Chapitre 29 : J'ai compris
Le garde de nuit n'avait jamais semblé plus perplexe. Arthur pouvait le comprendre, ce n'était pas toutes les nuits qu'on pouvait voir le roi et la reine se glisser discrètement à l'extérieur du château. Le pauvre homme n'osa pas leur demander la raison de leur déplacement, il les laissa simplement passer quand Arthur lui annonça qu'ils avaient une affaire importante à traiter. Guenièvre lui offrit tout de même un regard gêné, mais sans plus d'explications.
Ils trouvèrent Chris devant la maison de l'Archiviste, vêtu d'une longue cape bleue qui le dissimulait entièrement, ne laissant voir que quelques cheveux bruns qui dépassaient de sa capuche. Ses yeux verts se posèrent sur Guenièvre, s'interrogeant probablement sur la raison de sa présence, et la jeune femme lui adressa en retour un regard plein de curiosité. Arthur s'empressa de les guider à l'intérieur, plus soucieux de rester discret que de faire les présentations. Ce fut seulement lorsque tous trois furent installés autour de la table de la bibliothèque qu'il prit la parole. Il expliqua à Chris pourquoi il était venu accompagné, et celui-ci acquiesça simplement. Guenièvre et lui semblaient fascinés par ce qui les entourait.
En revanche, l'esprit d'Arthur était ailleurs : le roi prenait le temps de savourer ce moment. Dire la vérité à son épouse avait été un soulagement. Il avait craint sa réaction mais c'était le choix le plus naturel qu'il puisse faire dans cette situation : elle lui avait fait part de ses propres découvertes, montrant qu'elle lui faisait confiance, et la bibliothèque était le seul moyen de vérifier que le mot disait vrai. Aussi difficile que puisse être l'évocation du souvenir de Lancelot, Guenièvre avait pris son courage à deux mains et en avait parlé à Arthur, sans se laisser décourager par la honte, les remords ou le risque que le message soit mensonger. Lui aussi devait se montrer brave et s'exposer au rejet : il n'avait pas le droit de continuer à lui mentir.
Comme il l'avait espéré, elle l'avait écouté avec attention et avait gardé l'esprit ouvert. Elle avait accueilli ces nouvelles informations sans les mettre en doute et sans remettre ses choix en question. La jeune femme avait beau être une excellente conseillère, capable de donner son opinion lorsqu'elle craignait qu'Arthur ne prenne une décision hâtive, elle savait aussi reconnaître chez lui les signes indiquant qu'il avait longuement réfléchi. C'est pourquoi il pouvait lui faire confiance à la fois pour le tempérer et pour l'encourager, selon la situation.
Émerveillé devant les milliers d'ouvrages, les différents bibelots et surtout les cristaux, Chris changea soudain d'expression, comme s'il venait de comprendre quelque chose:
-Sire... La personne qui observait Emrys par le biais des cristaux... C'était vous ?
Le druide avait bien sûr fait le lien entre ce qu'il avait sous les yeux et la demande d'Emrys de le protéger de celui qui l'espionnait.
-Oui, reconnut le roi.
-C'est un véritable soulagement ! s'écria le druide. Il craignait que ce soit un ennemi de Camelot !
Arthur échangea un regard avec Guenièvre. Puisque Chris avait l'air de connaître le sorcier, peut-être pouvait-il les aider…
-Chris... À quel point connais-tu Emrys ? Sais-tu où l'on peut le trouver ?
Le jeune druide hésitait, et Arthur se rendit compte qu'il ne savait pas s'il devait parler.
-Je connais Emrys comme on connaît une légende : il est l'objet de prophéties. Nous, les druides, savons qu'il est puissant et bienveillant, et nous sommes capables de le reconnaître dès que nous le voyons.
-Sans l'avoir jamais rencontré ? Vous sentez simplement son identité ?
-Il suffit d'être à l'écoute du monde qui nous entoure pour sentir la véritable nature de ses habitants. Comme je vous l'ai dit lors de notre rencontre, les druides y sont formés dès la naissance, c'est pourquoi il leur arrive plus souvent de créer un lien par lequel ils partagent leurs émotions, et c'est pourquoi ils reconnaissent immédiatement un puissant mage tel qu'Emrys.
-Est-ce que vous savez où il se trouve ?
-Non, je ne sais pas... Je peux me renseigner auprès des autres druides mais...
-... mais Emrys ne souhaite pas être trouvé, compléta à nouveau Arthur.
-Je ne peux rien vous révéler sans son accord, confirma Chris.
-Cela le convaincrait-il de savoir que je suis maintenant de son côté ? Est-ce que tu accepterais de le lui dire pour moi ? demanda Arthur, gêné. Il te fait confiance, à toi. Si les autres druides savent où le trouver et te le disent, tu pourrais lui transmettre un message de paix de ma part.
Le druide accepta cette fois-ci sans hésiter, ajoutant que c'était une excellente idée. L'idéal aurait été qu'Arthur fasse une annonce autour de la Table Ronde, puis aux dirigeants des royaumes voisins, et enfin au peuple de Camelot, mais un retournement de situation d'une telle ampleur n'était pas encore envisageable. Le roi de Camelot ne pouvait pas soudainement décider de tout changer sans s'être solidement préparé aux arguments qu'on lui opposerait. Si ses chevaliers se mettaient à croire qu'il était ensorcelé, il devrait faire face à une rébellion. Et si les autres rois et reines ne se ralliaient pas à son opinion, il pourrait dire adieu à tout espoir d'alliance et déclencherait peut-être même une nouvelle guerre. Son seul espoir était de s'en tenir à son plan initial et de se renseigner auprès des druides sur la magie et son fonctionnement. Guenièvre elle-même avait beau accepter sa décision de ramener la magie à Camelot, elle n'était pas entièrement à son aise en présence du jeune druide, Arthur le voyait bien. Il lui faudrait un peu de temps avant de se faire à l'idée que les sorciers n'étaient pas tous des ennemis.
-Arthur ! s'exclama-t-elle tout à coup en écarquillant les yeux. Et si nous communiquions ce même message à Mordred ? Si nous lui expliquons que tu prévois d'autoriser les sorciers à utiliser leurs pouvoirs en toute liberté, il n'aura plus aucune raison de vouloir te renverser !
Le roi vit le regard plein d'espoir que la jeune femme posait sur lui. Se pouvait-il qu'elle ait raison ? Qu'un simple message puisse mettre fin à la guerre ? Que Mordred renonce à s'en prendre à eux en s'apercevant que leur but était le même ? Confus, il se tourna vers Chris pour connaître son avis sur la question, mais le jeune druide avait seulement l'air abattu. Il secouait la tête, plus peiné qu'autre chose :
-Je suis désolé, Ma Dame, j'aurais aimé que ce soit aussi facile… Mordred…
Son ton hésitant était de retour, et Arthur se demanda pourquoi il était si réticent à partager ce qu'il savait. Il ne s'agissait pourtant plus de protéger Emrys cette fois-ci. Le jeune druide ferma un court instant les yeux et, lorsqu'il les ouvrit à nouveau, son regard était résolu :
-Mordred sait déjà que vous souhaitez rétablir l'usage de la magie… Ou tout du moins… Mordred sait qu'un jour, vous en viendrez à le souhaiter.
-Que voulez-vous dire ? demanda la reine en fronçant les sourcils.
Mais Arthur commençait à comprendre. Chris n'hésitait à répondre que lorsque ce qu'il pouvait dire mettait en danger les secrets d'une autre personne, et le roi avait comme l'impression que cette autre personne était une fois de plus Emrys, ce mystérieux sorcier tout puissant qui était l'objet de prophéties.
Qu'avait donc dit le Dragon Blanc lors de l'Appel qu'il avait lancé dans tous les royaumes ? Il avait invité chaque magicien et chaque sorcier à montrer au peuple les bons côtés de la magie. « Montrons au roi Arthur que nous sommes dignes de confiance. » « Emrys travaille depuis des années dans le but de légaliser la magie. Unissons-nous tous pour l'aider. »
Qu'avait dit Guenièvre lorsqu'Arthur avait annoncé son désir d'alliance avec tous les royaumes, y compris celui d'Odin ? « J'ai la sensation que le destin nous pousse dans cette direction. Qu'il pousse les royaumes à l'alliance, et que les différentes pièces du puzzle sont en train de se mettre en place pour accomplir cela. »
Qu'avait dit Chris à l'instant même? « Mordred sait que vous le souhaiterez un jour. »
Et l'aveu de Merlin… « Lorsque nous avons sauvé Mordred, je savais déjà ce qu'il deviendrait. » Et comment Merlin l'avait-il su ? Grâce au sorcier qui avait tué Uther.
Qu'avait dit Gaius à son sujet? « Je lui fais confiance parce que je sais que son cœur est pur. » « Il a mille fois prouvé ses bonnes intentions, même s'il a parfois échoué dans ce qu'il faisait. », « Ce sorcier n'est là que depuis quelques années. Mais il a fait plus de bien que vous ne pouvez l'imaginer, vous vous en apercevrez un jour. », « Quand le sorcier a tenté de guérir Uther, son sort a été inversé par le pendentif. Merlin et moi voulions vous en parler mais nous ne pouvions pas évoquer le collier sans vous dire qui l'avait placé là. », « Arthur, au sein de ce grand royaume, il y a une immense diversité de personnes qui ont des croyances extrêmement différentes. Je suis loin d'être le seul prêt à tout sacrifier pour vous protéger. Ils sont nombreux ceux qui ont foi dans le monde que vous essayez de créer. Vous le saurez un jour… Vous le comprendrez un jour… Et vous réaliserez tout ce qu'ils ont fait pour vous. »
Arthur revit le visage de Gaius prononçant ces mots. Le vieux médecin, allongé sur un lit dans ses appartements, se remettant doucement des tortures qu'il avait subies. Vous le comprendrez un jour.
Ce jour était venu : Emrys, les prophéties, Arthur, la magie, l'alliance des royaumes, le destin, Mordred, le meurtrier d'Uther, Gaius, Merlin, tout cela était lié.
Vous le comprendrez un jour.
-J'ai compris, murmura Arthur, si doucement que Guenièvre et Chris l'entendirent à peine.
Alertés par son ton, ils le dévisagèrent avec intensité. Mais tandis que la jeune femme restait désemparée, le druide fixait Arthur du regard avec curiosité, comprenant qu'Arthur venait de relier les points entre eux.
-J'ai compris, répéta le roi avec plus d'assurance. Je pense… qu'Emrys, Mordred et moi avons un destin tout tracé. Un roi pour ramener la magie à Camelot, un sorcier pour l'y aider, et un enfant-druide à affronter.
Le regard de Guenièvre se déplaçait à toute vitesse, allant successivement de Chris à Arthur, puis d'Arthur à Chris.
-Les druides et les sorciers connaissent cette prophétie, reprit Arthur, sondant les yeux verts du jeune druide en quête du moindre signe indiquant qu'il se trompait.
Mais il n'en reçut aucun : Chris était immobile et attentif. Le roi poursuivit :
-Mordred est un druide, il fait donc partie de ceux qui connaissent cette prophétie. Il l'a toujours connue. Peut-être ignorait-il qu'il serait un jour notre ennemi, mais il a toujours su ce qu'Emrys et moi deviendrions. Pourtant, cela ne l'a pas empêché de déclarer la guerre à Camelot : il n'a que faire de la prophétie, cela ne lui suffit pas. Ce qu'il veut c'est un monde gouverné par des sorciers, …d'autant qu'à ses yeux je serai toujours l'homme qui a participé au massacre des siens. Il est donc inutile de lui dire que je souhaite rétablir l'usage de la magie... Cela servirait simplement à lui donner une information supplémentaire sur notre stratégie de défense contre lui.
Les yeux de Gwen ne s'agitaient plus, la jeune femme était concentrée. Le premier moment d'étonnement semblait passé, et elle buvait les paroles d'Arthur. Quant à Chris, il baissait un peu plus la tête à chaque parole prononcée, donnant au couple royal la confirmation silencieuse de ce qui était dit.
-Ce n'est pas tout, ajouta Arthur d'une voix plus basse encore. Emrys… fait aussi partie de ceux qui connaissent cette prophétie. Il sait que nous sommes destinés à travailler ensemble, et il cherche à m'aider. C'est pourquoi il a demandé à la Dragonne Blanche d'inviter les sorciers à se mobiliser, c'est pourquoi il ne m'a pas fait de mal lorsque nous nous sommes affrontés, et c'est pourquoi il tente d'empêcher Morgane de s'allier à Mordred. Je ne crois pas que l'affection d'Emrys pour elle soit feinte, mais plus j'y réfléchis et plus j'ai l'impression que son but premier est de faire en sorte qu'elle ne représente plus un danger pour Camelot…
-Pas même Emrys ne saurait vous sauver.
Arthur s'interrompit soudainement en entendant le murmure de Guenièvre.
-Que dis-tu ?
La jeune femme était pensive :
-Emrys… J'étais certaine d'avoir déjà entendu ce nom quelque part. Depuis l'instant où le Dragon Blanc l'a prononcé, il m'a semblé familier… C'est seulement maintenant que tu évoques sa relation avec Morgane que cela me revient.
C'était au tour d'Arthur de la dévisager avec curiosité.
-Souviens-toi, insista-t-elle. Le jour où nous avons reconquis Camelot, nous nous sommes tous retrouvé face à Morgane et elle a prononcé ce nom. Pas même Emrys ne saurait vous sauver. Ce sont ses mots exacts.
Oui, Arthur se souvenait de cette confrontation. Sur le moment, il avait été intrigué par la remarque de Morgane, mais les évènements s'étaient ensuite précipités et il l'avait complètement oubliée.
-Alors elle le connaissait déjà à cette époque, dit-il. Elle savait qu'il était notre allié.
Guenièvre se pencha vers lui par-dessus la table, les yeux brillants et le visage rougi par l'émotion.
-Je crois que cela va encore plus loin : peut-être qu'Emrys lui avait déjà mis des bâtons dans les roues sans que nous le sachions ! Imagine un peu tout ce que cela pourrait signifier, tout ce qu'Emrys a pu faire pour Camelot sans même que nous en entendions parler. Peut-être serions-nous morts à l'heure qu'il est sans son aide… Emrys pourrait bien être l'ange gardien de Camelot !
L'expression ange gardien ne laissa pas Arthur indifférent. La dernière fois qu'il l'avait utilisée, c'était pour qualifier la sphère de lumière bleue qui l'avait guidé vers la fleur Mortaeus, sauvant ainsi sa vie et celle de Merlin. Se pouvait-il que… ?
-Et rappelle-toi, reprit Guenièvre, de ce qu'il s'est ensuite passé lorsque Morgane a tenté de nous attaquer. Sa magie n'a pas fonctionné ! Elle était si surprise et démunie en s'en apercevant… Maintenant que j'y pense, il ne fait plus aucun doute que c'était l'œuvre d'Emrys : elle pensait qu'il ne pourrait rien faire pour nous, pourtant il a trouvé une solution. C'est grâce à lui que nous sommes encore là !
Le couple royal était bouleversé par ce qu'il venait de comprendre. Enfin, les choses s'expliquaient ! Enfin, ils faisaient la lumière sur une partie des mystères qui s'accumulaient à leur porte, après des jours et des jours de questionnements et de maux de tête. Parce qu'il y avait autre chose : Arthur, interrompu par Guenièvre, n'avait pas eu le temps de parler du troisième mystère qu'il venait d'élucider, et ce dernier n'était pourtant pas des moindres :
-Il y a autre chose, dit-il. Il y a …un autre sorcier : le vieil homme qui a tué mon père, probablement involontairement si je fais confiance à Gaius à ce sujet. Cet homme connaît la prophétie. C'est pour cette raison qu'il a prévenu Merlin du danger que représenterait Mordred plus tard. Lorsque Gaius disait que je m'apercevrais un jour de tout le bien que ce sorcier avait fait, il me montrait que ce vieil homme me vient en aide depuis plusieurs années pour que j'accomplisse ce destin. Quoiqu'il en soit, cela signifie que Gaius et Merlin travaillent avec lui, je suis même prêt à parier qu'ils connaissent eux aussi la prophétie. Quand mon père était mourant, Gaius m'a indiqué où trouver ce sorcier, parce qu'il lui fait confiance. Ce dernier a accepté, alors même qu'une éventuelle guérison de mon père impliquait que mon accession au trône soit repoussée, éloignant ainsi la réalisation de la prophétie. Je pense qu'il a accepté pour rendre service à Gaius : j'ai eu l'impression qu'ils étaient de proches amis. C'est forcément de lui que Merlin tient ses informations. C'est ainsi qu'il a appris que Morgane s'était alliée à Mordred et qu'elle t'avait ensorcelée à l'aide du bracelet. Et tout cela explique pourquoi il s'absente tous les soirs.
Il dut reprendre son souffle. Guenièvre marqua un long silence et enchaîna plus sereinement.
-Alors Gaius et Merlin font partie d'un plan bien plus grand que tout ce que nous avions pu imaginer. Et cette amitié dont tu parles, elle explique aussi pourquoi tu as vu le vieux sorcier déposer un onguent sous ton oreiller lorsque j'ai été accusée de t'avoir placé sous un sort d'amour. Le seul moyen de prouver mon innocence était de trouver un faux coupable.
-Exactement, confirma Arthur. Le vieux sorcier a accepté d'être accusé de ce crime pour rendre service à Gaius.
-Ou pour rendre service à Merlin. Il sait d'ailleurs sûrement où se trouve Emrys. Si les druides n'arrivent pas à renseigner Chris, il nous sera toujours possible de demander à Gaius de transmettre notre message de paix au vieil homme, pour qu'il le communique à Emrys.
Tout prenait enfin sens. Un simple valet était forcé de porter le fardeau de ce secret depuis plusieurs années. L'origine de la Purge, le destin d'Arthur et d'Emrys, tout cela Merlin l'avait toujours su. Il n'avait jamais rien dit, craignant à raison les réactions que cela entraînerait, mais le roi pouvait à présent changer cela. Alléger le fardeau de Merlin en lui révélant qu'il comptait lever l'interdiction d'utiliser la magie.
Guenièvre se pencha cette fois-ci en arrière pour se reposer sur le dossier de sa chaise. Elle en était arrivée à la même conclusion qu'Arthur.
Note : Merci à Rivire d'avoir ajouté cette histoire à ces favoris et ses alertes. :) Toutes mes excuses à Gwenetsi, je pensais vraiment que j'aurais la place dans ce chapitre d'écrire le moment où Arthur et Gwen vérifient grâce aux cristaux que le message dit vrai. J'ai hésité à le mettre quand même mais il y a énormément de choses que je voudrais dire autour de ça, alors je préfère le mettre dans le prochain chapitre. D'ailleurs je n'ai même pas eu la place de mettre les autres choses dont je t'avais parlé, j'ai vraiment très mal calculé mon coup… J'espère que ça vous a tout de même plu, je vais faire mon maximum pour ne pas tarder autant à poster le suivant !
