Bonjour tout le monde,

Merci beaucoup de prendre le temps de lire cette histoire.

Premièrement, les choses s'accélèrent entre les rois et Althéïana.

Secondement, je pense avoir suffisamment avancé dans l'écriture pour vous certifier que cette histoire fera 20 chapitres.

Enfin, la fanfic contient certainement des fautes d'orthographe, je m'excuse de ce fait.

Les remarques et les reviews sont les bienvenues, du moment qu'elles sont constructives et non blessantes ou/et désobligeantes. Sinon elles seront supprimées.

Pour conclure, le monde est un endroit meilleur si nous nous écoutons et nous respectons tous. Avec amour Althéa.


Chapitre 3 : Les maitres et les maitresses

Depuis la fameuse discussion entre sœurs, Althéiana s'était un peu écartée des membres du clan. Elle pourrait prétendre que c'était sa manière de se protéger et de survivre, ce qui était vrai, mais elle avait surtout besoin de temps pour digérer. Bella ne la voulait pas ! Bien ! Il y avait des dizaines de personnes qui la voulaient pour qui elle était ! Une petite partie de sa personne, chuchotait que les seules « personnes » qui la « connaissaient » étaient des vampires, et même eux, ne la connaissait pas vraiment. Le seul qui savait son passé se trouvait être maître Aro, et cela, uniquement grâce à son don.

Son éloignement la laissait partiellement seule et donc faisait ressurgir de plus en plus souvent ses cauchemars. Heureusement, aujourd'hui, nul vampire ne viendrait déranger sa douce tranquillité d'esprit. C'était son jour de repos, ou du moins, son week-end de repos. Se reposant dans son lit, elle sentit son téléphone vibrer. Jetant un coup d'œil, elle observa le message et failli tomber à terre. Comment maître Marcus avait obtenu un téléphone et pourquoi l'utilisait il pour lui demander si elle allait bien ?

La jeune femme se redressa et tint son portable à bout de bras essayant de comprendre comment sa vie avait pris ce tournant inattendu. Au début, c'est-à-dire il y plus d'un an et demi, les relations entre eux étaient simples. Elle était l'employée et eux les patrons. Elle était polie, serviable, mais ne s'amusait pas à essayer de les séduire ou à acquérir l'immortalité. Althéïana souhaitait seulement être protégée et chacun y trouvait son compte. Puis, petit à petit, les grognements de maître Caïus s'étaient transformés en phrases courtes puis en paragraphes. Il lui souriait même ! Les faux sourires de maître Aro se transformèrent en véritable risette et en vrai rire. Il s'amusait à la toucher innocemment et non avec le but de lire ses pensées. Maître Marcus qui avait toujours pris la peine de lui dire bonjour, pouvait passer des heures dans son bureau, parfois juste pour rester avec elle. Aucun d'eux ne parlait, ils se contentaient juste de rester tranquilles dans un silence vraiment reposant. Les dames étaient différentes, dès le début, maîtresse Didyme la prenait dans ses bras, la guidait en la tenant par les hanches. Maîtresse Athénodora était comme son mari, elle mit quelque temps à se réchauffer mais maintenant, elle tressait ses cheveux et plaçait même des baisers sur son cou qui la réchauffait entièrement, à son grand étonnement. Tant qu'à dame Sulpicia, la femme était une grande manipulatrice. Au début, elle lui demandait des choses impossibles pour ses sorties avec Aro et puis maintenant à chaque sortie, Althéiana devait faire partie du voyage. Ce n'était pas concevable de la laisser derrière.

Et pour sa vie, elle ne pouvait pas se souvenir quand avait eu lieu ce changement. La jeune femme essayait de comprendre mais à chaque fois qu'elle imaginait une vie différente, loin d'eux, sa poitrine se resserrait et ses yeux se remplissaient de larmes. Le problème qui se posait maintenant était : Que faire de leur affection ? Devait-elle-même faire quelque chose ? Puis une question affreuse lui vint. Est-ce qu'elle était un jeu pour eux ? Ils étaient tellement anciens et rétrospectivement, elle n'était qu'une humaine parmi des milliers d'autres et si jeune. Caïus, Sulpicia et Athénodora ne maugréaient-t'ils pas assez sur la société du XXIe siècle qu'ils ne comprenaient pas et qui les dégoûtaient. Au demeurant, les humains, en tant qu'espèce dégoûtaient profondément les souverains. S'ils n'étaient pas utiles à leurs subsistances, ils seraient tous morts.

Décidant que ses pensées lui faisaient plus peur que son cauchemar, elle reposa avec précaution son téléphone sur le lit et fuit vers la douche. Une fois complètement rafraîchie, la jeune femme pensa que le temps était venu de répondre, mais la sonnette de sa porte cassa son élan.

En l'ouvrant elle découvrit Emilia, du vomi sur son haut et des cernes noirs sous ses yeux. Sans mots, Althéïana récupéra Ethan, son doudou et le sac que lui tendait la mère. La remerciant à demi-mot, la fleuriste se retourna et rentra dans son appartement. Se tenant sur le pas de la porte, la jeune femme soupira et rentra avec l'enfant. Elle posa ce dernier sur le canapé, l'enroulant dans sa couverture. Le bébé la fixait de ses beaux yeux bleus, mais ne pleurait pas. Fouillant dans le sac, elle sortit une bouteille, du lait en poudre, des changes, des vêtements propres, une tétine et plusieurs doudous.

« Nous allons être tous les deux pour aujourd'hui, petit monsieur. Dit-elle en faisant des chatouilles sur son ventre, ce qui fit tortiller l'enfant et un rire lui échappa, faisant apparaître un vrai et grand sourire sur le visage d'Althéïana. »

La matinée se passa dans le plus grand des calmes, Ethan décidant après son éclat de dormir. La jeune femme finit de se préparer et s'occupa des futurs biberons et couches. En regardant, à l'extérieur, sur le palier, la poussette du bébé était bien positionnée. Passant un rapide message à Emilia, elle l'informa que dans l'après-midi elle sortirait pour faire quelques courses et qu'elle prendrait son fils avec elle. Si changement de plans, que cette dernière n'hésite pas à l'appeler ou à venir. La réponse vint rapidement, Althéïana avait la charge d'Ethan jusqu'à demain matin.

Sur cette décision très unilatérale, mais qui au fond ne lui déplaisait pas tant que cela, la jeune femme finit sa salade césar, fit la vaisselle et réveilla l'enfant, le nourrit et commença à le préparer pour leur sortie. Sortant son sac à main, elle plaça son téléphone, son portefeuille et la sucette d'Ethan.

Après, l'installation du bébé dans sa poussette, ils franchirent les portes de l'ascenseur et en deux minutes se retrouvèrent dehors. Le temps était maussade, sec, un beau temps de février. Heureusement, les températures étaient positives et ils suffisaient de se protéger avec une veste, un bonnet et des gants et les sorties se révélaient un vrai plaisir. En se faufilant dans la rue, elle constata que quelques habitants avaient eu la même idée. En se dirigeant vers le « Bottega del Pecorino » pour acheter un peu de viande, une petite bouteille de vin et surtout du pain, elle se promit d'aller aussi à « Volfrutta », pour acheter des fruits et des légumes. En passant dans les rues, lentement, elle se dit qu'après elle irait peut-être au terrain de jeux pour faire un petit tour dans la forêt.

Achetant ce dont elle avait besoin, la jeune femme se dirigea vers sa prochaine destination, mais fut arrêtée net par le sentiment d'être suivie. Se fiant à son instinct, elle se retourna lentement et vit maître Marcus habillé dans un superbe costume noir et rouge avec des chaussures cirées qui devaient être atrocement cher tenir le bras de sa sublime épouse, dans une robe rouge, qui convenait à sa silhouette et des bottes noires montant jusqu'aux mollets, qui soulignait son port altier. Les deux portaient des lentilles marron, mais ce furent leurs mâchoires pendantes qui attirèrent l'attention immédiate de la jeune femme.

Les deux vampires s'approchèrent à vitesse humaine, mais leurs deux yeux ne quittaient pas la poussette ou la femme qui promenait l'enfant.

« Mia cara. J'ignorais que tu avais un enfant…A-t-il un nom ?

Althéïana reporta son attention sur le bébé puis sur les vampires, elle se racla la gorge et rassembla ses pensées.

— Oui, enfin non ! Je veux dire que ce n'est pas le mien, je le garde simplement pour la journée. C'est le fils de ma voisine. Le silence dura quelques secondes et Althéïana se sentit obligé de rompre le silence ambiant, mais hésitante, elle rajouta. Je vous présente, Ethan.

— Ethan ? C'est assez joli. Répondit la reine en se penchant pour enlever le petit drap découvrant le petit visage de l'enfant complètement endormi et ne se souciant clairement pas qu'un prédateur se tenait au-dessus de lui.

Marcus sourit tranquillement à l'image qui était devant lui et voyant cela Althéïana se détendit inexplicablement. Elle se gronda pour sa réaction initiale, jamais les Volturi n'attaqueraient un enfant en pleine rue et en pleine journée. Ils avaient établi les règles du jeu.

— Ou vas-tu mia cara ? Demanda tranquillement le souverain en se mettant à sa droite.

— Je pensais aller au parc pour me promener et qu'Ethan prenne un peu l'air. Puis-je vous demander où vous aller ?

La jeune femme se réprimanda. Elle n'était qu'une humaine, même pas une vampire ! Pourquoi est-ce qu'ils lui répondraient ? Ne supportant pas les regards des deux êtres et rougissant de gêne, elle commença à jouer avec la poussette, tout en se focalisant sur un point au-dessus de la tête de la reine.

— Nous allions chez toi. Répondit Didyme en se redressant et en fixant l'humaine.

De choc, la mortelle se tourna vers l'immortelle et ses beaux yeux verts se perdirent dans les grands yeux rouges qui la traversèrent de part en part et Althéïana se demandait, non pour la première fois aujourd'hui, ce qu'elle avait fait à l'univers pour que celui-ci lui accorde l'attention des souverains des vampires.

— Pourquoi ? La question lui échappa d'un ton extrêmement dur.

Ne pouvant se retenir, ses sourcils se froncèrent, sa bouche se tordit dans une moue inexplicable et ses yeux se durcirent en se posant sur la reine, puis sur son mari sans se figer sur l'un deux. La dernière fois qu'un vampire s'était rendu chez elle, son sang tâchait encore le tapis persan de la location.

— Nous nous inquiétions mia bella. Tu es inhabituellement secrète et triste depuis quelques semaines. Nous voudrions t'aider à aller mieux. Comment peut-on t'aider ? »

La phrase de Didyme finit d'étourdir Althéiana qui s'assit sur le bord du mur et se frotta les tempes. Elle fut bientôt serrée entre la reine et son époux. Les deux chuchotaient des petits mots doux dans ses oreilles et faisant des cercles dans son dos. Jamais, ô grand jamais, elle ne s'était sentie si faible et si forte à la fois. La confusion dans ses sentiments lui donna envie de pleurer, mais elle ne voulait pas que les souverains paniquent et la pense fragile. Alors, elle se mordit l'intérieur de la joue et essaya de se concentrer sur autre chose. Enfant, elle avait imaginé un système pour continuer à vivre alors que ses parents divorçaient, pour supporter l'absence de son père, le désintéressement et les brimades continues de sa mère, les harcèlements de ses paires à l'école. Pour supporter les souvenirs et les sensations associés à la Roumanie. Au fond de son esprit, la jeune femme imagina un coffre et plaça rapidement tous les sentiments ressentis pour eux six : la confusion, la joie, le bonheur et la détresse. Un jour, elle ouvrirait cette boîte et reconnaîtrait que sans eux, elle se sentait incomplète et seule, mais pas aujourd'hui, pas en pleine rue et certainement pas devant deux des six concernées.

Le processus prenait un peu de temps et pour les vampires elle devait paraître complètement déconnectée de leur réalité. Si bien que quand la jeune femme papillonna des yeux, elle se tenait non plus dans la rue mais dans les bras de maître Marcus. Il courrait à une vitesse impressionnante et prise d'une certaine impulsion encore inexplicable pour elle, son choix le plus logique fut de mettre son visage dans le cou du vieux vampire. En même pas deux minutes, Althéïana fut déposé sur un lit et le seigneur se tenait au-dessus de son visage, l'air inquiet et peu rassuré. Il chuchotait quelque chose en grec ancien. Toujours loin, se sentant complétement vide, elle leva la main et posa cette dernière sur sa joue et chuchota en grec.

— Je vais bien melchi.

— Non mia anima, tu ne vas pas bien mais je vais trouver une solution pour que tu ailles mieux. Ne t'inquiète pas. Nous allons veiller sur toi.

Ce fut la dernière chose que l'humaine entendit avant de fermer les yeux et de s'endormir profondément dans les bras de Marcus Volturi qui la serrait contre lui.