Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.
Résumé : Recueil d'OS en UA!Moderne sur Magnificent Century : Hürrem.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances d'univers alternatifs (49/50) + UA challenge 51 : Moderne!UA + Défi de Sarah et son cerveau n°58 : faire un UA!Modern + 15 avril 1981 - Filiz Ahmet + Titre du 10/06/2022 : La Dame de cœur
Mon âme est dans l'espace
La Dame de Coeur
La nuit porte conseil... du moins, elle porte conseil si on arrive à dormir, ce qui n'est pas son cas ! Nigar soupire, se lève, se disant qu'un verre de lait chaud lui fera du bien, la réconfortera et surtout lui fera passer ses nausées et son angoisse. Demain, elle part à la chasse aux appartements. Elle a assez abusé de la gentillesse de Daye. Ses pieds nus effleurent le carrelage glacés alors qu'elle se dirige en silence vers la cuisine. Elle s'étonne de la trouver allumée :
La maîtresse de maison est encore debout malgré sa robe de chambre passée sur les épaules.
-Viens, Nigar. Dit-elle
Elle l'a reconnue à ses bruits de pas.
-Tu n'arrives pas à dormir ? Demande-t-elle
Elle la regarde à peine et Nigar sent alors toute sa honte : sa situation n'est pas belle, pas enviable et surtout, quand elle sait la foi sincère de son amie, c'est encore plus terrible. Elle n'a pas honte d'aimer Ibrahim : on ne choisit pas les élans de son cœur. Elle a honte cependant d'être la maîtresse d'un homme marié, d'en être enceinte, de ne pas avoir le courage nécessaire pour avorter et surtout, elle a honte de provoquer la gêne de celle qui est sa deuxième mère. Daye, du jour où elle s'est retrouvée, adolescente, seule à Istanbul, a veillé sur elle avec tout l'amour d'une maman. Elle qui n'a plus la sienne...
-J'ai trop de choses dans la tête...
Oui, quand on s'apprête à faire sa propre version de La Bâtarde d'Istanbul, il y a de quoi. Nigar n'a pas peur pour son emploi : elle sait qu'elle retombera sur ses pieds et si ce ne sera pas chez la femme d'Ibrahim (ce qu'elle comprend) ou dans la famille présidentielle, elle a des contacts, des références et surtout des salaires mis de côté. Daye lui sert un verre de lait chaud avec une touche de miel.
-Nigar.
-Je cherche un appartement dès demain.
-Inutile.
La jeune femme lève les yeux vers son amie.
-Ne crois pas que j'approuve. Dit-elle. Loin de là. Mais tu n'es pas idiote.
Pourtant, elle se sent la dernière des imbéciles.
-Et cet enfant, tu ne l'as pas faite seule.
-Non... Même s'il est une surprise...
-Tu es jeune. Tu as fait une erreur. Mais combien de personnes n'en font pas ? Toi, tu assumes.
Cela la réconforte un peu.
-Tu peux rester vivre ici.
Le regard de la future maman trahit son incompréhension.
-Reste ici avec ton bébé. Reprend Daye. Tu as un travail, j'ai de la place.
-Mais et ton emploi auprès d'Hafsa ?
Parce qu'elle est tout de même enceinte de l'enfant du gendre de la mère du président...
-Si elle apprend la vérité, je la lui dirai. Elle sera sans doute déçue mais je me décevrai encore plus si je t'abandonnais alors que tu as besoin d'aide. Et puis, un bébé dans la maison, ça me maintiendra jeune.
La lèvre de Nigar tremble alors qu'elle fond en larmes. Daye se lève, l'enlace. Elle n'a pas eu la chance d'avoir des enfants mais elle est sûre d'une chose : une maman n'abandonne pas son enfant face à l'adversité.
Jamais.
Sinon, elle n'est pas digne de l'honneur qu'elle a eu d'élever sur cette terre une nouvelle âme.
FIN
