Chapitre 53 : La vérité sur la légende, partie 3 : La soumission des sorciers

Dans la cour du château de Mordred, l'assemblée de ses partisans ne faisait plus un bruit. Elle attendait la suite des évènements.

Arthur sentait une grande lassitude l'envahir. Il était abattu, honteux, triste. Savoir Gilli à ses côtés, une main posée sur son épaule, lui apportait un certain réconfort mais ne suffisait pas à faire renaître la partie de lui qu'il avait perdue. Cette flamme qui lui avait autrefois permis de garder courage en toutes circonstances. Les démonstrations successives du druide l'avaient brisé. Celui-ci l'avait brutalement mis face à la réalité de ses crimes, avant de surenchérir en dénonçant publiquement son ignorance. Maintenant qu'Elyan et Gwen étaient saufs, le souverain n'avait plus l'énergie de lutter contre la situation. Il avait bien essayé d'aider Gilli, mais sans succès. Que pouvait-il faire d'autre ?

-Tu as eu ce que tu voulais, dit-il sombrement à Mordred. J'ai prouvé mon aveuglement en avouant que j'ignore qui est Emrys. Alors qui est-il, en réalité ?

Gilli sembla se crisper légèrement à cette question.

Le jeune mage secoua la tête et baissa les yeux vers ses prisonniers. Il n'avait pas quitté le balcon depuis leur arrivée, gardant constamment sa position en hauteur.

-Pourquoi vous le révèlerai-je ?

-Pour m'humilier, me montrer qui est celui que j'ai mal évalué. Et pour causer du tort à Emrys, qui ne souhaite visiblement pas que je connaisse son identité.

-Non. Je ne sais pas encore si je souhaite qu'Emrys sorte de l'ombre. Cela n'aurait pas été très grave si vous aviez deviné son identité, mais je préfère tout de même qu'elle reste secrète.

Le roi fronça les sourcils. Pourquoi Mordred disait-il cela ? Avait-il peur des conséquences que cette information pouvait avoir ? De ce qu'il se passerait une fois Emrys libéré du fardeau du secret ? Il devait y avoir quelque chose. Et si le druide craignait que son ennemi soit libre d'être pleinement lui-même aux yeux de tous ?

Le cœur du roi manqua un battement.

Et si Mordred avait compris une chose qu'Emrys lui-même n'avait pas encore comprise ? Que vivre dans l'ombre n'était aujourd'hui plus un atout mais un frein à sa puissance !

Si c'était bien là la théorie du jeune mage, celui-ci ne devait pas en être certain, raison pour laquelle elle ne l'avait pas empêché de soumettre son énigme à Arthur pour voir s'il parviendrait à démasquer le sorcier. Comme l'avait dit Mordred, cela n'aurait pas été grave si le roi avait trouvé. L'humilier et dénoncer son aveuglement était plus important qu'une vague hypothèse et aurait fonctionné quelle que soit l'issue de l'épreuve. Mais la vérité n'ayant pas éclaté à cette occasion, le druide préférait ne rien dire. Cette idée éclairait toutefois le protecteur de Camelot d'un jour nouveau : celui de l'impact qu'avait pu avoir le secret sur son esprit et sa magie. Pour la première fois, Arthur pensa réellement à la difficulté qu'avait dû avoir son allié à grandir bridé par les lois d'Uther Pendragon. Le mystérieux personnage était plus intrigant que jamais.

Bien sûr, cela ne faisait que renforcer la frustration de ne pas savoir qui il était. Mais Arthur était-il seulement digne de connaître cette information ? Si Emrys lui-même ne s'était pas révélé à lui, peut-être était-ce parce que le jeune roi n'avait jamais rien fait pour mériter sa confiance. S'il voulait se montrer digne de cette connaissance, peut-être fallait-il qu'il légalise d'abord la magie dans son royaume. C'était une volonté qu'il avait déjà depuis quelques temps mais qu'il ne pouvait pour l'instant pas annoncer publiquement car Merlin l'apprendrait forcément. Comme il l'avait promis à Aithusa, Arthur ne révélerait son intention à son valet qu'au moment où celui-ci sombrerait dans la tristesse. C'était selon elle le seul moyen de l'en sortir, et il lui faisait confiance : il ne pouvait pas délivrer la nouvelle trop tôt. Mais aurait-il jamais l'occasion de faire cette révélation à Merlin s'il mourait ici ou restait prisonnier ? Ces pensées lui redonnèrent de l'énergie. Il devait survivre à cette épreuve pour accomplir deux choses cruciales : sauver Merlin et autoriser la sorcellerie sur ces terres.

Arthur repensa à l'autre promesse qu'il avait faite à la dragonne : celle de ne pas entrer en contact avec Emrys pour l'instant car cela risquait d'influencer les actes du sorcier dans le mauvais sens. Qu'avait-elle voulu dire ?

L'attention du souverain fut attirée vers le balcon. Un garde y avait rejoint Mordred et lui disait quelque chose à voix basse. Arthur crut discerner les mots invisible et capturer. Le jeune druide écarquilla les yeux, surprix mais joyeux. Il hocha la tête et répondit rapidement. Cette fois-ci, le jeune roi compris chaque mot : gardez-les pour tout à l'heure.

Il échangea un regard inquiet avec Gilli.

Après avoir congédié le soldat qui lui avait porté ce message, Mordred se tourna à nouveau vers Arthur. L'incident était passé et il revenait à l'ordre du jour.

-Savez-vous ce que je trouve particulièrement drôle ? demanda-t-il.

Arthur voulait rester fort face aux reproches qu'on lui faisait mais le jeune druide ne cessait d'en évoquer de nouveaux, toujours plus terribles et justifiés les uns que les autres. La confrontation n'en finissait pas.

Mordred n'attendit pas de réponse pour continuer :

-Certes, vous ignoriez l'identité d'une personne dont vous dépendez entièrement pour survivre. C'est déjà amusant en soit. Mais le plus ridicule est la raison pour laquelle Emrys vit dans le secret : en vérité, il a beau vous être totalement servile, il sait qu'il sera condamné à mort s'il se révèle à vous. Son comportement est pathétique, et le vôtre est simplement répugnant.

Le druide se tourna cette fois-ci vers la foule :

-Veut-on vraiment d'un souverain comme celui-là ?

Les sorciers exprimèrent leur dégoût par des cris et des insultes.

Arthur observa ce groupe d'hommes et de femmes en colère. Il aurait voulu réagir, expliquer ses regrets, annoncer son intention de légaliser la magie, mais il ne pouvait pas prendre le risque que cela vienne aux oreilles de Merlin. Il était de toute façon probable que personne ici ne le croie. Tous penseraient qu'il était prêt à dire n'importe quoi pour se défendre.

A nouveau, il sentit la fatigue s'emparer de lui. Sa propre vie importait peu : ce n'était pas d'un roi comme lui que le peuple de Camelot avait besoin. Ce n'était pas parce qu'il avait récemment changé d'attitude qu'il avait le droit de rester au pouvoir après de si graves manquements. Mordred avait raison sur tous les points visant à le discréditer. Peut-être valait-il mieux que quelqu'un d'autre règne à la place du fils d'Uther, quelqu'un qui n'avait pas un passé de tyran, quelqu'un de moins aveugle et qui aurait su démasquer Emrys parmi son entourage.

La seule chose qui permettait à Arthur de ne pas s'effondrer était la perspective de ce qu'il devait encore accomplir.

Sauver Merlin, et autoriser la sorcellerie.

Sauver Merlin et autoriser la sorcellerie.

-Comprenez-vous ce que cela veut dire, Arthur ? En abusant de votre pouvoir comme vous l'avez fait, en prenant toutes ces vies, vous auriez pu sacrifier celle de votre plus grand protecteur ! Et vous souvenez-vous de Dame Morgane ? Eh bien, ce n'est rien d'autre que la peur du bûcher qui l'a poussée à vous trahir, elle qui avait certainement usé de ses pouvoirs pour vous aider par le passé ! Ce sont vos proches et vos partisans que vous auriez exécutés.

La voix de Mordred se fit plus douce et il continua sur le ton de la confidence :

-Arthur… Si vous regardez le jeune homme qui se tient à vos côtés et dont la main est actuellement posée sur votre épaule, vous verrez aussi un allié que votre dévouement à Uther vous aurait poussé à exécuter.

La main de Gilli quitta immédiatement l'épaule du roi, qui se tourna brusquement vers lui.

-Tu es…

Sous le choc, il ne put terminer sa phrase. Rien n'aurait pu le préparer à recevoir cette nouvelle.

-Voyez ! s'exclama Mordred. Voyez comme Gilli n'avait pas révélé au roi qu'il pratiquait la magie. Pourtant, il est le sauveur de Willowdale, celui qui a permis à ses habitants de survivre à notre attaque ! Encore un sorcier servile, soumis à un homme qu'il pourrait tuer d'un claquement de doigts et dont il a pourtant peur. La question est la même : pourquoi n'a-t-il rien dit ? Serait-ce par crainte du bûcher ?

Le regard du roi restait fixé sur Gilli. Il n'arrivait pas à croire que le jeune villageois avec qui il avait partagé sa cellule était le héros de Willowdale. Avait-il réagi à l'appel du Dragon Blanc ? Savoir que le jeune homme était aujourd'hui prisonnier à cause du courage dont il avait fait preuve pour protéger ces gens ne faisait qu'accentuer sa culpabilité. Après tout, c'était à cause d'Arthur que ces attaques avaient lieu à travers les royaumes.

Le druide répéta la question qu'il avait précédemment posée à la foule, cette fois-ci avec plus d'emphase :

-Veut-on vraiment d'un souverain comme celui-là ?

Les sorciers s'animèrent davantage, plus indignés que jamais.

-Gilli, reprit Mordred. Je m'adresse maintenant à toi. Tout comme Emrys, tu as trahi tes semblables. Tes actions ont contribué à lourdement blesser mon ami Fergus. Il réclame aujourd'hui justice, alors je te confie à lui. Dans cette cité, nous n'aimons pas beaucoup les sorciers qui nous trahissent pour se rallier à l'oppresseur.

En contrebas, un homme qui devait être le dénommé Fergus émergea de l'assistance, s'avançant vers les prisonniers. On le laissa immédiatement passer, et Arthur eut la sensation qu'il inspirait la peur, même parmi les siens. Gilli fit un pas en arrière en le voyant approcher : lui aussi avait l'air de le connaître.

Arthur se mit entre eux.

-Laissez-le !

Les pensées qui lui permettaient de tenir prenaient à présent toute la place dans son esprit.

Sauver Merlin et autoriser la sorcellerie.

Protéger Gilli.

Il ne devait pas perdre ces objectifs de vue s'il ne voulait pas s'écrouler.

Le jeune druide ne montra pas le moindre signe d'étonnement devant sa réaction. Il n'était pas surpris de voir Arthur défendre un sorcier. Cela allait dans le sens des paroles de Chris : Mordred connaissait déjà la prophétie et savait que le souverain viendrait un jour à légaliser la magie. Cela restait toutefois insuffisant à ses yeux pour racheter les erreurs du passé. La foule, quant à elle, semblait partagée entre l'incrédulité et l'indifférence.

Fergus prononça un mot dans le langage de l'ancienne religion, et ses yeux prirent brièvement la couleur dorée caractéristique de l'usage de magie. La bague qu'il avait au doigt s'illumina en même temps. Aussitôt, Arthur se retrouva paralysé et tomba à terre, incapable de défendre son compagnon, incapable même de tenir debout. Le choc lui égratigna le corps en plusieurs endroits, mais il n'y prêta pas attention. Tout ce qui lui importait était de savoir ce qui allait arriver à Gilli.

-Ma bague ! s'écria celui-ci.

Le sorcier aux traits anguleux esquissa un sourire malsain.

-Oui, confirma-t-il. Grâce à elle, j'ai droit à un supplément de puissance !

-Rendez-la moi !

-Ne t'inquiète pas, tu vas bientôt goûter à son pouvoir !

Mordred l'interrompit :

-Pas de torture dans la grande cour, prévint-il.

Le sang d'Arthur se glaça. Non !

Malheureusement, il ne pouvait rien faire. Ses muscles étaient si rigides qu'il ne parvenait même pas à plier le petit doigt. Prenez-moi à sa place ! voulait-il hurler. Mais ses lèvres refusaient de bouger, ses cordes vocales de s'activer.

Fergus immobilisa Gilli de la même façon que le souverain, avant de hisser le jeune homme sur son épaule. Sans un mot, il l'emporta vers la tour qui menait aux cachots, celle par laquelle les prisonniers étaient arrivés. Lorsqu'il ouvrit la porte, Arthur n'eut que le temps d'apercevoir l'escalier qui conduisait aux souterrains avant que le sorcier ne la referme.

Quelques instants plus tard, des cris étouffés lui parvinrent. Il sentit les larmes lui monter aux yeux. Fergus avait volontairement emmené sa victime dans un lieu qui restait proche de la cour, pour que tout le monde puisse entendre ce qu'il lui faisait subir.

Mordred murmura quelque chose, et Arthur fut soudain libre de ses mouvements. La culpabilité le rongeait de l'intérieur, si intensément qu'il se demanda si elle aurait raison de lui.

Bien qu'il se sentît brisé, il se redressa :

-Tu dis que j'ai abusé de mon pouvoir pour exécuter des innocents, mais tu fais exactement la même chose.

Il avait dit cela à voix basse, mais assez fort pour que Mordred l'entende.

-Gilli n'a rien d'innocent. Il s'en est pris à l'un des miens.

-Oh, il est innocent, même si tu ne le vois pas… Mais je ne parle pas que de lui. S'il a dû défendre les villageois de Willowdale, c'est parce que tu as ordonné leur massacre. Qu'avaient donc fait ces pauvre gens pour mériter cela ? Ce sont eux qui sont innocents.

-C'est une guerre, répondit le druide. Je fais ce que je dois faire pour que mon peuple l'emporte contre le tien. Mon peuple, ce sont les habitants de cette cité. J'y accueille volontiers tous ceux qui pratiquent la magie, quelles que soient leurs origines. Ils peuvent venir de n'importe quel royaume, y compris le tien. Dans cette guerre, ce sont les sorciers contre les autres. Autrefois, je pensais comme Emrys que nous pouvions cohabiter. J'ai fini par comprendre que les nôtres seront toujours craints. Les hommes sans magie ont peur de cette force puissante qu'ils ne maîtrisent pas et qui peut les mettre à genoux.

-Mais que fais-tu quand les habitants de ta cité ont dans leur famille des personnes qui n'ont aucun don pour la sorcellerie ? Est-ce que tu exécutes leurs proches devant eux ?

Du cœur de l'assemblée, quelques exclamations moqueuses jaillirent. Le jeune mage croisa les bras, mais ses yeux brillaient. La conversation suscitait son intérêt.

-Je les forme, dit-il.

Le souverain resta bouche bée. Il en apprenait tous les jours sur la magie ! Il avait récemment découvert que certains sorciers naissaient avec leurs pouvoirs, sans même avoir pris de leçons. Cela avait été un choc car il avait longtemps cru qu'il fallait forcément se former avant de pouvoir pratiquer la magie. Toutefois, il n'avait jamais eu dans l'idée que l'inverse pouvait aussi être vrai : que n'importe qui pouvait devenir sorcier à partir du moment où il faisait l'effort de s'entraîner ! Pourtant, c'était ce que semblait sous-entendre Mordred.

Celui-ci secoua la tête et sourit légèrement :

-La clé pour s'ouvrir à la magie est de s'ouvrir à ce qui nous entoure. D'écouter la nature et son propre corps. C'est pour cette raison que la magie est si répandue chez les druides. Notre culture toute entière consiste à communier avec son environnement. Pour ceux qui ont le plus de difficultés, nous fournissons des objets magiques qui leur permettent de décupler leurs capacités naturelles. Nous préparons aussi des décoctions pour entrer en transe et faciliter la connexion avec la nature. Cela révèle les dons les plus enfouis.

-Il n'y a donc pas une seule personne dans cette cité qui soit incapable de pratiquer la magie ?

Mordred soupira :

-Il y en a très peu mais il y en a bien, dit-il. Il n'est pas question de les exécuter si ce n'est pas de leur faute. Je ne mettrais jamais l'un des miens à mort pour quelque chose qui ne dépend pas de sa volonté, c'est là toute la différence entre les Pendragon et moi.

-Tu veux dire… que tu n'exécutes que ceux qui refusent d'essayer ?

-Absolument. Mais je ne laisse la possibilité de se former qu'à ceux qui me rejoignent. Mon peuple. Car, comme je l'ai dit, je considère ton peuple à toi comme l'ennemi.

Arthur ignorait cela. Les autres prisonniers lui avaient dit que Mordred exécutait tous ceux qui n'étaient pas sorciers, mais la réalité était plus subtile. Une véritable logique animait le jeune druide : il essayait réellement de se comporter en dirigeant honnête. Le seul problème était qu'il n'avait de compassion que pour les siens, ceux qui se ralliaient à lui. Envers tous les autres, il nourrissait au contraire une haine brûlante et destructrice.

Le souverain commençait aussi à cerner ses intentions. Le but de cette confrontation n'était pas uniquement de l'humilier, ni même de répandre des révélations à son sujet dans tous les royaumes. Il s'agissait aussi pour Mordred de montrer la supériorité de ses arguments, de montrer qu'il n'était pas aussi monstrueux qu'on pouvait le croire. Après tout, sa réputation devait pour l'instant souffrir des massacres qu'il avait commis au nom de sa cause. Il était essentiel qu'il s'explique pour s'attirer la sympathie des sorciers de tous horizons.

-N'as-tu pas peur que ceux que tu accueilles et qui ne pratiquent pas la magie se retournent contre les autres ? demanda Arthur. Tu disais toi-même que les hommes sans magie finiraient toujours par se retourner contre les sorciers.

-Ils ne sont pas assez nombreux pour causer de réels problèmes s'ils venaient à devenir violents, répondit simplement Mordred.

Dans le silence qui suivit, Arthur entendit à nouveau Gilli crier. Il devinait aisément quel sort serait réservé à ceux qui auraient l'audace de se retourner contre le jeune mage, qu'ils soient sorciers ou non. Aussi incompétent et indigne que fût Arthur, cela ne voulait pas dire que le druide devait le remplacer. La vérité était que ni l'un ni l'autre n'avait sa place au pouvoir. Le peuple méritait mieux, quoi que puissent dire les prophéties.

D'ailleurs que contaient réellement les prophéties ? Rien ne précisait que le Roi d'Hier et d'Aujourd'hui resterait au pouvoir après avoir accompli sa mission.

Sauver Merlin, autoriser la sorcellerie, et ainsi honorer Gilli.

Il devait rester fort jusque-là. Ensuite seulement, il pourrait s'écrouler.

Il pourrait renoncer au trône.


Note : Et voilà, encore un nouveau chapitre. 😊 Merci à Sapindetin, Didine Halliwell, Gwenetsi, Lison Doute et Nio pour vos reviews ! Nio, je ne peux jamais répondre à tes commentaires parce que tu les postes en Guest, mais sache que je les trouve très intéressants. 😉