Merci à Lololitaoe qui a reviewer plus vite que son ombre!
Réponse aux reviews guests:
Katymyny: merci pour ta review, et à bientôt
Sarah Maes: merci pour ta review, la suite arrive et je vais pas casser le suspens alors tu ne sauras pas si la situation va aller mieux ou pas, je te laisse lire la suite ça approche!
Anonyme: oui, je m'inspire de certaines choses réelles d'autres totalement imaginaire d'où l'impression de plausibilité, attention la magie va arriver!
Voili voilou, je vous laisse avec le 10ème chapitre!
Chapitre 10 : Privet Drive suite et fin ?
Harry n'avait pas osé s'exprimer devant sa tante. Il avait donc repris l'école dans son quartier avec son cousin. Christelle de son côté avait sympathisé avec la maitresse de Harry. Cette dernière n'était pas méchante mais, par expérience de ses collègues n'avait pas osé s'élevé contre la tante de l'enfant. Une ancienne institutrice c'était vu licencier de façon très violente après avoir fait un signalement pour l'enfant. Elle n'avait toujours pas retrouvé de travail à cause d'une prétendue « faute grave ».
Les deux femmes avaient ensemble décidé d'agir pour Harry. Rapidement, elles avaient compris que l'enfant ne voulait pas faire mieux que son cousin Dudley. Lorsqu'il travaillait avec Christelle et que ce n'était pas évalué il réussissait tout, dès que le travail était ramassé, il semblait incapable de réussir. La maitresse avait fait un ramassage surprise et Harry avait très mal réagit, pourtant son travail était excellent et la maitresse l'avait beaucoup complimenté. A partir de ce jour-là, Harry n'avait plus jamais rien réussi dans la classe. C'est Christelle qui avait eu l'idée un jour : avec la maitresse elles avaient écrit « peux mieux faire, prend exemple sur ton cousin » sur sa copie désastreuse. Harry avait paru ravi de son échec monumental… Le lendemain, Christelle avait pris Harry à part pour le surveiller le temps de son évaluation. Elle avait prévu avec la maitresse de prétendre qu'il s'agissait d'une évaluation différente de celle de son cousin. Résultat : Harry avait très bien réussi. La maitresse avait photocopié son travail et avait réalisé deux évaluations : la vrai avec les compliments et une fausse décrivant Harry comme un nul. Les deux femmes avaient pris Harry à part pendant les cours pour voir sa réaction à la correction. Harry n'avait même pas lu le nom sur la copie avec la bonne note avant de se saisir de celle mauvaise.
-Harry, les deux feuilles sont à toi.
L'enfant l'avait regardée avec des yeux ronds et semblait paniqué à cette idée.
-Tu préfères les mauvaises notes que les bonnes ? demanda la maitresse
-oui marmonna l'enfant.
-Et si la note est bonne mais moins bonne que ton cousin, est-ce que tu aimes les bonnes notes ? demanda Christelle
-Oui souffla le petit.
Alors la maitresse avait proposé un marché : Harry ne devait plus se censurer. Il devait donner le meilleur de lui-même. Et la maitresse photocopierait son travail. Sur une feuille elle mettrait les « anciennes appréciations », celle qui vantaient son cousin. Sur l'autre, elle ferait la vrai correction avec une vraie note qui reflèterait le vrai travail de Harry. La bonne note resterait avec Christelle, Harry remporterait à la maison la mauvaise note.
L'enfant avait paru très heureux à cette idée. Il y avait un problème à la maison. Mais Harry ne voulut pas se confier. Il ne voulut rien expliquer.
Un jour l'enfant fut absent. Et la tante ne prévint même pas Christelle. Cette dernière dut l'appeler pour apprendre que Harry était malade. Gastro.
La veille, en rentrant à la maison, Harry était tout content de sa « moins bonne note que Dudley ». Un fin sourire ornait son visage. Il avait un secret : il avait eu trois points de plus que Dudley sur sa vraie évaluation. Mais cela ne plut pas à son oncle qui à force de le chercher, de lui donner des corvées impossible, fini par déclencher un accident de magie. Cela mit l'oncle dans une rage telle qu'il s'en prit violemment au gamin.
Pétunia resta blême devant l'état de l'enfant. Elle ne pouvait pas l'envoyer à l'école le lendemain. La nouvelle accompagnatrice qu'on leur avait mis dans les pattes verrait immédiatement le problème. La décision de garder Harry enfermé dans son placard pendant deux jours fut rapidement prise.
Les jours suivant, bien que Harry retournât à l'école, il était extrêmement fatigué. Le soir, il devait enchainer les corvées jusqu'à minuit avant que son oncle le laisse se coucher. Résultat : il tombait de fatigue à l'école.
Christelle finit par emmener Harry dans la classe des petites sections pour que l'enfant puisse faire une sieste. Harry peinait à garder les yeux ouverts. Il se passait quelque chose à la maison pour que l'enfant tombe de sommeil de la sorte…
L'AVS interrogea Dudley qui semblait un peu fatigué également. Les jeux vidéo étaient en cause vraisemblablement. Sauf que connaissant la famille, l'égalité entre les deux enfants… Peut-être que Harry n'avait pas le droit de jouer avant que son cousin n'ait fini ses parties ?
C'est lors d'une surveillance de la cours de récré au déjeuner que Christelle découvrit un des jeux favoris de Dudley : la chasse au Harry. Pire, elle fut témoin des conséquences pour son protégé si l'enfant perdait.
Sans plus attendre, elle sépara les deux cousins et ordonna sévèrement à Harry d'aller en classe. Dudley ne tenait pas en place, il ne l'écoutait pas et lui parlait avec irrespect. Impossible de lui faire comprendre que ce jeu n'était pas admissible à l'école !
Christelle en avisa la maitresse qui malheureusement du lui expliquer qu'aucun enseignant n'était parvenu à faire comprendre à Dudley ou sa mère que ce n'était pas négociable : on ne jouait pas à la chasse au Harry !
Heureusement le lendemain était mercredi et l'AVS pouvait soustraire Harry de cet univers nauséabonde.
Elle espérait qu'une fois à Sainte Elizabeth, l'enfant se confierait. Et elle avait raison. Après le repas prit dans le réfectoire avec les autres enfants, Harry se dirigea vers ce qui serait « sa » chambre pour la sieste. Il tombait de fatigue et Christelle lui proposa de le porte jusqu'à son lit. L'enfant ouvrit des yeux ronds à cette idée. Seul Thibault l'avait déjà porté comme cela.
-J'aime bien les nouvelles notes confia-t-il à moitié assoupi
-Tes bonnes notes ?
-Oui. Celles qui sont bonnes pour moi et moins bonnes que Dudley pour ma tante. Elle est contente. L'honneur de sa famille est sauf, grâce à vous dit-il sur un ton qui sentait le discours répété moulte fois.
-Harry, que se passe-t-il si tu as de meilleurs notes que ton cousin ?
-Je suis puni.
-Mais c'est pas juste ?
-Si, les monstres ils ont pas le droit de faire mieux que les gens normaux affirma l'enfant
-Qui sont les monstres ? questionna la femme sidérée par cette explication
-Moi.
-Oh ! Harry dit-elle en resserrant son étreinte sur l'enfant. Tu n'es pas un monstre mon chou !
Mais Harry s'était endormi dans ses bras.
Oui, cette école ferait du bien à l'enfant. Le projet était presque prêt. Les cours adaptés au « handicap » de l'enfant.
Harry était clairement plus épanoui le mercredi que les autres jours. Et avec le stratagème, ils avaient bien vu que l'enfant avait du potentiel. Quand il voulait travailler, il y arrivait très bien. Quel gâchis pensa-t-elle en regardant l'enfant dormir.
Marie profita de la visite à l'école pour faire un examen médicale à Harry. Il y avait des bleus sur le corps de l'enfant. Des bleus curieusement placés qu'elle n'était pas sûr de pouvoir attribuer à des chutes ou à l'activité normale d'un enfant de cet âge. Elle en avisa immédiatement Jeanne. Cela ne pouvait plus durer.
Le lendemain même Christelle fut témoin du comportement inadmissible de Dudley envers son cousin.
Et le gamin avait le toupet de sourire alors qu'elle le sermonnait : on ne tape pas.
-C'est la faute de Harry osa-t-il dire, pensant surement que l'AVS serait comme sa mère : aux petits oignons pour lui et méchante envers son cousin. Tous les adultes étaient comme cela !
Sauf que Christelle demanda à Harry son avis. Et Harry n'osa pas répondre. Elle confia Dudley à la maitresse pour discuter en priver avec Harry.
Promis il avait pas tapé. Promis il serait sage. Cela sentait le plaidoyer moulte fois répété sans conviction.
C'est ainsi que le lendemain, un samedi, un officier de police se présenta chez les Dursley pour une enquête de violence sur mineur. Bien sûr Harry répondit exactement ce que sa tante voulait par crainte de se faire taper ou traiter de menteur.
Mais l'officier n'était pas dupe. Il exigea que Harry soit hospitalisé. Sa tante s'empressa de rappeler les soucis « psychiatriques » de son neveu et demanda à l'officier de ne pas faire attention aux mensonges « pathologiques » de l'enfant.
Sans attendre Vernon rentra du travail en apprenant qu'un policier venait déranger sa femme. Il ne put s'opposer au départ de Harry pour l'hôpital le plus proche : celui où travaillait Jeanne. Le jeune médecin s'empressa de prendre des nouvelles de Harry au grand désespoir de son oncle et de sa tante qui voyaient l'enfant leur échapper. Ils décidèrent donc de porter plainte contre l'hôpital pour leur retirer l'enfant et soi-disant le placer dans une meilleur clinique.
Sauf que les signalements avaient déjà été fait. Le jour même les autorités compétentes décidèrent de placer l'enfant à l'abris de ces tuteurs. Harry aurait dû atterrir dans un foyer de l'aide à l'enfance mais Jeanne intervint suffisamment vite pour que le petit aille directement au pensionnat qui l'attendait : Sainte Elizabeth School. Le procès des Dursley était prévu pour dans une semaine. Ce serait déjà un bon répits pour Harry.
Le soir même Jeanne se déplaça jusqu'à l'aile pédiatrique classique pour rencontrer Harry et le prévenir de la suite des évènements. Le petit garçon semblait tout déboussolé et n'osait pas parler avec le personnel soignant. Il sembla ravi de revoir un visage connu. Jeanne le trouvait amaigri et d'après les rapports du personnel de cette unité-ci, l'enfant refusait de manger. Un peu comme au début de son hospitalisation en pédopsychiatrie.
Le plateau était encore dans la chambre, alors sans plus attendre, Jeanne demanda à Harry de s'assoir à sa table et de manger son plat. Comme l'enfant ne semblait pas décidé, elle remplit sa petite cuillère et la lui tendit. Harry accepta de manger, nourrit par Jeanne et explosa de rire à l'idée que ce soit quelqu'un d'autre qui tenait sa cuillère.
-Harry, demain, tu pars à Sainte Elizabeth. Tu y resteras toute l'année. Pour de bon. Tu as compris ?
-Pour de vrai ?
-Oui. Le juge a demandé que tu ne dormes plus chez ton oncle et ta tante. Tu pourras y retourner si tu le veux mais seulement en journée. Tu dormiras à Sainte Elizabeth et tu auras l'école là-bas aussi.
Harry semblait un peu perdu à cette idée. D'un côté il connaissait bien cette école, d'un autre, il n'avait jamais pu dormir sur place. Ce serait une grande première. Et si c'était pire que chez tante Pétunia ?
Le lendemain matin, Christelle passa voir Harry pour lui souhaiter bonne chance avec sa nouvelle école. Elle prit le temps de bien lui expliquer ce qui allait se passer. Harry serait seul en classe comme les mercredi. Et puis, il n'y aurait plus Dudley alors sa tante ne pourrait pas comparer ! Il aurait le droit lui aussi d'avoir ses bonnes notes ! De toute façon Sainte Elizabeth school ne fonctionnait pas avec les notes classiques. Il y avait un système de points très différent qui prenait en compte le niveau de départ de l'élève et son niveau à l'arrivée, le nombre d'exercices faits par période, les objectifs prévus, ceux atteints. Bref, il serait impossible pour la tante de comparer avec Dudley. Pour autant, si Harry avait besoin d'une note numérique, il pourrait en recevoir une pour comprendre ses progrès. Elle ne serait pas communiquée à sa famille.
Restait le problème des effets personnels. En entrant à l'école Harry aurait deux trousseaux : le trousseau scolaire, son uniforme fourni par l'établissement et le trousseau des vacances, normalement fourni par les familles. Et puis les enfants avaient le droit d'apporter des jouets personnels, des peluches. Tous les objets nécessaires à leur bien-être. Sauf qu'il fallait repasser chez l'oncle et la tante pour cela.
Finalement, ce fut Thibault qui se rendit avec Harry à Privet Drive. Le soignant ne fut pas autorisé à entrer dans la maison. Il vit l'enfant s'éloigner dans le couloir. Il était stressé. Et si son oncle s'en prenait à lui ? ou son cousin ?
Rapidement, le petit revint avec un maigre sac à dos. Pas de valise. Pas de peluches qui débordent du sac.
Thibault interpela Pétunia demandant si Harry n'avait rien d'autre à emmener. Mais la tante répondit par la négative. Tous les effets personnels de l'enfant tenaient dans un sac. Thibault avait une idée très précise de l'état des tenues de Harry. Il faudrait penser à lui acheter un maillot de bain nota-t-il. Et peut-être un vrai pyjamas aussi… Harry s'était toujours contenté de peu visiblement. Même Christelle avait remis en cause le matériel scolaire de l'enfant. Ses crayons étaient tellement petits que l'enfant peinait à les tenir, sa gomme n'était même pas utilisable, sa règle incomplète car cassée… Il faudrait trouver un moyen de résoudre ce problème de fournitures… Thibault en discuta avec Jeanne et toute l'équipe lors de la pause du déjeuner.
Harry était à l'autre bout de l'hôpital, de retour dans le service de pédiatrie.
Sébastien était un homme d'une vingtaine d'année. Il venait de finir sa formation d'infirmier. Contrairement à ses frères et sœurs, il n'avait pas hérité des pouvoirs de leurs parents. Au plus grand désespoir de la famille, il n'avait jamais reçu la sacro-sainte invitation à l'école Poudlard. Et c'était un vrai problème. Sébastien avait été éduqué à la façon sorcière : précepteurs à la maison, aucune études scientifiques, très peu de mathématiques. S'il connaissait sur le bout de doigt l'histoire du monde magique, ce n'était pas la même chose avec le monde moldu. Il n'y connaissait rien lorsqu'à 11 ans, il débarqua dans un collège public, forcé par ses parents. S'il n'était pas sorcier, il ne vivrait pas aux crocs de la société sorcière avait décidé son père. Sauf que comment expliquer à ses jeunes camarades qu'il n'était jamais allé à l'école ? Qu'il ne savait pas ce qu'était l'élekricité ?
Sa mère avait fini par demander conseil à une autre cracmol qui avait pris sous son aile le jeune Sébastien. Cours de soutien tous les soirs le premier mois puis tous les mercredi par la suite : vocabulaire moldus, usages de technologies de base, mode de vie, histoire, politique… C'était un monde nouveau qui s'ouvrait à lui. D'ailleurs, enfant, il l'avait bien compris. « Et les né-moldus, ils font comment ? » avait-il demandé un jour. Si lui devait en apprendre tant sur leur univers, comment cela se passait-il dans l'autre sens ?
Les enfants né-moldus étaient pour la plupart scolarisés avant le collège, ils n'avaient donc pas à apprendre à gérer un emplois du temps, faire un cartable, faire les devoirs du soir… En revanche, rien n'était prévu pour leur apprendre les us et coutumes du monde magique. Les plus curieux devaient trouver par eux-même un livre chez Fleury et Bott. C'est donc poussé par sa « marraine cracmol » que Sébastien s'investit corps et âme dans ses études. Au début, sa marraine lui avait conseillé de mentir. Le secret magique était imposé aux cracmols, alors la majorité d'entre eux inventaient le nom d'une secte très sectaire et prétendaient en être sortis il y a peu. Interdiction de connaitre le monde extérieur. La technologie c'était le démon. Bref ceci expliquait cela. Sa façon curieuse de se vêtir, de parler. Son ignorance. Et la sympathie qui retombait sur lui lui permettait de s'intégrer plus facilement dans cet univers. D'un côté cela était un peu vrai… Le monde magique était tellement replié sur lui-même à cause du secret magique international…S'il ne pouvait pas pratiquer la magie, rien ne l'empêchait de faire des potions. Et le meilleur usage des potions, selon lui, restait les soins. Il s'était donc intéressé à la discipline moldue. Enfin, à une de ses branches. A la sortie du lycée, il ne s'était pas senti l'âme de faire dix ans d'étude alors que ses parents, qui n'y comprenaient rien, refusaient de les lui financer.
Il aimait bien le contact et suivre des ordres ne le dérangeait pas. Et en visitant des hôpitaux, il avait découvert le métier d'infirmier, cela avait été un coup de cœur. En plus les études étaient courtes, il avait obtenu une bonne bourse. Ses parents n'avaient pas compris. Pourquoi le ministère moldu lui donnerait de l'argent à lui ? Enfin. Il avait fini ses études depuis peu et avait récemment repris contact avec des amis d'enfance. Tous sorcier bien évidemment. Il avait eu quelques informations sur l'actualité du monde magique. Rien de bien passionnant.
Et ce jour-là, il croisa un petit garçon aux cheveux noirs… Il était chargé de l'aider à ranger ses affaires. Un enfant placé visiblement. Un enfant bizarre. Peut-être un futur sorcier pensa-t-il devant le petit chétif. Il s'était lancé de manière ambitieuse dans une étude de la vie pré entrée à Poudlard des nés-moldus. Ses frères et sœurs en avaient croisés beaucoup, certains bien amochés par la vie, d'autres soutenus par une famille abasourdis de découvrir un sorcier en son sein. Mais cette fois-ci il n'eut pas le temps d'apercevoir le dossier que l'enfant était déjà parti vers une autre destination. Toujours est-il qu'il ne sut pas qu'il avait croisé le chemin du très célèbre Harry Potter, celui-qui-a-survécu, alias sauveur du monde magique.
Thibault avait de la chance, son emploi du temps lui permettait d'accompagner Harry dans sa nouvelle école, son nouveau lieu de vie. Enfin, pour une semaine pour le moment et après en fonction de la décision du juge. Il avait participé à la rédaction d'un rapport pour compléter le signalement. Il croisait les doigts. Harry avait besoin d'un lieu de vie stable.
Avant de partir, il s'était souvenu du petit cadre que Harry avait peint lors de sa première visite de l'école. L'enfant l'avait oublié lors de son départ précipité par l'administration de l'hôpital. Il espérait que ce « cadeau » permettrait à Harry d'être plus à l'aise dans son nouvel environnement.
Et ce fut un succès. La responsable du dortoir proposa même de prendre une photo de Harry et Thibault en voyant la complicité entre les deux garçons. Elle l'imprima rapidement. La photo n'était pas de grande qualité mais Harry fut tellement content de la garder. L'infirmier souffla à la surveillante qu'il ferait parvenir des photos de ses collègues qui avaient bine marqués Harry (positivement bien sûr). Il profita que l'enfant défaisait son petit sac pour expliquer à la surveillante les problèmes familiaux de Harry. Notamment le rapport dangereux avec la tante. Qu'il valait mieux ne pas évoquer devant l'enfant. Il n'y aurait peut-être pas de photos de la famille et ce n'était pas plus mal. Pour le moment.
Heureusement, l'école disposait d'un bon nombre de linge supplémentaire pour les petits accidents. Les parents étaient chargés de fournir le linge de base. Harry n'en avait pas. Pourtant la liste était bien parvenue jusqu'à sa tante…
Thibault partit après le gouter laissant derrière lui un Harry un peu tendu par tous ces changements. Et si sa tante venait le récupérer ? Et si la surveillante était méchante ? Et si ?
La semaine suivante le jugement tomba : Pétunia perdait une partie de ses droits sur Harry. L'enfant ne pouvait plus loger chez elle. Mais elle avait encore son mot à dire sur les choix fait pour l'enfant. Une nouvelle obligation apparu cependant à son plus grand mécontentement : visite médiatisée, c'est-à-dire sous la surveillance d'une personne de l'aide à l'enfance, une fois par mois sans possibilité de s'excuser. Si la date ne convenait pas, charge à elle d'en trouver une meilleure.
NA: Qu'en pensez-vous, n'hésitez pas à me faire vos retours, vos espoirs, vos suggestions. A bientôt!
