Hello !
Juste un petit mot pour vous dire que j'ai terminé la traduction. Je vais donc désormais publier plus souvent, je pense le lundi, mercredi et samedi.
Bonne lecture !
SoleneSwann
Chapitre 14 - Allez-vous en dans un couvent
De retour à l'hôtel, Granger observa Drago alors qu'il tentait de métamorphoser son lit en quelque chose de plus solide qu'actuellement La métamorphose devenait exponentiellement plus difficile avec la taille, cependant, et tout ce qu'il réussit à faire fut de le rendre plus affaissé et tordu.
"Une très belle tentative," dit Granger, lui tapotant la tête. (Il fut trop surpris pour être indigné.)
"J'attends que tu aies pitié de moi," haleta Drago.
Granger hocha la tête avec une sorte de bienveillance exagérée. Elle passa dix minutes à transformer le cadre de lit effondré en un lit confortable, expliquant ce qu'elle faisait en même temps qu'elle le faisait, et quels Principes et Lois Drago n'avait pas appliqué correctement, pour une métamorphose aussi grande.
"Pourquoi ne t'es-tu pas tenue à la Métamorphose ?" demanda Drago pour interrompre son cours. "Pourquoi la Guérison ?"
Granger leva les yeux depuis l'endroit où elle était en train de transformer le couvre-lit déchiré en une couverture pelucheuse. "Les applications pratiques de la Métamorphose s'arrêtent au niveau Master - les études doctorales partent dans l'abstrait et la théorie. La Guérison est une branche de la magie qui offre plus de possibilité d'aider des gens dans le monde réel. Et la Guérison s'harmonisait mieux avec mes études de médecine moldue, bien sûr."
Les tristes oreillers grisonnants furent transformés en d'autres, moelleux et blancs. Granger lança un regard rapide à Drago. "As-tu poursuivi tes études après Poudlard ?"
La question était posée avec une sorte de curiosité gênée. Drago pensa que ça devait être la première fois qu'elle lui posait une question personnelle.
"Un Bachelor en Alchimie et un Master en Duel," répondit Drago.
"Oh ! Bien joué. J'ai toujours dit à Harry et Ron qu'ils devraient faire quelque chose comme des études en Duel. Mais, enfin -" Là, devant le sourcil cyniquement levé de Drago, Granger finit à voix basse "- ils n'ont jamais aimé les études."
"Ces deux têtes de nœud n'ont même pas leurs ASPIC. Ils n'auraient pas survécu plus d'une journée," dit Drago, vexé qu'elle ose les considérer de son calibre.
"Ce ne sont pas des têtes de nœud," dit Granger, un poing sur la hanche.
"Le programme entier de la première année porte sur la théorie et la philosophie de la magie martiale. Quant est-ce que Pot et Weas ont ouvert un livre pour la dernière fois ?"
"Est-ce une question rhétorique ?" demanda Granger.
"Non. Réponds-moi."
"Mince." Granger tomba dans le silence alors qu'elle réfléchissait, un doigt sur les lèvres. Enfin, n'ayant retrouvé aucun souvenir récent, elle dit, "Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas mentionné de livre devant moi qu'ils n'en ont pas lu."
Drago chassa l'argument d'un rire moqueur.
"Est-ce que les magasines de Quidditch comptent ?" demanda Granger dans un désespoir maîtrisé.
"Non."
"Des années," concéda Granger avec un soupir involontaire.
"Tu t'en serais mieux sortie que cette paire d'imbéciles," dit Drago. "Sauf pour la pratique. Trop de hurlements, pas assez de sortilèges. Maître Toussaint t'aurait mangée toute crue."
"Tu l'as fait en France ?"
"Université de Paris*"
"Mmh. Dis-toi que mon master en France m'a presque mangée vivante. Leurs méthodes pédagogiques consistent essentiellement à l'intimidation. J'ai fais une concentration à la Sorbonne, j'ai pleuré tous les jours."
"Toujours mieux que saigner tous les jours," dit Drago, avec une sorte de nonchalance héroïque. (C'était, pour sa défense, à peine une exagération.)
Granger se mordit la lèvre. "Je dois arrêter de pleurnicher alors, c'est ça ?"
Drago offrit presque de lui montrer ses cicatrices les plus glorieuses, mais se rappela juste à temps que Granger avait la sienne, et que ça ne le ferait pas de s'embarquer dans une compétition sur ce sujet.
Il était maintenant temps de se préparer pour aller au lit. Une gêne fit sembler la chambre étroite et chaude. Tous les deux se comportaient comme s'ils ne la sentait pas.
Granger se changea pour sa tenue de nuit dans la salle de bain. Elle avait apparemment sélectionné le plus horrible des pyjamas en coton de sa garde robe pour cette escapade d'un weekend.
"Quoi ?" demanda-elle une fois de plus devant le regard de Drago.
"Ça me fait penser à McGonagall," dit Drago. "Vas-tu me pincer l'oreille et me dire que je suis vilain ?"
"Tu trouves les shorts moldus indécents, tu te rappelles ?" dit Granger. "Mon autre option était un négligé, qui aurait certainement heurté ta sensibilité."
Drago pensa qu'il aurait plutôt aimé voir ce négligé. Tout haut, il dit, "Plus que cette nappe de pique-nique que tu portes ? Impossible."
"Oh, d'accord." Granger grimpa sur son lit. Drago remarqua qu'elle s'était approprié son livre sur les protections. Elle agita une main vers lui. "Hé bien, vas-y alors - va te changer, qu'on voit à quoi ressemble ton pyjama haute-couture*."
Drago se brossa les dents et enfila son habituel pyjama de soie noire. C'était un sentiment étrange, d'attendre le jugement de Granger sur son choix de tenue de nuit. Non qu'il se soucie de ce qu'elle pense, ou quoi que ce soit.
Il flâna hors de la salle de bain. "Attention, Granger : je suis sauvagement attirant en noir."
Granger l'observa par dessus le livre.
"Irrésistible," dit-elle sèchement. "Je suis défaite."
Le sarcasme était cinglant.
Drago épousseta inutilement son épaule. "Ce n'est, au moins, pas un couvre siège du Poudlard Express."
"Mmh, plutôt lugubre, par contre."
"Je te demande pardon ?"
"Funéraire, vraiment," renifla Granger. "Qui est mort ?"
"Ton bon sens, il y a une minute."
"J'avais du bon sens avant ?"
"En quantité limitée."
Un sourire tirait sur les coins de la bouche de Granger. Elle leva le livre pour le cacher. "C'est plus que ce que je peux dire à ton propos."
"Attention à toi, ou je pourrais te retirer tes privilèges livresques."
Granger leva les mains. "Paix. Cessez-le-feu ?"
"Accordé."
Drago nourrissait la suspicion que Granger était une de ces insupportables personnes du matin. Elle lui prouva qu'il avait raison aussi tôt que possible le lendemain matin, en se tirant du lit à l'heure impie de cinq heures et demie.
Le soleil se leva en même temps qu'elle en ce matin de Solstice et sembla également nourrir le but de priver Drago de sa saine grasse-matinée jusqu'à onze heures.
Pour ajouter à son irritation, Drago se réveilla avec une érection. Il resta immobile, couché sur le ventre, alors que Granger farfouillait dans sa valise, se plaignant de ne pas avoir dormi du tout, et allait finalement prendre sa douche.
Il arrangea son indécence d'un mouvement de baguette, essayant de se souvenir de la dernière fois qu'il s'était réveillé avec une telle rage. Bon sang, il avait vraiment besoin d'une baise.
Granger fut rapide à prendre sa douche. Puis, sentant le savon et la peau chaude, elle se tint près du lit de Drago et s'éclaircit la gorge.
"Quoi ?" dit irrasciblement Drago dans l'oreiller.
"Es-tu debout ?"
Drago pensa qu'il aurait dû être sanctifié, au vu de la blague qu'il n'avait pas fait.
"Va t'en," dit Drago.
"On doit partir bientôt," dit Granger.
"Tu as dit huit heures," dit Drago.
"Il est presque huit heures," dit Granger.
Drago ouvrit un œil pour observer l'horloge à côté du lit. "Conneries. Il est six heures. Va gentiment te faire foutre."
Granger, clairement pleine d'une énergie anxieuse, soupira bruyamment. "Très bien. D'accord. Je vais aller nous trouver un petit déjeuner."
"Ne reviens pas avant huit heures," grogna Drago en guise d'avertissement.
La menace fit se retourner Granger. "Ou quoi ?"
"Je pourrais t'arracher la tête."
"Es-tu un loup garou ?" demanda Granger.
"Je pourrais en devenir un, pour l'occasion." dit Drago.
"Très bien. Qu'est-ce que tu veux ?"
"Que tu t'en ailles, à l'évidence."
"Manger, je veux dire."
"M'en fout. Laisse-moi dormir."
"Bien."
Granger partit un peu en colère.
Drago essaya de se rendormir. Au lieu de quoi, il eut la visite d'une seconde érection, dont il s'occupa avec irritation dans la petite douche. Ce n'était pas satisfaisant et il se fracassa le coude contre le mur pendant l'acte, mais ce fut un soulagement.
Granger revint à huit heures pile - bénie soit-elle de suivre de temps en temps les instructions - apportant le petit-déjeuner. Celui-ci était constitué de beurre, de confiture, d'une baguette et de boissons, deux cafés.
"Ils sont tous les deux pour toi," dit Granger, poussant les deux tasses dans les mains de Drago. "Avec un peu de chance tu seras moins mauvaise humeur pour le reste de la matinée."
Drago, toujours grincheux, accepta son offre en silence et sortit sur le minuscule balcon pour les savourer en paix.
Quand il revint dans la pièce (se sentant substantiellement moins enclin à arracher la tête de Granger), Granger avait enfilé ses affaires de randonnée. "Devrions-nous mettre nos déguisements en place ?"
"Allons-y," dit Drago.
Granger se tourna de l'autre côté pendant que Drago mettait sa tenue de randonneur moldue pour jeune marié maladroit. Il enchanta ses cheveux pour qu'ils aient l'air moins Malefoyesque. Granger fit de même, pour avoir l'air moins Grangerien.
"Prêt ?" demanda Granger.
"Prêt." dit Drago.
Ils se retournèrent et se regardèrent l'un l'autre.
"Marrant," dit Granger.
"Hilarant," dit Drago.
Granger avait opté pour des cheveux platine et raides, et changé ses yeux pour un gris froid. Drago avait choisi des cheveux foncés et bouclés et des yeux bruns.
"Tu as l'air terrifiant," dit Drago.
"Tu as l'air ridicule," dit Granger.
"Tu ressembles à un cadavre de Vélane."
"Tes cheveux ressemblent à une perruque pubienne."
L'échange de plaisanterie achevé, Granger demanda, "On y va ?"
Drago hocha la tête et glissa sur son nez les lunettes de soleil qu'il avait achetées pour l'occasion. Elles étaient en forme de cœur, rose et merveilleusement kitsch. Granger les regarda fixement pendant un long moment, puis déclara qu'elle en voulait aussi, et conjura une paire identique.
Ainsi équipés, ils commencèrent leur randonnée vers le monastère ; un gentil préambule sudorifère à la violation sacrilège d'une relique hors de prix.
La grimpée était, comme promis par Granger, un peu ardue. Il était assez tôt pour que la chaleur du jour ne les écrase complètement. Alors qu'ils progressaient, ils étaient protégés du gros du soleil par une cathédrale d'arbres qui laissait filtrer la lumière dans des tons de vert froid. Des jacinthes blanches parsemaient le sous-bois. Ça sentait la terre et les champignons.
Entre des pauses pour qu'elle puisse reprendre son souffle, Granger nourrissait Drago d'histoires sur les différents pèlerins qui avaient arpenté ce chemin, et les Miracles reconnus qui avaient suivi.
Drago dit que, aussi attirantes qu'étaient ces histoires, il lui conseillait de garder son souffle pour la montée, et de se concentrer. Elle ne suivit pas son conseil. À mi-chemin d'une montée raide, son cours la distrayant un peu trop, elle trébucha hors du chemin dans un fossé plein de ronces et de boue. Sa baguette, qu'elle avait utilisée pour éliminer la végétation trop épineuse, resta sur le chemin avec Drago.
Drago, voyant que Granger n'était pas blessée dans le fond du fossé, pris une position contemplative, reposant son épaule contre un arbre. "Ce que tu viens de faire, Granger, c'est passer cul par-dessus tête."
"Merci pour cette remarque instructive." Pour une raison inconnue, Granger était maussade.
Drago lui expliqua ensuite généreusement quels Principes et Lois de la physique elle n'avait pas appliqué correctement.
Granger tenta une extraction, qui ne la mena qu'à sombrer plus profondément dans les ronces.
Drago observa avec un grand intérêt. "Les blondes sont réellement plus amusantes, finalement."
Granger abandonna sa montée, ayant été distraite par l'état lamentable de ses vêtements, cadeau des ronces. "Arg. Ils étaient neufs."
"Tu as l'air d'avoir perdu un combat avec un Jack Russell," dit Drago.
Granger avait l'air hargneux. "Vas-tu m'aider à grimper ?"
"Tu as un balai," dit Drago.
"Non," dit Granger. "Passe moi ma baguette."
"Mais le balai est juste là. Avec toi. Dans ta poche."
"Non. Es-tu fou ? C'est ton balai le plus rapide. Je vais me faire une lésion cérébrale traumatique."
Drago se moqua. "Tu n'es pas si nulle en vol. Si ?"
Granger lui lança un regard noir, les deux mains sur ses hanches. Puis elle changea de tactique. "Comment va ta jambe ?"
"... très bien."
"Menteur. Tu évites de t'appuyer dessus depuis un quart d'heure."
Ce qui était vrai, mais Drago avait espéré qu'elle ne l'aurait pas remarqué.
"Tu veux que je regarde ?" demanda Granger.
"Non," dit Drago.
"Les morsures de Manticore sont vilaines," dit Granger. "As-tu bien continué les exercices que Parnell t'as donné à faire ?"
"Ce ne sont pas tes affaires," dit Drago, parce que la réponse était non, parce qu'il avait procrastiné, puis qu'il avait oublié.
"Ce sont tes ligaments croisés, n'est-ce pas ? Ça se voit à ta démarche."
"Tu es en train de tenter de me soudoyer avec une Guérison pour éviter d'utiliser le balai, n'est-ce pas ?"
"Oui. Est-ce que ça marche ?"
Drago considéra la sorcière boueuse au fond du fossé. Puis il pensa à l'hilarité de regarder Granger tenter d'utiliser son balai. Puis il réfléchit à la douleur de son genou.
La douleur l'emporta. Il avait besoin d'être agile, pour ce que le monastère leur réservait. Pas de chance.
Drago lança la baguette de Granger vers elle.
Elle s'échappa rapidement après ça. La terre devant elle se détacha en une plateforme, qui, propulsée par de grosses racines, la porta jusqu'au chemin.
Granger avec sa baguette dans sa main avait l'air plus dangereux que la sorcière sans baguette dans le fossé. Elle regardait Drago avec moins que de la sympathie pour avoir ri à ses dépends. Son intensité lui promettait une vengeance.
Cependant, un marché était un marché (bénie soit-elle, vous pouviez toujours compter sur elle pour ça) et la baguette de Granger fut bientôt pointée sur le genou de Drago, et le soulagement de la Guérison se répandit à travers l'articulation.
"Il faut que tu fasses les exercices," dit Granger, s'époussetant. "La Guérison ne peut pas faire plus que ça. Ne soit pas paresseux. Tu n'as que deux genoux."
"Oui, oui, tu as raison, bien sûr. Allons-y. On a perdu assez de temps avec tes tergiversations dans le fossé."
Maintenant sain de corps, Drago remonta le chemin à grands pas, avec Granger qui se précipitait pour rester derrière lui, marmonnant des choses pas très polies dans son dos.
Finalement, ils arrivèrent au monastère. Granger avait expliqué qu'il avait été construit à l'entrée de la grotte où la Magdaléenne avait trouvé refuge pour la première fois, qui servait maintenant de chapelle.
Drago et Granger prirent un moment pour camoufler leurs baguettes et réarranger leur langage corporel mutuellement hostile pour celui de Moldus Maladroits Juste-Mariés. Ils marchèrent plus près l'un de l'autre, le bras de Granger accroché à celui de Drago.
Leur premier obstacle était la Sœur à la porte du monastère - une femme âgée, observant leur approche avec une expression austère.
"Ah non non non. Aucune visite aujourd'hui; le monastère est fermé*," dit la Sœur.
Granger, essuyant la transpiration de son front, feignit le choc, et demanda pourquoi c'était fermé ?
La Sœur expliqua que c'était la Mi-été ; tout le monde était à la Basilique au village en bas. Ils étaient les bienvenus pour se joindre aux célébrations. Il n'y aurait pas de service dans la chapelle du monastère aujourd'hui.
Granger mima plutôt justement la détresse. Drago se lança dans une explication à la nonne que le pèlerinage jusqu'au monastère était de Signification Spirituelle pour tous les deux, et qu'ils étaient venus ici en lune de miel exprès pour venir visiter. Est-ce qu'elle ne pouvait pas faire une exception ?
Granger sanglota que tout ce qu'elle voulait faire était d'allumer une bougie et faire une prière à la Magdaléenne, parce qu'elle était une pécheresse repentante, et avait besoin de sa bénédiction sacrée.
Drago se donna en spectacle en consolant sa femme en larmes. (C'était intéressant de bercer Granger et de sentir sa respiration sur son torse à travers son t-shirt. C'était surprenamment… agréable. Il opterait pour agréable.)
Il tapota théâtralement ses fesses ; elle se raidit et sa prise sur son bras se transforma en pincement.
La nonne pinçait les lèvres en observant le spectacle.
Drago effleura la surface de l'esprit de la nonne avec une petite touche de Légilimancie pour déterminer s'il avait besoin de passer à la Stupéfixion. Il découvrit que les lunettes perchées sur leurs têtes furent le facteur décisif : la nonne conclut qu'ils étaient des idiots sans cervelle, et qu'une brève visite ne ferait pas de mal, malgré les instructions de la Prieure.
La nonne les conduisit à travers le petit monastère jusque dans la grotte de la Magdaléenne. "Quinze minutes*," dit-elle avec un doigt sévèrement tendu.
Quinze minutes n'étaient certainement pas assez pour leur infâme plan, mais Drago et Granger exprimèrent leur gratitude par des balbutiements.
"Vieille poche à urine boiteuse," dit Drago alors que la nonne partait.
"Chut," dit Granger. "Elle va nous jeter dehors, on sera repartis aussi vite qu'on est arrivés."
"Tu veux dire qu'on serait passés en couvent ?"
Granger fit une expression désabusée. "Non."
Drago conclut que c'était peine perdue avec elle.
"Tu n'a pas trop mal menti, au moins" dit Drago.
"Je sais mentir," dit Granger. "Une fois j'ai bluffé face aux Gobelins de Gringotts, tu sais. Je m'en sors très bien quand je ne suis pas transpercée par ces - ces lances que tu appelles des yeux."
"Transpercée, dis-tu."
"Percée. Empalée, même. Regarde ailleurs avant de me couper en morceaux."
Drago regarda ailleurs, amusé. Il ne lui dit pas que son regard avait l'effet inverse - celui de l'attirer vers elle, de le tirer en elle. Parfois, s'il ne faisait pas attention, la regarder dans les yeux lui donnait l'impression de tomber comme s'il plongeait la tête la première.
Mais assez de sottises avec les yeux.
Ils observèrent la grotte. Elle était beaucoup plus grande que ce que Drago avait imaginé - c'était plutôt une caverne - contenant une chapelle entière. Les murs étaient parsemés de bougies votives. Des fissures dans la pierre avaient été comblées par du verre teint, qui baignaient l'endroit de bleus et de rouges profonds.
Il n'y avait personne. Dans un coin sombre de la grotte, Granger métamorphosa deux statues en répliques agenouillées de Drago et elle, et mis un groupe de bougies en face d'eux. Si la nonne de garde venait vérifier ce qu'ils faisaient, leurs silhouettes seraient penchés dans une contemplation silencieuse tout au fond de la grotte.
Granger plaça également la première de ses runes incendiaires à la base de la statue de la Magdaléenne. "Mais pas trop près," murmura-elle alors qu'elle faisait apparaître le symbole. "Je ne veux pas vraiment l'endommager…"
Pendant ce temps là, Drago lançait ses sortilèges de détection, qui l'informèrent qu'il y avait cinq nonnes dans les locaux. "Il pourrait y en avoir plus. La roche rend ça difficile à dire. Donc ça fait cinq sorcières et un nombre inconnu de protections."
"Bien mieux que les cinquante sorcières habituelles, au final," dit Granger.
Satisfaite avec l'arrangement de leurs sosies de pierre, Granger fit le tour de la grotte et passa la tête dans le passage qui menait de la grotte à la crypte.
Des bruits de pas résonnèrent de cette direction précise un moment plus tard. Une jeune nonne apparut et demanda à Granger, surprise et ennuyée, ce que Granger pensait qu'elle était en train de faire.
Granger dit, "Pardon, je cherche les toilettes."
La nonne leva un doigt pour montrer le panneau extrêmement clair au dessus de la porte qui indiquait ACCÈS INTERDIT*, et demanda si Granger pouvait voir quelque chose à travers ces lunettes ridicules ? Puis elle demanda ce qu'ils faisaient là d'abord, et qui les avait laissé entrer ; le monastère était fermé ? Et (remarquant soudainement leurs sosies de pierre), qu'est ce que c'était que ça ?
La nonne devenait trop énervée pour jouer encore aux maladroits. Drago abrégea son enquête, la Stupéfixant sans cérémonie.
"Merde," dit Granger. "Mais, malheureusement, nécessaire."
Granger avait insisté pour être en charge de tous les Oubliettes. Elle enleva les cinq dernières minutes de la mémoire de la nonne, avec, admettons le, beaucoup plus de délicatesse que ce que Drago aurait eu.
"Ta Stupéfixion va tenir pendant au moins encore trente minutes ?" demanda Granger.
"Une demi heure, à moins qu'elle ait du sang de troll."
"Bien." Granger métamorphosa la nonne en banc et la fit flotter contre le mur. "Allons-y."
Granger lança un sort de silence autour d'eux pendant de Drago les Désillusionnait, puis ajoutait un charme de Détourne-Regard pour faire bonne mesure. Ils continuèrent dans le passage qui menait de la grotte à la crypte.
Comme prévu, Drago prit la tête, faisant une petite reconnaissance à chaque coin de couloir avant de laisser Granger suivre. Elle déposa deux autres de ses runes alors qu'ils avançaient.
Ils virent les premières protections d'alarme aux escaliers qui descendaient dans la crypte. Drago les désarma sans problème, mais progressa plus lentement après ça - maintenant qu'ils approchaient de l'endroit où les choses pourraient devenir intéressantes.
Ils croisèrent deux escaliers illusoires qui menaient à des oubliettes. Drago désarma deux méchants pièges à pression (une Orbe de Pestilence et une Rune de Pourriture). Granger s'occupa d'un Sacrilège Saisissant qui filait vers leur cœur.
"Les Sœurs ne sont pas très gentilles," dit-elle. Drago pouvait entendre le renfrognement dans sa voix.
En bas des escaliers de pierre, l'air devint vicié et sentant le moisi. Ils arrivèrent à la grille de la crypte, et avec elle leur premier vrai défi : un Verrou du Sang.
"C'est Maléfique," dit Drago. "Ces nonnes ne rigolent pas."
"Nous avons besoin de cette nonne Stupéfixée," dit Granger. "On devait remonter -"
"On a pas le temps. Accio," dit Drago, agitant sa baguette vers la nonne métamorphosée qui gisait sous la forme d'un banc quelque part au-dessus d'eux.
"Mais c'est bien trop lourd pour un sortilège d'Attraction… ?"
Granger n'avait clairement pas idées des capacités de Drago. Il ne répondit pas, concentrant sa volonté sur le vol du banc volumineux, en train de filer à toute vitesse à travers le passage jusqu'à eux. Si une nonne était assez malchanceuse pour se trouver sur son chemin, elle serait sommairement pulvérisée.
Il y eut quelques cognements alors que le banc descendait les escaliers dans leur direction.
"Wow," dit Granger à la vue de cette vue absurde mais pourtant impressionnante.
"Tu avais besoin de la métamorphoser avec le poids réel d'un putain de banc," haleta Drago alors que le bac apparaissait.
Granger défit la métamorphose de la nonne Stupéfixée en marmonnant à propos de l'importance de l'exactitude. Puis Drago regarda la forme Désillusionnée de Granger avancer avec hésitation vers le corps inanimé.
Drago, voyant que Granger n'avait pas le cran de faire le sale boulot, sortit son couteau.
"Une petite coupure," dit Granger. Il y avait de l'appréhension dans sa voix. Les blessures physiques sur autrui avaient été un lointain plan F réservé aux pires cas.
Drago attrapa la main de la nonne et lui entailla la paume. Il la pressa sur la surface d'obsidienne lisse du Verrou du Sang. "Il vaudrait mieux qu'elle ait l'autorisation d'ouvrir cette grille, ou nous allons avoir la Prieure aux fesses."
"Je n'espère vraiment pas - elle est probablement au village d'en bas."
Pendant un long moment, rien ne se passa.
Puis le Verrou du Sang brilla d'une lumière dorée et s'ouvrit.
Granger soupira de soulagement. Alors que Drago vérifiait les protections au delà de la grille, elle Guérit la main de la nonne puis la métamorphosa de nouveau - cette fois en applique torche assortie à celles se trouvant sur le mur.
"N'aurais-tu pas pu faire ça depuis le début ?" demanda Drago.
"Il n'y avait pas de torche à l'étage !" gronda Granger. "Il fallait la camoufler !"
Ils entrèrent dans la crypte - aux murs humides, moisie, et puant la mort datant de plusieurs siècles. Granger, cachée derrière Drago, lui murmurait quelle direction prendre pendant qu'ils avançaient. Elle avait mémorisé l'entièreté du labyrinthe, se basant sur des anciens textes sur lesquels elle avait mis la main. S'ils découvraient dans leur progression qu'un passage était bloqué, elle aurait trois alternatives de prêtes.
Drago désarma une série de protections de plus en plus malveillantes - protections qui en méritaient à peine le nom, vraiment ; c'était des maléfices. Il leur fit ralentir le rythme.
"Bon sang, une Glyphe Eventreuse ?" murmura-il alors qu'il interceptait la protection suivante. "Ces nonnes sont des meurtrières."
Il sentit Granger jeter un regard par dessus son épaule et regarder sa baguette translucide désarmer la chose.
"Ces protections sont plus maléfiques que ce à quoi je m'attendais," dit Granger.
"Comment on s'en sort au niveau du temps ?"
"Cinq minutes avant que la bonne sœur* à l'entrée vienne nous harceler. Peur-être dix si elle recule à la vue de nos têtes pieuses."
"Cela va beaucoup trop lentement à mon goût," dit Drago, reprenant son allure, la baguette levée haut pour détecter d'autres menaces.
"Je sais," dit Granger, la voix étranglée par l'inquiétude.
Ils continuèrent dans des passages de plus en plus étroits, passèrent à côté de siècles d'os empilés et de corps momifiés par le passage du temps. La baguette de Drago étant déjà occupée, Grange conjura un cercle de flammes bleues autour d'eux pour éclairer le chemin, en plus de son Lumos.
Pendant un long moment suspect, il n'y eut pas d'autres interruptions.
Puis ils arrivèrent devant un crâne de chèvre souriant, suspendu au milieu du passage. Il avait l'air inoffensif et inerte, flottant simplement là. Il y avait un pentagramme gravé dans le sol poussiéreux en dessous.
Drago serra les dents : celui là, il avait lu quelque chose dessus dans le texte sur les moines dominicains.
"Qu'est-ce que c'est ?" demanda Granger au dos de Drago.
"La Barrière de Belzébuth," dit Drago. "J'espérais ne pas le croiser."
"Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il se passe si on le déclenche ?"
"Un cas plutôt sérieux de possession démoniaque. Qu'aucun d'entre nous est de taille à affronter, d'ailleurs," dit Drago.
"Argh. Comment on le désarme ?" demanda Granger.
"Sacrifice humain."
"Quoi ?"
"Dois-je faire venir la nonne ?"
"Non. On trouvera un autre chemin. Attends. Laisse moi mettre en place un détour. C'était la route la plus directe, bien sûr…"
Après quelques moments de réflexion - pendant lesquels Granger dessina sa carte mentale sur le dos de Drago, le faisant frissonner - elle les guida vers un nouveau passage. Ils étaient tous les deux conscients du temps qui s'écoulait.
Granger installa une autre de ses runes incendiaires, puis dit, "Nous avons dépassé la limite des quinze minutes."
"On peut s'attendre à des hostilités sur la route du retour," dit Drago. "Avec un peu de chance, seulement les quatre nonnes."
"La rune devrait fournir une diversion," dit Granger, mais une irritation anxieuse pointait dans sa voix : cela ne suivait pas le plan prévu.
Le nouveau passage mena à un Nuage de Contagion et un Carcerem sine fine, tous les deux désarmés par Drago.
Alors qu'il y travaillait, Granger, s'inquiétant du temps, fit un pas devant lui pour regarder au détour du couloir.
À la défense de Granger, Drago ne se serait pas attendu à une autre protection aussi proche de ces deux - là - mais elle était là. Granger la déclencha et une rafale de Flèches d'Arcaniste volèrent vers eux de toutes les directions.
Seuls les réflexes de Drago les sauvèrent de la mort par empalement ; alors que les flèches ardentes sifflaient, il poussa Granger contre le mur et lança un Obice circum. Les flèches s'enchâssèrent dans l'aura de son bouclier à la place.
"Idiote," dit Drago sans les cheveux invisibles de Granger. "Tu as vraiment merdé là. Tu étais censée rester derrière moi tout le temps !"
"Ils ont mis trois protections sur deux mètres carrés ?" haleta Granger de quelque part dans son torse.
"À l'évidence. Et maintenant nous sommes dans un beau pétrin," dit Drago alors que les flèches explosaient contre son bouclier.
"Un pétrin ?! C'est comme ça que tu appelles cet enfer ?"
"Fait quelque chose pour ce putain de feu avant qu'il prenne le pas sur mon bouclier !"
Granger, stimulée par l'action, glissa sa baguette sous le bras de Drago et commença une incantation complexe en runique.
Les flèches ardentes se rétractèrent.
"Il faudra que tu m'apprennes celui-là," dit Drago, s'écartant d'elle.
"Une autre fois," dit Granger. Il y avait un tremblement dans sa voix, de stress ou de fatigue, Drago n'était pas certain. Chaque rune incendiaire et sortilège qu'elle utilisait puisait dans sa magie, tout comme chaque maléfice qu'il brisait puisait dans la sienne. Aucun d'entre eux ne s'était attendu à ce que ça soit si tendu. Aux comptes de Drago, ils avaient déjoué plus de vingt maléfices en l'espace d'un quart d'heure.
"On approche - c'est le dernier couloir," dit Granger alors qu'ils avançaient.
Le plafond devenait de plus en plus bas au fur et à mesure de leur progression.
"Tu es sûre qu'on ne va pas dans une foutue chambre mortuaire ?" murmura Drago alors qu'il était à demi accroupi pour continuer à avancer.
"Oui. C'est le bon chemin. Je suis sûre qu'ils l'ont rétrécit exprès -"
Drago s'arrêta abruptement. Granger lui fonça dedans, jura, puis enleva leur Désillusionnement pour qu'ils se voient l'un l'autre.
Drago se décala pour que Granger puisse observer la lueur rouge presque invisible qui tapissait le sol de pierre, sous la lumière de sa baguette.
"Ces putains de nonnes," dit Drago.
"Qu'est-ce que c'est ?"
"L'un des Tourments inventés par les Chartreux. Ils appellent ça Sanctification Spirituelle. Ces bougres satiriques."
"Qu'est ce que ça fait ?"
"Une aire d'effet du Doloris. Plus facile que de le lancer en continu. Parfait pour les sols des cachots."
"Un tapis de Doloris ?"
"Pour l'essentiel."
"Horrible," frissonna Granger.
"Une route alternative ?"
"Le Beltebuth bloque le passage principal. Il faut l'affronter ou le traverser -"
Alors qu'elle parlait, une étincelle violette brilla dans la vision périphérique de Granger. Il la poussa hors du chemin juste au moment où l'étincelle s'enflammait dans coup de fouet d'une vicieuse lumière violette. Le maléfice siffla contre le mur où la tête de Granger s'était trouvée."
"Qu'est ce que c'était que ça ?" La bouche de Granger était ouverte alors qu'elle regardait le limon violet corrosif ronger le mur de pierre.
"Flagelleur mental," dit Drago, se remettant sur ses pieds. "Apparition retardée. Vilain."
"Flagelleur mental ?" répéta Granger, se remettant sur ses pieds également. "Ces satanées nonnes…"
"Balai," dit Drago, son attention de nouveau sur le Tourment. "Nous ne devons pas toucher le sol. Et ne suggère pas un Wingardium Leviosa à la place."
"Ce n'était pas mon intention," dit sèchement Granger, sortant le balai de sa poche extensible. "Je ne me ferai pas confiance dans cet espacé réduit, pas avec un grand corps comme le tien à soulever…"
Ils montèrent sur le balai, gardant tous les deux les jambes inhabituellement pliées. Le plafond était si bas à cet endroit que même comme ça, avec leurs têtes frôlant la pierre au-dessus d'eux, les genoux de Drago n'étaient qu'à quelques centimètres du Tourment.
"Ces putains de nonnes," marmonna-il alors qu'il les menait délicatement au-dessus des cinq mètres du chemin de souffrance.
Ils passèrent l'endroit rougeoyant. Drago abaissa le balai pour qu'ils puissent descendre. Quelque chose de doré brillait au bout du passage : ça ressemblait au reliquaire que Granger lui avait décrit. Putain, enfin.
"Attends !" siffla Granger. "Regarde !"
Au-dessus d'eux, visible uniquement grâce au cercle de feu bleu de Granger, une rune était gravée dans le plafond.
Drago remonta le balai et le fit s'arrêter. "Qu'est-ce que c'est ?"
"Ethos ?" dit Granger, inclinant la tête et se parlant. "Raidhu ? Mais pourquoi est-ce… ? Oh ! Mais je ne savais pas qu'on pouvait faire ça ? Cet usage n'est dans aucun des syllabaires…"
"Mais bon sang, qu'est ce que c'est ?" répéta Drago.
"Je pense - d'après une analyse extrêmement préliminaire - c'est - je suppose qu'on peut appeler ça une Rune d'Éthique Inversée ?"
"Éthique… Inversée ?" répéta Drago. Il s'était attendu à quelque chose de plus létal. Entrailles inversées, peut-être.
"Ça inverserait ce que ton point de vue moral serait normalement," continua Granger. "Je pense. Ça inverserait tes intentions."
"Donc tu sortirais du Tapis de la Torture en détestant les nonnes, voulant toutes les tuer et détruire cet endroit, puis tu serais frappée par ça et…"
"Les aimerais, voudrais les aider, et ne pas faire toutes les vilaines choses que tu avais planifié de faire, oui," dit Granger. "Brillante idée, de le mettre à la fin. Laisse moi m'occuper de celui là. Peux-tu voler plus près ?"
Drago fit monter le balai et le tint aussi stable que possible alors que Granger dessinait la contre rune. Cet exercice prit ce qu'il semblait une éternité. Drago ne cessait de lancer des sorts de détection derrière eux, conscient que maintenant il y avait certainement des recherches en cours pour retrouver les Moldus Maladroits.
Il avait l'impression d'entendre des voix.
Le plafond craqua et la rune tomba en poussière.
"Fini," dit Granger.
"Enfin."
Ils descendirent du balai. Drago reprit la tête, tellement agacé par le retard qu'ils avaient pris qu'il avait bien envie de réactiver toutes les protections et de traîner les nonnes dans ce satané labyrinthe, pour les faire tâter de leur propre médecine.
Et finalement, ils se retrouvèrent devant le reliquaire de la Magdaléenne.
L'entièreté de la chose semblait faite d'or pur. Il brillait dans l'obscurité, à l'exception du crâne de la Magdaléenne, qui ressortait en noir. De chaque côté, il y avait encore de l'or – des crucifix, des gobelets, des statuettes et des coffres débordant de pièces de monnaie.
Drago ne détecta pas d'autres sorts maléfiques, alors ils approchèrent.
Une inscription scintillait sous le reliquaire.
"Noli me tangere," lut Drago. "Ne me touchez pas. Bien, c'est excellent."
"Nous n'allons que la tangere un tout petit peu," dit Granger, se mordant la lèvre.
"C'est quoi cette flasque derrière elle ?"
"La Sainte Ampoule*. Censée contenir de la terre, trempée par le sang du Christ, collectée par la Magdaléenne sous la croix."
Drago laissa s'échapper un sifflement alors qu'ils approchaient du reliquaire. "Tout ça doit valoir quelques Mornilles."
Une voix rauque parla en français. "Quelques ? Petit bougre effronté."
Drago et Granger sursautèrent tous les deux. Deux Hominem Revelios ricochèrent sur les murs alors qu'ils les lançaient, ne révélant absolument rien. Drago lança un Protego sur Granger.
La voix parla encore : "Mes premiers visiteurs depuis des siècles, et bien sûr, ils sont irrémédiablement stupides."
"Oh mon dieu," s'exclama Granger. "C'est le crâne."
Drago le fixa.
"Salut," gronda le crâne à Drago. "Tu es beau."
"Par les tétons de Merlin," dit Drago.
"Je t'aime bien." Le crâne lui sourit. "Fais nous un bisou."
