment lui en parler : cette mort l'avait anéanti, il n'était plus que l'ombre de lui même et passait ses journées à la taverne. Elle craignait de le blesser en lui demandant de parler à ces femmes pour leur prouver qu'il avait été l'ami, et non l'ennemi, de Gaël.
Mais Elyan n'était pas le seul à s'être replié sur lui-même. Arthur et Merlin semblaient aussi très préoccupés, et Gwen n'avait pas réussi à leur faire partager ce qui les tracassait. Quand elle avait tenté d'aborder Arthur, il lui avait répondu qu'il n'était pas prêt à parler à qui que ce soit de ce qui le tourmentait. J'ai découvert que mon père m'a menti toute ma vie, avait-il dit. Il m'inculqué les pires valeurs qu'on puisse transmettre à son fils. Elle n'était pas parvenue à en obtenir plus.
Quant à Merlin, lorsqu'elle lui avait demandé ce qui n'allait pas il avait simplement marmonné dans sa barbe et elle aurait juré avoir entendu les mots Morgane et chantage.
Pour couronner le tout, elle avait l'étrange impression que le roi et son valet faisaient tout pour s'éviter l'un l'autre.
La reine fut tirée de ses pensées lorsqu'elle aperçut son frère au détour d'un couloir.
-Elyan ! l'interpella-t-elle.
Lorsqu'il se retourna, elle vit que ses yeux étaient cernés et que la couleur de son visage était plus proche du vert que d'autre chose. Il n'avait pas dû dormir depuis plusieurs jours.
-Elyan, répéta-t-elle plus doucement, Tina et Fina veulent te parler pour en apprendre plus sur Gaël.
-Maintenant ? demanda-t-il d'une voix rauque.
-Oui. Mais je serai là aussi, ne t'inquiète pas.
Il se laissa conduire par sa sœur à travers les couloirs du château, jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'une des rares pièces inoccupées du château. Tina et Fina étaient déjà présentes lorsqu'ils entrèrent, et elles les invitèrent à s'asseoir autour d'une petite table en bois, avant d'en faire autant. Gwen fut surprise par l'aspect dépouillé de la pièce. Mis à part la table autour de laquelle ils étaient installés, il n'y avait aucun meuble. Pourquoi les deux femmes avaient-elles choisi un endroit pareil ? Essayaient-elles de mettre son frère mal à l'aise ?
Tina, la jumelle blonde, prit la parole la première, posant son regard gris sur Elyan.
-Gaël et vous étiez proches, n'est-ce pas ?
Son ton ne dévoilait pas la moindre émotion, cela fit frissonner Gwen. Il n'y avait aucune animosité chez ces femmes, mais la reine ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain trouble face à elles. Elle se tourna vers son frère pour voir comment il gérait la situation et s'étonna de voir qu'il n'avait pas du tout l'air nerveux ou en colère. Non, il avait simplement l'air… amorphe, endormi. Elle se pencha discrètement, mais ne sentit aucune odeur d'alcool sur lui. Il n'était pas saoul, juste mou.
Ce qui était normal après plusieurs nuits d'insomnie.
-Oui, nous étions amis. J'étais chargé de sa formation.
La voix d'Elyan était presque aussi monocorde que celle de Tina.
-Vous passiez donc la plus grande partie de votre temps ensemble, sur le terrain d'entraînement.
Ce n'était même pas une question, juste une constatation.
-Oui.
-Comment se déroule une séance d'entraînement normale ? demand Fina.
-Nous commençons par du duel à l'épée, puis nous travaillons le tir à l'arc, l'arbalète, la masse et le lancer de couteau.
-Les entraînements sont-ils restés les mêmes après le début des attaques de Mordred ?
Gwen aurait elle-même pu s'endormir tant le ton de la conversation était lent et soporifique. Mais cette dernière question la fit sursauter. Quel était l'intérêt de demander cela ?
-Oui, ils ont changé. Maintenant nous nous entraînons plus souvent au maniement du bouclier et aux assauts en groupe, puisque ce sont les seuls moyens que nous avons de lutter contre des ennemis magiques.
De même que le Chasseur de Sorcières, Tina et Fina avaient recherché des ennemis du royaume pour Uther. Tout comme lui, elles orientaient leurs questions selon un angle qui n'était connu que d'elles, cherchant des indices parmi les informations que tout le monde trouvait anodines. Si elles estimaient que cette question était importante, alors elle l'était sûrement. L'entretien dura quelques minutes supplémentaires, au cours desquelles les deux femmes se renseignèrent principalement sur les séances d'entraînements et les échanges que Gaël et Elyan avaient eus avec les autres chevaliers et Arthur.
En sortant de la pièce, le jeune chevalier partit immédiatement, prenant certainement la direction de la taverne et laissant Gwen seule avec ses pensées. Du début à la fin de la conversation, elle avait gardé le regard rivé sur Tina et Fina. Elles lui semblaient étrangement familières, il y avait quelque chose dans leur voix, leur regard et leur attitude qui éveillait chez la reine un souvenir imprécis.
Mais elle eut beau faire travailler sa mémoire, il lui était impossible de mettre le doigt dessus.
Arthur n'osait parler de ses découvertes à personne. Il avait simplement dit à Gwen que son père l'avait trahi, mais il n'était pas allé plus loin. Le poids de tous ses secrets commençait à lui peser sur le cœur. Il se demanda un instant si le secret de Merlin concernait aussi la magie. Après tout, c'était tout à fait possible, c'était le seul sujet qui pouvait pousser quelqu'un à se fermer autant.
Alors même qu'il se faisait cette réflexion, il eut un terrible pincement au cœur. Tout était de sa faute. Si la magie était un sujet si sensible c'était entièrement dû à la loi d'Uther, et Arthur l'avait appliquée à la lettre depuis des années. Le matin même, les gardes avaient arrêté et emprisonné un voyageur qu'ils avaient surpris en train de recoudre un vêtement à l'aide de magie. Tina et Fina avaient brièvement envisagé la possibilité que cet homme soit le meurtrier de Gaël, mais quelques simples questions aux hommes postés à l'entrée de la cité avait prouvé que le prisonnier n'était arrivé qu'après l'assassinat. Mais c'était un sorcier, alors il n'avait pas été libéré. En accord avec la loi contre la magie, il serait exécuté le lendemain matin. Le roi eut un haut le cœur à cette pensée. Tout ce qu'il avait appris était faux. En un instant il avait perdu tous ses points de repères, toutes les valeurs sur lesquelles il avait bâti son existence. Tout à coup, son père n'était plus son modèle, c'était l'homme dont il devait réparer les erreurs.
Mais Arthur ne pouvait pas balayer son héritage d'un revers de main. Uther n'avait pas pu se montrer si obtus ! Si son fils ne s'était jamais rendu compte de l'imposture, peut-être cela signifiait-il qu'il y avait un fond de vérité dans ce que prêchait le défunt roi de Camelot. Combien de fois la sorcellerie leur avait-elle causé du trouble ?
C'était la sorcellerie qui avait tué son père !
Mais c'était aussi un sorcier qui avait tenté de le sauver.
Arthur repensa à Morgane, corrompue par Morgause. Qu'avait-elle dit la dernière fois qu'ils s'étaient parlé ? Il n'y a pas le moindre doute sur ce que vous éprouvez envers les miens et envers moi. En y réfléchissant bien, on pouvait se rendre compte que la plupart des mages qui s'en étaient pris à Camelot l'avaient fait par vengeance. Ils voulaient prendre leur revanche sur les Pendragon, la dynastie qui les avait persécutés et avait parfois même exécuté leurs proches.
Pourtant, certains d'entre eux étaient resté pacifiques, ou tout du moins ils en avaient l'air. Maintenant qu'Arthur connaissait la vérité, il était bien plus enclin à croire aux bonnes intentions des druides, du Dragon Blanc ou du mystérieux Emrys. Le vieux sorcier qui avait tué son père avait souvent fait d'étranges remarques à Arthur. A leur première rencontre, il avait parlé du mal qu'Uther avait causé par sa haine de la magie, traitant même l'ancien souverain de tyran. A leur seconde rencontre, il avait proposé à Arthur de guérir son père s'il promettait de faire en sorte que les êtres magiques ne soient plus chassés et exécutés.
Mais Uther n'avait pas survécu, libérant Arthur de cette promesse. Plus important encore, ce jour là il n'avait pas pu assister à une démonstration de magie positive. Alors, avait-il déjà vu à l'œuvre une magie bénéfique ?
Il suffisait de creuser un peu, et la réponse était bien évidemment… oui.
Comment l'épée du rocher avait-elle reconnu son propriétaire ?
Comment Balinor comptait-il sauver Camelot du Grand Dragon ?
Comment le père de Gwen avait-il été soigné ?
Comment la Coupe de la Vie avait-elle guéri le seigneur Léon ?
Comment était apparue la sphère de lumière bleue qui avait guidé Arthur vers la fleur Mortaeus ?
Comment l'ami d'enfance de Merlin avait-il conjuré la bourrasque qui avait libéré Ealdor du joug de ces bandits ?
Par magie. Encore et encore et encore.
L'exemple de Will poussait de plus en plus Arthur à penser que Merlin n'avait en fait jamais été opposé à la magie. Pourtant cela n'avait pas de sens : pourquoi Gauvain avait-il dit que Merlin détestait la sorcellerie ?
Arthur n'aurait jamais imaginé que le jour viendrait où sa plus grande préoccupation serait de savoir ce que pouvait bien penser son valet.
Ali se réveilla soudainement. Il avait entendu un bruit. Il se redressa et laissa à ses yeux le temps de s'habituer à la faible luminosité des cachots de Camelot. Après quelques secondes, il put distinguer les barreaux de la geôle dans laquelle il était enfermé. Mais rien de ce qu'il voyait ne lui permettait de savoir ce qui l'avait réveillé. Il sentit la peur lui nouer le ventre. Il n'y avait aucun autre prisonnier dans cette partie des cachots, personne pour être témoin de son assassinat si l'on s'en prenait à lui. De toute façon, avec une telle obscurité, il aurait été difficile d'être le témoin de quoi que ce soit.
Il leva les bras dans une position de défense. Il ne savait pas se battre et sa magie était faible, mais il ne se laisserait pas tuer sans rien faire. Si aujourd'hui était le jour de sa mort, alors il se battrait jusqu'au bout.
La porte de sa geôle grinça en s'ouvrant, et Ali eut un geste de recul. Il eut l'impression de distinguer une silhouette face à lui. Était-ce l'enfant qui avait, à une époque, aidé les villageois de Camelot grâce à sa magie ? Il savait que la petite fille avait libéré certains prisonniers qui étaient, comme lui, à la veille de leur exécution pour utilisation de sorcellerie… Se pouvait-il que ce soit-elle ?
Non, il n'y avait plus la moindre trace de l'enfant dans Camelot depuis l'incident qui avait eu lieu dans la ville basse, lorsque la malheureuse avait été poursuivie par les gardes. Ali avait appris qu'elle leur avait échappé mais qu'un autre sorcier avait perdu la vie ce jour-là. Mais si l'ombre qui venait d'ouvrir la porte de sa geôle n'était pas l'enfant, alors qui était-ce ? Est-ce que quelqu'un avait pris la relève après le départ de la petite ? Ou était-ce, comme il l'avait pensé au début, une personne mal intentionnée venue l'exécuter avant l'heure du bûcher ? Ali avait entendu parler de ce chevalier qui avait été tué dans une ruelle de Camelot… Y avait-il un meurtrier dans la cité ? Il recula encore d'un pas.
L'ombre sembla comprendre qu'elle lui faisait peur, et elle ne s'approcha pas de lui.
-Vous êtes libre, dit-elle.
Les yeux d'Ali s'écarquillèrent dans l'obscurité. C'était une voix d'homme… et pas n'importe laquelle !
-Sire ? lâcha le prisonnier sans pouvoir cacher sa surprise.
La silhouette tressaillit mais sembla ensuite se reprendre.
-Si vous racontez à qui que ce soit que c'est moi qui vous ai libéré, …
Ali aurait voulu reculer d'un pas supplémentaire mais il était déjà au fond de sa geôle. A sa grande surprise, le roi compléta sa phrase d'un ton presque rieur :
-…personne ne vous croira.
Merlin frappa à la porte de la cabane de Morgane, et la jeune femme l'accueillit à l'intérieur, s'étonnant de ne pas l'avoir vu depuis plusieurs jours. Il écarta la question d'un revers de main, ne sachant pas vraiment ce qu'il pouvait répondre. La vérité était qu'il avait hésité à revenir après ce qu'il s'était passé chez Gaius. Mais il avait eu beau se creuser la tête, il n'avait pas trouvé la moindre solution pour contourner l'ultimatum de Morgane. S'il n'acceptait pas de rejoindre les rangs de Mordred d'ici un mois, la jeune femme allait révéler son secret à Arthur. Alors il s'était résolu à utiliser l'unique solution qu'il avait, qui était toujours la même depuis plusieurs semaines : parler avec elle sous l'apparence de Guy et la guider pour qu'elle retrouve le chemin de son humanité perdue.
Pourtant, il doutait toujours d'y arriver. Il n'avait pas manqué de remarquer que la mort de Gaël coïncidait étrangement avec le moment où la jeune femme se trouvait à Camelot. Était-elle responsable de ce crime ? Si c'était le cas, alors Merlin n'avait vraiment aucune chance de la faire changer. D'autant qu'il avait maintenant un délai à tenir. Si son plan ne fonctionnait pas avant la fin du mois, Arthur découvrirait son secret. Merlin ne pouvait pas laisser Morgane se charger de cette révélation. S'il était confronté à ce choix, alors il prendrait les devants et avouerait lui-même la vérité à Arthur. Son cœur se serra en pensant à cette éventualité. C'était la chose qu'il appréhendait le plus depuis toutes ces années. Le moment était-il venu ? Était-ce l'instant de vérité ?
-Guy ? demanda Morgane, interrompant le fil de ses pensées.
-Excuse-moi, dit-il, j'avais l'esprit ailleurs.
-Oh, ce n'est rien, je disais simplement que j'aurais voulu te poser quelques questions.
Il plissa les yeux. Elle n'allait tout de même pas encore lui demander qui il était et d'où il venait !
-Ne t'inquiète pas, dit-elle, je n'insisterai pas si c'est une question à laquelle tu ne veux pas répondre.
Il acquiesça, rassuré, et ils prirent chacun une chaise pour s'installer face à face.
-Depuis combien de temps pratiques-tu la magie ? demanda-t-elle.
Il hésita à répondre la vérité. Cela risquait-il de compromettre son identité ? Il décida d'opter pour l'honnêteté. De toute façon, il n'était probablement pas la seule personne qui faisait de la magie depuis toujours.
-Depuis ma naissance.
Il sentit que la jeune femme était surprise, impressionnée. Il vit une étincelle mystérieuse naître dans ses yeux. Était-ce… de l'admiration ?
Pour la première fois, Merlin se sentit coupable de lui mentir ainsi. Si elle découvrait que l'homme à qui elle avait pleinement accordé sa confiance était en réalité l'une des personnes qu'elle haïssait le plus, nul doute qu'elle se sentirait trahie. Elle pourrait ne jamais se remettre d'une telle blessure et se fermer définitivement à toute idée de rédemption.
Pourtant, même aujourd'hui elle n'avait pas l'air particulièrement ouverte à cette perspective.
-Ton enfance a dû être terrible, dit-elle, émue. Comment as-tu fait pour garder le secret ?
-J'avais ma mère, commença-t-il. Et j'avais mon meilleur ami. Quand la situation est devenue trop oppressante, je suis parti de chez moi.
-Pour aller où ?
-Chez un ami de ma mère, dans un royaume différent.
-Une fois sur place, tu as encore dû garder le secret, n'est-ce pas ?
Il hocha la tête.
-L'ami de ma mère était le seul à connaître la vérité.
Puis, il repensa à Lancelot.
-Quelqu'un d'autre l'a découverte, un excellent ami… que j'ai perdu.
Par ta faute.
Une vague de ressentiment envahit Merlin. Il se trouvait face à la femme responsable de la mort de son ami et il ne faisait rien pour le venger ou faire honneur à sa mémoire. Au lieu de cela, il évoquait ses malheurs tandis qu'elle compatissait.
-Je suis désolée, dit-elle.
Elle ne savait pas à quel point elle avait raison de s'excuser.
-Peu importe ! répondit-il précipitamment, comme à chaque fois qu'il voulait éviter une conversation.
Morgane le comprit immédiatement.
-Et ton père ? demanda-t-elle pour changer de sujet. Tu ne m'en as pas parlé.
Apparemment, aucun souvenir difficile ne serait délaissé ce soir-là. Cette discussion suscitait chez lui un éventail d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres.
-Il a dû quitter ma mère avant ma naissance.
Il vit que la jeune femme brûlait de savoir pourquoi mais, une fois de plus, elle sentit son malaise et renonça à poser sa question.
Merlin fut presque touché par sa bienveillance.
Note : Le personnage d'Ali porte ce nom parce que j'ai adoré Ali (joué par Omar Sharif) dans Lawrence d'Arabie. (Et je donne souvent à mes personnages des noms de personnages de films/séries que j'ai aimés.) Ce qui est assez incroyable c'est qu'Omar Sharif est mort hier soir, c'est à dire après que j'ai donné ce nom à mon personnage. En gros je l'ai appelé comme ça sans savoir qu'Omar Sharif allait mourir quelques jours plus tard. Donc c'est une sacrée coïncidence que je publie ce chapitre le jour où j'apprends sa disparition. Vous pouvez voir ça comme un hommage « sans le faire exprès » à cet acteur génial.
Si ce chapitre vous a plu, vous pouvez reviewer et/ou cliquer sur « follow » et/ou « favorite ». S'il vous a déplu, dîtes moi pourquoi !
