Note d'auteure: Bonsoir/Bonjour tout le monde! Ce 33ème chapitre aurait du être la deuxième partie du 24ème chapitre, mais je n'avais pas le cœur de vous l'offrir, pas après que Quasimodo soit reconnu comme héros national!
Pour celles et ceux qui ont lu ma fiction « Petit frère » ils se souviendront que je parlais de la mort de Gringoire, mais sans entrer dans les détails.
Avec ce chapitre, je peux maintenant vous donner la réponse!
Cependant, sachez que ni DinaChhaya TalaNokomis ni moi ne sommes médecins, il nous a été assez dur d'imaginer qu'est-ce qui a pu tuer Gringoire alors qu'on adore ce personnage dans la comédie musicale (pour moi) et le roman (pour Dina C. T. N.)!
Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture!
Chapitre 33
Grâce à l'intervention du sonneur de Notre-Dame Gringoire s'en sort avec une belle frayeur.
C'est avec regret qu'il avait dû ôter son manteau long s'il ne voulait pas devenir une torche humaine, le regardant se consumer avec tristesse.
Ce manteau, c'était un cadeau de Dina lors de leur premier rendez-vous avant leur mise en couple.
Officiellement ils n'étaient pas reconnus comme fiancés car Sa Majesté Louis XI n'avait pas signé les papiers nécessaires à leur démarche et que Gilles Renard, celui qu'il devrait appeler "Beau-papa" n'est pas enclin à voir sa fille se marier à un Sans-le-sou.
Alors qu'en réalité, Gringoire est le cadet de sa famille qui, très peu de gens le savent, compte un noble parmi eux!
Cette personne n'est nulle autre qu'Oscarine, sa mère, née sous le patronyme de de Jarjayes!
Pour quiconque connaît cette famille, il est facile de savoir que les membres masculins ont servis les Rois de France depuis toujours.
Officiellement Oscarine de Jarjayes est décédée lors d'un incendie la vielle de son 17ème anniversaire, mais officieusement elle avait obtenu l'accord paternel de se marier à Maximilien Gringoire en échange de quoi elle offrirait à son frère son premier enfant, s'il s'avère être un garçon, afin de permettre à la lignée de vivre, son frère Victor-Emmanuel et sa belle-sœur Alice-Marie n'arrivant pas à avoir d'enfants.
Bien sûr, l'enfant avait été reconnu comme un de Jarjayes, mais Gringoire n'est pas idiot.
Il sait que cette décision continue de hanter le cœur et l'âme de sa mère qui, à l'abri des regards, se cachait au grenier pour pleurer, serrant contre son cœur un petit tableau représentant un petit garçon blonds de 3 ans, aux yeux bleu-gris et au sourire ensoleillé.
Sentant qu'on le tire par l'arrière Gringoire n'a pas le temps de crier qu'il tombe sur les fesses, son ''agresseur'' se mettant devant lui.
-Hé, réveillez-vous! Ce n'est guère le moment de rêver tout haut l'ami!
Battant des paupières, légèrement sonné, Gringoire voit devant lui un homme au teint café au lait, les yeux en amandes aussi noirs derrière des lunettes de formes carrée, les cheveux poivre et sel coiffés en une multitude de fines tresses, certaines étant plaquées contre son crâne, vêtu simplement, pieds nus.
Ce nouvel arrivant met aisément en déroute le soldat qui lui fait face alors qu'il n'est armé que d'une simple branche!
Tournant la tête vers lui, l'homme lui adresse un sourire d'excuse tout en l'aidant à se remettre sur pieds.
-Mes excuses pour tout à l'heure, mais vous aurez fini embrocher si je ne vous avais pas tiré.
-Heu...merci? Pour m'avoir sauvé la vie...
Le sourire de l'homme disparaît pour laisser place à un air grave.
-J'espère que vous savez vous battre à l'épée?
Surpris par la question, Gringoire voit l'homme de couleur se pencher pour ramasser l'épée de son opposant, gisant inconscient à terre, pour la lui tendre.
-J'ai appris, oui, mais...acquiesce Gringoire en prenant l'arme tout en bafouillant quelque peu.
-Alors faites appel à vos souvenirs. acquiesce son sauveur. Je ne pourrais pas vous protéger tout le temps.
Se retournant, le sauveur de Gringoire est sur le point de se retourner aux combats lorsque la voix, une demande plutôt, de Gringoire lui fait tourner la tête dans sa direction.
-Quel est votre nom?
-Bao. Júhuā Bao.
Au comble de la surprise d'entendre une identité si peu française, Gringoire secoue de la tête, reprenant pieds avec la réalité, en voyant son sauveur s'éloigner de lui.
Tenant avec plus de fermeté son arme tout en priant Mère Nature pour qu'il se souvienne des quelques courts d'escrime que Dina lui avait donné dans le passé.
C'est le cœur tremblant que le fiancé de Dina s'élance dans la mêlée.
Après avoir sauvé Gringoire d'une mort certaine, Bao se bat vaillamment, scrutant la foule afin d'apporter son aide à quiconque en aurait besoin.
C'est avec fierté qu'il voit la fratrie de Châteaupers se battre sans problème, Christine parvenant à déstabiliser ses opposants en mettant en pratique son enseignement des arts martiaux, Abraham la protégeant de son mieux.
Ce dernier s'est mis tardivement à apprendre le combat au corps à corps, mais de ce que Tokala lui a appris il s'en sort pas trop mal.
💧 À ta gauche, Bobo!💧
Grimaçant sous le surnom, Bao obéit néanmoins.
Il voit un homme avancer péniblement vers Notre-Dame, le corps majoritairement bandé par endroits.
Ni une ni deux, Bao s'élance vers l'homme afin de lui donner un coup de main, Vent lui promettant une sacrée surprise.
Arrivé derrière l'homme blessé, Bao lui effleure-t-il l'épaule que l'homme se retourne, son regard gris pailleté de violet s'écarquillant à sa vue.
💧 Tadam! C'est pas beau comme retrouvailles?!💧
Bao est incapable de parler, muet de stupeur, le souffle coupé, alors que son vis-à-vis a les yeux brillant, se retenant de pleurer.
✵Mes enfants, je suis heureuse que vous vous soyez retrouvés, mais dépêchez-vous d'atteindre la cathédrale!✵ intervient Mère Nature.
Reprenant pieds avec la réalité, les deux hommes remercient Mère Nature de les avoir "réveillés".
C'est ainsi qu'ensemble ils reprennent le chemin vers Notre-Dame.
Une fois à l'intérieur de l'édifice Bao obéit à Mère Nature, conduisant Améthyste à l'étage pour ensuite le cacher dans l'ombre après l'avoir assis, dos contre une colonne.
❅Je ne sais pas si je rêve ou pas, mais je suis heureux de te revoir...mon ami.❅ signe Améthyste après avoir retrouvé son souffle.
-Moi aussi, mon pote. lui sourit Bao avant de reprendre avec un visage grave. Je vais devoir te laisser, mais t'as pas intérêt à grever maintenant!
Améthyste, tout aussi grave, acquiesce, regardant son meilleur ami s'en aller au pas de course.
À temps visiblement puisque Améthyste entend Frollo arriver.
Dehors les combats continuent de faire rage, Bao s'y jette aussitôt, apportant un coup de main plus qu'apprécié à Clopin qui s'était retrouvé encerclé après avoir porté secours aux enfants.
Combien de temps dure les hostilités? Personne ne le sait, trop occupé à combattre.
-PIERRE!
Ce hurlement de frayeur fait sursauter tous les combattants qui stoppent tout mouvement, la tête tournée vers la source.
Tous voit une jeune fille vêtue de rouge courir, le visage marqué par la peur, vers quelqu'un.
Ce quelqu'un se révèle être Gringoire, adossé à un mur, sa main droite plaquée contre son bras gauche, pâle, désarmé.
Il ne faut que quelques instants à Dina pour arriver auprès de son fiancé et cinq minutes pour assommer le soldat qui s'en est prit à lui.
Rangeant son poignard dans son fourreau, Dina inspecte son chéri des yeux et des mains, mais elle ne voit rien. Hormis un tout petit trou au niveau de la poitrine, mais rien d'alarmant.
-Tu vas bien?
-O...ui. acquiesce le poète en regardant sa fiancée déchirer ses manches pour lui faire un bandage. Merci.
Il ne ment pas, mais il me cache quelque chose. songe Dina en sentant son don se manifester.
-De rien. lui sourit-elle en terminant ses bandages de fortune.
Quelques instants plus tard, après que tout le monde ait été témoin de la chute de Frollo, Dina se dirige vers le corps disloqué du Démon de Paris, le torse écrasé par une "décoration" s'étant décrochée de Notre-Dame.
Posant un genou à terre, la jeune fille pose deux doigts sur la gorge de l'homme qui a fait de la vie des Parisiens un Enfer...pour constater son décès.
Se relevant, le visage impassible, Dina fait face à la foule, les soldats de Frollo solidement attachés à terre, un bâillon en bouche.
-Il est mort!
Ces trois mots apportent un tonnerre d'applaudissements et des cris de joie.
Dix minutes plus tard Gringoire arrive à ses côtés avec Carmen dans les bras, Ruben soulevant le fauteuil roulant de la belle-mère de Dina.
À temps, puisque lorsque Carmen retrouve son fauteuil les doubles portes de la cathédrale s'ouvrent sur Phoebus, Esmeralda, Luc et Améthyste.
La jeune fille encourageant Quasimodo à sortir...au plus grand bonheur de Carmen sous le regard ému de la jeune fille bourreau qui se pose sa tête sur l'épaule intacte de Gringoire, ce dernier glissant un bras autour de sa taille.
Le soir-même Gringoire se sent mal, brûlant de fièvre.
Une heure après la célébration de Quasimodo en héros national, le poète s'est excusé auprès des autres, Dina partant avec lui.
Depuis qu'ils sont rentrés chez eux, Gringoire s'est installé dans le lit "conjugal" duquel il est incapable d'en sortir.
Il a essayé de comprendre son état, mais lorsque Dina l'a interrogé sur d'éventuelles blessures qu'il aurait omis de lui dire...Gringoire avoue.
Dina apprend que Gringoire avait eut comme autre blessure que son bras une flèche qui l'a touché en pleine poitrine, qu'il a ôtée, mais que l'extrémité s'est cassée.
-Pauvre fou! le sermonne, inquiète, Dina. Par Mère Nature et tout les autres, quelle idée idiote que tu as eue!
C'est la vue de sa fiancée en larmes qui choque Gringoire et non le sermon qu'elle lui assène.
-Ce maudit bout de fer est en train de te tuer depuis plusieurs heures! Et toi...toi...tu ne m'as rien dit!
Tombant à genoux, Dina enfouit son visage dans le matelas, éclatant en de lourds sanglots sous le regard peiné de Gringoire.
Caressant les courts cheveux de sa fiancée, Gringoire lui présente ses plus sincères excuses.
Après de nombreuses minutes à pleurer, Dina redresse la tête, tenant entre ses mains celle de Gringoire tout en entonnant un chant afin d'aider l'âme de Gringoire à se rendre sans encombre vers les Landes.
Bercé par la voix tremblante, mais douce de Dina apporte une telle sérénité à Gringoire avec laquelle il trouve le sommeil.
