Chapitre 84 : Renouer avec sa destinée, partie 4 : Réflexions et questionnements
Gaïus n'était pas encore rentré quand Arthur et Chris regagnèrent ses appartements. Merlin reprit sa place dans sa chambre tandis que Gwen fut allongée non loin de Gilli.
Sur demande du roi, Chris vérifia que la quantité d'énergie encore disponible dans les morceaux d'ambre était suffisante pour que les deux blessés tiennent quelques jours de plus. Constater que Kilgarrah les avait alimentées pour tenir plusieurs semaines fut un immense soulagement.
Comme l'avait suggéré le jeune druide, Arthur allait prendre le temps de réfléchir à tout ce qu'ils s'étaient dit. Chris s'isola donc auprès de Merlin pour se familiariser avec son esprit et se préparer aux manipulations magiques qui le libèreraient des émotions du souverain. Le jeune valet était encore trop léthargique pour que ce soit possible mais il valait mieux se tenir prêt à agir dès qu'il ne le serait plus. Leur temps était compté. Pour l'instant, il n'y avait aucune différence palpable dans son état extérieur, mais le jeune druide avait senti quelque chose en lui.
-Je vois en lui comme en vous les effets qu'ont eu notre conversation, dit-il au roi. Votre élan vital n'est pas revenu mais il y a moins de confusion et une vague étincelle d'espoir qui pourrait s'embraser. Je crois qu'il faut se montrer patient et vous laisser le temps de digérer tout cela. Encore une fois, ne vous imaginez pas qu'en quelques heures seulement vous serez guéri. Nous ne cherchons pour l'instant qu'à vous insuffler la volonté de poursuivre le combat au-delà des objectifs que vous vous êtes fixés.
Sauver Merlin et repousser Mordred.
Autoriser la magie.
Et enfin renoncer au trône.
-Même si ce n'est que cela, j'ignore si j'y arriverai un jour. Et encore moins si j'y parviendrai d'ici quelques heures seulement.
Il laissa toutefois Chris seul avec Merlin, et il reprit ses préparatifs de guerre. Il avait toujours la conviction que Mordred allait surgir de nulle part, ou en tout cas qu'il s'apprêtait à agir d'une manière ou d'une autre malgré l'absence de mouvements de troupes.
La conversation qui avait eu lieu dans la grotte tournait en boucle dans sa tête et il ne cessait de penser à tous les arguments que Gwen et le druide avaient évoqués. Était-il plus proche d'Elyan qu'il le croyait ? Sous-estimait-il l'influence que son père avait eue sur lui ? Ses émotions présentaient-elles la réalité de manière exagérée ? En somme, avait-il moins à se reprocher qu'il ne le croyait ? Non. Bien sûr que non. Les critiques à son encontre étaient plus que justifiées.
Il poursuivit sa journée sans pour autant cesser de revenir à ces questionnements. Il s'assura que l'armée commune était prête à réagir au moindre signe d'une attaque, puis il rendit visite aux autres souverains pour s'assurer que tous avaient ce qu'il leur fallait pour le début des combats. Ceux-ci démarreraient certainement d'un instant à l'autre.
Comme cela avait déjà été le cas lors de leur réunion sur l'armée commune, il eut l'impression que certains d'entre eux le regardaient différemment. Annis était celle chez qui cela se voyait le plus, mais il perçut aussi des regards de biais de la part des rois Godwyn, Lot et Olaf. Bien sûr, leur vision de lui avait dû évoluer depuis qu'il leur avait révélé sa stratégie et sa volonté d'autoriser la magie, mais il ne pouvait pas se détacher de l'impression qu'il y avait autre chose. Certains de ces souverains arboraient une expression qu'il ne leur avait jamais vue auparavant. Impossible de mettre des mots dessus mais il sentait que l'image qu'ils avaient de lui avait changé et il ignorait pourquoi. Sa raison lui soufflait que c'était lié à sa position de supériorité actuelle, puisqu'ils lui avaient accordé le contrôle de leur armée commune le temps de cette bataille, mais ses tripes lui criaient que la réponse était ailleurs. Avaient-ils prévu de le trahir d'une manière ou d'une autre ? Non, ce n'était pas cela. Ce n'était pas un mauvais pressentiment qu'il avait en leur présence, cela relevait plutôt du léger malaise.
En quittant les appartements du roi Olaf, il passa devant ceux de Viviane et s'y arrêta, surpris d'entendre sa voix à l'intérieur. Il toqua doucement et attendit qu'elle vienne lui ouvrir. Depuis qu'elle ne le regardait plus d'un air éperdument amoureux, il ne craignait plus de se retrouver en sa présence.
-Sire ! dit-elle en le découvrant sur le pas de sa porte. Est-ce que tout va bien ?
Elle baissa la voix pour ne pas être entendue :
-Est-ce que le Seigneur Léon a rencontré un problème dans sa mission ?
Elle ignorait la nature réelle de la quête que menait le chevalier, mais elle en savait assez pour que son inquiétude soit palpable.
-Aux dernières nouvelles, c'est en bonne voie, la rassura-t-il. Mais je m'étonne de vous voir ici, Dame Viviane. Votre père n'a-t-il pas insisté pour que vous quittiez le château avant le début des combats ?
-J'ai décidé de rester, dit-elle. Je crois qu'il ne serait pas convenable pour l'héritière de notre royaume de prendre la fuite à la veille d'une bataille.
Les yeux d'Arthur s'écarquillèrent :
-Olaf vous a nommée héritière ?
-Pas encore officiellement, mais un messager est parti il y a peu pour en avertir le reste de ma famille, au cas où le malheur frapperait mon père lors des affrontements.
-N'avait-il pas désigné votre frère cadet pour ce rôle ?
-Techniquement, cela aurait dû me revenir depuis le début puisque je suis l'aînée. Mais mon père ne pouvait pas me désigner tant que j'étais ensorcelée, et il faut avouer que même avant cela je n'avais pas vraiment l'étoffe d'une souveraine. Mais cette épreuve m'a changée, et à présent que je l'ai dépassée, il a pu voir chez moi un certain nombre de qualités qui l'ont encouragé à me choisir. Mon frère n'a jamais vraiment voulu de ce rôle, il sera donc ravi d'apprendre ce changement.
Arthur pouvait imaginer que la force de caractère de la jeune femme plaise à son père, notamment maintenant qu'elle s'accompagnait du minimum de courtoisie nécessaire pour entretenir de bonnes relations diplomatiques.
-Et puis si mon père et moi mourons tous les deux de la main de Mordred, ajouta-t-elle sans détours, la question ne se posera plus et mon frère reprendra le flambeau comme prévu !
Son ton léger et sa franchise sans limites le déstabilisèrent mais il fut forcé de reconnaître son courage. Elle n'avait peut-être pas le profil de souverains comme Annis, Rodor ou Olaf lui-même, mais elle saurait régner à sa façon. Il lui faisait confiance pour obtenir les compétences qui lui manquaient en un temps record.
-Savez-vous comment concilier votre nouveau rôle avec…euh… l'attachement que vous vous êtes découvert pour le Seigneur Léon ? demanda-t-il pudiquement.
Le regard de la jeune fille s'assombrit, étrangement plus encore que lorsqu'elle évoquait la possibilité de sa propre mort.
-Un amour véritable n'est certainement pas à prendre à la légère, dit-elle, mais la gouvernance d'un royaume l'est encore moins. Tant que j'ignore moi-même la marche à suivre, je vais éviter d'en parler à mon père. Je préfère lui expliquer la situation quand j'y verrai moi-même un peu plus clair.
-Serait-il si mauvais pour son héritière d'épouser un chevalier de Camelot ? Ce n'est pas un prince mais son rôle est primordial chez nous, et cela pourrait donc renforcer notre alliance.
-Tout le monde ne peut pas se permettre d'épouser qui il souhaite, dit-elle en le regardant avec insistance. Mais il est vrai qu'un couple royal fait plus de bien auprès de son peuple lorsqu'il naît d'une véritable harmonie plutôt que d'un accord diplomatique. Vous en êtes la preuve.
Il frémit. Gwen était une souveraine merveilleuse mais on ne pouvait pas en dire autant de lui. Le voyant soudain accablé, elle fronça les sourcils et l'invita à l'intérieur de ses appartements. Elle le poussa à s'assoir et prit place face à lui.
-Je sais ce qui vous perturbe, dit-elle. Mon père m'a parlé de votre décision de réautoriser la magie.
Il leva brusquement les yeux :
-Il s'est donc rendu compte que nous avons levé le sort de Chris l'obligeant à garder le secret !
-Je suis la seule à qui il en ait parlé, dit-elle. Mais il est bon qu'il ait pu le faire, puisque je suis son héritière.
-Je vous fais plutôt confiance à Olaf et vous, dit-il, même si cette entorse à sa promesse n'a rien pour me rassurer. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. S'il s'est rendu compte qu'il n'était plus lié par son serment, les autres ont dû s'en rendre compte aussi, y compris ceux qui me sont hostiles et seraient susceptibles de me trahir. Ils pourraient en parler à Mordred avant le bon moment !
-Tout le monde est terrifié par Mordred, dit-elle. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais tous nos alliés se sentent menacés. Certains d'entre eux avaient déjà essayé de s'allier à lui à ses débuts mais il les a tous envoyés paître. Convaincu comme il l'est que toute personne ayant un jour appliqué la loi d'Uther mérite d'être renversée, il ne fera pas de compromis avec qui que ce soit.
Comment savait-elle tout cela ? Elle semblait profiter de sa position d'innocente princesse pour laisser traîner ses oreilles un peu partout. Chaque minute qui passait le convainquait un peu plus des capacités de la jeune femme à prendre la suite d'Olaf.
-Et puis ce n'est pas tout, ajouta-t-elle. Nous craignons tous la colère d'Emrys à présent ! Personne parmi nous ne vous trahira, j'en suis certaine.
Il resta silencieux, quoique résigné. De toute façon, les dés étaient jetés.
-Mais ce n'est pas pour parler de ce secret que je vous ai proposé d'entrer, reprit-elle. J'ai remarqué votre regard lorsque j'ai évoqué votre rôle bénéfique auprès du peuple, et je sais ce qui vous tourmente. Durant toutes ces années d'obsession pour vous, je n'ai fait que me renseigner à votre sujet. Quand vous avez proposé cette grande alliance contre Mordred, j'ai forcé mon père à m'emmener avec lui à Camelot, et là je n'ai pas chômé non plus. J'ai exploré chaque recoin du château et parlé à tous ceux qui vous ont côtoyé de près ou de loin. J'ai étudié votre histoire personnelle et j'ai demandé à Léon de me conter le plus d'anecdotes possible. Ce que j'essaie de vous dire, c'est que je vous connais très bien. Pas comme vous connaissent vos amis mais je n'en suis pas si loin. Et sachant tout cela, je suis persuadée que vous souffrez terriblement de ce que vous avez récemment appris et des accusations de Mordred. Vous vous sentez probablement responsable de toutes les souffrances du peuple magique. Est-ce que je me trompe ?
Impossible de nier, la réponse devait se lire sur son visage ébahi. Mais où était la jeune fille immature qu'elle avait encore été il y a quelques jours à peine ? A quel point le sortilège d'amour avait-il affecté son comportement, lui donnant un air innocent, inoffensif et presque stupide alors qu'elle était capable de s'exprimer ainsi ? Avait-elle réellement été aussi réfléchie et maligne avant de subir l'influence de l'enchantement ? Il ne l'avait pas beaucoup côtoyée à cette époque, mais son impolitesse l'avait choqué et il en avait rapidement conclu qu'elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Ce qui avait probablement été vrai à ce moment-là. Et si c'était l'enchantement lui-même qui l'avait poussée à mûrir, tout en masquant cette nouvelle maturité sous une épaisse couche d'obsession et d'émerveillement ? Oui, cela avait du sens, mais ce n'était probablement la seule raison. Léon avait certainement aussi joué un rôle dans l'évolution de la jeune femme.
Voyant qu'il ne répondait pas, elle continua d'un ton un peu moins ferme, comme si elle avait perçu une forme de fragilité chez lui qui la poussait à se montrer plus délicate :
-Vous ne devriez pas vous flageller, vous n'avez pas tant à vous reprocher que vous semblez le croire. Et ce que vous avez réellement à vous reprocher peut être surmonté, vous pouvez réparer vos erreurs. Personne n'a jamais autant creusé pour vous connaître que moi. Tout ce que j'ai appris ne m'a peut-être pas faite tomber amoureuse de vous pour de vrai, mais j'en suis ressortie avec un immense respect pour vous en tant que roi. Je vois votre compétence. Votre esprit stratégique. L'amour que vous portez à votre peuple est un modèle à suivre, pour l'héritière au trône de mon père. Tout comme votre bravoure. Vous n'hésitez jamais à vous mettre au-devant du danger pour accomplir votre devoir. Et votre capacité à inspirer vos troupes est impressionnante. A inspirer vos alliés, aussi. Vous avez déployé tant d'efforts pour que nous soyons tous rassemblés ici aujourd'hui avec une chance de l'emporter. Je vois votre persévérance lorsqu'il s'agit de protéger les vôtres. Votre capacité à vous remettre en question. Tout ce qui vous différencie d'Uther. Ce n'est pas pour rien que l'alliance vous a choisi pour diriger l'armée commune malgré tous les antagonismes qui existent entre les différents royaumes. Vous êtes en passe de rectifier les erreurs de votre famille, et vous nous manqueriez à tous si vous n'étiez pas là.
Arthur n'aurait pas su dire pourquoi exactement mais entendre ces mots de la part de Viviane, et formulés de cette façon, le secouait plus que d'écouter les paroles rassurantes de son entourage proche. Il savait que quelqu'un comme elle, quelqu'un de terriblement direct, voyait les choses plus rationnellement que ses amis et serait moins enclin à se voiler la face.
-Merci, bredouilla-t-il. Je ne savais pas que vous aviez cette vision de moi.
Il resta interdit quelques secondes, puis se leva en tremblotant.
-Vous m'avez donné du grain à moudre, dit-il.
En vérité, il ignorait s'il allait moudre quoi que ce soit. Son état actuel se situait quelque part entre le choc et le déni, et il cherchait surtout ses mots pour prendre congé de la jeune femme. Celle-ci ne se montra pas insistante et acquiesça simplement, avec l'air satisfait de ceux qui ont dit ce qu'ils avaient à dire.
Il quitta les appartements de Viviane et passa le reste de la journée à se répéter ce qu'elle lui avait dit. Il ne parvenait pas à donner de sens à ses paroles, mais elles l'avaient malgré tout ébranlé. Comme si son corps avait reçu un message qui échappait à sa conscience.
Cette nuit-là, il ne fit aucun rêve dont il puisse se souvenir le matin venu. Dommage, cela aurait pu le mettre sur la voie. Cette fois-ci, il était seul, c'était à lui de trouver des réponses.
Pour la première fois, il fit l'effort d'imaginer ce qu'il ferait s'il décidait de poursuivre le combat après la victoire espérée contre Mordred. Même s'il ne comptait pas le faire. La perspective de continuer le rebutait toujours et il ne voyait pas comment changer d'avis, mais il pouvait pour la première fois imaginer un monde où il aurait pris cette décision. Ce n'était pas facile mais il était capable de dépasser la douleur causée par cette simple pensée pour tenter de l'explorer. Quelles solutions pour se racheter auprès de son peuple ? Quelle méthodes pour résoudre les problèmes causés par son père et lui-même ? Quelles stratégies pour réparer les dégâts ?
Il retourna aux appartements de Gaïus et y trouva le jeune druide, qui s'affairait toujours auprès de Merlin :
-Je pense que j'ai trouvé la bonne façon de faire, dit Chris avec un sourire fatigué. Je suis prêt à faire le transfert pour remettre ces émotions à leur place. A présent, il faut que Merlin sorte de son apathie. J'ai senti une évolution dans son esprit depuis hier mais c'est trop léger : l'étincelle d'espoir essaie de s'embraser mais elle n'y parvient pas. Je ne peux rien faire dans l'état actuel des choses.
Cela confirmait les réflexions que se faisait Arthur. Il pouvait s'imaginer continuer, mais il n'était pas question de le faire pour de vrai.
-Que puis-je faire ? demanda le roi, désespéré. Nous ne pouvons plus attendre.
-A part vous enfermer seul dans une pièce pour vous forcer à méditer la question sans distractions ?
-Est-ce que… Est-ce que cela fonctionnerait ?
-Je ne peux pas vous le dire, je n'en ai pas la moindre idée.
-Je vais essayer, dit-il, je serai dans mes appartements.
Sur ce, il fila sans laisser à son interlocuteur le temps de lui répondre. Il avait l'impression de s'embarquer dans une quête des plus incertaines. Et si le résultat de sa réflexion était qu'il valait effectivement mieux tout abandonner ? Ils seraient bien avancés ! Il soupira.
S'enfermant dans sa chambre, il demanda à ses gardes de ne l'interrompre qu'en cas d'urgence. Puis, il s'allongea sur son lit et ferma les yeux.
Il tourna ses pensées dans tous les sens.
Lorsqu'il eut l'impression d'avoir terminé, il les tourna à nouveau.
Il ne faisait aucun progrès ? Peu importe, il recommençait, chaque fois sous un angle différent.
Il tenta d'avoir une vision globale des choses en visualisant tout à la fois.
En établissant des liens.
En repérant des schémas.
Combien de temps resta-t-il ainsi dans le silence le plus complet ? Il n'en avait pas la moindre idée. Pas question de se laisser distraire en ouvrant les yeux pour se faire une idée de l'heure qu'il était.
A bout d'une durée indéterminée, il se redressa alors brusquement, frappé par une révélation.
Ce n'était pas ce qu'il recherchait, mais il venait de comprendre ce que manigançait Mordred et pourquoi on ne signalait aucun mouvement de troupes.
L'armée était probablement invisible ! Les guerriers invisibles ne formaient qu'une petite part de l'effectif du jeune druide et ce dernier ne les enverrait pas seuls plusieurs jours avant le reste des troupes, c'était trop dangereux, mais il pouvait certainement se servir de leurs connaissances pour faire disparaître le reste de ses hommes et envoyer l'entièreté de cette armée attaquer Camelot au nez et à la barbe des éclaireurs ! Comment le souverain avait-il pu passer à côté de cette possibilité ? Concentré sur les points faibles du druide, il n'avait pas assez réfléchi à ses points forts. Il avait envisagé la défense contre les guerriers invisibles séparément du reste de ses ennemis, sans penser au fait que le jeune druide trouverait un moyen d'étendre cet atout à tous ses sorciers pour attaquer par surprise. Aussi difficile que cela puisse sembler au premier abord, avec les ressources d'un peuple formé à cet art depuis le plus jeune âge, une solution pouvait forcément être trouvée pour inclure temporairement dans son giron un grand nombre de personnes !
D'après ses calculs, une armée invisible se faisant discrète pour ne pas laisser de traces de son passage mettrait presque deux fois plus de temps que la normale pour traverser la distance qui la séparait de Camelot. Cela expliquait pourquoi elle n'était pas déjà là. Mais elle devait se trouver si près qu'il n'était pas impossible qu'un assaut ait lieu le jour même.
Arthur avait déjà bondi au sol, courant prévenir les autres et envoyer de nouveaux éclaireurs avisés de la situation faire un état des lieux. L'ennemi était à leurs portes.
Note : Hello ! Pour ceux qui ne le savent pas, le site de fanfiction a eu la bonne idée de désactiver complètement les notifications par e-mail, sauf pour ceux qui s'en rendent compte et cliquent sur le bouton « Opt in » dans leur espace personnel pour les réactiver eux-mêmes. Ce qu'il faudra refaire tous les 6 mois puisque ce sera à nouveau désactivé automatiquement après cette période. Vous n'avez donc probablement reçu aucune notification pour ce chapitre, ni le précédent. Ceux d'entre vous à qui j'ai répondu par message privé (suite à vos reviews ou dans une conversation suivie) ne l'ont certainement pas vu non plus. Je ne comprends pas qui a pu penser que cette nouveauté était une bonne idée XD, mais j'ai bien l'impression qu'il va falloir faire avec maintenant.^^ Force à tout le monde !
