Chapitre 2 : Ce n'est qu'un verre

Roy Mustang regarda Fullmetal partir en mission depuis sa fenêtre. Il se rappela ce jour où il avait même pu l'inviter chez lui, où les choses avaient dérapé.

Début du Flash-Back

Plus précisément, elles s'étaient concrétisées mais il y avait eu l'hématome. La passion avait pris le dessus et s'était intensifiée. Ses mains baladeuses, trop baladeuses. Sur le moment, il était tellement soumis à son propre désir qu'il n'avait pas vu la peur du Fullmetal. Ce dernier tremblait, non pas de désir, mais d'effroi. Le colonel s'en était aperçu alors qu'Edward était déjà dans son lit, mais c'était trop tard. Edward tremblait de tout son être, il commençait à le repousser avec ses mains et ses mots. Il s'était recroquevillé sur lui-même et murmurait des « je suis désolé », rythmés par les larmes. Le colonel l'avait alors pris dans ses bras et ils s'étaient tous les deux endormis ainsi. C'était au réveil où les choses avaient pris un tournant inattendu.

- Je suis désolée pour hier soir, j'avais trop bu et…

- Ne t'excuse pas, je suis content que tu sois là. Café ?

- Oui, Merci.

- Écoute Fullmetal, je suis allée trop vite hier soir.

- C'est comme ça que vous fonctionnez ! Une conquête après l'autre, je sais ! Dit-il la boule au ventre

- Non, ce n'est pas comme ça.

- Pourtant tout ce que vous faites, prouve l'inverse.

- Je ne compte pas le faire…

- Oui, vous attendez de me baiser, et puis vous me jetterez comme les autres.

- Fullmetal, ton langage !

- Pourquoi avez-vous jeté votre dévolu sur moi ? Qu'ai-je fait pour mériter ça ? Qu'attendez-vous de moi ? Je ne peux pas vous donner ce que vous souhaitez, je ne peux pas !

- Je peux attendre.

- Non, vous ne pouvez pas ! Je le vois, je vous vois avec les autres, vous êtes un vrai connard. Et moi, je suis trop bête !

Edward s'était alors rué vers la porte, mais le Colonel l'avait rattrapé par le poignet, plaqué contre le mur et l'avait embrassé. Avec toute la tendresse, la douceur et toute la passion qu'il pouvait donner à ce moment-là. Le colonel avait alors susurré :

- Je suis là pour toi, ce baiser représente ce que je ressens pour toi.

- Arrêtez vos foutaises ! Vous faites le même show à vos conquêtes, sous mes yeux d'ailleurs… Ce n'est pas très malin. Les mêmes gestes, les mêmes mots et le regard !

- Fullmetal, je mets mon égo de côté-là.

- Ah, c'est donc une simple histoire d'égo… Pathétique !

La grippe sur le poignet s'était durcie, la main du colonel empoignait le visage de Fullmetal. Le visage de ce dernier s'était tordu de douleur. Le visage du colonel se durcit, ses yeux dégageaient de la colère.

- Tu me dois le respect, tu m'entends ? Je suis ton supérieur, n'oublies pas !

- Vous me faites mal, laissez-moi partir !

- Tu vas m'écouter maintenant !

- Colonel, laissez-moi partir, vous me faites peur.

- Je ne veux pas te faire peur dit-il en desserrant sa poigne, mais il me semble que…

- Je vous en supplie, lachez-moi… Je ne suis pas prêt.

- Hier soir, je t'ai respecté quand tu m'as repoussé, non ? Je ne te forcerai jamais à faire quoi que ce soit avec moi.

Edward se laissa glisser le long du mur sous le choc, il regardait son poignet, il y aurait une marque.

- T'ai-je déjà forcé à faire quelque chose, Fullmetal ?

- Non.

- N'ai-je pas arrêté quand tu m'as dit stop hier soir ?

- Si

Edward tremblait toujours, alors que le colonel s'assit à côté de lui. Ce dernier mit sa main sur celle du Fullmetal, il la serra et ne rencontra aucun rejet. Il aurait presque souri de la situation, tout semblait sous contrôle. Il est clair que la situation le dépassait, que les doutes de Fullmetal étaient compréhensibles, mais il avait réussi à calmer la crise. Il en était presque fier, oui, c'était le mot. Certes, il y avait eu de la violence, mais tout était sous contrôle.

Mais ce que le Colonel ignorait c'était ce qui était en train de se passer du côté du Fullmetal. Tétanisé par la tournure qu'avaient pris les événements. Il n'avait jamais vu le colonel agir ainsi, avec une telle violence en lui, avec de tels gestes et de tels mots. Il avait mal au poignet et il avait peur. Lorsque le colonel avait mis sa main sur la sienne, il avait décidé de ne pas le provoquer encore plus. Il avait décidé de le laisser faire pour pouvoir partir tranquillement, la situation lui faisait peur. Quelle était la prochaine étape ? Si le colonel était capable d'une telle violence avec lui, alors que se passerait-il s'il se refusait à lui une seconde fois ? Il jeta un coup d'œil au colonel, il avait étrangement l'air apaisé. Était-ce un sourire qu'il distinguait ? Impossible ! Son cœur battait la chamade, il tremblait toujours, il toucha son poignet et descendit la manche discrètement : un hématome. Comment allait-il pouvoir cacher cela ?

- Je vais sous la douche, déclara le colonel.

Il profita de cette déclaration pour bredouiller un « Je rentre chez moi », et fuir chez lui. Il passa toute la journée à pleurer, et à essayer de cacher la marque, elle avait tourné bleu. Ça faisait mal quand il la touchait. Il n'arrivait toujours pas à savoir s'il jouait avec lui ou s'il était sincère. De plus, c'était un dragueur émérite, expérimenté dans de nombreux volets, notamment les relations charnelles que Fullmetal n'avait pas. Ce rite de passage lui faisait clairement peur. Alors oui, il avait eu quelques rencards, quelques moments d'intimité avec des femmes, mais jamais avec des hommes. Il se souvint de cette soirée, où un homme l'avait ouvertement dragué devant l'équipe, il avait ressenti beaucoup de gêne. Par contre, il se souvenait du regard du Colonel sur eux, des remarques des autres et du sourire d'Maes.

Le lendemain à Central, Edward se regardait dans les toilettes des hommes, il scruta son poignet. L'hématome était encore là. Il aperçut une ombre derrière lui et sursauta :

- Maes ! Vous m'avez fait peur !

- C'est normal, Edward, j'ai tellement de charisme, et encore, tu n'as pas vu ma fille. Elle est tellement mignonne, presque 5 ans. Tu regardais quoi ? T'es fait un tatouage ?

- Pas du tout ! Pourquoi cette question ?

- Comme tu regardais ton poignet, je me suis dit…

- Mais lachez-moi ! Vous faites quoi ?

- Edward, c'est quoi cette marque ? C'est un hématome ! Tu t'es fait ça en mission ? Comment ont-ils pu s'approcher autant de toi ?

- Non, je suis trop fort…

- Alors, c'est qui ?

- Personne

- Dis-moi, parle-moi !

Edward s'effondra et raconta que le Colonel avait essayé de l'embrasser, qu'il avait eu peur, peur de le faire, peur d'être une conquête de plus. Il raconta ensuite qu'il ne l'avait pas reconnu, que la violence qui émanait de lui était terrifiante. Maes raccompagna Edward chez lui, sous prétexte de l'urgence d'une mission en ville.

Mais ce que le Colonel et le Fullmetal ignoraient c'était ce qui était en train de se passer du côté d'Maes. Il était dans une colère noire, il ne reconnaissait pas son ami de 15 ans, il ne reconnaissait pas ses actes, ses mots et sa violence. Ils en avaient déjà parlé ensemble, des tensions, du désir de Roy et la peur de l'acte d'Edward. Il y avait eu plusieurs évènements, des contacts, des regards entre les deux. Maes n'avait pas voulu s'impliquer à la demande de Roy, il ne voulait pas s'immiscer dans cette intimité. Mais là, c'était trop. Lui-même se demandait ce que cherchait Roy.

Il courut jusqu'au bureau de Roy et ouvrit la porte d'une traite. Ce dernier était en réunion, mais s'excusa auprès de ses invités. Les invités partirent du bureau en quelques secondes seulement, enfin seul le Colonel lança d'un air détaché :

- Mais entre donc, Maes, que puis-je faire pour toi ?

- Et c'est à moi que tu demandes ?

- Que se passe-t-il ? Ton épouse ne t'a pas répondu depuis deux minutes ?

- ROY ! Ressaisi-toi ! Pourquoi tu fais ça ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Tu cherches quoi ? À le traumatiser ? Pourquoi tu fais tout à l'envers, en général les gens s''invitent à un restaurant et ne sont pas violents ?

- Que t'a-t-il dit ?

- Tout, mais tout… Tes gestes, tes mots, tes menaces. Tu es fou !

- Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un géni et c'est normal de lui prêter une attention particulière.

- C'est tout ce que tu trouves de dire ? Ce que tu éprouves pour lui, ce n'est pas uniquement professionnel.

- Je n'y arrive pas, je n'arrive pas à me contrôler en sa présence.

- Tu dois complétement changer d'attitude, sinon tu vas le perdre. Tu te rends compte que tu lui as fait un hématome ? Tu veux être un homme violent pour lui ?

- Non, bien sûr que non… Pour le rassurer, je lui ai demandé si je n'avais pas arrêté lorsqu'il me disait de le faire.

- En le bloquant par le poignet ? Car c'est comme cela qu'il l'a pris, il s'est senti piégé.

- Non, ce n'est pas comme ça.

- Donc, tu dois le rassurer pour de vrai et changer d'attitude. Il est chez lui actuellement, sous prétexte d'un tour de garde en ville.

Maes quitta son bureau en claquant la porte, et Roy composa le numéro du Fullmetal. Il ne répondit pas la première fois, mais la second fût la bonne.

- Fullmetal ?

- Oui, c'est vous, Colonel ?

- Lui-même

- Vous parlez de vous à la troisième personne maintenant…

- Écoute, je m'excuse. Ce que j'ai fait est inacceptable, je voulais être sûre que tu comprenais que je respecterais toujours tes refus, même si cela dure. Et je veux te montrer que j'ai compris que j'avais dérapé et que cela ne se reproduira plus. Tu fais quoi ce soir ? Je t'invite au restaurant ?

- Seulement si c'est vous qui payez.

- Bien sûr, bien sûr

- On se retrouve devant le Napoli à 20 h ?

- D'accord,

- Fullmetal, Je sais que tu penses que tu es une conquête de plus, mais ce n'est pas le cas, je ne sais pas m'y prendre avec toi.

- À ce soir.

20 h pétante devant le restaurant, Roy était devant, habillé, mais pas trop. Prêt pour un moment détendu, où personne ne lui mettrait la pression. Où l'alcool ne prendrait pas le dessus. 20h25. Il attendait toujours devant le restaurant. Quand soudain, il le vit arriver : sa démarche, son charisme et ses yeux.

- Colonel, cela fait longtemps que vous m'attendez ?

- Je viens d'arriver.

- Mais quel menteur, je vous ai vu arriver et j'ai fait exprès de me cacher derrière un buisson, dit-il sournoisement afin de détendre l'atmosphère.

- Bien vu, tu es très perspicace !

- J'ai faim, on rentre ?

Ils s'assirent l'un en face de l'autre, dans un petit coin du restaurant. Les cartes arrivèrent, et Roy ne toucha pas celle des vins. La commande était passée, et le colonel rapprocha son visage et déclara :

- Je m'excuse pour l'hématome, ce soir-là, je ne sais pas ce qui m'a pris. Tu agissais comme si j'allais te faire du mal, je n'ai pas compris. Je ne t'ai jamais frappé ni même violenté.

- Sauf ce soir-là.

- Je le regrette sincèrement.

- Ce restaurant est un bon début… Et puis, je ne peux pas…

- Ce n'est pas le sujet.

Les mains étaient entrelacées et les respirations accélérées. Mais les regards ne se croisèrent toujours pas. Le silence continua pendant plusieurs minutes. Et une voix fluette interrompit ce moment :

- 2 Pizzas ! 2 Pizzas ! Bon appétit !

Le silence reprit sa place dans le duo. Le colonel ajouta :

- On va aller à ton rythme

- J'espère que vous pouvez comprendre… Parfois, j'ai l'impression que vous jouez avec moi, quand vous m'ignorez ou que vous draguez alors que je suis à côté.

- Tu sais, j'ai beaucoup de pression pour me caser, faire des enfants, et mes futures promotions en dépendent d'une manière ou d'une autre.

Cette phrase venait de briser le cœur d'Edward, il baissa les yeux et finit sa pizza. Le retour se fit à pied et dans un silence lourd.

- Tu me rends fou Fullmetal…

- Pardon

- Ce n'est pas de ta faute. Tu veux venir boire un verre chez moi, Fullmetal ?

- Merci de m'avoir invité au restaurant.

- Ce n'est pas ma question.

- Je ne veux pas vous empêcher d'obtenir une future promotion.

Ils sortirent ensemble du restaurant en gardant une distance respectable. Chacun rentra chez soi finalement. Les deux le sourire aux lèvres.

Fin du Flash-Back

Le Fullmetal fût envoyer dans une nouvelle mission où ses compétences pouvaient être utilisées à bon escient. Pendant ce temps, il se passa un événement qui interpella le Colonel. Des rumeurs de réorganisation d'équipes, de coupes budgétaires et de révolte dans le sud commençaient à se faire de plus en plus instantes.

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'il était parti, il n'avait pas de nouvel du Fullmetal. Le Colonel espérait qu'il aille bien, et que tout se passe pour le mieux. Il n'attendait que son retour. Les dernières missions étaient clairement de la routine, il envoyait le Fullmetal pour mettre un peu d'ordre ou donner un coup de main à des équipes en difficultés ou pour conclure une enquête. Grâce au Fullmetal son nombre d'affaire réglée était le plus élevé de Central, les autres Colonels venaient sans cesse lui demander de « prêter » Edward pourquoi telle ou telle mission. Ses statistiques étaient exceptionnelles, si cela continuait comme ça : la promotion ne serait tardée ! Cette réussite amenait aussi son lot de jalousie et de jeux de pouvoir contre lequel il ne pouvait pas faire grand-chose. Il restait impassible, et protecteur envers son équipe. L'enjeu était plus qu'important, primordial, décisif ! Au bout d'une semaine sans nouvelle : il appela ! Une sonnerie, deux, et trois sonneries. Il tomba sur le répondeur, il ne laissa aucun message. Il recommença pendant 3 jours, sans retour. Il ne pouvait rien faire et la ville était à 2 jours de trajet. Le soir même, il recommença à appeler et après seulement une sonnerie, Fullmetal décrocha. Enfin ! Ce n'était pas la voix du Fullmetal, mais celle d'un homme :

- Oui ?

- Bonsoir, je cherche à joindre Oskar, pouvez-vous lui transmettre le téléphone ?

- Oskar ! Oskar ! C'est ton téléphone ! Vous êtes qui ?

- Son frère

- Oskar ! C'est ton frère !

- Mais qui êtes-vous ?

- Je m'appelle Maximilian, Oskar ! Viens ! Allez, dépêche-toi !

- Alphonse ? dit enfin le Fullmetal

- C'est moi

- Ah…Que voulez-vous ?

- De tes nouvelles

- Je vais bien, je profite de mon séjour

- As-tu des pistes ? Des contacts ?

Le Colonel entendit une porte se fermer, un bruit de chaise.

- Un peu

- Dis-mois

- Un groupe « Gretchen », une dizaine de personne. Il kidnappe des habitants, des enfants en général et les revende. Colonel, je...

- As-tu besoin d'aide ?

- Moi ? Jamais !

- Qui est Maximilian ?

- Personne ! C'est le gérant de l'hôtel, on est allé au bar avec des amis à lui...

- Au bar ? Que fais-tu avec lui ? Est-il dangereux ?

- Colonel ! Arrêtez avec vos questions ! Chuchota-t-il « Colonel, je…je voulais vous dire

- Fullmetal, la zone est dangereuse, je vais t'envoyer Breda et Havoc. Ne fais confiance à personne, il y a des rumeurs qui indiquent des évènements à venir dans le Sud...

- Arrêtez de parler ! J'ai quelque chose à vous dire

- Oui ?

- Le restaurant...

- Oui ?

- Je...Je...Quelqu'un tape à la porte, je dois y aller, mais tout va bien. J'ai des pistes : Les Gretchen, le Traffic humain et un garage.

- Fullmetal ! Dis-moi !

Trop tard, il avait raccroché. Qui était cet homme ? Que faisait-il avec le Fullmetal ? Que voulait-il ? Il fut piqué de jalousie et sorti du bureau :

- Riza ! Faites-moi une recherche sur un certain « Maximilian » là où le Fullmetal fait sa mission. Envoi la police locale sur le cas, je veux un rapport en fin de semaine !

- Bien noté, Colonel !

Il eut le rapport sur son bureau en moins de 24H, il feuilleta les quelques pages. Une adresse, le fameux hôtel « Monolithe » évoqué au téléphone par le Fullmetal. Et son téléphone sonna :

- Colonel Mustang !

- Colonel, ici le Généralissime. Vous êtes conviés à une réunion urgente en salle A234 immédiatement.

- J'arrive Généralissime !

Il se rua vers la fameuse salle qui était bien évidement à l'autre bout de Central, il arriva et pris place. Le Généralissime avait déjà commencé son discours, et ses propos étaient clairement alarmant. Le gouvernement avait décidé de relocaliser certains effectifs dans le Sud, au vu de diverses alertes et rapports.

- Un groupe de Rebel aurait pour intention de prendre possession de cette région, et de faire sécession. Il semblerait qu'ils soient prêts à l'attaque. Je veux que vous identifiez les agents sur place car ils devront être relocalisé à Luton : nous allons lancer une grande offensive mais je ne veux personne sur place, vous m'entendez ? Nos éléments doivent être relocalisés à Luton, vous entendez ? Je veux ces listes ce soir à minuit ! Nous prévoyons l'offensive dans 8 jours !

Le Colonel sorti en trombe de la pièce, et se précipita vers son aile. Il rassembla son équipe et commença à expliquer son plan d'action. Il expliqua les objectifs du Généralissime :

- Mais Edward ? Demande Havoc, que fait-on ? Luton est dans l'extrême sud...

- Breda, et vous prendrez le train demain matin à la première heure pour le train direction Polperro en civil, vous me ramener le Fullmetal jusqu'ici ou au pire à Luton.

- Oui, Colonel ! Dirent-ils en chœur

Déjà partis, il ne restait plus que Riza qui ajouta:

- Nous n'avons qu'Edward dans la région, je m'inquiète pour lui.