Chapitre 35 : Comment croiser tout Camelot en quelques minutes

Qui aurait cru que le chemin de la salle du trône aux appartements de Gaius serait à ce point semé d'embûches ? A la fin de sa réunion matinale, Arthur s'était décidé à partir à la recherche de Merlin qui ne s'était pas présenté auprès de lui depuis le début de la journée, mais il était tombé face à face avec le seigneur Gauvain. Une vague de soulagement l'avait envahi lorsqu'il avait vu que le chevalier était rentré sain et sauf de Willowdale, et il avait attentivement écouté l'extraordinaire récit de ce qu'il s'était passé, notant tout de même que le chevalier restait plutôt vague lorsqu'il évoquait le sorcier qui avait secouru les clients de la taverne. Peut-être cet événement lui avait-il donné une vision positive de la magie qu'il n'osait pas évoquer devant le fils d'Uther… Était-ce possible ? Une chose était certaine : l'Appel du Dragon Blanc avait incité plus d'un sorcier à publiquement utiliser sa magie pour la protection du royaume et contre les exactions des hommes de Mordred.

Le rapport de Gauvain avait été très complet, et Arthur avait soigneusement pris note du déroulement de l'attaque : le nombre de sorciers, leur façon de s'y prendre pour causer le plus de dégâts possibles, leurs objets magiques, leurs faiblesses potentielles, etc. Tout cela lui serait indispensable pour riposter. Il en allait de la survie de son peuple, et cela lui permettrait par la même occasion de se démarquer en prouvant son efficacité aux autres souverains. Il souhaitait toujours les inciter à lui laisser le contrôle de leur armée commune afin d'éviter qu'un autre dirigeant moins bien intentionné se retrouve avec ce pouvoir entre les mains.

Alors qu'ils avaient quitté la salle du trône pour rejoindre les appartements du médecin, Perceval était arrivé et le roi s'était senti obligé de lui expliquer la situation. Le grand chevalier n'avait pas dit un seul mot en réponse, plus silencieux encore qu'à son habitude, et il était ensuite parti brusquement, ce qui avait laissé Arthur et Gauvain plutôt perplexes.

Prenant congé de ce dernier, le roi avait vraiment pensé que cette fois-ci il ne croiserait plus personne, mais les éléments semblaient se liguer contre ses retrouvailles avec Merlin car il tomba nez à nez avec Guenièvre, qui se montra aussi étrange que Gauvain et Perceval si ce n'est plus, l'interrogeant sur le passé de Tina et Fina auprès d'Uther comme si elle doutait de leur intégrité.

Sachant parfaitement que les deux femmes étaient loyales à Camelot depuis des décennies et, qui plus est, les meilleures dans leur domaine, il avait trouvé la question absurde et agaçante.

Il fallait bien avouer qu'il s'était sorti de ce nouveau contretemps avec bien moins d'élégance que les fois précédentes, mais Guenièvre avait semblé tellement absorbée par ses pensées qu'il n'avait pas eu trop de scrupules à la laisser seule dans le couloir après lui avoir répondu.

Filant entre les colonnes du château, il approchait toujours plus de son but : les appartements de Gaius. Mais soudain :

-Arthur !

Il s'immobilisa. Était-ce la voix de... Il se retourna lentement.

Il expira.

Il l'apercevait de loin mais c'était bien elle. Dame Viviane.

-...manquait plus que ça, marmonna-t-il en la voyant se diriger vers lui.

Mais où était donc le seigneur Léon ? Pourquoi n'était-il pas avec elle?

-Qu'ai-je fait pour mériter tout cela ?

Quelle divinité tenait absolument à l'empêcher de parler à Merlin aujourd'hui ? D'abord l'intéressé était absent puis, en essayant de le trouver, Arthur croisait Gauvain, Perceval, Guenièvre… et maintenant Viviane ?

-Ô grand Emrys, ironisa-t-il désespéré. Si tu es si puissant, tire-moi de ce mauvais pas.

Viviane n'était plus qu'à quelques mètres.

-Donne-moi une arme pour affronter cette créature démoniaque...

Il tâta ses poches sans conviction à la recherche de l'outil providentiel que le fameux sorcier aurait pu lui envoyer si sa requête n'avait pas été aussi ridicule.

-Bonjour ! lança la jeune fille avec la joie d'un enfant qui vient de retrouver son jouet préféré.

Arthur sentit une chose solide dans sa poche et la reconnut immédiatement : c'était le bracelet enchanté pour que Guenièvre tombe dans les bras de Lancelot. La reine l'avait confié à son mari pour qu'il le place dans la crypte avec les autres artefacts magiques.

Et si ce bracelet était vraiment la solution ? Il le brandit face à Viviane comme on brandit un bouclier face à un féroce ennemi.

-Oh, qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle avec candeur.

Peut-être le sort d'amour du bracelet représentait-il une chance de lutter contre celui qui pesait sur la jeune fille ! Cela paraissait ridicule mais c'était bel et bien leur seul espoir puisque, d'après Léon, Viviane ne pouvait pas tomber amoureuse d'une autre personne tant qu'elle était sous l'emprise de cet enchantement.

-C'est un cadeau pour vous, sourit Arthur.

Le visage de la jeune femme s'illumina et il se réjouit l'espace d'un instant de l'avoir rendue si heureuse, elle qui subissait ce sortilège depuis si longtemps. Au moment où elle enfila le bracelet, il se fit la réflexion qu'il ne l'avait jamais vue aussi transportée de joie.

-C'est un magnifique bijou, fit-elle en faisant tourner autour de son poignet le fin morceau de métal doré.

Puis il attendit quelques secondes que le sortilège de Morgane fasse effet.

-Viviane, demanda-t-il en la saisissant par les épaules pour la regarder dans les yeux, de qui êtes-vous amoureuse ?

Les yeux de la jeune femme semblaient indiquer qu'elle lui rendait son regard mais il s'aperçut qu'elle ne le voyait pas vraiment : elle regardait à travers lui.

-Le seigneur Lancelot, dit-elle avec l'air de quelqu'un qui récite sa leçon.

Il y avait dans les yeux embués de la jeune femme une tristesse et une confusion désespérées.

-Mais qui est le seigneur Lancelot ? demanda-t-elle, s'apercevant tout à coup qu'elle venait de prononcer un nom qu'elle ne connaissait pas.

-Un chevalier de la Table Ronde, répondit vaguement Arthur.

-Mais… il n'est pas là.

Ce n'était pas une question. Était-elle capable de sentir que l'homme qu'elle aimait n'était plus de ce monde ? Le roi frissonna malgré lui, espérant qu'il n'avait pas commis une terrible erreur en lui offrant le bracelet.

-Il est mort, dit-il doucement.

-Ah, fit-elle, le regard toujours perdu dans le vague.

Tout à coup, elle parut regagner ses esprits.

-Arthur, dit-elle en souriant.

Celui-ci fut pris d'un doute : et si l'effet du bracelet ne durait pas ?

-De qui êtes-vous amoureuse ? demanda-t-il à nouveau.

-Vous ! s'exclama-t-elle. Euh… non… le seigneur Lancelot… Enfin… Non, plutôt vous… Ou alors le seigneur Lancelot… Mais peut-être vous… Oui, non, enfin… Lancelot… je ne sais pas. Tout à l'heure j'étais si heureuse quand je vous ai vu, mon cœur s'est mis à battre la chamade. Maintenant… je crois que je vous aime encore mais je ne ressens plus autant le besoin d'être avec vous car j'aime aussi cet autre homme, le seigneur Lancelot…

Elle semblait perdue et quelque peu absente. Arthur n'aimait pas vraiment cet air.

-Êtes-vous plus heureuse que vous l'étiez ces dernières années ?

-Je crois… Je me sens plus libre, moins dépendante de vous.

Arthur se sentit soulagé. Peut-être n'était-ce pas une si mauvaise idée. Grâce à cette liberté, Viviane retrouvait la possibilité de faire la rencontre de son véritable amour !

Il conseilla à la jeune fille de trouver le seigneur Léon et éventuellement de s'excuser de l'avoir une nouvelle fois abandonné alors qu'il détournait le regard. Puis, libéré de ce nouveau contretemps, Arthur reprit le chemin des appartements de Gaius.

Sans réussir à se défaire du sentiment que ce qu'il venait de faire était… mal.


Arthur, veuillez excuser mon retard, je me suis endormi chez Morgane après lui avoir rendu visite hier soir.

Merlin ne put retenir un rire nerveux en imaginant la réaction du roi s'il se justifiait ainsi. Il était plus facile pour le jeune sorcier de visualiser des situations improbables mais amusantes que de réfléchir à la façon dont il allait pouvoir s'expliquer. Impossible d'anticiper quelle allait être l'attitude d'Arthur. Allait-il le sermonner ? Allait-il simplement hocher la tête, sachant pertinemment que son valet ne lui dirait pas la vérité ? Allait-il s'inquiéter ? Allait-il lui montrer que ces mensonges lui pesaient ?

Il arrêta soudainement ses pas lorsque, du coin de l'œil, il vit le souverain passer non loin de lui sans le remarquer : Arthur avait l'air songeur et préoccupé, presque coupable. Angoissé par cette vision, le jeune sorcier s'avança vers jusqu'à finalement croiser son regard.

-Merlin ! J'essayais justement de rejoindre les appartements de Gaius pour te trouver !

Il y avait dans la voix du souverain un mélange de soulagement et de tension, et il devint tout à coup évident qu'ils étaient aussi nerveux l'un que l'autre à l'idée de cette confrontation. Arthur n'osait pas poser la question qui le taraudait : « mais où étais-tu passé ? » Et le jeune sorcier cherchait désespérément un moyen de satisfaire la curiosité du roi sans lui mentir.

-Je suis vraiment désolé d'avoir été absent toute la matinée, Sire… Je... Je ne me suis pas réveillé ce matin.

Un seul coup d'œil à ses vêtements boueux aurait pu le trahir, révéler qu'il n'avait pas passé la nuit dans ses appartements, et il pria pour que le roi ne le remarque pas. Mais c'était sans compter le bon sens d'Arthur, qui baissa immédiatement les yeux pour inspecter la tenue de son serviteur.

-Tu sais que tu as une chambre à Camelot, n'est-ce pas ? se moqua-t-il avec un sourire entendu. Tu n'es pas obligé de dormir au fond d'un fossé en plein milieu de la forêt…

Merlin se sentit rougir.

-Mais ce n'est rien ! enchaîna le roi pour balayer la gêne de son ami. Tu me diras la vérité sur tes sorties nocturnes bien assez tôt… Dès que je t'aurais moi-même dit tout ce que je sais.

Il regarda la foule des personnes qui circulait autour d'eux dans les larges couloirs du château, probablement conscient de l'impossibilité de révéler quoi que ce soit devant tous ces gens. Son ton se fit plus sérieux :

-Il faut que nous ayons une conversation dans un endroit plus isolé, j'ai une chose importante à te dire.

-Maintenant ? se réjouit le jeune sorcier, à la fois étonné et curieux. J'ai pourtant eu l'impression que vous aviez d'autres soucis en tête quand je vous ai vu.

Une ombre passa sur le visage d'Arthur.

-Je venais de croiser Dame Viviane, dit-il sans plus d'explications.

Merlin fronça les sourcils :

-Est-ce qu'elle va bien ?

Il savait que la jeune femme était encore sous l'emprise du sort d'amour, mais d'après ce qu'il savait ce n'était rien de grave, il n'y avait pas lieu de s'affoler.

-Je ne sais pas, répondit Arthur sans conviction.

Ses yeux s'écarquillèrent soudain de manière démesurée, et Merlin vit que ce n'était plus sur lui que l'attention du roi était fixée : il regardait quelque chose ou quelqu'un qui se trouvait derrière son serviteur.

-Que se passe-t-il ? demanda le jeune valet en se retournant pour tenter d'apercevoir ce qui avait tant surpris le souverain.

Mais il n'y avait rien d'alarmant derrière lui, seulement quelques villageois et chevaliers qui passaient tranquillement par là. Il se tourna à nouveau vers Arthur, qui avait repris ses esprits et le regardait, gêné :

-Merlin… Tu sembles éreinté… Prends donc une journée de congé !

Ce fut au tour du jeune sorcier d'écarquiller les yeux et de rester bouche bée.

-Vous me donnez un jour de repos ?

Arthur paraissait maintenant très pressé de s'en aller :

-Oui, dit-il brusquement. Je n'ai pas besoin de toi aujourd'hui…

Il commençait déjà à reculer pour s'écarter de Merlin, attendant impatiemment la fin de la conversation. Qu'avait-il bien pu voir derrière son valet ? Quelque chose ou quelqu'un… Qu'est-ce qui pouvait susciter une telle réaction ?

-Vous n'avez pas besoin de moi ?

Merlin était incrédule, et un léger sourire moqueur naquit au coin de sa bouche :

-Oh je vois, dit-il lentement. C'est vrai, vous n'avez pas besoin de moi : après tout Georges est là pour compenser le vide causé par mon absence !

Le roi se figea et son teint vira au rouge tomate. Il ne s'attendait visiblement pas à ce que son valet découvre l'embarrassante vérité : le grand roi Arthur était si dépendant de son serviteur qu'il devait faire appel à quelqu'un d'autre les soirs où Merlin était en congé, il y avait de quoi avoir honte.

-Je…

Il renonça finalement à se justifier, probablement conscient que rien ne pourrait ôter à son valet cette mine satisfaite.

-Tu as une journée de repos conclut-il. Tu devrais en profiter pour laver ces vêtements, ils sont vraiment dégoûtants.

Le jeune sorcier plissa les yeux : devait-il laisser Arthur s'en aller ainsi ? Et si le roi avait des ennuis ? Mais il ne semblait pas dévasté par ce qu'il avait vu, il était simplement pressé.

-Très bien, décida Merlin.

Le roi n'était pas en danger, il pouvait bien accepter une journée de congé ! Un peu de temps pour régler ses divers problèmes ne lui ferait pas de mal.

-Mais je croyais que vous vouliez avoir une importante conversation ?

Il pensait qu'Arthur allait enfin lui révéler tout ce qu'il dissimulait depuis plusieurs semaines.

-Oh ! se souvint Arthur, la tête ailleurs. Oui ! Nous en discuterons tout à l'heure, d'accord ?

Sans attendre de réponse, il se glissa dans la foule qui les entourait à présent, se frayant un chemin vers la sortie et disparaissant de la vue de Merlin.

Terriblement intrigué et perplexe, celui-ci mit un certain temps avant de se rendre compte qu'il était immobile au milieu d'une cinquantaine de personnes qui se bousculaient pour rejoindre les couloirs du château ou sortir. Il vérifia que le bracelet de Morgane était encore dans sa poche et prit finalement une décision : il devait retourner chez la jeune femme et finir les livres qu'il avait commencés la veille. Détruire cet objet redevenait sa première priorité.


-Tu es complètement fou ! s'exclama Arthur une fois dans la forêt.

Chris se tenait face à lui, drapé dans sa cape bleue et penaud. Quelle n'avait pas été la surprise du roi lorsqu'il avait vu le jeune druide juste derrière Merlin, se promenant au cœur même de Camelot sans se soucier du danger! J'ai des informations concernant Emrys, lui avait indiqué Chris par télépathie. Rejoignez-moi dans la forêt dès que vous le pouvez. Dès qu'il le pouvait ? Arthur avait aussitôt bondi et abandonné sa conversation avec Merlin, préférant s'assurer que le jeune druide quittait le château le plus vite possible, avant d'être repéré par les gardes.

-Complètement fou ! répéta-t-il. Ce que tu viens de faire, c'est le meilleur moyen de te retrouver aux cachots. Si un garde t'avait vu il t'aurait immédiatement emprisonné, et si tu avais tenté de résister il t'aurait tout simplement tué !

-Camelot a reconnu que les druides sont pacifiques, vos hommes n'auraient pas… Et ils n'avaient aucun moyen de savoir que je suis un druide…

-Chris ! s'exclama Arthur, ébahi par la naïveté du jeune homme. Seuls les druides s'habillent de cette manière, regarde-toi ! Et nous sommes en guerre bon sang ! En guerre contre une armée de sorciers ! Le moindre être magique est terriblement craint au château, et les gardes auraient instantanément réagi !

Il reprit son souffle pour se calmer et ne pas accabler le jeune druide. Mais c'était plus fort que lui, il avait totalement paniqué. Si Chris avait été blessé cela aurait été de sa faute à lui : la faute d'Arthur, ce roi criminel et incapable de se racheter.

-Camelot a reconnu que les druides sont pacifiques, c'est vrai, ajouta-t-il. Et j'ai promis de ne plus jamais attaquer vos campements… Toutefois si un druide s'introduit dans le château les gardes vont forcément réagir.

Il marqua une nouvelle pause :

-D'ailleurs, reprit-il faiblement, les druides ne sont pas tous pacifiques : Mordred ne l'était pas.

Aux yeux d'Arthur, Chris n'avait plus rien du mystérieux druide qui avait l'accueilli dans la clairière et l'avait aidé à comprendre le monde magique. Il était devenu un homme comme les autres qui pouvait souffrir et se tromper.

-Je suis désolé, murmura le druide. Je ne me rendais pas compte du danger… Je suis entré dans la cité parce que je ne suis pas assez puissant pour vous communiquer un message télépathique d'aussi loin.

Mais ce n'était pas à Chris de s'excuser.

-C'est moi qui suis désolé. D'avoir fait de ta vie un enfer... Ne rentre plus dans la cité tant que la magie n'y est pas acceptée.

Le druide fronça les sourcils comme s'il venait d'avoir une pensée dérangeante mais il ne s'expliqua pas, se contentant de hocher la tête.

-Je voulais vous parler d'Emrys. Comme vous me l'aviez demandé je me suis renseigné auprès des druides et je sais maintenant où le trouver.

-Mais tu ne peux pas me le dire, n'est-ce pas ?

-Emrys a soigneusement dissimulé ce secret durant des années, c'est à lui que revient la décision de le dévoiler.

-Je comprends… Quand je t'ai demandé de te renseigner sur ce sorcier, je t'ai aussi demandé si tu pouvais lui transmettre un message de ma part pour lui faire savoir que je suis de son côté.

Chris eut une expression déconcertante, qui ressemblait étrangement à une grimace.

-Vous voulez… que j'aille voir Emrys… à l'endroit où il se trouve ?

-Oui, confirma le souverain. C'est un problème ? Est-ce que tu crains qu'il refuse de te recevoir ?

Si Chris ne réussissait pas à contacter le sorcier, Arthur pourrait toujours demander à Merlin ou Gaius de s'en occuper. Il s'apprêtait à le dire au druide lorsque celui-ci le coupa :

-Je… Non, ce n'est pas un problème, je m'en charge.


Note : Je suis vraiment désolée pour le suspense avant la confrontation entre Arthur et Merlin, j'espère que ce chapitre vous a tout de même plu. Merci à Lyra Morgana, Abeille et dobbymcl pour leurs reviews.